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    Route des grandes Alpes :

    itinéraire en 5 étapes

     

    Par Détours en France

    La route des Grandes Alpes, sans aucun doute l'itinéraire le plus prestigieux dont on puisse rêver en France. Des berges du lac Léman aux rivages de la Méditerranée en longeant quasiment la ligne de crête des Alpes ! Un parcours de plus de 700 kilomètres, 17 grands cols, la traversée de trois parcs naturels nationaux : de Thonon-les-Bains à Menton. Un itinéraire d'une petite semaine à prévoir pour en profiter pleinement. Et pour les plus courageux, certains cols valent le coup d’être gravis à vélo.

     

     

    Route des grandes Alpes
     
     

    C'est une route authentiquement historique que celle aujourd’hui appelée des Grandes Alpes. C'est en 1911 que fut conçu l’itinéraire dit « Route des Alpes », qui reliait entre eux tous les grands cols. Pour dire la dimension de cet immense chantier : les travaux s’achevèrent seulement en 1937, avec l’ouverture du col de l’Iseran. Pour faciliter la lecture, nous avons divisé cet itinéraire en cinq tronçons, de grand col en grand col. Ces parties ne doivent surtout pas être considérées comme des suggestions d’étapes, ces dernières dépendant de paramètres aussi divers que la puissance du véhicule utilisé, les conditions météorologiques, l’état de la route et de la circulation...

     

    Le massif de Aravis

     

    Dans le massif des Aravis (74), les chalets des Saytels sont situés au-dessus du Grand-Bornand et des combes des Aravis

    Du lac Léman au col des Aravis

    Entre Thonon-les-Bains (372 m) et le col des Aravis (1 498 m), on traverse tout le département de la Haute-Savoie, sillonnant les pays du Chablais et du Faucigny pour atteindre celui des Aravis. C’est le voyage aux alpages ponctués de chalets fleuris, terroir d’origine de l’abondance, la célèbre vache laitière qui, avec la tarine (quant à elle, originaire de Tarentaise) fournissent deux fromages fameux : l’abondance, dans le Chablais, et le reblochon, dans les Aravis. La Haute-Savoie a su conserver son authenticité. Et c’est peut-être dans ses vieilles stations de sports d’hiver que l’on s’en rend le mieux compte, ainsi Morzine, le Grand-Bornand (et son marché au reblochon) et la Clusaz. La hâte de s’attaquer aux cols alpins ne doit pas faire oublier le charme de Thonon, ville thermale au bord du Léman, qu'il s'agisse de sa plage, de son port ou des parcs autour du château. On pourra ensuite s’engager dans les spectaculaires gorges du Pont du Diable. À ne pas manquer en cours de route : le coup d’œil sur la chartreuse du Reposoir (après Scionzier) et le panorama depuis les cols de la Colombière (1 613 m) et surtout celui des Aravis où la vue s’ouvre sur le massif du Mont-Blanc, le toit de l’Europe !

     

    Photo de Thonon-les-Bains

     

    Thonon-les-Bains (74) et les montagnes du Chablais depuis la lac Léman

    Du col des Aravis au col de l'Iseran

    En franchissant le col des Aravis, on est passé de Haute-Savoie en Savoie, et avec les massifs du Beaufortain et de la Tarentaise, on entre dans les pays de la haute montagne. Et quel contraste entre montagne artificielle et sanctuaire de la nature sauvage ! La première est le domaine des grandes stations de sports d’hiver d’altitude : les Arcs, La Plagne, Courchevel, Méribel, Les Menuires et Val Thorens... Les embouteillages pendant les vacances d’hiver ont fait la réputation de la Tarentaise. Le sanctuaire alpin est le parc national de la Vanoise, que longe la Route des Grandes Alpes. Entrons donc directement en Vanoise. Comme la route s’élève au-dessus de Bourg-Saint-Maurice, l’ambiance minérale de la haute montagne s’impose. Ici, tout semble démesuré, à commencer par le barrage de Tignes décoré d’une fresque de 12 000 mètres carrés ! Puis avant Val-d’Isère, la vue depuis le téléphérique du Rocher de Bellevarde, qui laisse apercevoir le versant italien du mont Blanc. Et ensuite le Belvédère de la Tarentaise où la vue porte sur l’ensemble des sommets de la Vanoise. Encore une série de virages, et voici le col de l’lseran, à 2770 mètres d’altitude.

     

    Le hameau du Monal à Sainte-Foy
     
    Dans le massif de la Vanoise (73), en Haute Tarentaise, le mont Pourri et le hameau du Monal à Sainte-Foy : une montagne pleine de charme

    Du col de l'Iseran au col du Galibier

    Le col de l’Iseran nous fait passer dans la vallée de la Maurienne, longeant maintenant le flanc sud de la Vanoise, après avoir fait une halte au Belvédère de la Maurienne où le panorama est à couper le souffle avec, dans l’alignement du village de Bonneval-sur-Arc, la silhouette en forme d’enclume de l’Albaron (3 638 m). L’arrêt à Bonneval s’impose, pour apprécier combien ce village a su conserver son cachet ancien. À voir aussi, Vincendières et la vallée d’Avérole où se succèdent hameaux et oratoires, jusqu’à un refuge, au pied de l’Albaron. Un autre détour s’impose à Lanslebourg-Mont-Cenis, où la route nationale 6 monte vers le col et le lac du Mont-Cenis : si l’été, elle donne accès au val de Suse, en Italie, l’hiver, elle devient une piste de ski de descente ! À Saint-Michel-de-Maurienne, on n’est plus qu’à 654 mètres d’altitude! C’est pourquoi la pente est forte et les villages nombreux pour atteindre, en moins de 12 kilomètres, les 1 566 mètres du col Télégraphe puis la station de Valloire. Et ce n’est encore rien puisque, dans la foulée, nous attend le col du Galibier avec ses 2 646 mètres d’altitude.

