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    SILO N5 DU VIEUX-PORT
     

    UN PROJET D’ENVERGURE MONDIALE POUR MONTRÉAL

     

    de La Presse

     

    Art de Vivre 3:  UN PROJET D’ENVERGURE MONDIALE POUR MONTRÉAL - SILO NO 5 DU VIEUX-PORT

     

    Icône négligée de la métropole, le Silo no 5 du Vieux-Port pourrait connaître une renaissance grâce à un projet d’hôtel qui en ferait une destination touristique de prestige.

     

    L’homme d’affaires Benoît Berthiaume et l’architecte Pierre Thibault ont accouché d’un projet d’hôtel unique au monde collé sur le Silo no 5 du Vieux-Port, face au canal qui traverse la Pointe-du-Moulin.

     

    Mais pas juste un hôtel : un parc avec une promenade, une passerelle aérienne et un site d’observation sur le toit de l’ancien élévateur à grain qui offre la vue la plus spectaculaire de la ville. Un endroit de prédilection pour les Montréalais, les touristes et tous les abonnés d’Instagram de la planète.

     

    Ce projet de 80 millions est extrêmement innovateur et original. Ce n’est pas un projet sur le Silo no 5 parmi d’autres ni même un projet d’attraction touristique parmi d’autres. C’est un projet d’envergure internationale, le genre de projet qui ferait le tour du monde s’il était réalisé, comme le High Line de New York, ce parc linéaire urbain suspendu, ou le Tate Modern de Londres, cette galerie d’art installée dans une ancienne centrale électrique sur la rive sud de la Tamise.

     

    Andrew Molson, le cadet de la famille Molson, est un de ses plus grands fans, mais il n’est pas le seul : Dinu Bumbaru d’Héritage Montréal, qui défend le Silo no 5 depuis des décennies avec passion, trouve le concept intéressant, Michel Leblanc, président et chef de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, lui donne son appui, Phyllis Lambert, la grande prêtresse de l’architecture montréalaise, a dit que c’était « joli », le maire Denis Coderre est 100 % d’accord, le PDG de Tourisme Montréal Yves Lalumière aussi, tout comme l’ex-ministre Raymond Bachand, l’homme d’affaires Alexandre Taillefer et le commissaire du 375e Gilbert Rozon.

     

    Avouez qu’on n’avait jamais vu un tel consensus autour d’un projet de transformation d’un lieu qui est une véritable pomme de discorde depuis 20 ans.

     

    La particularité de ce projet, c’est que les interventions proposées ne dénaturent pas la structure originale. On ne transforme pas les anciens élévateurs à grain, c’est à peine si on y touche. « On s’y dépose comme sur un site archéologique », m’a expliqué Benoît Berthiaume, que j’ai rencontré chez lui avec Pierre Thibault. « Ce qu’on a voulu faire, c’est garder tout le caractère industriel. Les éléments qu’on ajoute sont inspirés des éléments qui sont déjà sur le site. »

     

    Le projet, traversé par la voie ferrée du CN qui est là pour rester, comprend deux tours, plusieurs passerelles aériennes à une hauteur de 67 mètres, un bar, un restaurant, des salles de réunion, un circuit muséal et un hôtel contemporain de 125 chambres en porte-à-faux soutenu par un enchevêtrement de pilotis d’acier, un peu comme le célèbre Fogo Island Inn, à Terre-Neuve. Impressionnant.

     

    Le parc et la passerelle aérienne basse, appelée Low Line, seraient accessibles à tous gratuitement, été comme hiver, tandis que la passerelle élevée, le High Line, serait payante (22 $).

     

    Ce projet de Berthiaume et Thibault a de très nombreuses qualités. D’abord, il permet de se réapproprier ce secteur isolé du Vieux-Port, propriété du fédéral, désaffecté depuis 1996, et de l’occuper 24 heures sur 24, 365 jours par année. Ensuite, de trouver une solution élégante et réaliste à un problème qui semblait insoluble : faire quelque chose du Silo no 5, ce mastodonte sacré du patrimoine industriel de la métropole, entouré d’une clôture Frost depuis 20 ans.

