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    Le chêne pédonculé révèle la séquence

    de son génome

     

     

    Des scientifiques français ont achevé le séquençage du génome de Quercus robur, le chêne pédonculé. Les données publiées permettront de mieux comprendre les adaptations de cet arbre à son environnement au fil du temps.

     

     
     

    Le chêne pédonculé est un arbre courant dans l’hémisphère nord. © Rudolf Schäfer, Flickr, CC by-sa 2.0

    Le chêne pédonculé est un arbre courant dans l’hémisphère nord. © Rudolf Schäfer, Flickr, CC by-sa 2.0

     
     

    Arbre emblématique, le chêne pédonculé (Quercus robur) fait partie de la section botanique la plus importante du genre Quercus : les chênes blancs. On en dénombre 200 espèces présentes à la fois en Europe, en Asie et en Amérique. Grâce à un consortium piloté par l’Inra de Bordeaux-Aquitaine, en partenariat avec le Centre national de séquençage du CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) appelé Génoscope, le génome du chêne pédonculé vient d'être séquencé.

     

    Trois années de travaux ont permis de décrypter l'ensemble de l'information génétique portée par ses 12 paires de chromosomes. Le consortium a caractérisé 50.000 gènes et estimé que la moitié des 1,5 milliard de paires de base du génome était constituée d’éléments répétés. C’est la première réalisation pour une espèce du genre Quercus, qui occupe une place importante au plan économique, écologique, mais aussi culturel dans de nombreux pays.

     

    Le séquençage du génome du chêne pédonculé constitue une porte d'entrée unique pour analyser et comprendre la fonction des gènes de cet arbre emblématique. Son génome aura ainsi valeur de référence pour les autres espèces de chênes blancs, mais également pour des espèces plus éloignées de la famille des Fagacées (châtaignier ou hêtre). Il permettra d’étudier la régulation interne des espèces très longévives (qui vivent longtemps) exposées à de forte variations climatiques annuelles, voire à des événements extrêmes au cours de leur vie.

     

    Ces recherches faciliteront également l’identification des gènes impliqués dans l'adaptation à l'environnement ou dans les relations symbiotiques entre leurs racines et les champignons mycorhiziens (comme le mycélium de la truffe). Elles permettront aussi l’identification des gènes responsables de la biosynthèse des extractibles du bois, tels que les tanins et le whisky-lactone, qui confèrent leur saveur et leur goût aux vins et alcools. Sur le plan de l’évolution, la séquence du génome du chêne permet d'ores et déjà aux chercheurs d’analyser plus finement les processus d’adaptation locale et de spéciation qui expliquent la diversité de ces arbres qui ont colonisé des milieux très diversifiés.

     

    Comment un arbre à longue durée de vie s’adapte-t-il aux évolutions de son environnement ?
    Comment un arbre à longue durée de vie s’adapte-t-il aux évolutions de son environnement ? © Jim Linwood, Flickr, CC by 2.0

     

    Comprendre l'évolution des forêts

     

    Ces travaux font l’objet d’un premier article publié dans la revue Molecular Ecology Resources, accessible en libre accès. Ils constituent une avancée majeure dans la connaissance de la biologie, de la génétique et de l’évolution des arbres, qui sera largement valorisée dans les recherches à venir portant sur la structure et le fonctionnement du génome de ces espèces pérennes. Au-delà de la connaissance académique, ces recherches ouvrent des perspectives dans des domaines plus appliqués, en réponse aux multiples questions sociétales portant sur l’évolution des forêts.

     

    Conformément aux accords internationaux des Bermudes (1998) et de Fort Lauderdale (2003), ainsi qu’à la déclaration de Toronto (2009), les données du séquençage du génome du chêne sont mises librement à disposition de la communauté scientifique (www.oakgenome.fr) avant la publication de l’article scientifique finalisé par le consortium, prévue dans les prochains mois.

     

    Ce séquençage, l'assemblage et l'annotation du génome du chêne constitue un résultat du projet GENOAK (Séquençage du génome du chêne et identification de gènes d’intérêt adaptatifs chez les arbres forestiers). Un projet initié en octobre 2011 et cofinancé par l’agence nationale de la Recherche pour quatre ans qui rassemble plusieurs équipes de recherche de l’Inra ainsi que le Génoscope du CEA.