     

    Sommet du col de l'Iseran
     

    Arrivés au col de l'Iseran, nous sommes à 2770 mètres d'altitude

    Du col du Galibier au col de Vars

    Du département de Savoie, nous passons à celui des Hautes-Alpes, franchissant tout de suite le col du Lautaret (2 057 m) où une longue halte s’impose. Son jardin alpin réunit 2000 plantes d’altitude en provenance de massifs du monde entier, tandis que le massif de la Meije et ses pics majestueux à plus de 3800 mètres valent aussi le coup d’œil. Descendant ensuite vers le Briançonnais, on longe la face nord-est du parc national des Écrins, défilant au pied de la Barre des Écrins et du Pelvoux. Pour ses remparts et sa citadelle, Briançon mérite l’étape : bien sûr, on remontera la Grande Gargouille, et au bout de la rue d’Asfeld, on appréciera la porte de la Durance et son fabuleux point de vue sur les vallées. Du Briançonnais, le col de l’Izoard (2 361 m) donne accès au massif du Queyras, et c’est peut-être ici que l’on mesure le mieux les différences d’ambiance entre Alpes du Nord et du Sud. L’itinéraire de la Route des Grandes Alpes ne pénètre pas dans le Queyras ; il serait dommage de ne pas faire le détour par Saint-Véran, un des plus beaux villages de toutes les Alpes, mais aussi réputé comme le plus élevé d’Europe, avec ses 2 040 m d’altitude. On descendra ensuite les gorges de la Combe du Queyras jusqu’à Guillestre où la route remonte, raide, vers le col de Vars. Notez, dès les premiers virages, la vue sur la remarquable forteresse de Mont-Dauphin, une des plus belles réalisations de Vauban. Au col de Vars (2 111 m), on entre dans les Alpes-de-Haute-Provence.

     

    Jardin botanique-alpin du Lautaret
     
    Dans les Hautes-Alpes (05), le jardin botanique alpin du Lautaret et le massif de la Meije, pour une pause végétale

    3 800 MÈTRES

    Une halte au col du Lautaret (2057 m) s’impose. Son jardin alpin réunit 2000 plantes d’altitude en provenance de massifs du monde entier, tandis que le massif de la Meije et ses pics majesteux à plus de 3800 mètres valent aussi le coup d’œil.

     

     

    Du col de Vars à la Méditerranée

    Au pied du col de Vars, on descend la vallée de l’Ubaye et à Barcelonnette, on s’engage dans une route étroite, plus sinueuse et plus raide que tout ce que l’on a pu connaître jusqu’alors. C’est la route de la Bonnette, réputée la plus haute de France, même si le col éponyme se trouve à « seulement » 2 715 mètres d’altitude. Et si ensuite, on roule dans les Alpes-Maritimes, on est loin d’en avoir fini avec la montagne. D’ailleurs, on traverse le parc national du Mercantour : sous le col, Saint-Dalmas-le-Selvage, Saint-Étienne-de-Tinée et Auron sont le point de départ vers les plus sauvages de ses sanctuaires naturels. Au bout des gorges de Valabres, après Saint-Sauveur-sur-Tinée, on rejoint le col Saint-Martin (1 504 m), porte de La Vésubie. On y trouve de vrais paysages alpestres. Plus au sud, le col de Turini est le dernier col vraiment montagnard du grand voyage commencé sur les rives du lac Léman. Si son altitude n’est que de 1 604 mètres, la route y est particulièrement étroite, sinueuse et escarpée. Mais ne pas hésiter non plus à faire le détour par le massif de l’Authion qui offre, depuis ses 2078 mètres, un panorama exceptionnel sur le sud des Alpes. Après un arrêt à Sospel, le col de Castillon marque le début de la plongée vers la mer puisque, à 706 mètres d’altitude, il n’est éloigné de Menton que de 24 kilomètres à vol d’oiseau.

     

    Ville de Menton
     
     
     
    Perle des Alpes-Maritimes, Menton et sa basilique Saint-Michel

    Les villas mexicaines de la vallée de l'Ubaye

    Au XIXe siècle, la vallée de l’Ubaye connut un mouvement d’émigration vers le Mexique, où plusieurs enfants du pays bâtirent des fortunes dans le commerce, la banque, le textile... On les appelait Barcelonnettes, du nom de la principale agglomération de la vallée. De retour en France, ils se faisaient construire des demeures dignes de leur nouveau rang social, parfois de véritables châteaux : les villas mexicaines. Il en existe encore plusieurs à Barcelonnette et à Jausiers où se trouve la plus extraordinaire d’entre elles : le château des Magnan.

     

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    Destinations soleil: au-delà de la plage

     

    Une randonnée d'une journée ou deux en milieu... (Photo David Boily, Archives La Presse)

     

    Une randonnée d'une journée ou deux en milieu plus rural est une façon d'être près des gens.

    PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

     
    CHARLES-ÉDOUARD CARRIER

    Collaboration spéciale

    La Presse
     

    Sans être un explorateur des temps modernes, il existe tout de même bien des façons de partir à l'aventure lorsque l'on décide  de prendre des vacances dans le Sud. Il suffit de fouiller un peu pour glisser facilement à son horaire une ou deux activités à la fois intéressantes et différentes.

