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    Diminuer sa facture d'électricité

     

    Comment réduire sa facture d'électricité? Voici quelques idées pour diminuer vos dépenses, tout en donnant un coup de pouce à l’environnement.
     

    Diminuer sa facture d'électricité

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    Chauffage

    • Rappel: environ 60% des dépenses énergétiques sont consacrées au chauffage!
    • Gardez vos appareils de chauffage en bon état afin d’assurer un rendement optimal.
    • Ne disposez ni meubles ni rideaux devant les sources de chaleur. Ils empêchent la chaleur de bien circuler.
    • Fermez les rideaux et les stores durant la nuit pour limiter les pertes de chaleur, et ouvrez-les le jour pour laisser pénétrer les rayons du soleil.
    • N’employez les radiateurs électriques portatifs qu’au besoin. Un plus: choisissez un modèle doté d’un thermostat.
    • Utilisez des ventilateurs de plafond pour faire descendre la chaleur au sol.
    • Remplacez vos vieux thermostats. Les thermostats électroniques assurent une température plus stable. Vous pourrez ainsi économiser jusqu’à 10% de la somme consacrée au chauffage, tout en améliorant votre confort. Suggestion: maintenez la température à 20°C ou 21°C durant le jour et diminuez-la de trois degrés 3°C la nuit ou durant vos absences.

    Isolation

    • Rappel: les fuites d’air sont responsables de 20% à 30% des pertes de chaleur.
    • Profitez d’un temps venteux pour traquer les infiltrations d’air. Armez-vous d’une plume ou d’une pellicule plastique fixée à un bâton, puis faites le tour des endroits les plus vulnérables, y compris le cadre des portes et des fenêtres, la base des plinthes, les prises électriques, les plafonniers et les conduits de ventilation et de câblage. Un vacillement indique qu’il y a infiltration d’air.
    • Colmatez les fuites avec des matériaux isolants.
    • Posez des plaques isolantes ou insérez des capuchons de plastique dans les prises de courant situées sur les murs extérieurs.
    • Remplacez les coupe-froid.
    • Retirez les débris empêchant les clapets de sortie d’air de se rabattre complètement.
    • Installez une pellicule de plastique transparent sur les fenêtres que vous n’ouvrez pas l’hiver.

    Ventilation

    Rappel: le système de chauffage évacue d’abord l’humidité avant de chauffer la pièce.

    • Servez-vous d’un hygromètre pour vérifier le taux d’humidité.
    • Utilisez régulièrement le ventilateur de la salle de bains et celui de la hotte de la cuisinière. Remplacez-les s’ils sont désuets. Par contre, ne les laissez pas fonctionner plus que nécessaire. Ils pourraient aspirer l’air chaud de la maison… à l’extérieur.
    • Employez la sécheuse au lieu de faire sécher votre linge à l’air libre à l’intérieur.
    • Nettoyez le filtre à charpie après chaque utilisation de la sécheuse pour optimiser l’efficacité de l’appareil.
    • Nettoyez annuellement tous les conduits d’extraction d’air.

    Chauffe-eau

    Rappel: le chauffage de l’eau peut faire grimper votre facture annuelle de plus de 20%!

    • Lavez les vêtements à l’eau froide. Faites de grosses lessives plutôt que plusieurs petites. Et optez pour le cycle de lavage le plus court.
    • Prenez une douche au lieu d’un bain… mais ne vous éternisez pas sous la douche!
    • Ajoutez des aérateurs au pommeau de douche et au robinet de l’évier.
    • Réparez immédiatement tout robinet qui fuit.
    • Abaissez la température de l’eau du chauffe-eau à 54,4°C (130°F).

     

    Quand l’air est sec, les muqueuses le deviennent à leur tour et s’irritent facilement. Les virus se faufilent alors plus aisément, ce qui augmente notamment les risques d‘attraper rhumes, grippes et autres infections respiratoires. Voici donc cinq trucs pour traquer l’air sec.

    Mesurer le taux d’humidité à l’aide d’un hygromètre
    . Il est recommandé de maintenir l’humidité du lieu où l’on vit entre 30% et 50%. Faites le test régulièrement.

    Éviter la surchauffe.
    En baissant le thermostat et en maintenant la température ambiante entre 18°C et 20°C, vous obtiendrez un milieu plus humide.

    Ajouter des plantes. Le terreau humide des plantes d’intérieur, tout comme la vapeur d’eau qu’elles dégagent, produit de l’humidité dans les endroits où on les installe. Placez-en plusieurs dans une même pièce.