     

    Arbres:  Le chêne pédonculé révèle la séquence de son génome

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    Ces arbres parmi les plus beaux de la

    planète, une vraie bouffée d’air frais

     

     

    Chers arbres, permettez-moi de vous conter ; vous absorbez le dioxyde de carbone pour produire l’oxygène que nous respirons, vous séquestrez le carbone et fournissez un abri pour de nombreuses créatures. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous devrions tous être comme des hippies à pleurer chacun de vos morts, mais dans le cadre de cet article, nous allons nous concentrer uniquement sur les plus incroyables d’entre vous.

     

    Certes, tous ces arbres étonnants ne sont pas QUE des arbres (le wisteria est une liane, le rhododendron un arbuste, et le bambou appartient techniquement à la famille des graminées), mais nous allons leur donner un laissez-passer pour cette fois-ci, tellement ils sont incroyables, immenses et magnifiques. Ainsi, la prochaine fois que vous sortirez pour prendre une bouffée d’air frais, pensez à embrasser l’arbre le plus proche et dites lui merci ! (ou faites lui un câlin, ça passe…)

     

    CE RHODODENDRON ÂGÉ DE 125 ANS – CANADA

    Ce n’est techniquement pas un arbre - la plupart sont considérés comme des arbustes

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    CE WISTERIA DE 144 ANS AU JAPON

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    CES ARBRES BALAYÉS PAR LE VENT EN NOUVELLE-ZÉLANDE

    Situés sur la pointe sud de Nouvelle-Zélande, ces arbres se développent ainsi parce qu’ils sont constamment balayés par les vents extrêmes de l’Antarctique.

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    CE MAGNIFIQUE ÉRABLE JAPONAIS À PORTLAND, OREGON

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    Tom Schwabel

     

    CET HÊTRE DE L’ANTARCTIQUE DRAPÉ DE MOUSSE – OREGON

    Il est originaire du Chili et de l’Argentine, mais pousse généralement dans la région du Pacifique nord, aux Etats-Unis

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    Drew Hopper

     

    LA FLORAISON DES CERISIERS À BONN, EN ALLEMAGNE

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    Adas Meliauskas

     

    L’ARBRE ANGE, UN CHÊNE VÉNÉRABLE – ILE DE JOHN EN CAROLINE DU SUD (450 ANS)

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    Daniela Duncan

     

    THE DRAGON BLOOD TREE AU YEMEN

    Cet arbre a gagné son nom redoutable en raison de sa sève rouge cramoisi, utilisée comme colorant et comme un vernis de violon. C’est également un ingrédient alchimique et un remède populaire pour divers maux.

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    Csilla Zelko

     

    LE PRÉSIDENT (SEQUOIA), LE TROISIÈME PLUS GRAND ARBRE DU MONDE – CALIFORNIE

    Arbres:  Ces arbres parmi les plus beaux de la planète, une vraie bouffée d’air frais


    Michael Nichols

     

    MAPLE TREE TUNNEL – OREGON

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    Ian Sane

     

    CET EUCALYPTUS ARC-EN-CIEL À HAWAII

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    Christopher Martin

     

    CE JACARANDA EN AFRIQUE DU SUD

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    Elizabeth Kendall

     

    AVENUE OF OAKS AT DIXIE PLANTATION – CAROLINE DU SUD

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    Lee Sosby

     

    BAOBAB À MADAGASCAR

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    THE DARK HEDGES EN IRLANDE DU NORD

    Ils ont été plantés au 18ème siècle, et ont été aperçus dans la série Game of Thrones

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    Stephen Emerson

     

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    Christopher Tait

     

    SYLVEBARBE APPROUVE CE POST

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    Alisiers blancs, Les Hautes Huttes (Haut-Rhin )

     
     

    Retrouvons Sisley pour une nouvelle balade à la rencontre de sorbus d’exception.