     

    Voyager à pied 

    Les voyageurs ont l'habitude de se déplacer à pied dans les centres touristiques et les grandes villes. Pourquoi ne pas oser la randonnée d'une journée ou deux en milieu plus rural? Jad Haddad est directeur de Terres d'aventure Canada, une agence qui organise des voyages à pied pour tous, dans 110 destinations partout sur la planète. «Voyager à pied permet de se rapprocher de la nature et des gens. C'est aussi une façon plus lente de se déplacer puisqu'on prend le temps. Il y a cet aspect de proximité lorsque l'on se déplace à pied», explique-t-il.

     

    Engager un guide local 

    Selon les complexes hôteliers, les habitués des voyages tout inclus ont parfois des contacts limités avec la culture locale. Alors, pourquoi ne pas demander à un guide local une petite journée de visite? Selon Stéphane Tellier, à la barre de l'émission Guide et bourlingueur diffusée sur Évasion, ce contact avec les gens du coin est essentiel à tout voyage. «J'aime voyager comme ça. Rencontrer les locaux, c'est créer une connexion vraie et authentique. C'est là que l'on apprécie la beauté réelle d'un pays. Sans ça, il manque une partie de la connexion avec la destination», croit le voyageur.

     

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    Un guide local est un atout.

    PHOTO THINKSTOCK

     

    Tournée thématique 

    Avec les réseaux sociaux, plusieurs s'improvisent guides touristiques. Le bon côté de cette nouvelle réalité, c'est la diversité de l'offre de services. Des tournées pour prendre les plus belles photos Instagram d'une région aux balades à pied pour découvrir les oeuvres murales d'une ville, l'offre est vaste. «Du côté des Caraïbes, je vois que le concept de la virée gourmande se développe de plus en plus. On le propose maintenant dans les tout-inclus, remarque Stéphane Tellier. C'est une façon de sortir les gens du complexe tout en leur donnant l'impression de s'imprégner un peu plus de la culture locale. À certains endroits, on proposera aussi des cours de cuisine ou de mixologie.» 

     

    Apprendre à surfer 

    Plusieurs entreprises, comme la montréalaise Barefoot Surf Travel, ont créé des camps pour apprendre à surfer. Mais sans y consacrer un séjour tout entier, que peut-on espérer d'un cours de surf de quelques heures? Les instructeurs locaux connaissent bien les vagues et savent exactement où amener les élèves pour qu'ils puissent monter sur la planche et goûter à la sensation exaltante de glisser sur l'eau, propulsés par la vague. Ils enseignent la base et proposent des lieux adaptés aux débutants. Il faut toutefois être réaliste: la première journée de surf n'est pas nécessairement garante de succès.


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    Une visite des plus beaux lieux pour des photos peut être passionnante.

    PHOTO THINKSTOCK

     

    Plonger avec une bonbonne 

    Il y a quelque chose de bien spécial à respirer sous l'eau. Les intéressés suivent habituellement une formation complète pour obtenir une certification qui leur permettra de plonger avec un équipement. «Les centres PADI [Professional Association of Diving Instructors] offrent un cours d'initiation, Discover Scuba Diving (DSD). C'est une formation avec vidéo et instructeur PADI d'environ 30 minutes sur terre ferme, et une quinzaine de minutes dans l'eau, le tout suivi de la plongée. C'est pour les 10 ans et plus et valide pour d'autres plongées avec un professionnel pour les 90 jours suivants. La limite de profondeur est de 12 mètres», décrit André Roy, propriétaire du centre de plongée Diving Pirates à Bocas del Toro. C'est parfait pour goûter à la sensation d'une véritable plongée, sans y investir tout son budget de voyage.

     

    Oser la jungle 

    Les destinations vacances misent de plus en plus sur des activités où l'adrénaline est à l'honneur et où les vacanciers peuvent découvrir la nature luxuriante d'une jungle de plus en plus accessible. Parmi les activités appréciées des voyageurs, les tyroliennes dans les forêts humides sont maintenant très populaires dans la majorité des destinations du Sud. «Au Panamá, on peut tenter le Chagres Challenge, une journée d'expédition dans la jungle avec escalade, rafting et camping. Il y a de la descente en rappel au Costa Rica près de San José, du saut à l'élastique dans un canyon à Los Cabos, ou encore du surf sur les dunes du volcan Cerro Negro au Nicaragua», énumère Marie-Pier Lanoue, conseillère en voyages chez Passion Voyage.

     

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    Autour du globe sans avion

     

    Le long du canyon Fraser, en Colombie-Britannique... (PHOTO FOURNIE PAR ALINE CHARLES ET BENJAMIN GAUCHER)

     

    Le long du canyon Fraser, en Colombie-Britannique

    PHOTO FOURNIE PAR ALINE CHARLES ET BENJAMIN GAUCHER

     
     

    74 101 km plus tard, la boucle est bouclée. Sauf celle des ceintures d'avion: les Montréalais Aline Charles et Benjamin Gaucher viennent de faire un tour du globe complet sans avoir emprunté un seul vol. Récit d'une aventure terre-à-terre.

     

    Le monde... vu d'en bas

    Deux silhouettes se dessinent à l'horizon. Un tandem de cyclistes chargés comme des mules effectuent un dernier tour de roue. Le matin même, ils étaient à bord d'un train en provenance d'Halifax.

    Les parents de Benjamin, bras ouverts sur le fil d'arrivée, sont venus assister au retour de leur fils et de sa conjointe Aline, partis il y a un peu plus d'un an de ce lieu précis, le seuil de leur domicile dans Rosemont. En dépit de la fatigue, les voyageurs semblent ravis; ils planent. Et pourtant, ils ont traversé le monde de bout en bout sans décollage ni atterrissage. Leurs alliés non ailés: trains, bateaux, autobus et vélos.

     

    Peur de l'avion? Pas du tout. «On s'est rendu compte qu'avec le tourisme de masse, les voyageurs tendaient à se concentrer dans certains lieux, sans jamais voir ce qu'il y a entre deux destinations. Nous, on voulait prendre notre temps et observer ce qu'on allait parcourir», expliquent Aline et Benjamin, tous deux âgés de 33 ans, et qui n'ont pas hésité à prendre un congé sans solde pour réaliser leur périple. « On s'est détachés d'une certaine pression des autres, qui demandent systématiquement: "Avez-vous vu telle affaire? C'est incontournable!"»

    «Les meilleurs souvenirs que nous rapportons sont justement hors de cette liste d'incontournables sécurisants. Sans avion, tout est plus plaisant et grandiose», expliquent-ils.

     

    Rencontres à toute vapeur

    Et des souvenirs, ils en ont rempli de pleines valises au gré d'un trajet par monts et par eaux. Depuis le Québec, ils ont atteint New York, sont embarqués sur le bateau Queen Mary 2 pour rallier l'Europe, ont traversé la Russie et l'Asie en empruntant les rails du transsibérien et du transmongolien, avant de voguer sur le Pacifique à bord d'un porte-conteneurs, remonter la côte ouest des États-Unis et boucler leur odyssée en traversant le Canada à vélo. Le tout ponctué de tours et détours tantôt programmés, tantôt improvisés: le Tibet, les pays baltes, Taiwan, les campagnes cambodgiennes...

    «L'itinéraire de nos six premiers mois était à peu près clair, mais après la Chine, il y a eu des choses non prévues, comme faire du vélo au Cambodge et en Thaïlande. La traversée du Canada à vélo n'était pas planifiée au départ non plus», précise Benjamin.

    Consignant chacune de leurs étapes sur leur blogue Eastbound Express, ils font part de leurs expériences et des vertus des moyens de transport terrestre et maritime.

     

    Partir à l'Aventure:  Autour du globe sans avion

    Aline Charles et Benjamin Gaucher bouclent les derniers mètres de leur tour du monde, et ce, sans avoir vu l'ombre du moindre aéroport.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

     

    «À vélo et en train, c'est beaucoup plus facile de parler aux autres. À vélo, c'est sûr que les gens viennent vers toi, et ça permet de comprendre un peu mieux la réalité d'un pays», confient-ils. Idem pour les cabines de train, où les compagnons de voyage temporaires sont prompts à nouer des liens, par-delà les barrières linguistiques.

    «Contrairement à l'avion, qui est utile mais complètement standardisé, le train est un produit de la culture dans lequel il existe, qu'il s'agisse de la nourriture à bord, de la manière dont les gens les empruntent ou des toilettes.»

    De retour à leur routine quotidienne, ils dressent le bilan des bénéfices de leur expédition, tirés en partie des situations inconfortables liées à leur choix de modes de transport. «C'est difficile de croître dans la facilité», lance Benjamin.

    Est-il trop tôt pour esquisser de nouveaux projets sur le même mode? L'Inde et le Népal sont subrepticement évoqués, mais c'est toujours la même philosophie qui s'applique: prendre son temps. «Là, on est en vacances de notre voyage!»

     

    De l'aide pour voyager sans ailes

    Si vous êtes tenté par une aventure du genre, sachez qu'elle requiert une solide organisation. Aline et Benjamin disposent de plus d'un conseil dans leur poche. «Il faut épargner tôt! Mais aussi prévoir la sécurité du retour et ne pas trop se mettre la pression sur la route», indiquent-ils. Et si l'improvisation est plutôt facile avec les avions, il n'en va pas de même avec trains et bateaux. La planification doit donc être minutieuse pour les réservations, de même que pour les visas, car les demandes - ou quelquefois un simple renouvellement - peuvent représenter un travail colossal. Russie, Chine et même États-Unis ont fait partie des défis administratifs du couple.

    Enfin, il faut s'attendre à ce que les ports, a fortiori ceux à l'étranger, soient bien moins bien conçus que les aéroports pour guider les passagers.

    En outre, leur blogue fourmille d'informations utiles à tout voyageur inspiré.

    eastboundexpress.com

     

    Partir à l'Aventure:  Autour du globe sans avion

    Depuis les fenêtres du train se rendant à Lhassa, on peut se régaler des paysages tibétains époustouflants.

    PHOTO FOURNIE PAR ALINE CHARLES ET BENJAMIN GAUCHER

     

    Les coups de coeur sur terre et sur mer

    Boucler un tour du monde sans avion, c'est à coup sûr découvrir des tronçons de route hors de l'ordinaire. Aline et Benjamin nous divulguent leurs deux segments favoris selon le moyen de transport utilisé.

     

    Train: 35 793 km au total

    Tronçon 1: Haute voltige sur le plateau tibétain

    La liaison entre Xining et Lhassa est l'une des rares lignes ferroviaires en haute altitude, atteignant un pic à 5230 m. Les voitures du train sont même équipées de distributeurs d'oxygène! On traverse le plateau tibétain et ses mythiques panoramas, parsemés de yaks, de gazelles ou de faucons, des paysages qui n'ont pas manqué d'époustoufler les deux voyageurs. Durée du trajet: 21 heures. Aline et Benjamin conseillent de partir en soirée pour pouvoir profiter des meilleures vues le lendemain.

    Tronçon 2: De l'Europe à l'Asie

    De Saint-Pétersbourg à Pékin en passant par la Mongolie : voilà une traversée au grand cours d'un mois qui aura permis de se régaler du passage de l'Europe vers l'Asie, tout en expérimentant l'accueil quasi maternant des hôtesses ferroviaires russes. Les moments marquants: longer le lac Baïkal, se ressourcer à Irkoutsk, puis s'élancer vers les steppes mongoles émaillées de yourtes. «On sent vraiment que l'on change de pays et de paysages, tout à coup, il n'y a plus aucun arbre!», se souvient Aline.

