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    L'oursin et son étonnant pouvoir

    de régénération

     

    Les oursins possèdent toute leur vie des capacités de régénération importantes, comme si le temps n'avait pas d'effet sur eux ! Certains peuvent vivre jusqu'à 100 ans... L’étude de ces animaux intéresse la recherche sur le vieillissement, en quête de nouveaux remèdes anti-âge.

     

     
     

    L’oursin est le nouvel animal star de la médecine régénérative. © Hallbergsf, Shutterstock

    L’oursin est le nouvel animal star de la médecine régénérative. © Hallbergsf, Shutterstock

     
     

    Au cours du vieillissement, les animaux perdent des fonctions et voient généralement leurs capacités à régénérer des tissus s’affaiblir. L’équilibre entre la division et la mort cellulaire joue un rôle essentiel dans le vieillissement. Or les oursins sont des animaux marins particulièrement intéressants pour la recherche sur le vieillissement : ces échinodermes sont capables de régénérer des appendices (pieds et épines), ils ne cessent de grandir et peuvent se reproduire tout au long de leur vie. Certaines espèces d’oursins vivent jusqu’à 100 ans.

     

    Dans un article paru dans Aging Cell, des chercheurs du Bermuda Institute of Ocean Sciences(Bermudes) et du MDI Biological Laboratory (Salisbury Cove aux États-Unis) se sont donc intéressés à la régénération des tissus chez ces animaux. Leurs résultats suggèrent que le vieillissement n’est pas forcément un processus inéluctable…

     

    Dans cette étude, les chercheurs ont comparé trois espèces d’oursins, qui avaient des espérances de vie très différentes : l’oursin rouge géant Mesocentrotus franciscanus (pouvant vivre plus de 100 ans), l’oursin pourpre Strongylocentrotus purpuratus (vivant environ 50 ans) et l’oursin variableLytechinus variegatus (qui vit au maximum quatre ans). Ce dernier vit dans l’océan Atlantique, contrairement aux deux autres originaires de l’océan Pacifique. Ces différentes espèces d’oursins présentent des modes de vie comparables : herbivores, ils vivent tous près des côtes.

     

    Les oursins vivent près des côtes.
    Les oursins vivent près des côtes. Un animal qui a du piquant ! © msupercolor, Shutterstock

     

    L’oursin régénère des tissus pendant toute sa vie

     

    Les chercheurs ont observé que, chez les trois espèces, la capacité de régénération n’était pas affectée au cours de l’existence, que leur espérance de vie soit courte ou longue.

     

    Les chercheurs se sont également penchés sur l’expression de gènes impliqués dans la prolifération cellulaire (pcna), dans le maintien des télomères (tert) et la multipotence (seawi et vasa). TERT est un composant de la télomérase, l’enzyme qui maintient les télomères et l’intégrité du génome. De nombreux animaux qui expriment Piwi (Seawi est l’homologue de Piwi chez les oursins) ou Vasa dans leurs cellules multipotentes possèdent une haute capacité de régénération dans leurs tissus. Les cellules multipotentes sont des cellules capables de se diviser et de se différencier en plusieurs types cellulaires différents.

     

    Il apparaît que l’expression de ces gènes se maintenait au cours du temps dans les tissus. La protéine Vasa a été localisée dans différents tissus, grâce à des techniques immunologiques. La présence de ces protéines suggère donc l’existence de cellules multipotentes dans les tissus adultes, ce qui expliquerait les capacités de régénération exceptionnelles des oursins.

     

    Cette recherche montre qu’un organisme peut conserver ses capacités de régénération de tissus toute sa vie, comme s’il ne vieillissait pas ! Les chercheurs espèrent mieux comprendre les mécanismes cellulaires expliquant cette capacité de régénération. Les applications seraient nombreuses : pour lutter contre le vieillissement chez l’Homme ou pour régénérer des tissus.

     

    À découvrir en vidéo autour de ce sujet :


    Les étoiles de mer ont une toute petite bouche mais cela ne leur empêche pas de manger de grandes proies. Pour ce faire, elles ont développé une solution étonnante. Voici en vidéo un aperçu de leur repas.