    « Me voilà reparti pour un article en fruitiers sauvages et pour ce faire, rendons nous dans le piémont alsaco-vosgien, à quelques km au Sud-Ouest d’Orbey. »

    « Alors que le printemps reprenait paisiblement son cours dans la plaine, ici en moyenne montagne entre 800 et 900 m d’altitude, la végétation n’était pas encore prête à redémarrer. Pour vous donner une idée, les photos qui suivent on été prises le même jour que celles de la virée au parc de Schoppenwihr [1]. »

    « C’est donc avec Francis que l’on entreprit d’explorer les pâtures du hameau des Hautes-Huttes, car suite à une lecture de localisation d’un arbre sur le site "infogéo68" [2], je décidais de me rendre sur place pour me rendre compte du ou des spécimens indiqués. Au départ nous nous attendions à trouver un alisier de fontainebleau, chose tout à fait remarquable dans ce secteur, or une fois sur place je compris assez rapidement que l’alisier blanc était le roi de ces espaces. »

    « À peine un pied posé au sol, que je vis le premier individu, certes de belle dimensions avec une circonférence de 1,74 m (A1), mais selon mes indications cela ne correspondait pas et un autre voisin de ce dernier avec un tour de tronc de 1,67 m (A2).

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    Un peu plus haut vers une vieille ferme, nous vîmes un autre exemplaire, moins haut et ayant poussé penché, celui-ci était plus gros (C : 2,04 m), un port singulier et un houppier très fourni, la première jonquille s’épanouissait à son pied (photos A3a et A3b). »

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    « En continuant à proximité on trouva encore un arbre de la même essence, un d’une quarantaine de cm en diamètre. En regardant bien, on pouvait en compter encore quelques uns de moindres tailles ce qui totalisait environ une douzaine de spécimens sur une zone de 250 m par 250 m. Sur une aire plus large, c’est fort probable qu’on aurait pu en voir davantage, l’espèce était ici dans son milieu comme un peuplier noir en bord de rivière. Ne voyant pas de traces de l’arbre recherché, nous rebroussions chemin, quand sur notre gauche en contrebas dans un vallon, une belle silhouette se dessinait en lisière d’une forêt. Aussitôt on se mis en chemin pour rencontrer ce singulier spécimen, à son approche, plus aucuns doutes ne persistaient, un fameux alisier nous défiait de par sa grande taille et son important volume !! Je n’avais jusqu’à présent encore jamais pu voir un tronc de cette allure, torsadé à souhait, recouvert de mousses et toutes sortes de lichens et présentant une circonférence de 2,50 m. Celui-ci n’était pas très grand mais plus que la plupart des individus observés aux alentours. La hauteur totale était comprise entre 14 et 16 m et le houppier pouvait amplement rivaliser avec d’autres essences ici présentes. »

     
    Catégories:Alisiers

    L’alisier torminal de Bourgerit, Champdeniers-Saint Denis (Deux-Sèvres)

     

    Les Deux-Sèvres n’ont pas fini de m’émerveiller… voici une découverte incroyable de Yanick.

    « Depuis que Sisley m’a donné le goût de la recherche des fruitiers, dés qu’arrive le printemps, je surveille leur floraison (il n’y a pas meilleure époque pour les repérer). Donc j’attendais avec impatience le moment où les cormiers allaient fleurir. Avril venu, j’avais donc l’œil aux aguets dès que je me déplaçais. Et c’est un soir en rentrant du boulot sur mon chemin habituel, que j’ai aperçu cet arbre couvert de fleurs blanches, au milieu d’une haie.»

    « Malheureusement, bien qu’il ne me semblait pas énorme au premier abord, je n’ai pas pu l’approcher, car il se trouvait entre une culture de colza et une autre de blé. Respectant le travail des agriculteurs, je dus donc patienter jusqu’aux moissons pour voir ça de plus près. »

    « Me voici donc fin juillet aux milieux des chaumes. Mais plus je m’approchais de mon supposé cormier, plus je lui trouvais une drôle d’allure. Ce tronc-là était bien trop clair, d’une belle couleur gris souris. Bien trop lisse aussi, et ce feuillage n’avait rien à voir avec du cormier. À une dizaine de mètres de l’arbre je reconnus alors un alisier torminal. Je ne m’y attendais pas du tout, tant il est rare d’en rencontrer. »

    « Quelle surprise, mon cormier pas énorme au premier abord, se transformait en un superbe alisier d’une taille plus que respectable. Je ne perdais vraiment pas au change. »

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    « Son tronc spiralé fait environ 3 mètres de haut avant le départ des premières branches et 2,46m de circonférence à 1,30m. Le houppier qui semble en bonne santé sur les photos est malgré tout abimé sur sa face Sud-Ouest. Une branche maitresse – dont les restes gisent encore au sol – s’est rompue il y a peu un ou deux ans. Et une autre semble morte. Est-ce dû à des rafales de vent ou au vieillissement, je ne saurai répondre. J’espère qu’il lui reste quand même de longues années de vie. »

    « Je ne doute pas que Sisley saura nous éclairer à ce sujet. Je regrette surtout pour lui de l’avoir découvert un peu tard, à un an près je suis sûr qu’il aurait aimé faire cette belle rencontre. »

    Fantastique ! Une superbe découverte, je n’en reviens toujours pas !