    Cuire les aliments dans une casserole sans couvercle. Il s’agit d’une source importante de vapeur d’eau, tout comme les douches et les bains.

    Suspendre les vêtements mouillés. Cela fait instantanément grimper le taux d’humidité. Utilisez toutefois ce moyen avec parcimonie afin de ne pas provoquer l’effet contraire, soit un surplus d’humidité propice à la prolifération des moisissures.

     

    Finances:  Diminuer sa facture d'électricité

     

     

     

     

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    Finances:  La France dans le top 10 des pays européens qui ont le plus de dépenses publiques

     

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    Finances:  Top 10 des pays où les expatriés gagnent le plus d’argent

     

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    Je jette mon argent par les fenêtres

     

     

    Côté économies, dans la vie, il y a les cigales et les fourmis. Ceux qui vivent de manière ascétique, ceux qui dépensent sans compter, et tout ce qui se trouve entre les deux. Le dernier billet de la série de Geneviève Pettersen sur l’argent.

     

    Geneviève Pettersen du magazine Châtelaine

     

     

    Finances:   Je jette mon argent par les fenêtres


    Photo: istock

     

     

    De retour à notre programmation régulière après l’événement tragique de Québec. J’avais commencé une série de trois billets pour explorer mon rapport à l’argent, à l’épargne et à la retraite. J’ai décidé de réfléchir à la question financière pour deux raisons. La première, c’est que l’argent m’angoisse. La seconde, c’est que je n’arrive pas à économiser, même si je sais que ça mettrait fin auxdites angoisses.

    J’aime bien me rassurer en me disant que mon compte d’épargne indique un beau gros zéro parce que le coût de la vie a considérablement augmenté, que je pratique un métier précaire et qu’avoir trois enfants, ça coûte cher. Mais pour être honnête, j’avouerais que mes habitudes de consommation y sont aussi pour quelque chose.

    Michelle McGagh, qui a travaillé comme journaliste financière pendant 10 ans tout en connaissant des fins de mois difficiles, est arrivée au même constat[1]. Afin de mettre à l’épreuve ses habitudes de consommation et enfin comprendre pourquoi elle était toujours à la dernière cenne, elle a décidé de vivre pendant un an en n’achetant que le nécessaire. On peut d’ailleurs en apprendre plus sur son expérience sur un blogue publié dans The Guardian.

    Pendant cette période, Michelle McGagh n’a porté que des vêtements qu’elle possédait déjà, ne s’est déplacée qu’en vélo et n’a mangé que des repas faits maison. Adieu shopping spree, voyages dans le Sud, café à emporter, coiffeur, esthéticienne, gym, librairie et sorties dans les bars ou au cinéma. Douze mois durant, la journaliste n’a fait que les dépenses strictement nécessaires : l’hypothèque, l’épicerie, l’assurance maladie, les frais de téléphonie mobile, l’Internet. Seuls les produits cosmétiques essentiels, comme le shampooing et le dentifrice, avaient le droit de siéger dans sa salle de bains. Résultat : Michelle a économisé 23 000 dollars et a pu payer toutes les dettes qu’elle avait accumulées depuis des années. Oui, vous avez bien lu, 23 000 piasses.

    Si, comme moi, vous croyez que c’est impossible, sortez une calculatrice, ouvrez votre dernier relevé bancaire et épluchez votre compte de carte de crédit. Vous verrez que si vous coupez toutes les dépenses jugées non nécessaires à la subsistance, le montant total de vos économies potentielles s’approchera dangereusement du sien.

    Après, on peut se demander si l’on a envie de vivre de cette façon. La journaliste confie d’ailleurs qu’elle a trouvé son expérience difficile par moments. Plusieurs choses lui manquaient : sa crème hydratante, son parfum et la possibilité de prendre l’autobus par grand froid ou les jours de pluie, par exemple. Il est clair que ce mode de vie ascétique est difficile à maintenir à long terme, mais il est sans doute bon de faire le tour de ses dépenses et de réaliser à quel point on jette son argent par les fenêtres. J’ai fait le test, et j’en suis venue à la conclusion que je dépense environ 100 $ par mois pour des trucs complètement inutiles et superflus. Je ne vous dirai pas lesquels, puisque chacun a sa propre définition de ce qui lui est essentiel. Je vous dirai seulement que je vais tenter de prendre ce 100 $ et de l’économiser. Ainsi, le solde de mon compte d’épargne ne sera plus à zéro et la jauge de mon angoisse va descendre. Petit train va loin, mon comptable l’a dit.

