• Histoire moderne.....Zombies : la véritable histoire des morts-vivants (et les preuves qu’ils existent

     

    Zombies : la véritable histoire des morts-vivants (et les preuves qu’ils existent vraiment)

    Une malédiction vaudou

    Zombies : une malédiction vaudou © daoart - Fotolia
    Ses origines sont mystérieuses, mais le zombie existe. Il plonge ses racines dans les cultes vaudous partis de l’ouest de l’Afrique (l’actuel Togo, Ghana, Bénin) : le zombie était alors un esprit des morts venant hanter les vivants. Les croyances ont suivi les esclaves jusqu’en Haïti, où certains rites se maintiennent aujourd’hui encore dans les campagnes. Aujourd’hui, 60 millions de personnes seraient liées aux cultes vaudous dans le monde. Dans cette tradition, les bokor (sorciers) sont capable de ramener les morts à la vie. Certains sorciers seraient capables de voler l’âme des vivants, laissant les corps errer à leur sort. Des compositions chimiques et des rituels de ressuscitation font partie de l’éventail de ces leaders charismatiques. Ils continuent à jouer un rôle important dans les croyances de nombreux Haïtiens.

    Des cas réels étudiés ?

    En Haïti, la présence de zombies dans la société est considérée comme réelle © abf - Fotolia
    En 1915, les Etats-Unis décident d’occuper militairement Haïti. Les soldats américains découvrent les légendes vaudou auprès de la population locale et les racontent à leurs proches restés au pays. L’auteur afro-américaine Zora Neale Hurston étudie la culture populaire sur place dans les années 1930. On lui présente une certaine Felicia Felix-Mentor : visage tuméfié, yeux fixes, vêtements déchirés, cette femme vient de revenir dans une ferme. Elle prétend que son père en était le propriétaire. Elle aurait été droguée puis traitée comme esclave. Tout au long du XXe siècle, de nombreux cas similaires sont documentés : dans les années 1980, un certain Obanis Pierre raconte avoir travaillé "comme un bœuf" dans un champ de canne à sucre sous l’influence d’une étrange substance alors que ses proches l’avaient enterré.

    L'étrange cas de Clairvius Narcisse

    Zombie : l’étrange cas de Clairvius Narcisse © sumnersgraphicsinc - Fotolia
    Le 30 avril 1962, un certain Clairvius Narcisse, un paysan haïtien, est admis dans un hôpital de Deschapelles, au centre du pays. Il a de la fièvre et crache du sang. Il meurt le surlendemain puis est enterré en présence de sa famille. Dix-huit ans plus tard, l’homme réapparait sur un marché et retrouve sa sœur. Il prétend avoir été empoisonné par un sorcier commandité par son frère avant sa première mort. Le coma profond aurait trompé les médecins et le sorcier aurait exhumé Clairvius Narcisse quelques jours après son enterrement. Drogué, il aurait servi d’esclave dans une plantation avant de recouvrer ses esprits après la mort de son frère. Le cas est attesté par plusieurs médecins et des proches. Il est notamment étudié par Wade David, un ethnobotaniste de l’Université d’Harvard.

    Des morts-vivants empoisonnés ?

    Zombie : des morts-vivants empoisonnés ? © daoart - Fotolia
    Pour Wade Davis, la théorie de l’empoisonnement est crédible. Dans son ouvrage The Serpent ans the Rainbow, publié en 1985, il assure que certaines substances peuvent bien plonger des hommes dans un état de coma suffisamment profond pour être confondu avec la mort. Des poisons dits "coup de poudre" à base de Tétrodotoxine (TTX) peuvent être fabriqués à partir de poissons-globes, provoquant notamment la paralysie. La victime peut également être maintenue dans un Etat second à l’aide d’extraits de datura. Sa théorie est néanmoins fortement contestée par ses pairs : pour la plupart des spécialistes en toxicologie, les effets devraient s’estomper avec le temps. Les défenseurs de la thèse de Davis assurent que la persistance de troubles neurologiques pourrait être causée par le manque d’oxygène lors du passage dans une tombe.

    Un trouble mental ?

    Zombie : un trouble mental ? © Anton Gvozdikov - Fotolia
    Dix ans après les travaux de Davis, une équipe de chercheurs propose une nouvelle explication aux cas de zombification. Dans le journal médical britannique The Lancet, les médecins Roland Littlewood et Chavannes Douyon arguent que les zombies sont en fait… des personnes atteintes de troubles mentaux. Ils étudient trois cas de personnes se présentant comme mortes-vivantes : la première est atteinte de schizophrénie, la seconde de crises d’épilepsie suggérant des dommages cérébraux. Le troisième patient était tout simplement un mythomane cherchant à voler l’identité d’une autre personne. Pour Littlewood, la société haïtienne aurait donc collé l’étiquette de zombie à des personnes dont les comportements sont impossibles à interpréter en raison de troubles mentaux.

    Une industrie qui marche

    C'est le cinéma qui a favorisé l'émergence de la figure du zombie tel qu'on le connaît aujourd'hui © julymi - Fotolia
    Si les cas de zombifications se cantonnent (pour l’instant) à Haïti, le succès des goules est mondial. Le genre a été lancé au cinéma par le film Les morts-vivants (White zombie), sorti sur les écrans en 1932. Béla Lugosi, célèbre pour ses rôles de Dracula, interprète le rôle d’un propriétaire terrien régnant sur une faction de zombies. Très vite, le paisible zombie haïtien quitte ses atours traditionnels et devient un mort-vivant affamé de cervelles humaines. Le genre fait florès, notamment après la sortie de La Nuit des morts vivants, puis Dawn of the Dead (Zombie), tous deux sont réalisés par George Romero. Le deuxième film, grinçant, mélange petit budget et critique de la société de consommation : les goules s'attaquent à un centre commercial. Aujourd’hui, The Walking dead est l’une des séries les plus populaires du monde.

    Ils existaient déjà chez nous

    Déjà chez nous © laszlolorik - Fotolia
    La fascination pour les morts-vivants existait avant les zombies dans la culture occidentale. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les danses macabres dessinées sur les murs des églises au Moyen-Âge tardif. Ces sarabandes mélangeant morts et vivants sont caractéristiques d’une époque angoissante, marquée par la Peste et la Guerre de Cent-Ans. On retrouve d’autres cadavres animés dans les œuvres d’Albercht Dürer à la fin du XVe siècle. Les zombies modernes traduisent nos angoisses du moment : la propagation d’une épidémie, l’incapacité à résister à un ennemi aux comportements différents du nôtre...

    Des techniques pour survivre

    Zombies : des techniques pour survivre © fotogestoeber - Fotolia
    Une épidémie zombie est à redouter, si l’on prend les films au pied de la lettre. En effet, dans la plupart des cas, cette condition se transmet par contact avec le sang ou la blessure d’une personne déjà infectée. En 2003, l’auteur américain Max Brooks publie son Guide de survie en territoire zombie. Très sérieux, l’ouvrage s’interroge sur les difficultés techniques engendrées par le fait de résister à un adversaire qui est déjà mort. Il recommande ainsi de se battre principalement à l’aide d’armes blanches, de conserver des vêtements proches du corps, de préférer les motos, plus maniables, aux voitures et – si possible – de vivre dans une maison sur pilotis. Les zombies sont en effet incapables de grimper… Les propriétaires de cabanes tchanquées, dans le secteur d’Arcachon, peuvent donc dormir tranquilles.

    Une propagation mathématique

    Zombies : une propagation mathématique © Andrey Kiselev - Fotolia
    Tout aussi sérieux, le CDC (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies), notamment chargé de garder l’œil sur Ebola, a édité un kit de survie anti-zombie. Son but, former les jeunes américains aux premiers secours et à l’hygiène. En 2009, un professeur de mathématiques canadien nommé Robert J. Smith ? (avec un point d’interrogation) a mis au point un modèle permettant de calculer la vitesse où se propagerait une épidémie zombie. Selon ses calculs, dans une ville de 500 000 habitants (pensez à Strasbourg ou Grenoble), le nombre de vivants serait dépassé par celui des morts-vivants en trois jours seulement. Le CDC a tout de même précisé qu’une épidémie zombie était impossible dans l'état actuel des connaissances.
     

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