    Un alisier torminal, isolé, avec un port de toute beauté, et que dire de ce tronc torsadé… et la mesure de circonférence est tout aussi bluffante, c’est un alisier d’exception que tu as trouvé, tant de critères de "remarquabilité" réunis pour ce centenaire. Vivement que Sisley nous donne plus de précisions sur son état et son espérance de vie. Ah moi aussi j’aurai aimé rencontrer ce magnifique fruitier, la prochaine fois que je viens, tu m’y emmèneras dis ?

     
    Catégories:Alisiers

    Le Rombergpark de Dortmund, Nordrhein-Wesfalen (Allemagne)

     
     

    Suivons Sisley dans une expédition en Allemagne avec son frère et un ami à lui durant l’été 2008, un article un peu technique mais qui passionnera tous ceux qui aiment les sorbiers.

    « La matinée était assez maussade dans l’ensemble mais une fois arrivée sur place, la météo ne me découragea plus quand je vis ce qui s’offrait à nous, un vaste parc d’environ 65 ha dont les premières plantations dateraient de 1818 à 1822 lors de l’acquisition de cette étendue par la famille Romberg, les années passèrent avant qu’en 1951 y fut crée un jardin botanique avec de multiples installations, dont plusieurs serres. Un épisode de forts bombardement s’est joué sur ce secteur en 1944, le château fut détruit et une partie du parc, mais aujourd’hui tous les trous sont comblés et le moindre espace occupé. [1] »

    « Je ne m’intéresserai qu’à quelques spécimens en particuliers, bien que les collections soient d’une surprenante richesse, notamment en bouleaux et certains conifères exotiques. »

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    « Au détour d’une allée que ne fut pas ma surprise que je me retrouvai nez à nez avec un splendide chêne, mais pour lors ce ne fut guère le chêne qui m’intéressa mais plutôt son élégant compagnon, un superbe lierre montant sur son tronc en parcourant 15 à 17 m de hauteur. On peut plus parler d’un enchevêtrement de brins qu’un pied unique bien défini, ce qui en terme de résultat nous donne aujourd’hui un très bel ensemble. Même si j’avais voulu le mesurer, la pratique m’aurait été impossible au vu de la morphologie du spécimen ! »

    -

    « Puis continuant dans les sentiers en suivant les méandres encadré de bouleaux venant des quatre coins du monde, j’en perdis d’abord mon latin, puis je dus vite m’habituer à cet espace de grande diversité pour enfin déboucher dans une petite parcelle du genre sorbus où je fus plus qu’étonné par les trois individus rencontrés, un cormier, un alisier de Fontainebleau et un alisier de Suède, un beau groupe d’arbres, dont deux exemplaires étaient sans aucuns doutes possible d’une grande remarquabilité. Le cormier avait un tour de tronc compris entre 1,55 et 1,85 m pour plus de 15 m, l’alisier de Fontainebleau tournait autour des 2,50 m de circonférence à plus au moins 25 cm près pour 10 à 12 m et l’alisier de Suède avait 3,02 m de tour pour 10 m de hauteur (mesures datant de 2006 / D. Ehlert / championtrees.de). »

    -

    « Les deux derniers exemplaires cités, possèdent des dimensions très peu banales, pour se faire une idée, il est relativement rare de voir des alisiers de Fontainebleau de plus de 1,85 m de tour et des alisiers de Suède de plus de 2,20 m de périphérie, c’est pourquoi pouvoir contempler un tel doublé, fut un moment intense, surtout quand on connaît mon intérêt pour ce vaste genre d’arbres ! »

      

    Alisier torminal et chênes pédonculés, forêt de Sarralbe (Moselle)

     
     

    Retour en Lorraine, et plus particulièrement en Moselle, accompagnons Sisley pour une sortie forestière dans le pays de l’Albe. (clic les photos)

    Voici bien des années que je côtoie la forêt domaniale Saint Hubert, dans la périphérie de Sarralbe. Un vaste territoire de 550 ha dans lequel j’ai tout de suite était ravi de voir la multitude de sentiers à thèmes qui sont proposés : le circuit des chênes, le sentier des mardelles, un jeune petit arboretum fort riche en essences indigènes et d’ailleurs, tels que : néfliers, sorbiers, amélanchiers et résineux en tout genre…

    « Les espèces dominantes sont le chêne pédonculé, le sessile, le hêtre et le charme, mais en nombre bien plus restreint vient aussi se montrer l’alisier torminal. Un jour alors que je vadrouillais en lisière occidentale, je pus découvrir un ancien îlot de vieillissement partiellement remis à la régénération naturelle, ce fut certainement un encouragement pour la suite, car finissant le contour, je fis une rencontre inopinée. »

    « A quelques dizaines de pas, je reconnu cette écorce particulière et cette forme de houppier. La découverte fut grandiose, cet arbre avait tout d’un noble sujet de futaie,

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    je pense que sa réussite demeure dans l’emplacement reculé où il se trouve, près d’une lisière où les arbres s’élèvent moins haut et lui ont ainsi permis de maintenir une croissance convenable. Les dimensions : une circonférence de 2,06 m de tour à 1 m/ 2 m de tour à 1,50 m et 23 m de hauteur (+/- 1 m) et une estimation d’âge de l’ordre de 110-160 ans. Cela en fait un spécimen qui se démarque bien : un tronc droit dépourvu de branches sur 9 m, une cylindricité assez soutenue et une frondaison équilibrée. »

    -

    « C’est le deuxième que j’ai réussi à faire entrer dans la forêt du blog et je sais par expérience que ce n’est pas chose aisée. L’alisier est une espèce post-pionnière qui arrive sur des zones faiblement colonisées et profite du maximum de lumière ses premières années. C’est pourquoi en rencontrer des gros et haut en pleine forêt n’est pas courant. Il arrive qu’un jeune soit surcimé pendant toute sa vie et qu’un jour, une coupe ou un arbre tombé lui ramène à nouveau la lumière, c’est seulement à ce moment qu’il pourra reprendre une croissance correcte (ex: des individus de diamètres 15-20 cm avaient 100 ans ). Les critères de maintien qui portent en sa faveur sont qu’il produit des baies appréciées par la faune et des arbres matures sont gardés en tant que semenciers où après récolte des graines, elles seront mélangées à d’autres, conférant ainsi un brassage génétique où de vrais caractères d’adaptation en forêt pourront se révéler. »
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    « Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, partons découvrir la grande travée des chênes. »

    Lire la suite…

     

    Arbres du Freiwald Neufgrange (Moselle)

      
      

    Revenons en Moselle et dans les pas de Sisley découvrons des essences moins connues, qui souvent passent inaperçues au cours des balades en forêt en raison d’un développement moins important que d’autres essences. Néanmoins, les spécimens découverts méritent toute notre attention.

    “C’est en voyant un peu le tableau des espèces décrites, que je suis tombé sur un beau quatuor trouvé dans cette petite foret assez bien conservée et pour cause. Tous les spécimens qui vont suivre sont d’honorables représentants de leur espèce, tous situés dans la foret du Freiwald de Neufgrange, annexe du Buchholz.” (clic les photos)

    “Est-il encore commun de croiser un vieil alisier torminal en se promenant dans les bois ! Et je parle là, d’individus de l’ordre de 60 cm de diamètre pour 23 m et quelques. Et dans le cas présent se sont 3 ou 4 de la sorte dans un petit périmètre”

    --

    “Celui recensé fait 1,95 m de tour, 24 m en taille et plus de 110 ans. Il a perdu une partie de sa basse écorce et une belle branche il y a quelques décennies, mais semble être doté d’un atout de taille, il s’est une belle place dans la futaie et bénéficie d’un houppier de taille. Donc il n’a pas dit son dernier mot.”

