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    Préhistoire: la théorie sur l'évolution des

    outils de pierre en question

     

    La technique plus primitive du biface consistait à... (Photo archives AP)

     

     

    La technique plus primitive du biface consistait à tailler des pierres plus grosses pour les rendre tranchantes et à produire des outils plus gros comme des haches.

     

    Agence France-Presse
    WASHINGTON
     

    La technique de taille des armes de chasse à l'âge de pierre a été mise au point dans différentes régions de la planète, alors que jusqu'à présent la plupart des archéologues considéraient qu'elle s'était propagée à partir de l'Afrique, selon une étude publiée.

     

    «Grâce à la datation précise de ce site en Arménie, nous avons la première preuve solide que les développements importants de l'innovation humaine se sont produits de manière indépendante au sein de différents groupes de populations dans le monde», a expliqué le professeur Simon Blockley, l'un des auteurs de cette recherche publiée dans la revue américaine Science.

     

    Ces travaux, réalisés avec Alison MacLeod du département de géographie de la Royal Holloway à l'Université de Londres, ont été menés grâce aux découvertes sur le site de Nor Geghi en Arménie.

     

    «La découverte de milliers de vestiges préservés dans ce site unique fournit un nouvel éclairage important sur la manière dont les outils de l'âge de pierre se sont développés durant une période de profonds changements biologiques et de comportement des humains», a relevé le professeur Blockley.

     

    Cette recherche remet en question l'origine de la technique dite Levallois, selon laquelle les éclats et lames de pierres étaient utilisés pour faire des armes de chasse.

     

    La plupart des experts considéraient, jusqu'à présent, que cette technique avait été inventée sur le continent africain puis s'était propagée à travers le monde, notamment en Eurasie, à la faveur des migrations des populations humaines.

     

    Mais les vestiges mis au jour en Arménie montrent que ces types d'outil s'y trouvaient déjà il y a 325 000 à 335 000 ans.

     

    Ce qui laisse penser que les populations locales ont développé la technique Levallois du travail des silex à partir d'une méthode plus simple, dite biface, consistant à tailler une pierre sur deux côtés pour obtenir un tranchant.

     

    «Les groupes qui vivaient sur ce site il y a 325 000 ans étaient beaucoup plus innovateurs qu'on ne le pensait auparavant, associant des techniques différentes pour fabriquer des outils extrêmement importants pour ces humains qui vivaient de la chasse et de la cueillette», a expliqué M. Blockley.

     

    Reste que la technique Levallois était beaucoup plus innovante dans la manière de fabriquer des outils de pierre, selon les archéologues. Les éclats résultant de ce processus n'étaient pas considérés comme des déchets mais produits pour avoir certaines formes et tailles permettant d'en faire des outils ou des armes de petite taille faciles à porter.

     

    La technique plus primitive du biface consistait à tailler des pierres plus grosses pour les rendre tranchantes et à produire des outils plus gros comme des haches.

     

    Le Paléolithique débute avec l'apparition de la première espèce du genre Homo, l'Homo habilis, il y a environ trois millions d'années pour se terminer voilà 12 000 ans avec la fin du Pléistocène et l'essor de la civilisation. Notre espèce, l'homo sapiens, est apparu il y a 200 000 ans.

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    Les énigmes de la Khakassie

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      Une baguette métallique édentée, pressée dans du charbon, a été retrouvée par un habitant de Vladivostok, alors qu’il était en train d’allumer le feu dans sa cheminée. Il a montré son étonnante trouvaille aux scientifiques du Primorié (dont la capitale est Vladivostok). Ils ont conclu, après une analyse scrupuleuse, que l’objet datait d’il y a 300 millions d’années et qu'il avait été fabriqué par un être humain (hum). Ils n’ont cependant pas pu déterminer qui l’avait fabriqué exactement.

