•  

    Martin Luther (1483 - 1546)

     

    L'initiateur de la Réforme

     

     

    Le 31 octobre 1517, sur la porte de l'église du château de Wittenberg, en Saxe, un moine allemand affiche 95 thèses où il dénonce les scandales de l'Église de son temps. Sans s'en douter, Martin Luther, ce faisant, va briser l'unité de l'Église catholique et jeter les bases du protestantisme.

    André Larané
     

    Luther vêtu en augustin, Lucas Cranach l’Ancien, 1523.

     
    L'Europe religieuse

     

    Mythologie et Religion 2:  Martin Luther (1483 - 1546) - L'initiateur de la Réforme

     

    Aux alentours de 1500, la chrétienté occidentale est en pleine ébullition. Les conditions de vie s'améliorent, surtout dans les villes où les échanges commerciaux et l'artisanat favorisent l'émergence d'une bourgeoisie riche et relativement instruite.

    L'invention de l'imprimerie met la lecture à la portée du plus grand nombre et l'on prend goût à lire dans le texte et commenter les écrits évangéliques sur lesquels se fonde l'enseignement de la religion chrétienne. Aussi le geste de Luther a-t-il immédiatement un profond retentissement en Allemagne...

    L'enchaînement des passions va entraîner une scission religieuse sans précédent en Europe et la constitution d'Églises rivales de Rome, les Églises dites protestantes ou réformées.

     

    Un moine inquiet

    Martin Luther est né à Eisleben, en Thuringe, le 10 novembre 1483. Fils d'un mineur qui s'est enrichi à force de travail, il étudie à l'Université d'Erfurt pour satisfaire son père qui veut l'engager dans la magistrature.

    Mais selon son témoignage, il est, un jour d'été, le 2 juillet 1505, surpris par un orage violent qui foudroie un arbre à côté de lui. Pris de frayeur, il s'écrie : « Sainte Anne, secourez-moi. Je me ferai moine ! » Sitôt dit, sitôt fait, il entre au couvent des Augustins au désespoir de son père.

    Sans doute cette décision fut-elle le fruit d'une longue maturation inspirée par la piété profonde de sa mère...

    Devenu prêtre, Luther commence à enseigner la théologie à Wittenberg, en Saxe. Mais il ne tarde pas à s'interroger sur la grâce divine et les moyens d'accéder à la vie éternelle.

     

    Martin Luther (10 novembre 1483, Eisleben, Thuringe ; 18 février 1546) par Hans Baldung

    À l'hiver 1513, étudiant l'épître aux Romains de saint Paul, il est frappé par l'expression : « Le juste vivra par la foi ».

    Par cette révélation (« l'événement de la tour » du couvent de Wittenberg), le théologien arrive à la certitude que l'homme ne peut être sauvé que par sa foi et non par ses oeuvres.

    Il se convainc que la justice selon l'Évangile n'est pas soumission à une loi mais don de Dieu. Animé par un génie certain et une grande intégrité morale, Luther remet dès lors en question la théologie officielle.

    Il puise son inspiration dans l'enseignement de Jan Hus, un réformateur tchèque brûlé à Prague un siècle plus tôt (en 1415), qui lui-même avait été attentif aux sermons d'un contemporain anglais, John Wycliff.

    Ses réflexions sur la théologie conduisent Luther à s'interroger sur le comportement de la hiérarchie catholique. Celle-ci lui apparaît divisée et profondément corrompue, devenue dédaigneuse au plus haut point du message de l'Évangile.

    Pas plus que ses prédécesseurs Hus et Wycliff, Luther n'entend se séparer de l'Église catholique. Il voudrait seulement la ramener dans le droit chemin.

    Il faut dire que ses griefs à l'égard du Saint-Siège ne manquent pas de fondement. Le 11 mars 1513, au pape Jules II a succédé le second fils de Laurent le Magnifique, Giovanni de Médicis (38 ans), sous le nom de Léon X. Cet épicurien cultivé, principal pape de la Renaissance, se soucie autrement plus de faire la fête et d'enrichir sa famille que de réformer l'Église. Il protège le peintre Raphaël, qui va décorer ses appartements du Vatican, les célèbres « Stanze ».