    “J’ai entendu parler d’alisier ayant un diamètre de plus d’un mètre dans la Meuse, ça me laisse tout simplement songeur ! J’ai annoté celui là avec un petit panonceau afin que les marcheurs puissent avoir une idée de l’arbre, en effet il se situe sur un petit sentier botanique et de ce fait, quoi de mieux que d’avertir l’emprunteur de la richesse locale. Bien souvent, les sorbiers sont réputés pour leur valeur marchande et c’est pourquoi ils ne suivent pas un cycle complet

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    Le chêne Oakleigh, Mottisfont Abbey, Hampshire (Angleterre)

    Suivons Yannick dans ses aventures arboricoles outre-Manche…

    « Cela faisait, un moment que je souhaitais vous faire partager mes escapades arboricoles chez nos voisins Anglais, qui ont un patrimoine arboré exceptionnel, et c’est peu dire… Le premier reportage est consacré au chêne Oakley de Mottisfont Abbey, que j’ai visité un jour d’août 2009 sous une petite pluie bien typique… »

      

    « L’arbre ne se trouve pas dans l’enceinte de l’ancienne abbaye mais au Nord de celle-ci, au bord de la rivière Test. On y accéde en empruntant le sentier qui traverse la grande prairie. »

    -

    « Le chêne est assez trapu, je n’ai pas repris les dimensions, mais dans son livre [1], Jeroen Pater annonce : hauteur de 13 m, envergure de 22 m et une circonférence de 10,74 m, mensurations qui sauf accident n’ont pas dû évoluer de façon importante. »

    « Le tronc ne présente pas (plus) de cavité, ce qui est relativement rare pour un sujet de cette taille et de son âge estimé à 500 ans. Un arbre accueillant dans un joli petit coin de campagne, sous lequel on aurait envie de faire une sieste par un jour moins pluvieux ! »

      

    « Autrefois, vingt personnes auraient pu se tenir dans le tronc creux. Une carte postale des environs de 1900 montre nettement la cavité, alors qu’aujourd’hui, le tronc ne présente plus aucune ouverture. Les paysans y entreposaient régulièrement leur charrette. Le chêne est également le sujet de diverses légendes, dont la plus connue et la plus étrange est celle de l’homme observant la silhouette d’une vache au clair de lune. Celle-ci surgie de derrière le chêne, est tombée soudain dans la cavité du tronc, ce qui a provoqué la naissance prématurée du veau qu’elle portait. » (Jeroen Pater, Les arbres remarquables d’Europe, p-37).

    Pfioou un chêne colosse magnifique ! Merci pour cette excursion chez nos amis anglais Yannick, quel plaisir d’accueillir sur le blog ce quercus d’exception. Un âge estimé à 500 ans, et malgré le poids des ans, il montre une santé remarquable avec peu de branches mortes, et une vitesse de croissance plus qu’honorable (2 cm par an). Un chêne fantastique qu’il me plairait de rencontrer, et pourquoi aller y faire une sieste comme tu l’as suggéré…

     

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  • découvrez les Arbres donnant les Fruits que nous mangeons tous les jours

    Découvrez les fruits que nous mangeons tous les jours encore sur leurs arbres. Alors que nous apprécions tous déguster une bonne banane, combien d’entres-nous ont-ils déjà observé en vrai un bananier? Retrouvez avec les photos suivantes les producteurs de nos fruits préférés. Vous allez peut-être surpris! Pour info, le fruit est un organe végétal contenant au minimum une graine et succédant à la fleur par la transformation du pistil. Le fruit protège donc la ou les graines et favorise sa dissémination.


    des bananiers et leurs bananes

    des bananiers et leurs bananes


    un cocotier et ses noix de coco

    un cocotier et ses noix de coco


    un grenadier et ses grenades

    un grenadier et ses grenades



    un pamplemoussier et ses pamplemousses

    un pamplemoussier et ses pamplemousses


    un prunier et ses prunes

    un prunier et ses prunes


    un papayer et ses papayes

    un papayer et ses papayes



    un Melon Cantaloup

    un Melon Cantaloup


    un palmier dattier et ses dattes

    un palmier dattier et ses dattes


    un manguier et ses mangues

    un manguier et ses mangues



    une pastèque

    une pastèque


    le durian et ses durians

    le durian et ses durians


    un avocatier et ses avocats (2)

    un avocatier et ses avocats (2)



    un avocatier et ses avocats

    un avocatier et ses avocats


    des oliviers

    des oliviers


    des ananas

    des ananas



    un citronnier et ses citrons

    un citronnier et ses citrons


    un kiwi et ses kiwis

    un kiwi et ses kiwis


    un clémentinier et ses clémentines

    un clémentinier et ses clémentines



    un oranger et ses oranges

    un oranger et ses oranges


     


    un poirier et ses poires

    un poirier et ses poires

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