    artefact-khakassie1.jpg

    L’étrange artefact pressé dans du charbon est loin d’être un cas unique. Toutes ces trouvailles surprenantes laissent les scientifiques sans voix, car elles sapent tous les fondements possibles de la conception de la science moderne. Le premier objet de ce type, un vase, a été découvert en 1851 au Massachusetts aux États-Unis lors des explosions des carrières. Ce vase en argent et en zinc pressé dans du charbon remonte à la période du Cambrien, commencée il y a 500 millions d’années. En 1912, en Oklahoma, un petit chaudron de 312 millions d’années a été, lui aussi, trouvé dans du charbon. En 1974, un objet en aluminium inconnu a été découvert dans les grès d’une carrière en Roumanie. La pièce, qui ressemblait à un marteau ou au support d’une des jambes du train d’atterrissage du module lunaire Apollo ne pouvait pas être confectionnée par un être humain, car elle remonte au Jurassique.

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    a été découvert en 1851 au Massachusetts aux États-Unis dans du charbon qui remonte à la période du Cambrien

    Le nouvel artefact de Vladivostok s’est avéré un casse-tête pour les scientifiques. Le charbon dans lequel cet objet a été trouvé a été extrait dans le Primorié de la Khakassie, de la région de Tchernogorie. L’âge de ce charbon a été déterminé à 300 millions d’années, donc les scientifiques ont estimé que la pièce métallique devait, elle aussi, avoir 300 millions d’années.

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    marteau englouti par des grès remontant au Jurassic

    Lorsque les scientifiques ont délicatement brisé le charbon, ils ont découvert un objet léger et souple d’une longueur de 7 centimètres, composé à 98 % d’aluminium et à 2 % de magnésium. On peut rarement rencontrer de l’aluminium pur dans la nature, donc les chercheurs ont supposé que la pièce a été fabriquée de manière artificielle. D’un autre côté, cet alliage peu commun leur a permis de comprendre comment l’objet a pu rester dans un tel état de conservation après tout ce temps. Sous sa forme pure, l’aluminium est recouvert d’une solide couche d’oxydes, qui lui permet de résister à la corrosion. Ainsi, l’alliage d’aluminium à 98 % supporte de hautes températures et un milieu naturel agressif.

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    1912, en Oklahoma, un petit chaudron de 312 millions d’années a été, lui aussi, trouvé dans du charbon

    Les scientifiques se demandent si cet aluminium vient de l’espace. Grâce à l’étude des météorites, la science a appris l’existence de l’aluminium 26 extra-terrestre qui se désintègre en magnésium 26. Les 2 % de magnésium présents dans l’alliage prouveraient justement la provenance spatiale de cet objet. Toutefois, de recherches supplémentaires sont nécessaires pour prouver cette hypothèse.

    La dernière chose qui a étonné les scientifiques était l’étrange ressemblance de cette pièce avec une crémaillère. Il est difficile de s’imaginer que la nature a pu concevoir un objet avec six crans parfaits et des intervalles de même distance entre eux. De plus, l’espace entre chaque cran était étrangement large par rapport aux crans eux-mêmes. Il est possible que cette crémaillère fût une partie d’un mécanisme complexe. Ce genre de pièces est utilisé dans des microscopes modernes et dans d’autres appareils. Une question survient : comment une pièce si complexe a-t-elle pu être conçue par un être humain il y a plusieurs millions d’années ?

    russieartefact.jpg

    Un autre artifact découvert récemment en Russie, dans une autre région plus proche du nord-ouest et prouvant éventuellement l'utilisation de nanotechnologies en des temps très anciens... ces vis minuscules découvertes sont assez proches de celles utilisées pour la machine d'Anticythère, mais semblent dater de millions d'années d'après les roches dans lesquelles elles se trouvent...

    Lorsque l’information sur cette découverte s’est répandue, certains ont émis l’hypothèse que la crémaillère appartenait aux OVNIs. Cependant, les chercheurs russes préfèrent ne pas tirer de conclusions hâtives et effectuer des études supplémentaires.

    artefact-khakassie3.jpg

    Reconstitution de l'artefact trouvé (créaillère) avec une roue dentée aux bonnes dimensions.