     

    Le Musée d’art contemporain a caressé un temps l’idée d’y déménager. Des musiciens y ont fait des performances sonores et visuelles expérimentales. Au tournant des années 2000, des promoteurs ont voulu en faire un hôtel et un observatoire. Plus récemment, on a lancé l’idée de le transformer en un centre géant de stockage de données. Mais toutes les tentatives de redonner vie à ce bâtiment-machine ont échoué. 

     

    La Société immobilière du Canada, qui détient le Silo no 5 et les terres autour depuis 2010, serait plutôt favorable au projet de Berthiaume et Thibault, appelé Parc et Hôtel Origine. Ce n’est toutefois pas le seul projet sur la table, même si c’est le meilleur de l’avis de tout le monde. Les anciens élévateurs à grain font rêver les créateurs et sans doute aussi les hôteliers. Mais des hôtels comme celui imaginé par Pierre Thibault, il n’y en a pas d’autres à Montréal. C’est plus qu’un hôtel, c’est une expérience. Je suis certaine que bien des Montréalais rêveraient d’y passer ne serait-ce qu’une nuit pour admirer la vue, se balader sur les passerelles à la tombée du jour ou au petit matin.

     

    « La vue est extraordinaire », assure Pierre Thibault, l’une des figures les plus connues de l’architecture au Québec. « Le Silo no 5 est impressionnant, mais la vue sur Montréal est encore plus impressionnante. Quand tu montes là-haut, tu as l’impression que Montréal est la plus belle ville au monde. Tu vois le skyline de Montréal, Habitat 67, les canaux, la vieille ville… Personne ne voit ça. Tu dis ayoye ! C’est vraiment magnifique ! »

     

    Benoît Berthiaume, ex-président de la conférence C2MTL, travaille sur ce projet (resté secret) depuis près de deux ans. Avant de se joindre à C2MTL, il avait fondé le Spa Scandinave de Tremblant et occupé pendant cinq années le poste de directeur, marketing événementiel, de Tremblant-Intrawest. Il développe actuellement un centre d’affaires collaboratif, une espèce de C2MTL permanent, pour le vaste projet immobilier de Devimco, Solar, de l’autre côté du DIX30. Il sait que ça va prendre encore un an ou deux pour attacher toutes les ficelles et trouver le financement même s’il aurait aimé que ce soit un legs pour le 375e anniversaire de Montréal.

     

    « Tout le monde aime le quoi et le pourquoi de ce projet. Après, nous, on doit résoudre le comment. Et le comment, c’est toujours long. Mais on est très optimistes », affirme-t-il.

     

    Pour ce qui est du financement, Benoît Berthiaume a rencontré une centaine de personnes, du secteur privé et du public, dont la Caisse de dépôt, Investissement Québec et Ivanhoé Cambridge. Il propose un partenariat privé-public : 25 % public, 75 % financement privé.

     

    Montréal a besoin d’un projet emblématique. Le pavillon des États-Unis à Expo 67, la boule de Buckminster Fuller, a joué un peu ce rôle, tout comme Habitat 67, mais le projet Parc et Hôtel Origine contribuent davantage à la compréhension de Montréal. Tous ceux qui viendraient à Montréal voudraient y aller pour comprendre l’histoire de la ville, son passé industriel et admirer la vue.

     

    Il ne faudrait pas rater cette occasion. Pour une fois qu’un projet audacieux suscite une aussi grande adhésion.

     

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    Petit guide des huiles essentielles

     


    L’industrie de la beauté flirte avec les huiles essentielles. Pas étonnant, puisqu’elles sont une source de bienfaits pour notre peau et nos cheveux. Petit tour d’horizon.


