• art et culture 2.....Les pires erreurs historiques dans les films

       

    Les pires erreurs historiques dans les films

    alexandre  
    Alexandre ©  RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA

    Même si un film reste avant tout une fiction, certains longs-métrages prennent de grosses libertés avec les faits historiques. La preuve.

    "Alexandre" d'Oliver Stone (2004)

    Le biopic consacré à Alexandre le Grand (356 av. J.-C. - 323 av. J.-C.) collectionne les anachronismes. Outre l'utilisation de l'anglais (apparu en 400) dans les lettres échangées entre les personnages, on y voit aussi le fameux phare d'Alexandrie construit pourtant après la mort du roi de Macédoine. Une scène montre également Ptolémée sur sa terrasse, au milieu de plusieurs bustes d'empereurs romains qui vécurent trois siècles plus tard.
    Par ailleurs, Rosario Dawson qui joue Roxane, la princesse de Sogdiane qu'Alexandre épouse, est une afro-américaine, alors que cette région correspond au Tadjikistan actuel (Asie)

    "Braveheart" de Mel Gibson (1995)

    braveheart  
    Braveheart © RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPAPour Hollywood, Ecossais = kilts. Quoi de plus normal donc à revêtir le héros de l'indépendance écossaise William Wallace (Mel Gibson) de cet habit traditionnel ? Oui, mais voilà, le kilt n'est apparu qu'au XVIème siècle, alors que les faits historiques rapportés dans Braveheart ont eu lieu au XIIIe siècle, soit trois siècles plus tôt.
    Par ailleurs, il est difficile de croire à la romance entre William Wallace et Isabelle de France (Sophie Marceau) lorsqu'on sait que celui-ci est mort en 1305, quand l'épouse du roi d'Angleterre Edward II n'avait encore que 13 ans, puisque née en 1292. Tous les deux ne se sont d'ailleurs jamais rencontrés dans la réalité.

    "Monuments Men" de George Clooney (2014)

    monuments men  
    Monuments Men © Moviestore/REX/REX/SIPA

    George Clooney s'est targué d'avoir mis en lumière un fait historique oublié dans Monuments Men en s'intéressant au groupe d'hommes chargés de protéger les œuvres d'art des bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale, puis de récupérer celles pillées par Hitler pour les restituer à leurs propriétaires. Cependant, dans le film, ils ne sont que sept alors qu'ils étaient 350 dans la réalité. En revanche, ils se déplaçaient à pied et n'avaient aucun soutien face aux difficultés de la guerre.
    Par ailleurs, aucun début de romance n'aurait pu être possible entre l'assistante de conservation du Jeu de Paume, inspirée de Rose Valland et interprétée par Cate Blanchett dans le film, et l'un de ces Monuments Men (Matt Damon) car celle-ci était davantage attirée par les femmes et se mit d'ailleurs en couple avec Joyce Heer, secrétaire-interprète à l'ambassade des Etats-Unis, après la guerre.

    "Gladiator" de Ridley Scott (2000)

    gladiator  
    Gladiator © REX FEATURES/SIPA

    Gladiator a beau être un grand film, cela ne l'empêche pas de collectionner les erreurs historiques. Bien que son héros Maximus (Russell Crowe) n'ait pas existé dans la réalité, cela ne l'empêche pas en effet de tuer dans l'arène l'Empereur Commode (Joaquin Phoenix) qui finit en vérité étranglé dans son bain par son esclave Narcisse.
    Autre mort fantasmée, celle de l'empereur Marc-Aurèle (Richard Harris) qui serait mort de la peste ou d'épuisement en 180, et non étouffé par son propre fils Commode, parce qu'il refusait de le désigner comme héritier du trône.
    Par ailleurs, on constate plusieurs anachronismes concernant les accessoires du film, parmi lesquels un cadenas sur la porte de la cellule de Maximus, inventé pourtant beaucoup plus tard. Sans parler des montres portées par certains gladiateurs et de l'empreinte des roues d'un tracteur menant à la ferme de Maximus.

    "Forrest Gump" de Robert Zemeckis (1994)

    forrest gump  
    Forrest Gump © REX FEATURES/SIPA

    Film qui marqua les esprits en condensant les principaux faits historiques du 20e siècle aux Etats-Unis, Forrest Gump commet pourtant une erreur majeure lorsqu'il évoque Apple, la société co-fondée par Steve Jobs en 1976.
    En effet, dans le film, Forrest Gump (Tom Hanks) reçoit une lettre, datée du 21 septembre 1975, d'Apple Computers qui n'existait donc pas encore. On distingue d'ailleurs sur ce courrier le fameux logo de la pomme multicolore qui ne sera utilisé par la marque qu'en 1977. Son premier logo représentait, lui, Isaac Newton appuyé contre un pommier.

    "Amadeus" de Milos Forman (1984)

    amadeus  
    Amadeus © RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA

    Dans Amadeus, Milos Forman fait assassiner Mozart par son grand rival Antonio Salieri. Une pure spéculation puisque pas moins de 140 causes possibles de la mort du musicien prodige à 35 ans ont été relevées : grippe, hémorragie cérébrale, syndrome maniaco-dépressif, fièvre rhumatismale... La plus probable serait un empoisonnement au mercure dû à la liqueur de Van Swieten, qu'il prenait régulièrement comme remontant et aurait engendré une insuffisance rénale.
    Par ailleurs, Mozart n'a pas eu qu'un seul fils comme dans le film, mais six enfants avec Constanze Weber (1763-1842), dont deux survécurent jusqu'à l'âge adulte.

    "Le Parrain" de Francis Ford Coppola (1972)

    le parrain  
    Le Parrain © SIPAUn anachronisme qui vaut son pesant de cacahuètes apparaît dans le premier volet de la célèbre saga de Francis Ford Coppola.
    En effet, lorsque Michael Corleone se rend dans l'hôtel à Las Vegas pour voir son frère aîné Fredo (John Cazale), on peut voir très clairement un groupe de jeunes habillés à la mode hippie derrière l'entrée principale. Une mode qui date bien de l'époque du tournage du film en 1971, mais ne colle pas vraiment avec les années 1950, période à laquelle l'ascension de Michael Corleone est censée se dérouler.

    "Il faut sauver le soldat Ryan" de Steven Spielberg (1998)

    il faut sauver le soldat ryan  
    Il faut sauver le soldat Ryan © INTERFOTO USA/SIPA

    La scène du débarquement des Alliés au début d'Il faut sauver le soldat Ryan donne l'impression que ce moment critique a duré un bref laps de temps. Certaines unités de soldats américains sont pourtant restées bloquées plus de 5 heures sur la plage, le 6 juin 1944 au matin.
    Par ailleurs, on remarque dans le film une voiture française immatriculée "241 BG 50", alors que ce système d'immatriculation date de 1950.
    Enfin, sachez que les chars allemands Tigres présents dans le film n'étaient pas utilisés face à des soldats américains en Normandie au moment où se déroule l'action.

    "1492, Christophe Colomb" de Ridley Scott (1992)

    1492, christophe colomb  
    1492, Christophe Colomb © WEBER ANITA/SIPA

    La plus grosse erreur historique du film de Ridley Scott est d'avoir laissé entendre que Christophe Colomb (Gérard Depardieu) est mort convaincu d'avoir débarqué à Cipango (Japon) et sans avoir réalisé qu'il avait découvert un nouveau monde.
    Par ailleurs, on remarque dans la première scène du film que le jeune Colomb court au milieu des dindes, un animal venant d'Amérique du Nord et donc pas encore découvert.

    "Apollo 13" de Ron Howard (1995)

    apollo 13  
    Apollo 13 © INTERFOTO USA/SIPA

    Gros anachronisme dans le film de Ron Howard : la fille de Jim Lovell (Tom Hanks) se plaint lors d'une scène de la séparation des Beatles, en brandissant leur album "Let it Be". Problème, on est censé être le 14 avril 1970 dans le film (jour de l'explosion du réservoir d'oxygène du module de service Apollo) et ce disque est sorti le 8 mai 1970 en Grande-Bretagne, 10 jours plus tard aux Etats-Unis.
    Par ailleurs, sachez que les uniformes de la NASA aperçus dans le film ne sont pas les modèles d'époque, mais ceux portés par les protagonistes quelques années plus tard.

    "La Rafle" de Rose Bosch (2010)

    la rafle  
    La Rafle © NANA PRODUCTIONS/SIPA

    Le film bouleversant de Rose Bosch fait dans la surenchère. En effet, le film en rajoute sur la brutalité des policiers français lors de la rafle à Montmartre, à l'aube du 16 juillet 1942, en montrant des forcenés frapper des femmes et malmener des enfants, comme si cela avait été la règle. Par ailleurs, ces gendarmes et policiers n'étaient pas accompagnés sur le terrain par la Milice (composée de véritables SS français), puisque celle-ci n'a été créée à Vichy qu'en 1943. 

    "Lincoln" de Steven Spielberg (2013)

    lincoln  
    Lincoln © SIPAUne seule erreur historique dans le biopic de Spielberg consacré au 16e président des États-Unis a conduit le scénariste à présenter ses excuses après les reproches d'un élu américain du Connecticut. Le film montre en effet quatre élus de cet Etat s'opposer à l'abolition de l'esclavage, alors qu' ils avaient voté pour l'amendement dans la réalité. Et d'ajouter ironiquement être "désolé si quelqu'un dans le Connecticut s'est senti insulté par ces 15 secondes du film" .

    "Titanic" de James Cameron (1997)

    titanic  
    Titanic © Anonymous/AP/SIPA

    Dans Titanic, on peut voir Rose (Kate Winslet) admirer le tableau Les Nymphéas peint par Monet dans les années 1920, alors que le Titanic a coulé en 1912.
    Par ailleurs, Jack (Leonardo DiCaprio) confie à Rose qu'il allait pêcher avec son père près du lac Wissota, dans le Wisconsin, bien qu'il s'agisse d'une retenue d'eau artificielle créée en 1917.

    "Kingdom of Heaven" de Ridley Scott (2005)

    kingdom of heaven  
    Kingdom of Heaven © RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA

    Au début du film, on apprend que la femme de Balian (Orlando Boom) s'est suicidée après la mort de leur enfant alors que la mortalité infantile était encore monnaie courante au Moyen Âge. Par ailleurs, Guy de Lusignan et Renaud de Châtillon sont présentés comme des Templiers, alors qu'il s'agissait de nobles débarqués en Terre Sainte pour y faire fortune. Enfin, on distingue à plusieurs reprises les croix noires sur fond blanc des chevaliers teutoniques, bien que cet Ordre n'apparaisse que des années plus tard.

    "Autant en emporte le vent" de Victor Fleming (1939)

    autant en emporte le vent  
    Autant en emporte le vent © REX FEATURES/SIPA

    Un simple anachronisme est visible dans le chef-d'oeuvre de Victor Fleming, mais de taille ! Comment expliquer en effet la présence d'un lampadaire muni d'une ampoule électrique, ainsi que les lampes dans la demeure de Scarlett O'Hara ? Le film est pourtant censé se passer en 1861, alors que l'invention de l'ampoule date de 1879.

    "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain" de Jean-Pierre Jeunet (2001)

    le fabuleux destin d'amélie poulain  
      
    Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain © REX FEATURES/SIPA

    Le succès français de 2001 commence par l'annonce de la mort de la princesse Diana le 31 août 1997. Amélie (Audrey Tautou) programme pourtant l'enregistrement du Tour de France qui se déroule toujours au mois de juillet.
    Par ailleurs, la télécommande tenue par la petite Amélie date plutôt des années 1990 que de la fin des années 1970.

    "Né un 4 juillet" d'Oliver Stone (1990)

    né un 4 juillet  
    Né un 4 juillet © REX FEATURES/SIPAAutre anachronisme, cette fois-ci concernant les costumes du film d'Oliver Stone. On peut y voir en effet certains des protestataires venus à la Convention nationale républicaine de 1972 avec des chaussures de course Reebok aux pieds, alors que la marque n'a investi le territoire des Etats-Unis qu'en 1979.

    "Amen" de Costa-Gavras (2002)

    amen  
    Amen © INTERFOTO USA/SIPALe film de Costa-Gavras accuse le silence de Pie XII face au nazisme à travers le combat du prêtre Ricardo Fontana (Mathieu Kassovitz) qui n'a jamais existé. Par ailleurs, lors de la diffusion du message du pape à Noël en 1942, très peu entendu en raison d'un émetteur de faible puissance, la partie dénonçant les crimes contre des personnes "parfois uniquement en raison de leur nationalité ou de leur race" est coupée.

    "American Graffiti" de George Lucas (1974)

    american graffiti  
    American Graffiti © REX FEATURES/SIPA

    Dans le film de George Lucas dont l'action se déroule en 1962, l'un des jeunes conduit une Citroën 2CV équipée de la troisième vitre latérale, à l'arrière. Or cette vitre n'est apparue sur les 2CV qu'à partir de septembre 1965.
    Par ailleurs, on y voit aussi l'affiche du film Cabaret sur un cinéma, alors que le film est sorti en 1972.

    "Hors-la-loi" de Rachid Bouchareb (2010)

    sami bouajila, roschdy zem et jamel debbouze lors de la présentation du film 
    Sami Bouajila, Roschdy Zem et Jamel Debbouze lors de la présentation du film "Hors-la-loi" au 63e Festival de Cannes © RODOLPHE ESCHER/JDD/SIPA

    Le scénario du film de Rachid Bouchareb a été analysé par le service historique du secrétariat d'État à la Défense, qui a relevé notamment que des musulmans criaient "Vive le FLN !" au lendemain des massacres de Sétif en 1945, alors que le FLN ne fut créé qu'en 1954. Par ailleurs, un personnage nord-africain apparaît dans une scène de parachutisme bien que les unités parachutistes n'étaient alors pas ouvertes aux soldats issus des colonies.

     

     

    Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :