• Médecine: Mosquirix, le vaccin antipaludéen, va être utilisé en Afrique

     

    En bref : Mosquirix, le vaccin antipaludéen,

    va être utilisé en Afrique

     

    L’Agence européenne du médicament (Ema) a donné un avis favorable pour l’utilisation du Mosquirix en Afrique. L’OMS devrait prochainement inclure ce vaccin antipaludéen dans ses recommandations vaccinales.

     

     
     

    Le Mosquirix pourrait être administré aux jeunes enfants qui payent un lourd tribut à cette maladie. © DFID, UK Department for International Development, Flickr, CC by 2.0

    Le Mosquirix pourrait être administré aux jeunes enfants qui payent un lourd tribut à cette maladie. © DFID, UK Department for International Development, Flickr, CC by 2.0

     
     

    Le Mosquirix a reçu le 24 juillet un « avis scientifique positif » du Comité des médicaments à usage humain de l’Ema. Ce vaccin est le premier à être reconnu comme efficace dans la lutte contre le paludisme. Un fléau à l’origine de plus de 600.000 morts chaque année dans le monde. Parmi eux, 90 % vivent en Afrique. Sur ce même continent, 83 % des victimes sont des enfants de moins de 5 ans. Raison pour laquelle le laboratoire GSK prévoit une diffusion exclusive de son vaccin « hors Union européenne, dans les zones les plus endémiques de l’Afrique, auprès des petits âgés de 6 semaines à 17 mois ». L’aval de l’Ema fait suite à la publication d’une étude de phase 3 menée auprès de 16.000 enfants dans sept pays africains (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, Tanzanie).

     

    Au total, 56 % des nourrissons vaccinés à l’âge de 5 à 17 mois ont été protégés, contre 31 % chez les petits vaccinés entre 6 et 12 semaines. Une efficacité jugée modeste dans la mesure où les bénéfices du Mosquirix se sont avérés diminués 12 mois après la vaccination. « L’action du vaccin décroît dans le temps, sa prescription précoce est donc indispensable pour renforcer de manière significative la protection des plus jeunes », précise l’Ema. Par ailleurs, le Mosquirix ne suffit pas à la protection totale contre le paludisme : l’administration du vaccin n’enlève rien à l’importance des gestes préventifs. « Les moustiquaires imprégnées d’insecticides, les traitements à base d’artémisinine et les tests de diagnostic rapide sont indispensables pour améliorer le taux de survie. » Autant d’efforts indispensables pour espérer atteindre l’objectif d’éradication du paludisme fixé pour 2030.

     

    Reste à évaluer le rapport coût/efficacité du Mosquirix et la faisabilité des campagnes de vaccination. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) devrait publier ses recommandations en novembre 2015 pour une arrivée du vaccin sur le marché en 2017.

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