    Par Valérie Schiltz du magazine Châtelaine

     

    Art de Vivre 3:  Petit guide des huiles essentielles

    Photo: iStock

     

    Il y a belle lurette que les Européens ajoutent ces essences qu’on tire des feuilles, des racines, des fleurs et des fruits à leurs produits de beauté. «En Amérique du Nord, l’industrie des petits pots commence à se pencher sur les vertus cosmétiques et olfactives des huiles essentielles. Les consommatrices ont envie de troquer parabènes, phtalates et autres fragrances synthétiques contre des substances naturelles», soutient Jean Colas, premier vice-président marketing et ventes chez Dermolab Pharma, proprio de la marque québécoise Lotus Aroma.


    Ces précieux nectars sont la passion d’Isabelle Pacchioni, cofondatrice de la marque française Puressentiel, chef de file dans le domaine en Europe. Les deux pieds dans un champ de lavande de Provence, elle explique la particularité des essences: «Bien des gens l’ignorent, mais il faut généralement une énorme quantité de végétaux pour obtenir quelques gouttes d’huile essentielle. Pour la lavande vraie, par exemple, il faut 100 kg de plantes pour en obtenir 1,3 kg.» Ce qui explique son prix relativement élevé. Et ce n’est rien en comparaison avec la rose de Damas: près de 4 tonnes de fleurs pour produire seulement 1 kg!


    Tout dépend de la quantité de molécules aromatiques présentes dans la plante. D’ailleurs, il doit y en avoir suffisamment pour qu’on soit en mesure d’en tirer une huile. «Seuls 10% des 800 000 végétaux répertoriés sur le globe en produisent», souligne l’experte.


    On utilise les huiles essentielles depuis la nuit des temps. Les Égyptiens imprégnaient d’huiles aromatiques les tissus recouvrant leurs défunts, d’où les momies bien conservées ! Au tournant du 20e siècle, le chimiste et parfumeur René-Maurice Gattefossé a découvert les propriétés cicatrisantes de la lavande après qu’une explosion dans son labo l’eut laissé gravement brûlé. L’aromathérapie, la thérapie par les huiles essentielles, était née.


    De grandes propriétés

    Pour stimuler le cuir chevelu ou apaiser la rosacée, par exemple, les huiles essentielles n’ont pas leurs pareilles. Liposolubles – elles se dissolvent dans les gras –, elles pénètrent donc les tissus du corps pour être distribuées par le flux sanguin. Sur la peau et les cheveux, l’effet est immédiat. Ces huiles sont composées d’une multitude de molécules. «Plus de 1000 dans le cas de la lavande vraie, poursuit Isabelle Pacchioni. Chaque variété possède ainsi diverses propriétés. La lavande vraie est reconnue pour son action cicatrisante, la lavande aspic calme les démangeaisons causées par les piqûres d’insecte, et le lavandin a des vertus relaxantes.»


    Antibactériennes et régénératrices pour la plupart, les huiles essentielles sont aussi odorantes, bien sûr. «Leur pouvoir olfactif est grand, précise Jean Colas. Certaines sont très évocatrices. Elles ajou­tent au plaisir des soins personnels.»


    Alchimistes en herbe

    Pour parfaire son rituel beauté, on peut concocter soi-même quelques potions à base d’huiles essentielles. Le panier de base comprend une cire émulsifiante, une huile végétale (d’argan, de jojoba ou même d’olive) et des huiles essentielles à choisir selon son type de peau. «On opte pour des produits de première qualité. Sur l’étiquette, on doit trouver le nom de la plante en latin, sa provenance, la partie distillée, la famille biochimique et le lot. Toutes les huiles ne sont pas égales!» s’exclame Catherine Meunier, fondatrice de la marque Idoine.


    On est ensuite prête à jouer les aromathérapeutes. Pour préparer un soin hydratant, on dépose deux ou trois gouttes d’huiles essentielles dans une crème neutre, une huile végétale ou sa lotion hydratante habituelle. Le trio huile d’olive, cire d’abeille et huiles essentielles donne un astucieux baume pour les lèvres. On peut aussi appliquer une huile (d’arbre à thé, par exemple) par petites touches sur un bouton pour l’assécher.