     

    Mollusques:  L'oursin et son étonnant pouvoir de régénération + vidéo

     

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    Dans les abysses, un calmar surpris

    en pleine chasse 

     

     

    Les promenades dans les abysses offrent des spectacles surprenants, comme la chasse du calmar aux yeux noirs par exemple. Ce prédateur attrape et enlace sa proie jusque dans les profondeurs. Une vidéo de l’institut de recherche de Monterey Bay en témoigne, que nous vous invitons à découvrir ici.

     

     
     
     

     

    Le calmar au yeux noirs (Gonatus onyx) est un prédateur et lorsqu’il chasse, il n’a pas peur d’entraîner plus gros que lui dans un combat mortel. Ce poisson éperlan n’a pas eu de chance, car une fois pris au piège il ne lui reste guère d'échappatoire. Lorsque le calmar attaque, ses tentacules pourvues de ventouses et de crochets adhèrent à la proie. Puis ce céphalopode des abysses tourne sa victime pour lui donner le coup de grâce avec son bec. L'éperlan a de son côté un système de défense original : en cas de danger, il peut perdre ses écailles afin d’échapper aux prédateurs. Malheureusement pour lui, la méthode ne fonctionne pas à tous les coups. Le calmar l’entraîne alors vers les abysses pour en faire son repas...

     

    Lors de la chasse, ces calmars peuvent descendre jusqu’à 1.500 m. Ils sont plutôt communs au nord de l’océan pacifique, entre le Japon et la Californie, là où travaillent les équipes de l’observatoire du Mbari. Avec une taille d’une vingtaine de centimètres, ces animaux vivent plutôt en bancs lorsqu’ils sont jeunes et deviennent plus solitaires à l'âge adulte. Ce sont de bons nageurs qui, en cas d’attaque et à l'instar des pieuvres, peuvent se camoufler derrière un nuage d’encre.

    © Mbari

     

    Mollusques:  Dans les abysses, un calmar surpris en pleine chasse

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    de la revue La Semaine

    Mollusques:  Les pieuvres (2 pages)

     

    Mollusques:  Les pieuvres (2 pages)

     

    Mollusques:  Les pieuvres (2 pages)

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    Les étoiles de mer illuminent les océans du globe

    Etoiles de mer
    Les étoiles de mer sont des animaux marins dont on retrouve différentes espèces dans tous les océans du globe. Des couleurs éclatantes allant du rouge au bleu, des formes tentaculaires ou stellaires, elles ont su s'adapter au cours des millénaires.
    ©  Christophe Thuin - Galerie photo

    Des échinodermes

    Echinodermes
    Les étoiles de mer sont des animaux marins appartenant à l'embranchement des échinodermes, dont la racine étymologique signifie en grec "à peau épineuse" et auquel appartiennent également les oursins.
    ©  Elena Magana - Galerie photo

    Des centaines d'espèces

    Centaines d'espèces
    L'Egypte, Bali, Cuba comme ici et même les côtes du littoral français, la diversité des quelques 1 600 espèces d'étoiles de mer, astérides ou encore astéroïdes, fait qu'elles ont colonisé tous les océans du globe.
    ©  Charlotte Grimbert - Galerie photo

    Un prédateur redoutable

    Prédateur redoutable
    Animal marin méconnu, l'étoile de mer est un prédateur qui se nourrit principalement de mollusques et de crustacés. Avec ses bras, elle force l'ouverture de la coquille.
    ©  Michel Guénanten - Galerie photo

    Asterias rubens

    Asterias rubens
    Asterias rubens est l'étoile de mer commune que l'on retrouve sur nos côtes. Elle se nourrit d'huîtres et de moules et vit jusqu'à une profondeur de 200 m. Sa taille moyenne est de 15 cm même si certains spécimens atteignent 50 cm.
    ©  Nadine Prost-Romand - Galerie photo

    Des pieds

    Des pieds
    L'étoile de mer est pourvue de pieds ambulacraires, c'est-à-dire dotés de ventouses, qui lui permettent de se fixer solidement ou de se désolidariser de son substrat.
    ©  Jean-Claude Bataille - Galerie photo

    L'astéride possède deux estomacs

    Deux estomacs
    L'étoile de mer possède deux estomacs. L'estomac cardiaque et l'estomac pylorique. L'estomac cardiaque est comme un sac que l'animal peut sortir de son corps. On parle alors de digestion externe.
    ©  Jean-Claude Bataille - Galerie photo

    Un double système de protection

    Protection double
    Pour se protéger de leurs prédateurs, les étoiles de mer peuvent sécréter des substances toxiques. Elles peuvent aussi se séparer d'un de leur bras attaqué. Celui-ci sera régénéré ensuite.
    ©  Jean-Luc Rollier - Galerie photo

    Linckia Laevidata

    Linckia Laevidata
    D'une taille comprise entre 12 et 20 cm, cette étoile de mer se rencontre principalement dans les mers indopacifiques comme ici, aux Philippines, dans les zones où la température est comprise entre 15 et 25 °C.
    ©  Emmanuelle Cas - Galerie photo

    Déplacement

    Déplacement
    Les étoiles de mer sont très lentes à se déplacer. Il n'est pas rare qu'elles ne parcourent qu'à peine 1 km de toute leur vie car elles se trouvent en général tout près de leur nourriture.
    ©  Cécile Cosson - Galerie photo

    L'étoile coussin

    Etoile coussin
    Rencontrée ici dans les eaux de Bornéo, Choriaster Granulatus est communément appelée étoile coussin granuleuse.
    ©  Eric Masson - Galerie photo

    Régénération

    Régénération
    Les étoiles de mer ont la capacité de se régénérer. Certaines espèces peuvent même le faire à partir d'un bras uniquement. Un bras perdu peut "repousser" en moins d'un mois.
    ©  Yannis Huet - Galerie photo

    La taille d'une étoile

    Taille
    L'étoile de mer peut mesurer entre 5 cm et plus d'1 m de diamètre. La plus grande étant Midgardia xandaras qui peut atteindre près d'1,30 m.
    ©  Camille Villegas - Galerie photo

    Peu de prédateurs

    Peu de prédateurs
    Hormis le triton, les étoiles de mer ont peu de prédateurs. Si ce n'est aussi l'homme qui les fait parfois sécher et les vend comme souvenirs aux touristes.
    ©  Valérie Nicolle - Galerie photo

    Etoile caribéenne

    Etoile caribéenne
    Sur le sable fin de Guadeloupe, une étoile rouge et épineuse aux bras peu développés.
    ©  David Rouault - Galerie photo

    Chaînon d'un écosystème fragile

    Ecosystème fragile
    Les coquilles de triton sont des souvenirs prisés des touristes. Néanmoins, chasser le principal prédateur des étoiles de mer laisse le champ libre à celles-ci qui, dans certaines régions du monde, ravagent les récifs coralliens.
    ©  France Verneau Ramonet - Galerie photo

    Mode de reproduction

    Mode de reproduction
    Si les étoiles de mer peuvent se régénérer, la reproduction sexuée existe également pour la plupart des espèces. La femelle libère ses œufs au gré des courants. Ils seront fécondés par les spermatozoïdes émis par le mâle de la même manière.
    ©  Sylvain Pouce - Galerie photo

    Amateur de corail

    Amateur de corail
    400 km de la barrière de corail australienne furent ravagés par des étoiles de mer, les couronnes du christ ou acanthasters, dans les années 1960. Si le phénomène semble s'estomper depuis les années 80, les étoiles se nourrissaient de corail à hauteur de 1 km par jour.
    ©  Jean-Claude Bataille - Galerie photo

    Mayotte

    Mayotte
    Linckia laevigta est facile à reconnaître grâce à ses bras longs et surtout à sa couleur bleue intense qui peut néanmoins prendre une nuance un peu violacée selon la région où elle vit. Ici, elle baigne dans les eaux limpides de Mayotte.
    ©  Gwenaëlle Fanoi - Galerie photo

    Paysage de Saint-Barthélemy

    Saint-Barthélemy
    Il n'est pas rare de croiser une étoile aux abords de Saint-Barthélemy, grâce à la clarté de l'eau, elle est facilement observable.
    ©  Aimeric Montin - Galerie photo

    En République Dominicaine

    République Dominicaine
    Faisant près de 60 cm de diamètre, cet astéride a été remonté des profondeurs des mers dominicaines.
    ©  Catherine Quentin - Galerie photo

    Cinq bras issus d'un centre

    Cinq bras
    En général, l'étoile de mer possède 5 bras issus d'un centre. On parle de symétrie pentaradiale. Au bout de chaque bras se trouve un récepteur tactile et olfactif assurant la réception sensorielle de l'animal.
    ©  Sara Bernard - Galerie photo

    L'étoile de mer glaciaire

    Etoile de mer glaciaire
    Marthasrerias glacialis est plus communément appelée étoile de mer glaciaire ou étoile épineuse. D'une taille à l'âge adulte variant entre 30 et 50 cm, on la retrouve dans le bassin méditerranéen et en Bretagne, comme ici, sur l'île d'Houat. Elle peut avoir une teinte grise, bleue ou verte.
    ©  Joëlle Millet - Galerie photo

    Le squelette d'une étoile

    Squelette
    Le squelette d'une étoile de mer est constitué de plusieurs plaques indépendantes. L'étoile est également pourvue d'un derme épais qui participe à sa rigidité.
    ©  Sonia Cungs - Galerie photo

    Les ophiures

    Ophiures
    Les ophiures ressemblent beaucoup aux étoiles de mer et appartiennent également aux échinodermes. Cependant elles s'en distinguent par leur mobilité et par leurs bras qui ne contiennent aucun organe.
    ©  Didier Tertre - Galerie photo

    L'orifice buccal

    Orifice buccal
    L'orifice buccal de l'étoile de mer est situé sur la face ventrale de l'animal.
    ©  Josette Le Bourhis - Galerie photo

    Etoile calédonienne

    Etoile calédonienne
    Cette étoile de mer est nocturne et passe le jour dans les fissures. On les trouve entre 1 et 25 m de profondeur.
    ©  Isabelle Kasperczyk - Galerie photo

    Les bretonnes

    Bretonnes
    Ces Asterias rubens ont été retrouvées sur le littoral breton. On retrouve néanmoins cette espèce jusqu'au Cap-Vert au sud et jusqu'à la mer Baltique au nord.
    ©  Christian Loubignac - Galerie photo

    Attention, prédateur !

    Attention
    Les étoiles de mer possèdent pourtant tous les accessoires nécessaires à la prévention. A la fois prédateurs et proies peu recommandées, piquants et couleurs annoncent le danger.
    ©  Bénédicte Albouy - Galerie photo

    Pourtant si jolies

    Si jolies
    Redoutables, les étoiles de mer n'en demeurent pas moins des animaux indispensables à la beauté des fonds marins du monde. Comme ici, près du village des Trois-Ilets, en Martinique.
    ©  Emmanuelle Meillat - Galerie photo

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    Le monde merveilleux des escargots

    capturé en photos

     

     

    Brice 
     
     

    J'ai toujours eu un petit faible pour les petites créatures qui peuplent nos terres, et notamment les escargots. Mais il n'est pas aussi simple de saisir la beauté de ces petites créatures. Timides, elles préfèrent généralement se cacher dans leurs petites «maisons».

     

    Beaucoup de photographes, cependant, en ont fait leurs sujets. Ils ont dû s'armer de patience avant que les petites créatures n'aient décidé de pointer le bout de leur nez, mais ça valait le coup. L'occasion pour nous de partager un bref moment avec ce monde si minuscule, qu'il nous arrive bien souvent de l'oublier. Pourtant, il est bel et bien là, et il est magnifique :

     

    Vyacheslav Mishchenko
     
     
    Oleg Serkiz
     
     
    Farooq Muhammad
     
     
    Gabi Stickler
     
     
    Dora Apostolova
     
     
    Vasile Barbu
     
     
    Oleg Serkiz
     
     
    Carole Lambert
     
     
    Vyacheslav Mishchenko
     
     
    Gerardo Aizpuru
     
     
    Constantin Stanciu
     
     
    Hanne Lauritsen
     
     
    Vyacheslav Mishchenko
     
     
    San Bamunuge
     
     
    Paul Pettitt
     
     
    Onur Öztürkler
     
     
    Alexandru Ivan
     
     
     
     
     
    Vyacheslav Mishchenko
     
     
    Vyacheslav Mishchenko
     
     
     
    Vyacheslav Mishchenko
     

    Mollusques:  Le monde merveilleux des escargots capturé en photos

     
     
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