     

    Partir à l'Aventure:  Autour du globe sans avion

    Les couchers et levers de soleil vus à partir du cargo étaient inoubliables.

    PHOTO FOURNIE PAR ALINE CHARLES ET BENJAMIN GAUCHER

     

    Bateau: 21 378 km au total

    Tronçon 1: Traverser le Pacifique à bord d'un cargo

    Relier Xian'men à Los Angeles en porte-conteneurs, voilà une expérience que peu de voyageurs peuvent se targuer d'avoir vécue. «Nous étions avec 22 membres d'équipage de diverses nationalités. La particularité de la traversée, c'est que personne n'est tourné vers nous, les gens travaillent et on est laissé à soi-même», raconte Aline. Depuis le pont (casque et bottes de sécurité obligatoires!), aux quatre points cardinaux, une infinité d'eau. «Les levers et couchers de soleil y étaient incroyables, les vues étaient tellement apaisantes et silencieuses», évoque Benjamin.

    Tronçon 2: Chine et Japon, côte à côte

    Quarante-huit heures à bord d'un traversier vieillot reliant Shanghai à Osaka, ça peut avoir son charme. «Au moment d'arriver dans les eaux japonaises, parsemées de petites îles, ça devient magnifique», assure Aline. Avec, en prime, des onsens à bord, ces relaxants bains communs nippons. «Il est encore temps de prendre ce genre de traversier. Les voyageurs ne les utilisent plus, ils sont voués à disparaître», prévoit Benjamin.

     

    Partir à l'Aventure:  Autour du globe sans avion

    Crevaison en pleine campagne cambodgienne. La réparation n'aura pas manqué d'intriguer les enfants du coin!

    PHOTO FOURNIE PAR ALINE CHARLES ET BENJAMIN GAUCHER

     

    Vélo: 7383 km au total

    Tronçon 1: Explorer la campagne cambodgienne

    Enfourcher des vélos entre le Cambodge et la Thaïlande ne figurait pas dans les plans initiaux du couple. Une improvisation qui ne laissera aucun regret, tant ils ont été charmés par l'arrière-pays et le contact avec les villageois cambodgiens; loin, très loin du champignon touristique qui s'est formé autour du temple d'Angkor Wat.

    Tronçon 2: Braver le canyon du Fraser (Colombie-Britannique)

    «Juste avant d'arriver dans les Rocheuses, nous avons eu droit à l'une des plus belles vues de notre voyage. Le côté désertique, les falaises, les rivières... c'était dramatique!» s'enthousiasme le couple, qui a aussi été séduit par ce lieu permettant de mieux comprendre la jeune histoire de la Colombie-Britannique. Les deux cyclistes ont ainsi suivi le cours des rivières Fraser et Thompson en empruntant l'Old Road, au gré de ranchs, et n'ont pas rechigné à se ressourcer dans les vignobles locaux.


    Partir à l'Aventure:  Autour du globe sans avion

    Entre le Laos et la Chine, le trajet en autocar a duré 25 heures.

    PHOTO FOURNIE PAR ALINE CHARLES ET BENJAMIN GAUCHER

     

    Bus et voiture: 9547 km au total

    Tronçon 1: Du Laos à la Chine, entre les collines

    Pendant 25 heures, Aline et Benjamin ont relié Luang Prabang à Kunming, ce qui leur a permis de découvrir notamment les superbes paysages collinaires laotiens... ainsi que les joies de la crevaison à 2 h du matin. «C'est actuellement le seul moyen de rejoindre la Chine depuis le Laos par voie terrestre», expliquent-ils. À bord, ils ont dû côtoyer des travailleurs chinois peu habitués à voir des étrangers parmi eux.

    Tronçon 2: Échappée dans le désert de Gobi

    «Notre trajet favori en auto serait nos huit jours off road en Mongolie, durant lesquels on a pu explorer une portion du désert de Gobi», se rappellent les voyageurs. «La notion de grand espace y prend un tout autre sens! On roulait des heures chaque jour, sans jamais croiser âme qui vive de la journée, mais en profitant de sublimes paysages.» Le soir venu, Aline et Benjamin logeaient dans des yourtes pour profiter du feu et jouer aux cartes avec leurs hôtes. «Les Mongols sont de gros parieurs!», notent-ils.

     

    Partir à l'Aventure:  Autour du globe sans avion

     

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    Squamish, terre d'aventure

     

    Squamish, capitale canadienne des sports de plein air... (photo Audrey Ruel-Manseau, la presse)

     

    Squamish, capitale canadienne des sports de plein air

    PHOTO AUDREY RUEL-MANSEAU, LA PRESSE

     
     

    (SQUAMISH) Entre Vancouver et Whistler, Squamish se situe au confluent  de l'océan, de la rivière et de la forêt alpine, ce qui fait de cette ville de la Colombie-Britannique la «capitale canadienne des sports de plein air». Toute l'année, des adeptes de randonnée, d'escalade, de ski ou encore de vélo de montagne y convergent pour profiter de la nature à l'état pur.

     

    De l'océan jusqu'au ciel

    Par une journée ensoleillée, la baie de Howe est d'un jade hypnotisant. Les voiliers aux voilures déployées sont poussés par un vent puissant au pied des majestueuses montagnes: l'évasé mont Murchison, le Stawamus Chief et sa paroi de granit imposante, le mont Garibaldi et son glacier qui survit à un été caniculaire. Tout aventurier sent les fourmis envahir ses jambes à la vue de cet immense terrain de jeu en bordure de la route montagneuse qui mène à Squamish - l'autoroute 99, judicieusement baptisée «Sea to Sky».

    Smoke Bluffs. Le stationnement de gravier est rempli de véhicules aux plaques d'immatriculation des quatre coins du continent: Alaska, Alberta, Californie, Québec... L'escalade attire à Squamish des grimpeurs du monde entier. Ses surfaces de granit, la vue imprenable sur la baie et le nombre incalculable de voies qu'on y trouve ont fait sa renommée au fil des ans. Brian Jones, lui, en a fait son métier.

     

    «Si tu vois un ours, reste impassible, ce n'est pas un problème. Dis-le-moi simplement.»

    Heureusement que le président de Canada West Mountain School inspire une confiance absolue. Avec son sac rempli pour une journée de grimpe - cordes, harnais, casque, craie et chaussures -, il chemine dans la forêt pluviale entre les pruches et les cèdres géants couverts de lichen et semble connaître par coeur les quelque 500 voies de l'endroit. Squamish en compte le double si l'on ajoute celles du Stawamus Chief - second monolithe de granit de tout le Commonwealth pour la hauteur.

    Au pied d'une paroi, Kim et Jeremy Chrislip analysent leur prochain parcours. Leur chien Sam est couché sur un tas de corde.

    «La roche est parfaite, ici. On est venus passer la semaine précisément pour cette raison. Il y a des voies complètement verticales qui sont tout de même de niveau débutant, ce qui est plutôt rare en escalade extérieure. Il y a de la place pour tout le monde. C'est sûrement ce que Yosemite était il y a 50 ans», raconte Kim. Le couple habite au Colorado, un endroit qui ne manque pourtant pas de choix en matière d'escalade.

    «Les gens viennent de partout dans le monde pour profiter de ces montagnes. Demain, on attend un groupe de six personnes avec des gens de Los Angeles, de Hong Kong et de Vancouver», ajoute Brian.

     

    Tourisme en ascension

    Guide de montagne de profession, Brian a découvert Squamish en 1979. Depuis, il ne l'a pas quitté et a été à même de constater le boom touristique qu'a connu la ville forestière.

    «On a commencé à sentir l'intérêt augmenter il y a 10 ans. Ça a d'abord été très progressif, notamment avec les Jeux olympiques de 2010. Et il y a cinq ans, ça a explosé, raconte Brian. Ce n'est pas seulement pour l'escalade.»

    «Les gens viennent courir dans les sentiers, marcher, randonner, promener leur chien. C'est magnifique et le mot s'est passé.»

    À Tourism Squamish, on confirme qu'il y a bel et bien eu un engouement nouveau après les Jeux d'hiver. Sans détenir de statistiques précises, l'organisation estime qu'environ 66 000 personnes visitent le centre d'information touristique chaque année et avance que les complexes hôteliers observent une augmentation annuelle constante d'environ 8,3 % de leur clientèle.

     


    Partir à l'aventure:  Squamish, terre d'aventure

    Le pont suspendu Sky Pilot au sommet du mont Habrich est accessible en télécabine.

    PHOTO AUDREY RUEL-MANSEAU, LA PRESSE

     

    «Le taux d'occupation des hôtels a augmenté de 58 % entre 2011 et 2017 et le nombre de visiteurs au centre d'information a bondi de 189 % depuis les Jeux de 2010», rapporte Heather Kawaguchi, directrice du marketing à Tourism Squamish.

    «On est à moins d'une heure de route de Vancouver et de Whistler, à l'embouchure du fjord Howe et à la porte de huit parcs provinciaux. On peut dire que Squamish est une fusion unique de paysages accidentés, de panoramas époustouflants et de la culture de la côte Ouest. On peut jouer dans l'océan et explorer les montagnes dans la même journée», témoigne Mme Kawaguchi.

     

    Terrain de jeu panoramique

    Smoke Bluffs offre des panoramas imprenables sur ce qui fait la renommée de la municipalité de 17 000 habitants. Du sommet de Penny Lane, on peut admirer le vaste terrain de jeu des amateurs de vélo de montagne pour qui les options sont multiples.

    À droite de l'autoroute qui zigzague dans le paysage s'élève le Stawamus Chief, lieu de prédilection pour grimper et faire de la randonnée. Le sentier qui mène jusqu'au premier des trois sommets est très abrupt et exigeant, mais la vue à couper le souffle vaut la sueur et la douleur.

    Derrière le Chief se cachent les impressionnantes chutes Shannon et la télécabine Sea to Sky qui transporte les visiteurs à la crête du mont Habrich, à 1792 m d'altitude. L'activité est moins chère qu'à Whistler, même si la vue au point culminant n'a rien à lui envier. Au sommet, le pont suspendu Sky Pilot, qui relie l'observatoire à un belvédère, 100 m plus loin, réjouit les amateurs de photo et d'égoportraits, tandis que le Summit Lodge permet de se désaltérer et de se remplir la panse devant un paysage grandiose.

    De l'autre côté de l'autoroute, les amateurs d'eau vive s'éclatent en kayak ou en rafting sur la tumultueuse rivière Squamish qui, lorsqu'elle se jette dans la glaciale baie de Howe, devient le terrain de jeu des amateurs de kitesurf et de planche à voile. Les vents puissants et constants ont d'ailleurs valu son nom à Squamish, qui en langue autochtone signifie «vents forts» ou «mère des vents». Un nom qui rappelle aussi que c'est la tribu des Squohomish qui est la première à avoir occupé ces lieux exceptionnels.

     

    Planifier son séjour

    Squamish est un peu victime de sa popularité spontanée et les infrastructures touristiques suffisent difficilement à la demande en haute saison. Ainsi, pour dormir en ville, mieux vaut planifier son séjour, les options d'hébergement étant limitées. Pour les stationnements à proximité des montagnes, des sentiers, des lacs, à la télécabine ou aux chutes Shannon, il faut arriver tôt ou compter sur sa bonne étoile pour qu'une place se libère, surtout un samedi. La bonne nouvelle est que la majorité des stationnements sont gratuits et que les options d'activités sont nombreuses pour trouver un plan B dans les environs. Des visites organisées en partance de Vancouver ou Whistler permettent aussi de découvrir la région.


    Partir à l'aventure:  Squamish, terre d'aventure

    Les adeptes du vélo de montagne sont servis.

    PHOTO FOURNIE PAR TOURISM SQUAMISH

     

    Cinq activités à découvrir

    Pour se ressourcer dans la nature ou carburer à l'adrénaline, Squamish a tout ce qu'il faut. Bon à savoir: les amateurs de magasinage et de fêtes nocturnes pourraient cependant être déçus: à Squamish, on dépense toute notre énergie le jour, et le soir on dort à poings fermés sous un ciel magnifiquement étoilé.

     

    Vélo de montagne

    Les adeptes du vélo de montagne sont servis avec 200 km de sentiers et 288 parcours répartis dans quatre grands secteurs: Alice Lake/Garibaldi Highlands, Diamond Head/Ring Creek, Brackendale et Valleycliffe. Les sentiers sauvages sont variés et sauront plaire aux adeptes de tous les styles. Les familles trouveront leur compte grâce aux magnifiques paysages des randonnées pour débutants. Les cyclistes avides de palpitations, eux, se lanceront dans des parcours plus techniques avec des dénivelés à pic et des sections périlleuses.

     

    Télécabine et via ferrata

    La télécabine Sea to Sky fonctionne toute l'année. Elle hisse les visiteurs au sommet du mont Habrich, où la vue panoramique est simplement spectaculaire, notamment à partir du pont suspendu et de sa terrasse, où des concerts sont occasionnellement présentés en soirée. Au sommet, divers sentiers permettent de se balader sur 1,6 km. De là, il est aussi possible de s'aventurer sur le parcours de via ferrata. Cette randonnée sur paroi rocheuse avec prises métalliques sécurisées permet une immersion totale, même sans expérience d'alpinisme ni aptitudes extraordinaires, sauf peut-être celle de maîtriser son vertige.

     

    Randonnée

    Les options pour s'évader dans la nature de la façon la plus simple qui soit - en marchant - sont nombreuses. L'incontournable randonnée est celle du Stawamus Chief: un parcours de 7 km, difficile en raison du dénivelé très prononcé. La vue au sommet apporte une entière satisfaction. Vous croiserez de nombreux grimpeurs et la randonnée peut se poursuivre vers deux autres sommets. La randonnée Sea to Summit est l'option sportive pour se rendre au même sommet que la télécabine: un aller simple abrupt de 9 km qui transporte les plus aguerris dans une forêt hypnotisante au son des chutes Shannon. Une option moins difficile est celle de la Four Lakes Trail, dans le parc provincial Alice Lake. Plus facile encore: la Squamish Oceanfront Trail, située au niveau de la mer.

     

    Voile et kitesurf

    Son nom le dit, Squamish est la mère des vents, c'est pourquoi elle attire tant d'adeptes du kitesurf et de la planche à voile. L'extrémité nord de la baie de Howe, à l'embouchure de la rivière Squamish, est l'endroit idéal pour la pratique des sports de voile. Une péninsule de 160 m, nommée Spit, offre un lieu de départ de choix pour les kitesurfeurs et planchistes qui volent par douzaines sous leurs cerfs-volants lors des belles journées, la montagne Chief en arrière-plan. Soyez prévenu: la combinaison de néoprène est essentielle pour survivre à une chute dans l'eau glaciale!

     

    Rafting et kayak

    Avec des rapides de classe 4, les cours d'eau entourant Squamish réjouissent les amateurs d'eau vive, que ce soit à bord d'un bateau de rafting ou d'un kayak. Non seulement les rivières sont riches en défis, mais les paysages qui les bordent sont d'une beauté immense. Chutes, glaciers, volcans endormis... Vous risquez même de voir des aigles, des saumons et des ours, selon le moment de l'année. Plusieurs options de descentes sont offertes. Ainsi vous pouvez opter pour une balade paisible ou encore pour une descente sur la plus puissante rivière de la Colombie-Britannique.

     

    Partir à l'aventure:  Squamish, terre d'aventure

     

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    Route Royale : circuit touristique de

    Nice à Turin

     

    Par Philippe Bourget
     
     

    Une échappée de 225 kilomètres sur la route Royale en voiture ou mieux en camping car. Vous passerez par de la Dolce Vita Azuréenne au dynamisme piémontais, en remontant la vallée de la Roya puis rejoindrez Vernante, le village de Pinocchio. Il ne vous reste plus qu'à dévaler les Alpes piémontaises vers Cuneo, Saluzzo et Mondovi, avant de retrouver la magnifique Turinoise.

     
     
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    Un itinéraire en immense « dos d’âne ». C’est le cheminement que nous vous proposons de Nice à Turin, depuis le rivage méditerranéen jusqu’à la plaine du Pô, en passant par la haute échine alpine. Cette route fut royale car elle reliait l’ancien comté de Nice à l’ex-capitale du royaume de Piémont-Sardaigne, Turin. Une route du sel et des étoffes. Une voie diplomatique, aussi. Nice et la Roya ne furent rattachées à la France qu’en 1860. À la sortie de Nice, vous apercevrez des villas récentes accrochées aux versants, un habitat résidentiel construit un peu à l’emporte-pièce. Elles démontrent l’attractivité brouillonne de la métropole niçoise. Une ville que vous aurez sans doute arpentée au préalable, en arrivant dans la région. La grâce de la promenade des Anglais et du vieux Nice ne souffre en effet aucune entorse.

     

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    Vue sur la célèbre Promenade des Anglais sur le bord de mer à Nice (06)

    De Cantaron, petit bourg alpin à Vintimille

    Il faut donc dépasser Drap pour commencer à apercevoir les signes d’un paysage plus virginal. Cantaron, puis L’Escarène, rappellent avec leurs maisons groupées au-dessus du Paillon, 
le calfeutrage habituel des bourgs alpins. La route s’élève et une fois franchi le col de Braus (1000 m), Sospel s’affirme comme le véritable premier témoin de ces Alpes-Maritimes, bercées par l’azur méditerranéen mais déjà empreintes de rigueur montagnarde. À pied (aire de stationnement ombragée près de la cave coopérative), vous apprécierez les places Saint-Nicolas et Saint-Michel et leurs maisons anciennes, séparées par le vieux pont à péage jeté sur la Bévéra. Poursuivons plein nord, en direction de Breil-sur-Roya (à 22 km). La D2204 se fait sinueuse, à flanc de versant, franchissant les cols du Pérus (659 m) et de Brouis (875 m).
 À droite, depuis votre poste de conduite, la vue plonge sur
 la vallée boisée de la Roya et la route de Vintimille.

     

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    Sospel (06), le Pont Vieux qui enjambe la Bévéra fut construit au XIIIe siècle en bois, puis reconstruit en pierre en 1522. Détruit en 1944 lors de la retraite allemande, il fut reconstruit en 1952

    Saorge, "village tibétain", Brigue, "village bout du monde"

    Comme les communes du secteur, Breil-sur-Roya mérite une halte... pédestre. La touche italienne est déjà là. Place à arcades, façades colorées : pas de doute, nous y sommes ! À voir aussi : l’orgue orchestral de l’église. Après Breil, vous entrez dans le corridor de la Roya, route spectaculaire (la D6204) taillée dans le roc de la vallée, au pied du Parc national du Mercantour. Soudain, une apparition : Saorge. Bâti en amphithéâtre, ce « village tibétain » des Alpes du Sud se compose de ruelles en dédale sur trois niveaux, des passages voûtés, des escaliers, des maisons médiévales. Une poignée de kilomètres en amont, engagez-vous à droite, à hauteur de Saint-Dalmas-de-Tende, sur la route qui mène à La Brigue. Un village « bout du monde » et peu fréquenté. De l’autre côté des lignes de crêtes dénudées, c’est l’Italie, zone frontalière et théâtre d’anciennes contrebandes. La Brigue et son splendide orgue orchestral (dans l’église) est le dernier village, avec Tende, à avoir été rattaché à la France, en 1947.

     

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    Saorge (06), à 550 m d'altitude, domine de façon impressionnante la vallée de la Roya. Le village fut rattaché à la France en 1860

    Arrivé en Italie, rencontre avec Pinocchio

    À Tende, bourg frontalier, déambulez dans la vieille ville, jalonnée de maisons aux linteaux armoriés et habillées de schiste, dominée par le clocher lombard de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. C’est encore loin l’Italie? La route s’élève à travers la forêt de Caïros, laissant entrevoir sur les crêtes les vestiges de forts militaires, reliquats de l’imposant système défensif italien du XIXe siècle Et soudain, c’est le noir... Celui du tunnel de Tende, étroit corridor blafard de 3 kilomètres, débouchant en Italie. Avant la fin du percement du second « tube », prévue en 2019, il faudra conduire avec prudence (le tunnel est fréquemment fermé la nuit pendant ces travaux). Benvenuti in Italia ! La route dévale le versant transalpin en lacets, traverse la station de Limone Piemonte et parvient à Vernante. Stop ! Ce village d’apparence anonyme abrite des dizaines de fresques murales à la gloire de Pinocchio. L’illustrateur de la célèbre marionnette, Attilio Mussino, a vécu ici. Pour lui rendre hommage, des habitants ont accepté que les façades de leurs maisons soient peintes de scènes « pinocchiesques ». L’E74 dévale ensuite jusqu’à Cuneo, important chef-lieu de province et ville-phare du Piémont. À voir entre deux ristretti : sa célèbre piazza Galimberti et sa via Roma à arcades.

     

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    Tende offre à ses visiteurs une riche palette de couleurs et de nombreux monuments au style influencé par l'Italie proche

    La basse Mondovi, la haute Saluzzo

    Deux petits « écarts de conduite » sont bienvenus pour s’imprégner des richesses piémontaises : Mondovì, 23 000 habitants et Saluzzo, 17 000 habitants. Les maisons en brique rouge de Mondovi, ses vieux commerces, son indicible animation "à l'italienne", sont surplombés par une ville haute aux tours conquérantes, que l'on rejoint par un charmant funiculaire. À Saluzzo aussi la brique est reine. Comme à Mondovi, la ville haute fait écho à la basse, dans les ruelles, palais, arches en ogive, tours, balcons et terrasses de cafés. Un vrai bonheur, surtout quand les habitants descendent dans les rues. Turin, 60 kilomètres au nord de Saluzzo, clôt l’itinéraire. Baroque et corsetée, la capitale piémontaise échappe aux clichés habituels sur l’Italie désordonnée. Une métropole de charme pour achever un périple haut en couleur et en richesses historiques.

     

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    Le village de Saluzzo
     

    Partir À l'Aventure:  Route Royale : circuit touristique de Nice à Turin

     

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