    [1] Source : https://sympa-sympa.com/inspiration-histoires/pendant-un-an-cette-fille-na-achete-que-le-strict-necessaire-regarde-combien-elle-a-economise–96060/

     

    Finances:   Je jette mon argent par les fenêtres

     

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    Comment les couples gèrent-ils leur argent?

     

    Parler de sexe, y’a rien là. Mais parler d’argent? Ouh là là… C’est sale, on ne touche pas à ça. Une chercheuse a pourtant convaincu des milliers de couples d’ouvrir leurs livres. Une première au Québec! Qui paye le loyer, l’épicerie, l’auto chez vous? Comment partagez-vous (ou pas) les revenus? Cachez-vous des dépenses à chouchou? De son enquête minutieuse, la sociologue Hélène Belleau a tiré un livre fascinant qui renverse des mythes et force à réfléchir. Et peut-être à agir. On en publie ici un extrait. On s’est aussi entretenu avec elle.


    Marie-Hélène Proulx du magazine Châtelaine

     


    Peu de conjoints discutent de leur manière de gérer l’argent ou des conséquences que ça peut avoir sur eux. Même les médias sont avares sur le sujet. « C’est top secret, classé X », écrivez-vous dans L’amour et l’argent – Guide de survie en 60 questions. Pourquoi ?


    Parler d’argent va à l’encontre de la logique amoureuse, qui ne fonctionne pas selon les mêmes codes que la logique marchande. C’est difficile de dire à l’autre : « ça, c’est à moi, c’est moi qui l’ai payé », ou « ça, on devrait le partager en cas de séparation »… Ça suggère que la relation pourrait se terminer. Ça oppose le couple plutôt que de le maintenir ensemble. Or, l’amour repose sur la fiction de la durée, sur l’idée qu’on va s’aimer toujours. C’est ce qui fait d’ailleurs qu’on s’engage, qu’on s’investit… Aussi, beaucoup de partenaires craignent de paraître calculateurs et matérialistes en mettant de l’avant leurs intérêts personnels, alors qu’en amour on est censé privilégier les intérêts de l’autre et du couple. On est dans l’altruisme, le don de soi, le désintérêt.


    Il faut vraiment comprendre que les amoureux ne raisonnent pas comme deux entrepreneurs qui font des affaires ensemble. Leur logique n’est pas moins valable : l’amour est essentiel au fonctionnement de la société. La famille serait invivable si elle reposait sur du donnant-donnant. Je le précise parce que bien des gens se sentent coupables et idiots après une rupture, quand ils s’aperçoivent qu’ils se sont appauvris. Je pense notamment aux femmes ayant mis de côté leur carrière pendant des années pour prendre soin de la famille. En se disant que les choses s’équilibreraient un jour… Et qui n’anticipaient pas l’éclatement de leur couple. Elles avaient confiance. Quand on fait confiance, on se dit qu’on n’a pas besoin de signer des contrats, de négocier des ententes. Ni même de se marier.

     

    Finances:  Comment les couples gèrent-ils leur argent?


    Photo: iStock

     

    Est-ce qu’un couple peut fonctionner même si les deux n’ont pas le même rapport à l’argent?

    Tout à fait. Dans le cadre de l’une de mes recherches, les partenaires étaient interviewés séparément, à quelques semaines d’intervalle. Or, certains avaient des modes de gestion si différents l’un de l’autre que j’ai d’abord cru qu’il y avait eu des erreurs d’arrimage entre conjoints ! L’essentiel est d’organiser ses affaires pour qu’aucun des deux ne se sente brimé dans ses priorités de dépenses.

    Votre enquête révèle que 10% des gens se font des cachotteries en matière de finances. Qu’ils dissimulent une partie de leur revenu délibérément, par exemple… Comment expliquez-vous ce comportement?

    Ça témoigne souvent d’inconforts inexprimés. Parfois, un partenaire peut avoir cédé à la volonté de son amoureux, qui insistait pour que le couple mette tout en commun… Mais ça l’étouffe, alors il se constitue une réserve secrète. D’autres cachent de l’argent par insécurité, en cas de rupture.


    Qu’est-ce qui vous a le plus surprise en faisant votre recherche ?

    Les Québécois se distinguent par leur manière de gérer leur argent. Ailleurs dans le monde, les couples mariés ont tendance à mettre leurs revenus en commun, tandis que ceux en union libre administrent leurs finances séparément. Mais pas ici : les comportements des époux et des conjoints de fait se ressemblent étrangement. La décision de regrouper les ressources dépend surtout de la longévité de l’union, et non du statut matrimonial.

    Autre fait étonnant : contrairement à ce qu’on pense, il y a proportionnellement beaucoup plus de couples mariés dans les villes qu’à la campagne. Plus on s’éloigne des centres urbains, plus on retrouve d’unions libres. C’est une option très populaire chez les Canadiens français d’origine catholique. Dans certaines régions du Québec, 80% des enfants naissent hors mariage.

     

     

    Finances:  Comment les couples gèrent-ils leur argent?


    Source: L’amour et l’argent – Guide de survie en 60 questions, Éditions du remue-ménage, 2017

     

    On découvre aussi en vous lisant qu’encore aujourd’hui, même chez les plus jeunes couples, ce sont surtout les femmes qui sont vulnérables sur le plan financier.


    Bien sûr. Parce qu’à la base, leur salaire moyen est inférieur à celui des hommes. Ce qui conduit à toutes sortes de déséquilibres. Prenons un couple qui a pour mode de gestion le partage des dépenses, comme c’est le cas de 37 % des familles au Québec. Les factures peuvent être payées moitié-moitié, ou proportionnellement au revenu de chacun. Sauf que certains font du moitié-moitié même quand l’un a des revenus plus faibles que l’autre – et c’est souvent la femme. Contribuer aux dépenses au prorata de ses revenus ne règle pas forcément le problème, parce que le couple aura tendance à avoir un niveau de vie à la hauteur de celui qui gagne plus. Le moins fortuné vivra donc au-dessus de ses moyens, grugeant dans ses économies, s’endettant même vis-à-vis de son partenaire pour être en mesure de le suivre dans ses activités.


    Les femmes vivant en union libre sont particulièrement à risque. Bien des gens pensent qu’après quelques années de vie commune, ou l’arrivée d’un enfant, les conjoints de fait sont aussi protégés que les époux. Que le partage des biens se fera équitablement en cas de rupture. Mais c’est faux – le mariage automatique est un mythe. Le cas classique, c’est celui du jeune couple qui s’installe. Arrivent les enfants. Pas besoin de se marier – les petits témoignent de leur engagement ! La femme réduit ses heures de travail pour en prendre soin, tandis que l’homme met les bouchées doubles au bureau pour compenser la perte de revenu. Il obtient une promotion. Son salaire augmente, il contribue davantage à son fonds de retraite. Il achète des meubles, des biens immobiliers, une voiture… Tout ça à son nom, puisqu’il a un meilleur crédit. Pendant ce temps, la conjointe s’occupe avec son propre salaire des dépenses du quotidien – les vêtements, la nourriture, les trucs périssables… Survient une mésentente profonde ; le couple se sépare. Monsieur repart avec la voiture, les meubles, les placements, parfois la maison, et poursuit sa carrière. Tandis que madame se retrouve avec ses sacs d’épicerie vides, dans un petit logement loué.


    Qu’est-ce qu’on peut faire pour pallier ces préjudices ?

    Le livre suggère quelques solutions pour atténuer les déséquilibres créés par les écarts de salaire importants dans un couple. Par exemple, déterminer un montant de base pour les deux conjoints avant de faire le partage des dépenses au prorata des revenus, planifier l’épargne à deux, etc. Ensuite, avec l’aide de juristes, la coauteure du livre Delphine Lobet et moi-même présentons un modèle de contrat de vie commune très simple et potentiellement rétroactif pour les couples qui ont déjà vécu quelques années ensemble. Les conjoints pourront s’en inspirer sans s’embarquer dans des négociations trop fastidieuses, nous l’espérons. Tout contrat est contestable, mais mieux vaut avoir un contrat contestable que pas de contrat du tout. Et ça ne dispense pas de consulter un expert du droit, évidemment.

    Ceci dit, au-delà des choix qu’on peut faire comme couple, il faudrait aussi que l’État revoit le concept de « revenu familial », utilisé notamment pour déterminer les mesures d’aide gouvernementale auxquelles un ménage a droit. Parce que ça aussi, ça mène à des situations criantes d’injustice… Le revenu familial est basé sur l’idée que les conjoints mettent en commun leurs salaires, et que tout est repartagé de manière plus ou moins équitable entre les deux. Sauf qu’il n’y a que la moitié des couples qui fonctionnent comme ça. Les autres font compte à part et partagent les dépenses. Ainsi, un père qui refait sa vie avec une femme qui gagne beaucoup plus que lui verra son crédit d’impôt pour services de garde diminuer parce que son « revenu familial » est maintenant beaucoup plus élevé. Et ce, même s’il ne touche pas un sou du revenu de sa conjointe, et qu’il est seul à s’acquitter des dépenses pour ses enfants ! Ça n’a aucun sens. J’espère que ce livre contribuera à faire bouger les choses.

     

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