     

    La Réforme de Luther

    Le 31 octobre 1517, la vie de Luther et la chrétienté occidentale basculent. Ce jour-là, le moine publie 95 thèses qui sont autant de dénonciations des abus du clergé romain. Une chronique tardive nous dit qu'il a lui-même placardé son texte sur la porte de l'église de Wittenberg. Il l'a sans doute plus sûrement diffusé auprès de ses confrères universitaires et des autorités ecclésiastiques... 

    Le premier des scandales que dénonce Luther est l'abus qui est fait des indulgences. Il s'agit des aumônes que le clergé catholique a pris l'habitude de récolter contre la promesse d'un allègement des peines qui attendent les pécheurs au Purgatoire, antichambre du Paradis. Ces collectes ont été relancées par le pape Léon X dans le but de reconstruire Saint-Pierre de Rome dans le goût fastueux de la Renaissance italienne.

    Comme par ailleurs les rois de France et d'Espagne, François 1er et le futur Charles Quint se sont portés candidats au titre impérial, les indulgences sont aussi mises à profit pour rembourser les dépenses considérables qui servent à acheter les votes des sept princes électeurs d'Allemagne.

    Les 95 thèses affichées à Wittenberg ont un profond retentissement en Allemagne et échauffent les esprits. « Autrefois, les trésors de l'Évangile étaient le filet qui servait à saisir les hommes dévoyés par la richesse ; aujourd'hui, les trésors des indulgences servent seulement à saisir les richesses des hommes », écrit le moine... Mais le Saint-Siège et les princes allemands tardent à les condamner, ne voulant pas se mettre à dos la population avant l'élection impériale qui doit se tenir en 1519.

    De son côté, Martin Luther fait preuve dans un premier temps d'une sincère volonté de conciliation. Tout en se plaçant sous la protection de Frédéric III de Saxe, il dialogue avec les théologiens romains mais doit bientôt se rendre à l'évidence : les thèses des deux bords sont inconciliables.

    Au début de l'année 1520, Luther entre résolument en dissidence contre Rome qu'il présente comme la « rouge prostituée de Babylone ». Il dénie à l'Église le pouvoir d'effacer les peines dans l'au-delà et formule une doctrine de la grâce divine en rupture avec la pratique catholique. Il conteste les sacrements, à l'exception du baptême, de l'eucharistie (la communion) et de la pénitence.

    Entre autres choses, Martin Luther réclame pour l'ensemble des fidèles et pas seulement pour les prêtres le droit de communier sous les deux espèces, le pain et le vin. Sa formule fait mouche : « Nous sommes tous prêtres ».

    Considérant que les chrétiens n'ont pas besoin d'intermédiation pour aimer Dieu, il condamne la fonction cléricale et la vie monastique. Des pasteurs mariés peuvent suffire pour guider le peuple dans la lecture des Saintes Écritures. 

    Chaque fidèle est encouragé à découvrir par lui-même les Écritures saintes. Il va en résulter dans les pays luthériens une forte incitation à l'apprentissage de la lecture et l'alphabétisation.

     

    Victoire de Luther

    Travaillant avec frénésie, Luther publie rien que dans l'année 1520 cinq ouvrages majeurs qui dessinent les contours de sa doctrine.

    Luther brûle la bulle du pape, par L. Rabus (1557)

    Par son « Appel à la noblesse chrétienne de la Nation allemande », en avril, le prédicateur consolide son emprise sur l'Allemagne. Il se rallie la noblesse, laquelle se laisse convaincre par la perspective de s'approprier les terres et les biens de l'Église et des institutions catholiques.

    Viennent ensuite Des bonnes oeuvres(mai), De la papauté de Rome (juin), De la liberté du chrétien (octobre) et Prélude sur la captivité babylonienne de l’Église(octobre).

    Lorsque le 15 juin 1520, le pape Léon X le condamne par la bulle (*Exsurge Domineet fait brûler ses 95 thèses, Luther est en mesure de résister. Il défie même le pape en brûlant la bulle à Wittenberg.

    En retour, il est excommunié le 3 janvier 1521 et le légat pontifical demande sa convocation à Rome, mais le jeune empereur Charles Quint, qui craint un soulèvement populaire, obtient qu'il soit d'abord entendu par la Diète, c'est-à-dire l'assemblée représentative de l'empire allemand.

     

    Albert le Magnanime entre MartinLuther et Philippe Melanchton, par Lucas Cranach l'Ancien

    Le 17 avril 1521, Martin Luther comparaît devant la Diète réunie à Worms, sur le Rhin, en présence de l'empereur. Il expose sa doctrine et refuse courageusement de se rétracter. Le moine s'attend à être arrêté et brûlé comme Jean Hus, un siècle plus tôt... Mais grâce à son protecteur, l'Électeur de Saxe, justement nommé Frédéric le Sage, il est toutefois autorisé à quitter Worms.

    L'empereur ne veut pas en rester là et obtient le 26 mai 1521 sa mise au ban de l'Empire.

    Pour éviter à Luther d'être arrêté, l'Électeur le fait enlever sur la route de Wittenberg et l'amène dans sa forteresse de la Wartburg, en Saxe, près d'Eisenach, où il va se cacher pendant un an sous le nom de « chevalier Georges », abandonnant ses habits monastiques et se laissant pousser la barbe.

    Il profite de cette retraite forcée pour réaliser son chef-d'oeuvre littéraire, la traduction du Nouveau Testament. Cette tâche l'amène à fixer les traits de la langue allemande, jusque-là langue orale éclatée en différents patois régionaux.

     

    Une nouvelle confession chrétienne

    Katherine von Bora, épouse de Luther (29 janvier 1499 Lippendorf ; 20 décembre 1552, Torgau)

    Pendant ce temps, les idées luthériennes se répandent comme une traînée de poudre dans le peuple et l'élite de l'Allemagne.

    Les prêtres se marient, les moines et les religieuses abandonnent leur couvent. On voit émerger des sectes comme les anabaptistes.

    N'y tenant plus, Luther quitte le 1er mars 1522 son repaire de la Wartburg et se rend à Wittenberg en vue de prendre les choses en main et d'organiser le cadre d'un christianisme rénové.

    Il abolit les jeûnes, les confessions, les messes privées...

    Lui-même renonce à l'habit monastique et, en 1525, épouse une ancienne religieuse cistercienne, Catherine von Bora, dont il aura six enfants.

     

    La Guerre des paysans

    Les positions se radicalisent... Les lettrés humanistes comme Érasme rompent avec Luther par fidélité à l'Église catholique. De son côté, le prédicateur n'hésite pas à prendre parti pour les privilégiés dans la «  Guerre des paysans  » (Bauernkrieg) qui éclate en Allemagne du sud.

    Inspirés par le théologien Thomas Münzer, adepte de théories millénaristes annonciatrices de la fin du monde, les paysans réclament l'abolition du servage, l'allègement des taxes et une réforme non seulement religieuse mais aussi sociale.  

    Guidés parfois par d'anciens prêtres ou des chevaliers, ils saccagent églises, châteaux et couvents.

    Luther appelle les nobles à les écraser de la façon la plus brutale qui soit : « Chers seigneurs, poignardez, pourfendez et égorgez à qui mieux mieux. Si vous y trouvez la mort, tant mieux pour vous ; jamais vous ne pourrez trouver une mort plus bienheureuse, car vous mourrez dans l'obéissance au commandement de la parole et de Dieu », écrit-il dans son pamphlet Wider die raüberischen und mörderischen Rotten der Bauern (Contre les hordes homicides et pillardes des paysans).

    La guerre prend fin avec la défaite de Thomas Münzer et des paysans de Thuringe à Frankenhausen, le 15 mai 1525. Elle aura causé environ cent mille morts.

     

    La Réforme profite à la noblesse

    Très vite, la noblesse pauvre de haute Allemagne est attirée par la prédication de Luther. Elle voit dans sa Réforme la possibilité de s'enrichir à bon compte en s'emparant des biens d'Église.

    Le premier à saisir l'avantage de la Réforme est le grand maître de l'ordre Teutonique, Albert de Brandebourg. Sur une suggestion de Luther lui-même, il sécularise en 1525 l'État de Prusse administré par son ordre et le transforme en un duché héréditaire dont il est le premier titulaire. Son exemple est suivi par de nombreux évêques d'Allemagne du nord.

     

    Portrait de Martin Luther, d'après Lucas Cranach L'Ancien

    Tandis que l'Europe centrale se déchire entre catholiques et protestants et que se disputent même les disciples de Luther, l'homme qui est cause de tout cela finit sa vie en bon bourgeois obèse, amoureux de la table. Ses dîners réunissent des dizaines de convives et leurs témoignages et confidences vont donner lieu à un recueil joliment intitulé Tischeden (Propos de table), riche d'informations sur la pensée et la personnalité de Luther.

    Il meurt le 18 février 1546 à Eisleben et sera inhumé dans son église de Wittenberg.

    La hiérarchie catholique elle-même va subir par ricochet l'influence de Luther. Au concile de Trente, elle  lance une vigoureuse rénovation intérieure, connue sous le nom de Contre-Réforme. L'Église tridentine qui en est issue est par maints aspects aussi éloignée de l'Église médiévale que les confessions protestantes. 

     

    La Fête de la Réformation

    Le 31 octobre, anniversaire des 95 thèses de Luther, est commémoré par l'ensemble des protestants sous le nom de Fête de la Réformation.

    Les luthériens proprement dits sont rassemblés dans la « Confession de foi d'Augsbourg ». Ils représentent 65 millions de fidèles, principalement en Allemagne, en Scandinavie et dans les régions américaines d'immigration allemande.

    Sur environ 2,2 milliards de chrétiens (croyants ou non), les confessions protestantes issues de la Réforme rassemblent en ce début du XXIe siècle environ 800 millions de fidèles dont 600 millions d'évangélistes ou de pentecôtistes, essentiellement en Amérique et en Afrique.

     

    Mythologie et Religion 2:  Martin Luther (1483 - 1546) - L'initiateur de la Réforme

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Mythologie de la Grande Ourse

     

    par Xavier Demeersman

     

    Très célèbre, car facile à reconnaître dans le ciel, la constellation de la Grande Ourse a connu plusieurs identités au gré des époques et des cultures. Des récits qui passionnent autant les anthropologues que le public. Découvrez ici ses différents noms et aussi sa légende grecque.

     

    Des 88 constellations qui peuplent le ciel terrestre, la Grande Ourse est sans conteste la plus célèbre de toutes dans l'hémisphère nord. Pourquoi ? Parce qu'elle est facile à reconnaître parmi les autres étoiles, marchant toujours autour de l'étoile Polaire. D'ailleurs, les Grecs, qui l'appelaient Arktos, ont donné son nom — Arctique — aux territoires qu'ils rencontraient aux hautes latitudes, vers le nord.

     

    La Grande Ourse est une des plus grandes constellations de la voûte céleste. Elle se compose de nombreuses étoiles mais sept d'entre elles — les plus brillantes — retiennent l'attention des observateurs depuis des millénaires. Pour les Babyloniens, ces sept étoiles dessinaient un Grand Chariot (appellation très célèbre qui a traversé les siècles). Plus tard, les Romains ont nommé la figure les Sept Bœufs, Septem Triones qui a donné le terme septentrional. Ils font tourner la voûte céleste autour du moyeu de l'étoile Polaire. Plus récemment — et qui ne l'a pas entendu surnommer ainsi —, citons la Grande Casserole, nom moderne de l'astérisme.

    Mythologie et Religion 2:  Mythologie : la légende de la Grande Ourse

     

    Sur les traces de la Grande Ourse

    Celle que nous appelons couramment Grande Ourse en Occident a bien entendu d'autres identités, selon les peuples et les langues. Et dans les temps immémoriaux, bien avant l'invention de l'écriture, les mêmes étoiles formaient des animaux ou des héros, réels ou fantastiques, dont nous avons oublié les noms.

     

    Avant de voir la légende grecque, soulignons que cette culture n'est pas la seule à imaginer un ours avec ces étoiles. Intrigués, certains chercheurs y voient les traces persistantes d'un récit mythologique qui pourrait avoir des origines très anciennes. On parle en effet d'un ours — et aussi d'oursons — de l'Inde à l'Amérique du Nord, en passant par la Sibérie. Et ce n'est peut-être pas un hasard.

    Mythologie et Religion 2:  Mythologie : la légende de la Grande Ourse

     

    La Grande Ourse dans la mythologie grecque et romaine

    La légende grecque évoque tout d'abord la rencontre de Zeus avec Callisto (son nom signifie « la plus belle », elle est la fille du roi-loup Lycaon). Le dieu le plus puissant était descendu de l'Olympe pour visiter la grande forêt d'Arcadie qui lui était chère. En chemin, une jeune femme qui se reposait de la chasse à l'ombre d'un chêne retint toute son attention. Devant tant de beauté, difficile pour lui de résister. « Voici une aventure que mon épouse ignorera ou, si elle l'apprend, — ah certes cela vaut bien une querelle ! » lui fait dire Ovide dans les Métamorphoses.

    Pour parvenir à ses fins, Zeus rusa : il prit les traits de la déesse de la Chasse Artémis, compagne de la nymphe« Elle s'apprête à lui conter dans quelle forêt elle a chassé ; il l'en empêche par son étreinte, et il se trahit non sans crime. »Ainsi Callisto tomba enceinte, malgré elle... ; elle fit tout pour cacher sa grossesse à Artémis, déesse vierge, mais celle-ci s'en aperçut et n'était pas disposée à lui pardonner. Pleine de colère, elle ordonna : « Tu vas disparaître aux yeux de tous ! Tu seras une de ces bêtes sauvages qui peuplent la forêt et que je me plais à percer de mes flèches ! Vois la dépouille de cette ourse : deviens cette ourse et ne te retrouve jamais devant moi ! »

    Une autre version dit que c'est Héra qui la transforma ainsi, dans un excès de jalousie légitime... Quoi qu'il en soit, mieux vaut ne pas vexer les dieux...

    Mythologie et Religion 2:  Mythologie : la légende de la Grande Ourse

    Callisto eut un fils. On raconte que les nymphes lui dérobèrent l'enfant pour le confier à Lycaon qui l'appela Arcas. Les années passèrent et un jour, le jeune homme devenu un courageux chasseur poursuivit une ourse dans la forêt où il était né. Celle-ci l'entraîna jusqu'au palais du roi-loup, où elle l'attendait dressée devant lui. Vous l'aurez deviné, il s'agissait de Callisto. Elle avait senti l'odeur de son fils et tentait à présent de s'en approcher de plus près. Mais Arcas banda son arc et décocha aussitôt une flèche en direction du cœur de l'animal... sans jamais l'atteindre. L'ourse avait disparu.

     

    La légende veut que Zeus intervînt et transportât l'animal dans le ciel. Mais Héra (Junon) ne voulait pas en rester là et fit appel à Océan et Thétys pour que jamais l'animal, devenu constellation, ne se repose sous l'horizon ni même ne se baigne dans les eaux de la mer. Elle disposa aussi un dragon entre les deux ourses. Le fameux dragon qui gardait les pommes d'or de la déesse dans le jardin des Hespérides (il fut écrasé sous le pied d'Héraclès).

     

    Les deux ours tournent ainsi dans la voûte céleste, séparés par ce serpent géant. Mais peut-être est-il là aussi pour veiller sur l'axe du monde, l'étoile Polaire (actuellement située au bout de la queue de la Petite Ourse, aussi nommée Petit Chariot).

     

    Mythologie et Religion 2:  Mythologie : la légende de la Grande Ourse

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Astrum Argentum

     

    Mythologie et Religion 2:  Astrum Argentum

     
     

    L' Argentinum Astrum, connu également sous le nom de Astrum Argentinum, (Latin pour « étoile d'argent »), ou simplement A∴A∴, était un ordre magique créé par Aleister Crowley en 1907 après son départ de l'Ordre Hermétique de l'Aube Dorée. Cet Ordre reprend les bases de la Golden Dawn, mais modifie le centre de sa doctrine en remplaçant le Dieu Osiris par son fils Horus qu'il nomme, à la suite de la révélation du Livre de la Loi, l'Æon d'Horus.

     

    Il constitue un ordre thélémite magique fraternel dont les buts sont la poursuite de la Connaissance et la réalisation du Grand Œuvre Magique. Fortement influencé par Aleister Crowley et son Liber AL vel Legis (Livre de la Loi).

     

    De nombreux lignages de l'A∴A∴ prétendent dériver de ses fondateurs Aleister Crowley et George Cecil Jones. Un de ces lignages est celui fondé par l'actrice Jane Wolfe (connue sous le nom mystique de Soror Estai). Un autre lignage est répandu parmi les élèves de Marcelo Ramos Motta, disciple de Karl Germer, qui étudia sous la direction d'Aleister Crowley.

     

    L'A∴A∴ est presque unique en son genre dans le sens où les membres ne connaissent officiellement que l'autre membre au-dessus de lui et celui en dessous de lui dans la chaîne d'instruction initiatique. Il n'existe aucun rituel de groupe et les membres sont censés travailler seuls, ne consultant leur supérieur dans l'Ordre que si le besoin s'en fait sentir.

     

    L'A∴A∴ prétend être une organisation spirituelle concentrée sur l'illumination des individus, avec un très fort accent sur le maintien de la chaîne initiatique maître-élève.

     

    Tous les membres de l'A∴A∴ doivent entreprendre certaines tâches dont :

     

    • la découverte de sa propre volonté véritable
    • l'acceptation du Livre de la Loi comme seul guide dans la vie
    • la reconnaissance du mot de la Loi qui est θελημα
    • la connaissance et la conversation avec son Saint Ange Gardien

     

    Structure initiatique

     

    L'A∴A∴ comprend onze grades répartis en degrés préparatoires et en trois ordres initiatiques, dont deux proviennent de l'Aube Dorée.

     

    Degrés préparatoires

     

    • L'Étudiant dont le but est d'acquérir la connaissance intellectuelle du système magique.
    • Le "Probationer" (0°=0?): grade auquel le candidat doit prouver sa capacité à réaliser le Grand Œuvre.

    L'Ordre de la G∴D∴ (Aube Dorée)

     

    • Le Néophyte (1°=10?) : grade qui voit prendre place la première véritable initiation et dans lequel le candidat est placé dans les conditions spirituelles adéquates afin d'évoluer au sein de l'Ordre.
    • Le Zelator (2°=9?) : son œuvre principale est de réussir l'Asana et le Pranayama.
    • Le Practicus (3°=8?) : grade de l'étude de la Kabbale.
    • Le Philosophus (4°=7?)
    • Dominus Liminis : pont qui connecte l'Ordre de la G∴D∴ et celui de la R∴C∴.

    L'Ordre de la R∴C∴ (Rose-Croix)

     

    • L'Adeptus Minor (5°=6?).
    • L'Adeptus Major (6°=5?).
    • L'Adeptus Exemptus (7°=4?).
    • Enfant de l'Abysse qui n'est pas un grade à proprement parler mais un passage entre les deux ordres.

    L'Ordre de l'Étoile d'Argent

     

    • Le Magister Templi ou Maître du Temple (8°=3?).
    • Le Magus ou "Mage" (9°=2?).
    • L'Ipsissimus (10°=1?).

    Membres connus

     

     

    de Wikipedia...

     

    Mythologie et Religion 2:  Astrum Argentum

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    En débarquant en Amérique les européens rencontrèrent des peuples étranges, aux coutumes singulières, qu’ils appelèrent «  Indiens  » puisqu'à l'origine ils avaient cru découvrir les Indes.


    Ultérieurement afin d'éviter la confusion avec l'Inde on les appela les indiens d'Amérique ou amérindiens.


    Les mythologies amérindiennes sont constituées d'un ensemble complexe de coutumes sociales et culturelles qui permettent d'établir une relation avec le sacré et le surnaturel.

     

     

    Vous allez voir que si vous avez regardé les dessins animés américains certains protagonistes de ces mythes vous sont familiers


    Les mythologies des amérindiens étaient aussi nombreuses que les différentes nations indiennes qui habitaient le pays. Chaque tribu avait sa propre interprétation du monde surnaturel et de la place qu'occupait chaque individu.

     

    Toute tentative de lister dans un panthéon unique, l'ensemble des divinités connues par les diverses tribus amérindiennes, sera indubitablement pleine de lacunes inexplicables et de détails contradictoires. A signaler que la mythologie des Inuits se trouve dans le répertoire consacré aux habitants de l'Arctique


    Si leurs mythologies défient toute classification simplifiée, on peut faire apparaître trois types principaux de mythes, particulièrement importants et souvent combinés.

     

    MYTHES & LEGENDES.

     

    • Le premier englobe les mythes relatifs à la création, qui décrivent l'origine du cosmos et la corrélation entre ses divers éléments. On trouve ici le mythe du Plongeur terrestre, selon lequel le Grand Esprit ou encore le Transformeur plonge ou ordonne aux autres animaux de plonger dans des eaux originelles pour en retirer de la boue avec laquelle il fabrique la Terre.

     

    • Les mythes du Décepteur (Trickster) qui représentent souvent, mais pas toujours, le Transformeur sous les traits d'un personnage comique qui vole la lumière, le feu, l'eau, la nourriture, les animaux ou même l'humanité et les perd ensuite ou les lance à l'aventure pour qu'ils créent le monde tel qu'il est aujourd'hui (un Corbeau chez les Nuxalks, les Tsimshians et les Haidas; un lièvre, Nanabozo ou Nanabush, chez les Ojibwés; une grenouille dans le Plateau colombien; un coyote chez les Pieds-Noirs).

     

    • Les mythes relatifs au Héros Culturel dans lesquels le Transformeur apparaît sous les traits d'un être humain doté de pouvoirs surnaturels, qui amène le monde à son état actuel grâce à des exploits héroïques (le Glooscap des Micmacs, des Malécites et des Abénakis).

     

    Sur le plateau colombien et les grandes Prairies surtout, on raconte qu'il existe deux Transformateurs (plus précisément un Transformateur et un compagnon, qui est un frère, une soeur ou un autre parent). Ils essaient de se surpasser l'un l'autre dans des exploits faisant appel à la force, à l'adresse ou à la ruse, ce qui entraîne la formation du monde dans son état actuel.

     

    De nombreux mythes décrivent l'origine de la lune, du soleil et des étoiles. Dans ces mythes, il existe habituellement une opposition entre ces corps célestes. Ainsi, on raconte que la fraîcheur de la lune durant la nuit est indispensable pour contrebalancer la chaleur du soleil qui brûle la terre et fatigue les êtres humains.

     

    Mythologie et Religion 2:  Mythologie Améridienne

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique