• Les animaux les plus dangereux

         

    Les animaux les plus dangereux

     

    Les animaux les plus dangereux ne sont pas les plus imposants. Sur terre et dans la mer, des créatures souvent méconnues font partie des animaux les plus venimeux de la planète.
    Au mot venin, on pense immédiatement au serpent. Pourtant, insectes ou amphibiens, notamment les Anoures possèdent des poisons parmi les plus violents.

     

    Poison mortel sur terre

    En 1963, une femme de Tasmanie fut mordue au pied par un minuscule insecte. Un quart d’heure plus tard, elle était morte.
    L’animal qui lui avait infligé cette piqûre n’était autre qu’une fourmi de l’espèce Bulldog (Myrmecia sp) : l’une des bêtes les plus venimeuses de la planète.
    Il existe environ 90 espèces de fourmis du genre Myrmecia qui vivent toutes en Australie, à part une seule espèce qui évolue en Nouvelle-Calédonie.
    Ces fourmis mesurent de 15 mm à 40 mm de long.

    Fourmi bulldog

    Fourmi bulldog. (Myrmecia sp). © dinosoria.com

    Parmi ces espèces, deux fourmis Bulldog sont particulièrement venimeuses : Myrmecia forficata et Myrmecia pilosula.
    Leur venin provoque un choc anaphylactique.

    Myrmecia pilosula

    Myrmecia pilosula. By dracophylla

    Les venins qui provoquent la paralysie se trouvent habituellement chez les animaux qui ont intérêt à préserver la vie de leur victime, soit pour en retarder la consommation, soit pour la conserver à l’intention des petits encore à naître.

    Les guêpes solitaires, par exemple, se contentent de paralyser les chenilles et autres larves, puis elles déposent leurs œufs sur ces corps immobiles que viendront dévorer les jeunes.
    La quantité de poison injectée doit être mesurée avec une grande précision afin de provoquer la paralysie, mais pas la mort.

    Nombreuses sont les araignées qui conservent leurs victimes paralysées dans un linceul soyeux, afin de les mettre en réserve.
    Quelques-unes sont des tueuses et peuvent être très dangereuses pour l’homme. La veuve noire est extrêmement venimeuse.

    Veuve noire

    Veuve Noire (Latrodectus mactans). By tinyfroglet

    De même, l’araignée ermite brune, l’araignée à toile entonnoir, l’araignée à dos rouge d’Australie et l’araignée-bouton d’Afrique du Sud peuvent provoquer la mort.

    Le venin du scorpion ne provoque en général qu’une simple paralysie. Cependant, le dard caudal de certains scorpions comme l’Androctonus australis, peut infliger une piqûre mortelle. Entre 1936 et 1950, cet animal a causé la mort de 377 personnes en Algérie.

    Androctonus australis

    Androctonus australis. © dinosoria.com

    Parmi les serpents, le cobra royal est l’un des plus dangereux. On a vu ce serpent tuer des éléphants en les mordant à l’extrémité de leur trompe, là où la peau est tendre. Cependant, le serpent-tigre du sud de l’Australie possède un venin encore plus violent. Son venin est si actif que 0,609 mg suffit pour tuer un homme.

    Serpent tigre

    Serpent tigre. By Charlie Brewer

    Le trigonocéphale du sud-est des Etats-Unis produit assez de venin pour tuer 30 personnes.
    Le serpent qui détient le record mondial est le Taïpan.

    Taipan

    Taïpan . By Denise Chan .(Site de l'auteur)

    Le champion toute catégorie : l’un des poisons, qui est le plus violent au monde, n’est pas sécrété par un serpent. Ce record est détenu par un amphibien : le kokoï de Colombie (Phyllobates terribilis) également appelé phyllobate terrible. Ce dendrobate peut atteindre 41 mm ce qui en fait une des plus grandes espèces.

    kokoï de Colombie

    Kokoï de Colombie (Phyllobates terribilis). By woto

    Son corps est enduit d’une substance appelée batrachotoxine. Elle ne lui sert strictement à rien, ni à attaquer, ni à se défendre.
    Pourtant, 0,2 mg suffit pour tuer un homme.

    Poison violent dans la mer

    C’est dans la mer que vivent les animaux les plus venimeux. Parmi ces tueurs, le plus terrifiant est le poulpe à raies bleues du Pacifique.
    Son venin, qu’il inocule à l’aide de son bec corné, est si puissant qu’une seule morsure peut tuer un homme en l’espace de deux heures.

    Les savants ont bien réussi à découvrir la composition chimique de ce poison mais son action est tellement foudroyante que tous les antidotes sont inutiles.

    La piqûre de la guêpe de mer (Chironex fleckeri ), une méduse, est encore pire. Elle mesure en moyenne 17 cm de diamètre. Elle laisse traîner des tentacules qui peuvent tuer un nageur en quelques minutes.
    Elle s’en prend au système nerveux. La victime est saisie de sueurs froides, elle devient aveugle, s’asphyxie et meurt.

    Guêpe de mer. Chironex fleckeri

    Guêpe de mer (Chironex fleckeri) en aquarium. © dinosoria.com

    D’après les biologistes, aucun autre animal ne fabrique de poison aussi violent. Cette méduse vit à moyenne profondeur, dans les eaux du littoral australien et du sud-est asiatique. Translucide dans l'eau, elle est difficile à repérer.

    Guepe de mer

    Dans l'eau, la Guêpe de mer est translucide. © dinosoria.com

    Le poisson-épineux de l’océan indien possède également un poison neurotoxique foudroyant. Il est injecté par les treize épines dorsales et provoque des souffrances atroces, le délire et parfois la mort.

    Enfin, on peut aussi citer au palmarès des animaux les plus dangereux, le cône des eaux tropicales. C’est l’escargot le plus venimeux du monde. Conus geographus (Cône géographe) évolue dans l'océan Indien et dans l'ouest de l'océan Pacifique.
    Un homme succombe en moins de deux heures aux effets de son liquide paralysant qui est inoculé au moyen d’une dent effilée comme une aiguille.

    Conus geographus. Cône géographe

    Conus geographus (Cône géographe). By smallislander

    Les cônes sont des escargots marins. Ces mollusques gastéropodes sont des prédateurs carnivores.
    Les cônes sont dotés d’un appareil venimeux avec un proboscis, fine trompe qu’ils arment d’un harpon muni de dents radulaires, avec lesquelles ils tuent leurs proies. Les venins des cônes sont thermostables. Ils contiennent des substances actives. Il s’agit de petits peptides : les conotoxines, qui agissent au niveau des canaux ioniques et des récepteurs présents dans le système neuromusculaire et dans le système nerveux central.

    L’homme, après avoir ramassé un cône et l’avoir conservé à la main, ressent une violente douleur au point de piqûre, suivi d’un œdème, puis, dans les formes graves, des paralysies musculaires avec décès par paralysie des muscles respiratoires. Les cônes les plus souvent en cause sont les cônes piscivores, en particulier Conus geographus, les gros cônes malacophages, dont Conus textile, deux cônes communs dans toute la province indopacifique.

    V.Battaglia (02.2005


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