    Les huiles essentielles sont insolubles dans l’eau. «Mieux vaut les diluer dans une base neutre comme une huile végétale avant de les verser dans un bon bain chaud», conseille Marise Pitre, aromathérapeute chez Hunzaroma. Comme chacune possède une concentration d’actifs différente, il n’existe pas de règle universelle de dilution.


    «Certaines (cannelle, clou de girofle, origan…) peuvent irriter la peau et ne doivent pas être utilisées pures. D’autres, comme la bergamote et les agrumes, rendent l’épiderme plus vulnérable aux UV si l’on s’expose au soleil tout de suite après l’application», prévient-elle. Pour s’assurer qu’une huile nous convient, on effectue d’abord un test d’allergie en déposant une ou deux gouttes de l’essence choisie sur son poignet, puis on attend quelques heures. L’absence de réaction (telle qu’une rougeur) donne le feu vert pour l’utilisation.

     

    L’abc des huiles

    Qu’est-ce qu’une huile essentielle ? « Il s’agit d’un concentré aromatique issu d’une plante, obtenu par distillation à vapeur d’eau ou par pressage – c’est le cas des huiles essentielles d’agrumes. Chaque huile se compose d’une variété de molécules volatiles, odorantes et bioactives qui voyagent très bien », explique Benoit Roger, postdoctorant au Laboratoire LASEVE de l’Université du Québec à Chicoutimi, qui se consacre à l’étude des plantes, et coordonnateur chez Groupe Boréa Ressources, qui produit et commercialise des huiles essentielles.

     

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    Pourquoi a-t-on peur du mot «grosse»?

     


    Qu’a répondu Joanie Pietracupa lorsqu’on lui a demandé si elle préférait qu’on la présente comme une fille taille plus ou une fille ronde?


    Joanie Pietracupa du magazine Châtelaine

     

    Le 7 octobre dernier, le directeur mode du magazine Loulou Claude Laframboise m’a invitée à animer avec lui une vidéo en direct de Facebook. On a jasé de toutes sortes d’affaires: de l’industrie de la mode taille plus, de mes sources d’inspiration, de mes tendances préférées de l’automne, de mes marques chouchous, et de mes vêtements coups de cœur du moment.


    Après m’avoir saluée, Claude m’a posé devant la caméra la question qui tue: «Aimes-tu mieux que je te présente comme une fille taille plus ou une fille ronde?» J’ai répondu, un peu surprise: «Idéalement, je préférerais qu’on ne dise rien du tout. Qu’on réalise que je suis une femme comme les autres.» Après un bref moment de réflexion, j’ai ajouté: «En fait, je n’ai rien contre les mots “taille plus”, “ronde” ou même “grosse”. Je les trouve inutiles, mais pas dérangeants. Je pense qu’on devrait arrêter de leur donner une connotation négative. “Je suis grosse” est une phrase descriptive au même titre que “Je suis petite” ou “J’ai les cheveux roux”. Il faut arrêter de prêter des émotions aux mots qui n’en ont pas.»

     

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    Photo: iStock


    Cette conversation avec Claude m’a fait réfléchir et j’ai eu envie de relire l’excellent billet du chroniqueur Mickaël Bergeron intitulé «Être gros, c’est pas gentil», publié en août dernier sur le site du Voir. (Allez le lire immédiatement, c’est à la fois beau, touchant et très vrai ce qui y est raconté.) Mickaël a raison sur toute la ligne: il faut vite enseigner à nos enfants – et à notre entourage – quoi dire et comment le dire à propos de la différence, notamment à propos des personnes en surpoids.


    J’ai aussi envie de relire le superbe texte nommé «GROSSE – La peur du mot» rédigé par Gabrielle Lise Collard pour son blogue Dix octobre. (Lisez-le aussi, et vite. J’aurais pu le rédiger moi-même tellement je suis d’accord avec chacun de ses mots.) Gabrielle a visé juste: «Mettons une chose une chose au clair en partant: quand tu me dis de ne pas employer le mot “grosse”, c’est parce que TU le perçois comme une insulte. Pour toi, dans grosse, il y a plein d’autres mots cachés: laide, paresseuse, indésirable, whatever cliché affreux qu’on t’a dit d’associer au surpoids.»


    J’ai repensé aux vilains commentaires de deux ou trois lectrices que j’ai reçus il y a un peu plus d’un an, quand j’ai commencé ce blogue. Ceux-là mêmes qui me reprochaient en long et en large de parler de mon corps avec mépris ou dégoût, semaine après semaine, alors que je ne faisais que le décrire comme je le voyais.


    Je réfléchis souvent à cette confusion qui s’empare de mon cerveau lorsqu’on me demande si ça me dérange qu’on me décrive comme étant une fille ronde. Oui, parce que je ne suis pas que ça; non, parce que je le suis et que ça ne me gêne pas.


    Des fois, je me demande comment on en est arrivés là. Vous, moi et les autres. À se choquer quand on entend, qu’on lit ou qu’on dit le mot «grosse»*, comme s’il s’agissait de la pire insulte. Comme si on oubliait que c’est un mot qui sert d’abord et avant tout à décrire. À décrire une différence, certes, mais à décrire quand même. Oui, les gros sont différents. Comme les maigres, les tout petits, les très grands, les chauves, les roux, les handicapés, alouette. Ce qui fait mal, ce n’est pas la différence, mais le mépris et le dégoût qu’elle représente à nos yeux et à ceux des autres. Cette transposition de nos propres valeurs transforme ces simples mots en armes de destruction massive.


    Je suis persuadée de deux choses dans la vie. 1) Le monde irait mieux si on arrêtait enfin de toujours pointer du doigt nos différences. Pouvez-vous bien me dire à quoi ça sert de souligner le poids, la taille, la nationalité, le genre, la religion ou l’orientation sexuelle d’une personne? Non? Moi non plus. 2) Le monde irait encore mieux si on apprenait à accepter nos différences plutôt que de les trouver «méchantes». Être gros, ce n’est pas insultant. Ce n’est pas choquant, ce n’est pas blessant, ce n’est pas insécurisant. Ce n’est pas dégoûtant, non plus. C’est être différent à sa manière. Unique à sa façon. Et qui ne rêve pas d’être unique? Certainement pas vous, certainement pas moi et certainement pas les autres.


    * À noter que j’ai utilisé le féminin («grosse» plutôt que «gros») partout pour alléger le texte.

     

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    Ce photographe parti à la rencontre d’une tribu perdue de Mongolie a capturé de superbes clichés de leur vie et de leur culture.

    Je n’arrive pas à croire que ces gens existent vraiment.

    La civilisation humaine a parcouru beaucoup de chemin depuis les premiers jours de notre espèce. Quittant les grottes et les terres non aménagées, les humains ont bâti des cités auxquelles les premières générations n’auraient pu rêver.

    La croissance généralisée de la mondialisation a rendu difficile la préservation de cultures historiques. C’est ce qui rend le peuple Doukha de Mongolie si fascinant et étonnant. La tribu nomade vit dans la même région depuis des siècles. Durant cette période, ils ont développé une relation spéciale avec les animaux sauvages. En fait, cette relation est si extraordinaire qu’elle va vous laisser bouche bée.

    Heureusement pour nous, le photographe Hamid Sardar-Afkhami a récemment rendu visite à cette tribu perdue et a documenté ce qu’il a vu à travers une série de superbes clichés.

    PARTAGEZ la culture de la tribu Doukha avec vos amis et votre famille.

     
     
     
     
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    À travers sa culture unique, le peuple Doukha a développé une relation exceptionnelle avec les cerfs voisins. Ils les utilisent comme moyens de transport dans la région périlleuse dans laquelle ils ont élu domicile.

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    Ils apprennent aux enfants à dresser un cerf dès le plus jeune âge.

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    Les cerfs sont des compagnons dociles et doux, même pour les plus petits des enfants Doukhas.

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    cette jeune fille se prépare pour laver un bébé cerf.

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    Les Dhoukas sont aussi connus sous le nom de « Tsaatan », un mot qui signifie « éleveur de cerf ».

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    Aujourd’hui, il ne reste qu’environ 44 familles Doukha, ce qui correspond à 200-400 individus. La population de cerf diminue elle aussi.

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    Les Doukhas survivent principalement grâce à l’industrie du tourisme. Les gens visitent et payent pour assister à des représentations, pour de l’artisanat, et bien sûr, pour des promenades sur les cerfs.

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    Ils ne font pas que dresser des cerfs. Ils dressent également des loups !

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    Les Doukhas chassent des petits animaux des bois comme les lapins. Cela leur rapporte environ deux euros.

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    Les Dhoukas dressent également des aigles royaux pour les aider à chasser.

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    La chasse à l’aigle est considérée comme un privilège. Ceux qui peuvent la pratiquer sont très respectés au sein de la tribu.

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    Ils croient avoir une connexion spirituelle avec tous les animaux.

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    Cette connexion leur permet de se sentir comme chez eux dans la nature et de préserver leur culture malgré l’influence grandissante du monde extérieur.

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    C’est impressionnant de découvrir la tribu Doukha et sa relation avec le monde naturel. La façon dont ils ont préservé leur mode de vie est tout simplement incroyable.

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    11 des traditions de Noël les plus étranges dans le monde

    Ces traditions de Noël dans le monde sont fabuleuses, et parfois même fabuleusement étranges ! Et elles sont toutes parfaites pour vivre pleinement cette période festive.

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    Célébrez un Noël tout en lumière à Toronto!
    Célébrez un Noël tout en lumière à Toronto!

    C’est la période la plus chouette de l’année. Chaque année et pendant quelques jours, le monde entier se pare de mille et une lumières, les gens sont joyeux et même l’hiver est chaleureux.

    Il existe dans chaque pays une façon bien particulière de célébrer cette période, qu’il s’agisse d’une fête religieuse, comme Hanoucca ou Noël, ou simplement d’un moment où l’on se réunit en famille. Parmi toutes les traditions de Noël dans le monde, nous en avons sélectionnées 11 que nous avons trouvées souvent étranges, parfois bizarres mais toujours magiques !

    1. Le Festival des Lanternes Géantes, Philippines

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    Vous voulez passer un Noël tout en lumière? Allez aux Philippines!

    Le Festival des Lanternes Géantes (Ligligan Parul Sampernandu) se déroule chaque année le samedi précédant Noël, à San Fernando, la « Capitale de Noël » des Philippines. Le festival attire les gens du monde entier. Onze barangays (villages) participent à cette compétition où chacun tente de construire la plus grande lanterne.

    A l’origine, les lanternes étaient de simples créations d’environ 50 cm de diamètre. Elles étaient en papel de hapon (le papier des origamis japonais) et éclairées avec une bougie. Aujourd’hui, les lanternes sont faites en divers matériaux et peuvent atteindre les 5 m de diamètre. Les compositions sont complexes et éclairées avec des ampoules électriques qui clignotent comme des kaléidoscopes.

    2. Le Bouc de Gävle, Suède

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    Le public regarde le Bouc de Gävle en Suède, avant qu’on ne le brûle!

    Depuis 1966, un immense bouc de paille est construit dans le centre-ville de Gävle, peu de temps avant Noël. Cette tradition en a entrainé une autre, qui consiste à y mettre le feu avant le 31 décembre. C’est même devenu un véritable sport national puisqu’en 48 ans d’existence, il a déjà été brûlé 22 fois, la dernière remontant à 2013.

    Pour les curieux, il est possible d’observer les derniers jours du Bouc et surtout de prendre le vandale en flagrant délit via la webcam installée pour l’occasion par la ville.

    3. Krampus, Autriche

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    Krampus est un démon qui effraie les enfants avant Noël, l’une des traditions de Noël les plus étranges. © One_Penny

    Une créature aux allures de démon qui chassent les enfants dans les rues, les effraie et puni même ceux qui n’ont pas été sages… Non, il ne s’agit pas d’Halloween, mais de Krampus, l’équivalent démoniaque de St Nicolas.

    Dans la tradition autrichienne, St Nicolas récompense les enfants sages tandis que Krampus kidnappe et enferme dans son sac ceux qui font des bêtises. Le 5 décembre, la veille du passage de St Nicolas, des jeunes revêtent des masques de bois et des peaux de bêtes et annoncent leur sinistre passage à grands coups de cloches.

    4. Un hamburger au KFC, Japon

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    Une famille s’apprête à dévorer un « bucket » du KFC, une tradition de Noël plutôt étrange au Japon. © ajbrusteinthreesixfive

    Mis à part quelques traditions séculaires comme les cadeaux ou les guirlandes lumineuses, Noël est fêté depuis très peu de temps au Japon. Cependant, une nouvelle et étrange tradition a vu le jour depuis quelques années.

    Elle consiste à aller manger en famille au… KFC! A l’origine, c’est un groupe d’expats qui, ne trouvant nulle part de la dinde pour leur repas traditionnel, se sont finalement rabattu sur un menu de poulet frit. La chaîne KFC a immédiatement sauté sur l’occasion en lançant son tout premier menu de Noël!

    Le menu des fêtes 2015 sera bientôt annoncé sur le site japonais de KFC. On pourra y retrouver tous les classiques revisités ainsi que quelques « plats » spécialement conçus pour l’occasion.

    5. Les Yule Lads, Islande

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    Les Yule Lads islandais se déchaînent durant cette période de l’année, pour l’une des traditions de Noël les plus espiègles.

    Durant les 13 nuits avant Noël, 13 trolls joyeux et espiègles défilent à tour de rôle dans les rues d’Islande. Les Yule Lads (jólasveinarnir ou jólasveinar en islandais) visitent chacun leur tour les enfants du pays. Ceux-ci laissent leurs chaussures à la fenêtre et le Yule Lad laisse un cadeau aux plus sages et des pommes de terre pourries à ceux qui n’ont pas été gentils.

    Ils sont vêtus d’un costume traditionnel islandais et leur nom caractérise leur action: Stekkjastaur (le Grumeau des Bergeries), Giljagaur (le Dadais des Ravines), Stúfur (Le Trapu), Þvörusleikir (Le Lécheur de Cuiller), Pottaskefill (Le Gratte-pots), Askasleikir (Le Lécheur de Bol), Hurðaskellir (Le Claqueur de Porte), Skyrgámur (Le Gobeur de Skyr), Bjúgnakrækir (Le voleur de Saucisses), Gluggagægir (Le Voyeur derrière les fenêtres), Gáttaþefur (Le Renifleur), Ketkrókur (Le Crochet à Viande) et Kertasníkir (Le Voleur de Bougie). Tout un programme!

    6. La Saint Nicolas, Allemagne

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    Saint Nicolas et ses 3 amis: le Père Noël, Knecht Ruprecht et…un âne.

    Afin de ne pas être pris pour le Weihnachtsmann (le Père Noël), Nikolaus voyage à dos d’âne dans la nuit du 6 décembre (Nikolaus Tag). Il distribue des pièces, des chocolats, des oranges et des jouets aux enfants sages de toute l’Allemagne et plus particulièrement dans la région de la Bavière. Il rencontre les enfants dans les écoles et, en échange d’un petit cadeau ou de bonbons, chaque enfant récite un poème, chante une chanson ou lui fait un dessin.

    Mais tout ne se passe pas toujours aussi bien. St Nicolas voyage aussi avec Knecht Ruprecht (le Père Fouettard). Ce dernier, avec son masque de démon, ses habits sombres et ses cloches, terrorise les enfants qui n’ont pas été sages durant l’année.

    7. En Norvège

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    12.noel-en-norvège

    Ne laissez jamais traîner un balai en Norvège à Noël: on pourrait bien vous le voler.

    Il s’agit peut-être de la tradition de Noël la moins orthodoxe. En Norvège, tous les habitants cachent leur balai durant cette période. Cela remonte à plusieurs siècles en arrière, lorsque l’on croyait que les sorcières sortaient pendant la nuit de Noël, à la recherche d’un balai sur lequel elles pourraient s’envoler. Aujourd’hui encore, nombreux sont les norvégiens qui cachent leur balai pour ne pas qu’on le leur vole.

    8. La Flamme de la Menorah Nationale, Washington, D.C.

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    La flamme de la Menorah Nationale à Washington, D.C.

    La fête religieuse juive d’Hanoucca est célébrée en fanfare sur tout le territoire des Etats-Unis. Depuis 1979, une immense menorah est installée durant 8 jours sur la pelouse de la Maison Blanche, à côté du sapin de Noël. Les cérémonies de Washington sont marquées par de nombreux discours, de la musique, des activités pour les enfants, et bien sûr, l’illumination de la menorah.

    Cette année, le premier jour d’Hanoucca tombe le 6 décembre. L’illumination de la première chandelle à la Maison Blanche aura lieu à 16h00, quel que soit le temps, et les autres chandelles seront éclairées une à une les jours qui suivent. On peut assister gratuitement à la cérémonie, mais il faut réserver sa place à l’avance.

    9. Au Venezuela

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    Noël en roller au Venezuela. © Oiluj Samall Zeid

    Vous aimez Noël, mais vous pensez que ce serait mieux de le célébrer en roller? Qu’à cela ne tienne, il vous suffit pour cela de vous rendre à Caracas au Venezuela ! A chaque réveillon de Noël, les habitants de la ville se rendent à l’église dès le matin. Rien d’étonnant à cela, si ce n’est que, pour d’obscures raisons connues d’eux seuls, ils s’y rendent en…roller.

    Cette tradition est si populaire que les routes du centre-ville sont fermées aux voitures afin que la population puisse se rendre à l’église en toute sécurité. Avant de rentrer à la maison pour déguster des tamales (une farce à base de viande enroulée dans une pâte de maïs qui est ensuite cuite à la vapeur).

    10. Le Jour des Petites Bougies, Colombie

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    Une jolie tradition de Noël qui illumine cette période de fête en Colombie.

    Une jolie tradition de Noël qui illumine cette période de fête en Colombie.

    Le Jour des Petites Bougies (Dia de las Velitas) marque le début de la période de Noël en Colombie. Il a lieu le 7 décembre, jour où les habitants placent des petites bougies et des lanternes de papier devant leur maison, en l’honneur de la Vierge Marie.

    Cette tradition a pris de l’importance d’année en année, et de nos jours, ce sont toutes les villes du pays qui sont illuminées ce jour-là. Les habitants redoublent d’ingéniosité et de créativité. Les plus belles illuminations sont sans doute celles de Quimbaya.

    11. La Cavalcade de Lumières, Toronto

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    La Place de Toronto est éclairée par plus de 300 000 LED pendant les fêtes de Noël © saphotoco

    En hiver, la Cavalcade des Lumières à Toronto marque le début de la période de Noël. La première édition de cette fête eut lieu en 1967, à l’occasion de l’inauguration du nouvel Hôtel de ville et de la place Nathan Philips.

    La place et l’arbre de Noël sont éclairés avec plus de 300 000 LED éco-énergétiques qui brillent chaque jour jusqu’au soir du Nouvel An.


    En savoir plus sur http://www.momondo.fr/inspiration/etranges-traditions-de-noel-dans-le-monde/#dWz7ofgcSosXqDdH.99

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