    Parmi les scientifiques locaux à priori concernés et spécialistes : Felix P. Lesnov : http://books.google.fr/books?id=kJBHRae6cfgC&hl=fr

    Sources : http://french.ruvr.ru/2013_01_23/Un-objet-de-l-espace-traverse-le-temps/ + http://tainy.net/40288-v-kamennom-ugle-nashli-rejku-vozrastom-300-millionov-let.html + http://lesmoutonsenrages.fr/2013/01/24/un-objet-de-lespace-traverse-le-temps/

    Préhistoire trace moustérien : http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=12230941

    La Khakassie, c’est où? Eh bien, cette république de la Fédération de Russie, qui mesure bien un huitième de la France, et a presque un demi-million d’habitants, il vous faudra la chercher sur une carte au nord de la Mongolie, entre la république de l’Altaï à l’ouest, et celle de Touva au sud et l’immense province de Krasnoïarsk au nord et à l’est. Elle abrite comme un résumé du relief sibérien: la taïga avec de vastes forêts, la steppe avec ses plateaux herbeux plats, la montagne avec les monts Saïan. Depuis plus de trois mille ans y ont passé des nomades, s’y sont édifiés de puissants mais éphémères royaumes, dont celui de l’époque tagare, où furent élevés d’extraordinaires tumulus. Les Khakasses sont apparentés aux Kirghizes, leurs voisins «touvains» aux Turco-Mongols.

    Ce passé mythique pourrait ailleurs nourrir un tourisme important, et c’est sans doute pour cette raison que pour la deuxième année le président de la république, Viktor Zimine, a convoqué en juillet un «Forum international sur l’héritage culturel comme gage d’avenir», en clair comment transformer la Khakassie en Mecque touristique. Le forum se tint au pied des montagnes, dans une sorte de grand chalet suisse, avec la participation colorée de Khakasses, de gens de Touva, de Russes de Kemerovo en habits folkloriques superbes. Des forgerons, des potiers œuvraient sous les yeux du public. On discuta des différentes méthodes pour transformer un vestige du passé en plateforme d’avenir.

    khakassie-c-itar-tass-vladimir-smirnov.jpg

    Il faut dire que la «Vallée des Rois», au nord de la capitale, Abakan, est un lieu magique: une steppe à l’infini, rythmée de collines, une soixantaine de tumulus remontant au V-VIe siècle avant notre ère. Le plus grand a été excavé scientifiquement (mais les voleurs étaient passés bien avant, des siècles durant), en 1956. Sur un carré de 70 mètres de côté d’immenses pierres levées, dont certaines font cinquante tonnes, le tumulus a été rasé, il reste les fosses où étaient enterrés le prince et ses affidés. Les plus belles pièces sont à Saint-Pétersbourg.

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b26ff7e2-ed55-11e1-b9c9-7e27c4f76c20#.UQF9gx3lDTo

     

    khakassie-dans-russie.gifrussie-khakassie.jpg

    Yves Herbo : ces découvertes d'artefacts dans du charbon ou concrétions de sédiments en russie sont malheureusement souvent sujettes à caution, principalement à cause du manque de sources identifiables scientifiques, précisémment... il est étonnant de voir autant d'articles sur le même sujet en Russie sans voir apparaître des contre-preuves ou contestations de sceptiques russes ou de scientifiques officiels... la défiance et manie du secret, silences et manipulations, hérités des régimes précédents et actuel d'ailleurs perdurent à l'évidence... restent les photos et certaines preuves, mais rarement d'analyses publiées ou accessibles : tout ce qui est science est affaire d'état en Russie... 

    Yves Herbo SFH 01-2013

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    Les volcans d’Auvergne peuvent-ils se réveiller ?

    Pour les volcanologues, un volcan n’est jamais éteint. L’Auvergne comporte l’un des plus importants rassemblements de volcans au monde.
    Sous ses « puys », le Massif Central cache une véritable marmite explosive. Actuellement, la chaîne des Puys nous semble bien inoffensive.
    Pourtant, des traces qui ne sont pas si anciennes démontrent que ces volcans se sont « éteints » il n’y a pas si longtemps.
    Bien que certaines dates soient discutées, des textes évoquent un passé plutôt mouvementé.

     

    A quand remonte la dernière éruption des volcans d’Auvergne ?

    Il y a la date officielle retenue par les volcanologues sur des preuves établies et il y a des traces plus controversées.

    En creusant la piscine municipale de Clermont, on a découvert dans un lit de sable (autrefois la Limagne était un lac) des cendres volcaniques et des déchets organiques assez récents, datés par le carbone 14 à l’an 1050.

    Auvergne

    Volcans d'Auvergne. By Hellolapomme. (CC BY-SA 3.0)

    Cependant, les cendres sont peut être plus anciennes que les débris d’où l’incertitude. Par contre, si on s’en réfère à des textes de l’époque, il se pourrait bien qu’il se soit effectivement passé quelque chose.
    En effet, des textes régionaux, écrits sous Henri Ier, font référence à des incendies et à « des flammes ensevelissant sous une montagne de cendres les montagnes ».
    Le texte n’est pas écrit dans un langage scientifique mais est plutôt troublant.

    A Volvic, qui signifie d’ailleurs volcan, on a trouvé des os de bœufs dans la lave. Les noms donnés aux nombreux volcans de la région suggèrent un passé très mouvementé : Pavin (de pavens, effrayant), puy Coulan qui pourrait être une allusion à la lave.

    Officiellement, la seule date retenue est 1 550 avant notre ère. Cette date a été obtenue à partir de la datation du charbon de bois prélevé par le Pr Brousse dans les rejets de la chaîne des Puys.

    Auvergne

    Auvergne. By Damouns. (CC BY-SA 3.0)

    Cela peut sembler lointain mais c’est également l’âge que l’on attribuait à la dernière éruption d’El Chichon, un volcan mexicain, qui s’est réveillé en mars 1982.
    A près son long sommeil, El Chichon a rejeté un énorme nuage de cendres qui a perturbé le climat de la planète pendant un an.

    En janvier 1973, un volcan en Islande, qui dormait depuis 5 000 ans s’est brutalement réveillé.

    Pour le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff, la possibilité d'un réveil des volcans d'Auvergne ne fait aucun doute, comme il l'explique dans son ouvrage « Volcans et magmas ». Écrit dans les années 1980, bon nombre d'informations ont été depuis corrigées en fonction des découvertes effectuées.

    « La dernière éruption certaine, celle du Puy de Montcineyre, remonte à 3450 ans, avec des présomptions d'éruptions ultérieures au début de l'ère chrétienne. »

    Les tremblements de terre en Auvergne

    Quand les puys se réveilleront, on aura des signes précurseurs avant que le pire ne se produise.
    Les tremblements de terre sont le signal d’alarme le plus sûr.

    En Auvergne, il n’y a eu aucune secousse très sérieuse depuis les séismes de 1477 et 1490. Ces tremblements de terre n’ont pas été dévastateurs mais ont quand même fendu le mur de la cathédrale de Clermont et détruit Riom.

    Auvergne

    Pic d'Ysson. By Panoramas. (CC BY-SA 3.0)

    Depuis, on enregistre de petites secousses de temps en temps. Grâce aux registres tenus par EDF qui entretient et surveille les quelques cinquante barrages de la région, on constate que le plus violent séisme de la région est celui de Riom en 1982.
    La secousse avait une intensité de 4,5.

    On a connu bien pire dans les Pyrénées ou les Alpes.

    La menace vient des sous-sols

    Riom est situé au croisement de deux failles. Les volcans sont liés au mouvement des Alpes. Le Massif Central, l’Alsace, la région de Bonn, en Allemagne, la région de Prague en Tchécoslovaquie, présentent des volcans qui sont tous sortis sur des blocs de terrain « hercyniens », restes d’une chaîne qui barrait l’Europe actuelle, au Carbonifère, voici 200 millions d’années.

    L’Italie grimpe à l’assaut de l’Europe. L’Afrique fait pression sur la France et l’Espagne. Ce sont les forces tectoniques provoquées par la collision entre les plaques d’Afrique et d’Europe qui sont à l’origine de la formation des Alpes, de la chaîne des Pyrénées et des volcans d’Auvergne.

    Mont Dore. Auvergne

    Mont-Dore. By Tiseb. (CC BY-SA 3.0)

    Dans le Massif Central, la terre est en permanence agitée bien que ce soit la plupart du temps imperceptible pour ses habitants.

    L’Europe a tendance à s’étirer d’est en ouest sous la pression de l’Afrique. Il en résulte des cassures et le Massif Central est situé sur un de ces points névralgiques.

    La région est sous surveillance et plusieurs sismographes ont été installés. Tous les volcanologues sont d’accord pour dire que les volcans d’Auvergne se réveilleront un jour mais personne ne peut prédire la date.

      

    V. Battaglia (17.04.2009

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    Une étrange momie et des crânes mystérieux

     

    Assez fréquemment d’étranges squelettes et momies sont mis au jour dans le monde. C’est le cas pour cette momie exposée au Museum d’Histoire Naturelle d’Uberaba au Brésil.
    Les crânes déformés, et notamment allongés, restent un mystère quant à leur signification symbolique.

     

    Momie d’Uberaba

    Les administrateurs du Musée ne connaissent pas la provenance de cette momie. Cette dernière dormait depuis longtemps dans les caves du musée.
    Ils pensent que le squelette aurait été ramené d’Egypte.

    Comme vous pouvez le voir sur les photos, le squelette présente une tête particulièrement difforme.
    Le crâne fait environ deux fois le volume d’un crâne humain normal. Il est d’ailleurs totalement disproportionné par rapport au reste du corps.

    Momie

    © Planeta.terra.com

    De plus, les pieds possèdent six doigts.

    © Planeta.terra.com

    Face au peu d’éléments dont nous disposons, nous ne pouvons faire que des hypothèses sur « l’identité » de cet être.

    Hypothèses sur la momie

    Bien sûr, face à ce squelette plutôt déconcertant, certains ont immédiatement pensé à un extraterrestre.

    Personnellement, je pencherais plutôt pour un cas d’enfant atteint d’hydrocéphalie.

    © Planeta.terra.com

    Cette pathologie se caractérise par un épanchement de liquide céphalo-rachidien dans les ventricules cérébraux (ce sont des cavités situées dans le cerveau), qui se dilatent. La pression intra-crânienne augmente, ce qui fait que les sutures encore membraneuses s'élargissent, entraînant un retard et un trouble de l'ossification.

    Le fait que des squelettes, présentant ce type de malformation, aient été découverts dans le monde entier plaide en faveur d’une maladie du type de l’hydrocéphalie.

    Cette terrible maladie est toujours d’actualité et des enfants, de nos jours, naissent avec ce genre de malformation. L'hydrocéphalie touche environ 1 à 4 enfants sur 1000.

    Des crânes en forme de cône

    Là encore, à travers le monde entier, les archéologues retrouvent assez fréquemment des crânes en forme d’œufs.
    Vous pouvez en voir certains, retrouvés dans le Caucase, au musée d’études régionales de Piatigorsk.

    Crane deformé

    Le crâne remonte au III ou IVe siècle de notre ère. © Musée d’études régionales de Piatigorsk

    Ces crânes, du moins pour la plupart, ont été déformés volontairement. Des cordes ou des tissus étaient noués autour de la tête des enfants dès leur plus jeune âge.
    Les déformations crâniennes artificielles sont bien connues des scientifiques. Divers procédés ont été mis au point : planchettes, liens ou encore des berceaux.

    Crâne avec une déformation de type toulousaine

    En Amérique du sud, les déformations étaient le plus souvent provoquées par des berceaux transformés en appareil déformant ou des planchettes.
    Sur le continent eurasiatique, on utilisait surtout des liens.

    Des crânes déformés ont été retrouvés également en Europe, notamment en Norvège et en France.
    On ne sait pas exactement pourquoi certaines populations ont utilisé cette méthode de déformation.

    Les crânes allongés présentent souvent un petit trou au sommet. Les bords de l’orifice sont lisses ce qui laissent penser que le trou n’est pas naturel.
    La signification de cet orifice reste un mystère. Peut-être s’agissait-il d’un rituel ?

    La mode des crânes allongés remonte à au moins 20 000 ans. Les Egyptiens semblaient également influencés par cette mode.
    Les pharaons sont souvent représentés avec des crânes volontairement déformés.

    La religion n’est certainement pas étrangère à cette mode.

    Statuette d'une fille d'Akhénaton. © Daubert

    Le point le plus étrange dans ce dossier n’est pas tant la déformation des crânes mais plutôt que cette mode se soit propagée sur l’ensemble de la planète.
    Doit-on considérer toutes ces pratiques similaires comme une simple coïncidence ? Doit-on y voir un mimétisme, la volonté de vouloir ressembler à un modèle considéré comme étant d’essence supérieure ?
    Et si oui, ce modèle n’est-il que pure abstraction ou s’identifie t-il à un être auquel l’homme souhaitait ressembler ?

    Autant de questions qui restent à ce jour sans réponse.

    Les crânes de Robert Connolly

    Des crânes plutôt étranges ont été rapportés par Robert Connolly lors de différentes expéditions en Amérique du Sud et au Mexique.
    Il a publié les photographies sur un CD-Rom intitulé « The search for ancient wisdom » en 1995.

    Ces photos ont également été diffusées sur le site de CompuServe.

    Crane de Connolly

    © Robert Connolly

    Je ne m’aventurais pas à faire la moindre hypothèse dans la mesure où les données recueillies sur ces crânes sont très incomplètes.
    Aucune datation précise n’a par exemple été fournie. De plus, à ma connaissance, aucune étude vraiment sérieuse n’a été entreprise par d’autres scientifiques, à part bien sûr Robert Connolly.

    De ce fait, je me contenterais de vous présenter une synthèse des théories du découvreur des crânes.

    D’après Robert Connolly, il y a quatre groupes différents auxquels il a donné des noms :

    • La tête en forme de cône
    • La citrouille découpée comme un visage
    • J
    • M

    D’après lui, la tête en forme de cône ne se rapporte pas à un cas de tête bandée artificiellement. En effet, la capacité cérébrale de ces crânes serait différente de celle d’un homme normal. Tous les crânes appartiendraient donc à des espèces différentes de celle du genre Homo.

    Crane de Connolly

    © Robert Connolly

    Le type « J » présente des orbites oculaires environ 15% plus grandes que celle d’un homme normal.
    La voûte crânienne est énorme. R.Connolly estime que la capacité cérébrale se situait entre 2600 et 3200 cm3.

    Crane de Connolly

    © Robert Connolly

    Notre capacité cérébrale est actuellement de 1100 cm3.
    Là encore, l’âge de ce crâne n’est pas connu et aucun autre spécimen du même type ne semble avoir été retrouvé.
    Cela ne plaide pas en faveur d’une espèce spécifique mais plutôt d’une déformation propre à un individu.

    Le type « M » est lui un crâne incomplet qui présente une voûte crânienne particulièrement grande.
    Les deux lobes globuleux sont également totalement disproportionnés.

    R.Connolly dénonce la théorie des déformations ou des cas pathologiques.

    Cependant, en l’absence de plus de précisions et d’autres découvertes, il est difficile d’adhérer pleinement à sa théorie d’espèces distinctes et totalement différentes de celles du genre Homo.

    V.Battaglia (11.12.2005

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    L’île de Pâques

    Les statues gigantesques qui parsèment l’île de Pâques ont toujours fait rêver les voyageurs. Quelle civilisation a érigée les moai et avec quels moyens techniques ?
    L’île de Pâques, située au milieu de l’océan Pacifique, est devenue aujourd’hui une destination touristique.
    Totalement isolée du reste de la Polynésie et de l’Amérique du Sud, l’île ne mesure que 162 km². Inhospitalière, l’île de Pâques dépend du Chili.
    Après de multiples théories sur ces énigmatiques statues, aujourd’hui l’île a révélé une grande partie de ses secrets.

     

    La découverte de l’île de Pâques

    Lorsque les navigateurs néerlandais accostent sur l’île, pour la première fois, le jour de Pâques 1722, d’où le nom de l’île, ils y trouvent environ 5 000 habitants d’origine malayo-polynésienne, qui vivent d’agriculture et de pêche.

    Tout le long des côtes de l’île et sur les pentes du Rano Raraku, un volcan éteint, se trouvent de grandes plates-formes, les âhu, sur lesquels sont érigées d’immenses sculptures, les moai.
    Les plus hautes atteignent 20 m.
    Ces statues ont le regard vide et un long visage énigmatique.

    Statues de l'ile de Paques

    Moai de l'île de Pâques. By magical-world . (CC BY-SA 3.0)

    En 1863, des navigateurs tahitiens trouvant à l’île une ressemblance avec Rapa Iti, un îlot de Polynésie française, la baptisèrent Rapa Nui « Nombril du monde ».

    Quant à la population locale, on l’appela Te Pito O te Henua, « le vaisseau du monde ».

    Le peuplement de l’île de Pâques et son déclin

    La datation de quelques statues au carbone 14 a apporté la preuve que l’île avait été peuplée dès 380 de notre ère.

    L’origine du peuple qui a érigé les sculptures a fait l’objet de nombreux débats. Des analyses effectuées sur des squelettes datant de 1100 à 1868 ont montré que les habitants de l’île avaient connu trois mutations génétiques que l’on retrouve dans toutes les populations polynésiennes.

    La théorie d’une colonisation venue d’Amérique du Sud a donc été largement remise en cause.

    Ile de Paques

    L'île de Pâques est déserte. By Individuo . (CC BY-SA 3.0)

    Il est donc apparemment prouvé que les Polynésiens ont été les premiers à coloniser cette île. Dès le Ve siècle, ils y développèrent une culture complexe.

    La population de l’île, au moment de sa découverte, se divisait en une dizaine de clans sur lesquels régnait un roi.
    Le premier roi aurait été Hotu Matua. Une trentaine de souverains se sont succédé ensuite jusqu’en 1862.

    Très hiérarchisée, la société pascuane est continuellement en proie à des luttes violentes. Le cannibalisme y est une pratique courante.

    Ile de Paques

    By Phillie Casablanca . (CC BY-SA 3.0)

    Apparemment, la population était devenue trop importante pour les maigres ressources de l’île.
    La société aurait alors sombré dans des désordres sociaux et certains moai auraient été volontairement renversés en signe de révolte contre la classe des prêtres.

    Il semble qu’à partir du XIVe siècle, une nouvelle vague de Polynésiens a colonisé l’île. Ces nouveaux envahisseurs auraient cohabité avec la population primitive pendant un certain temps.
    Puis, les deux communautés se seraient affrontées par les armes, probablement au XVIIe siècle.
    Les anciens habitants auraient été massacrés et seuls auraient subsisté les Polynésiens.

    Ile de Paques

    By anoldent . (CC BY-SA 3.0)

    Mais, c’est une grande rafle d’esclaves menée en 1862 par des négriers péruviens qui a porté un coup fatal à l’île.
    La quasi-totalité de la population a alors été décimée. 2 000 habitants furent capturés et emmenés en Amérique du Sud.
    Les rares rescapés qui revinrent quelques années plus tard sur l’île rapportèrent avec eux des maladies qui décimèrent le reste de la population.

    Ile de Paques

    By A. www.viajar24h.com . (CC BY-SA 3.0). (Site de l'auteur)

    En 1877, l’île ne comptait plus que 150 habitants environ.

    Le rongorongo

    La découverte de quelques tablettes de bois, dites « rongorongo », prouve que les Pascuans connaissaient l’écriture.

    Mais, cette écriture reste toujours en partie indéchiffrable. On ignore toujours s’il s’agit d’un alphabet, d’idéogrammes ou de hiéroglyphes.
    Les textes se présentent sous la forme d’alignements de caractères formant des mots écrits de gauche à droite.

    Rongorongo. Ecriture de l'ile de Pâques

    Mais, la ligne suivante est écrite en sens inverse. On y trouve également des silhouettes d’hommes et d’animaux.

    Les Moai de l'île de Pâques

    Beaucoup plus nombreuses à l’origine, les statues sont aujourd’hui environ 850 parsemées sur l’île. 250 moai jalonnent le périmètre de l’île, tandis que 600 autres, à divers stades d’exécution, sont dispersés le long de la côte et près du volcan Rano Raraku.

    La taille des statues varie de 1 à 21 mètres.

    Moai. Ile de Paques

    Moai By P_R. (CC BY-SA 3.0)

    Elles ont été taillées dans le tuf, roche du volcan Rana Raraku. Dans la carrière, creusée dans le flanc du volcan, se trouvent encore environ 200 statues inachevées.

    Les plus anciens moai fabriqués datent de 500 de notre ère. Cependant, la plupart ont été exécutés entre 1000 et 1650.

    Les moai peuvent être regroupés en deux catégories :

    • Les premiers se dressent sur les versants du Rano Raraku et leurs corps sont recouverts de symboles
    • Les seconds, ornés à l’origine de couvre-chefs « pukaos », ont été levés sur des autels « âhu » et tournent le dos à la côte

    Les yeux des moai étaient à l’origine représentés par du corail blanc et du tuf rouge. Découverts en 1978, enfouis dans le sable, les yeux ont été replacés dans leur orbite.

    Moai. Ile de Paques

    Moai. Les yeux sont constitués de corail blanc et de tuf rouge. By A. www.viajar24h.com

    Il ne fait pas de doute que les âhu avaient une fonction religieuse. Mais, on ne dispose d’aucun renseignement sur la mythologie des premiers habitants.

    Contrairement à ce que laisse penser le paysage actuel, l’île était autrefois recouverte d’arbres. Les habitants avaient donc la matière première pour fabriquer des traîneaux et transporter les statues.
    En 1955, une expérience a prouvé que, en 18 jours, avec une douzaine d’hommes, on pouvait dresser une statue de 23 tonnes avec des cordes et des madriers.

    Le tourisme sur l’île de Pâques

    La population est aujourd’hui d’environ 3 800 personnes. L’île de Pâques est une île volcanique avec trois volcans dont aucun n'est encore en activité. C'est une terre dénudée qui est balayée de façon quasi permanente par des vents très violents.

    Ile de Paques

    Anakena, petit paradis pour touristes fortunés. By magical-world

    L'île de Pâques fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le parc national de Rapa Nui est inscrit au patrimoine depuis 1995.

    Les Européens ont importé sur l’île des moutons et des chevaux. Les chevaux semi sauvages errent aujourd’hui sur l'île.

    Ile de Paques

    Cheval semi-sauvage près du volcan Rano Raraku. By scorbette37

    L'île vit maintenant du tourisme. La majeure partie de la population vit dans la ville principale de l'île : Hanga Roa.
    Le meilleur moyen d'arriver sur l'île est l'avion car l'île est entourée de rochers qui empêchent l'accostage des navires dans la plupart des endroits

    Plusieurs excursions sont proposées :

    • Le volcan Rano Raraku qui culmine à 150 mètres
    • Anakena qui est le lieu le plus enchanteur de l’île. Les touristes y trouvent le cliché habituel des cartes postales : la palmeraie en bordure d’une plage dorée de sable fin.

    V.Battaglia (13.02.2006

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