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    Partir à l'aventure:  Vulcania, terre de volcans

     

    • Vulcania, terre de volcans

     

    Un parc vraiment implanté au coeur des volcans d'Auvergne

     

    ©Francis Debaisieux

     

    VULCANIA, TERRE DE VOLCANS

    •   Journée entière
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    Né de la volonté de Valéry Giscard d’Estaing d’avoir une attraction majeure en Auvergne, Vulcania, le parc européen du volcanisme, fête ses 15 ans cette année. L’occasion de découvrir un vrai espace de loisirs à même d’enchanter toute la famille.

    C’est en 2002 que le premier parc européen dédié au volcanisme sort de terre. Trop didactique à ses débuts, Vulcania s’éloigne ensuite de son côté musée pour se rapprocher de ses concurrents, tout en gardant son ADN scientifique. Il propose quelques animations en extérieur, mais la plupart se trouvent dans les galeries du bâtiment principal, creusées dans une coulée de lave vieille de trente mille ans. À l’occasion de son 15e anniversaire des animations exceptionnelles sont prévues chaque mois : spectacle de magie, jeu interactif, théâtre de rue…

     

    UN EMPLACEMENT PRIVILÉGIÉ 

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    Et si les volcans d'Auvergne se réveillaient ? Un scénario catastrophe à découvrir à Vulcania

    ©J Chabanne

     

    Vulcania est au cœur de la Chaîne des Puys qui compte environ 80 édifices volcaniques. Le parc est d’ailleurs dominé par certains des plus emblématiques de cette chaîne offrant un panorama exceptionnel.

     

    VolcanBul

    La visite commence à l'extérieur avec ce véhicule électrique, sans chauffeur, totalement silencieux et guidé par GPS. À bord, un animateur vous fera découvrir, pendant une dizaine de minutes, les paysages environnants.

    Premier envol

    Poursuivez dans le complexe du parc, à bord des nacelles dynamiques pour accompagner un aigle royal sur un écran à 180° ! À travers le regard perçant du jeune rapace, l’Auvergne se dévoile dans toute sa beauté, sa faune et sa flore.

    Réveil des géants d'Auvergne

    C'est l'animation préférée des visiteurs ! Elle répond en 4D à la question la plus fréquemment posée : qu’adviendrait-il si les volcans d’Auvergne venaient à se réveiller ?
    Le plus. Les enfants apprécieront l’exposition de photos 3D La Chaîne des Puys en relief pour découvrir les volcans voisins..

     

    UNE VOCATION : APPRENDRE EN S’AMUSANT

     

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    Machine Terre permet à tous de mieux comprendre la planète bleue et les phénomènes naturels

     

    ©J Chabanne

     

    Parc unique par sa thématique, Vulcania met la science à la portée de tous en offrant différents niveaux de lecture à ses visiteurs.

     

    Machine Terre 

    Ce concentré de technologies permet de découvrir l’histoire de notre planète, les volcans du monde entier et les phénomène naturels.

    Le coin des expériences

    Ici, vous apprendrez en vous amusant autant que vos enfants en devenant de véritables explorateurs. Ateliers, manipulations ou mises en situation permettent, accompagnés d'un animateur, de comprendre les volcans, les séismes ou les risques naturels en relevant par exemple le défi de sauver la ville de Clermont-Ferrand d'une coulée de lave.

    Planète dévoilée

    L'exploration se poursuit avec un véritable tour du monde interactif accompagné d'un pilote, en très haute définition et sur grand écran.

    Abyss Explorer

    Poursuivez avec la simulation d'une plongée en bathyscaphe à 2 500 mètres de profondeur. Vous découvrirez des phénomènes surprenants et des espèces animales méconnues qui, grâce aux cheminées volcaniques sous-­marines, vivent et survivent dans ces grandes profondeurs ténébreuses.

    "Tornado Alley”

    Grâce à ce film projeté sur écran géant, vous suivez une équipe scientifique bien particulière : des chasseurs de tornades !
    Le plus. Machine Terre est adapté à tous les âges. Les plus jeunes ne feront que les expériences interactives alors que les plus âgés pourront lire les panneaux d’informations pour en apprendre plus sur notre planète.

     

    DES LÉGENDES À LA SCIENCE

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    Découvrez les légendes des volcans du monde dans Volcans Sacrés

     

    ©J Chabanne

     

    Vulcania s’attache aussi aux légendes autour des volcans et de la Terre.

    “Le Monde de Teino”

    Ce nouveau film d'animation en 3D projeté sur un écran géant de 415 m², vous présente un panorama complet du monde des dinosaures juste avant leur disparition. À la période du Crétacé, Teino, l'un des plus petits mammifères au monde, doit affronter tous les dangers pour survivre.

    Sur les traces des dinosaures

    Grâce à ce parcours forestier de 700 mètres, votre famille est renvoyée au temps du Jurassique. Disparus depuis 65 millions d’années, les dinosaures s’animent grâce des répliques robotisées, des animatroniques, avec pour 2017 des spécimens nouveaux toujours plus nombreux et imposants.

    Dragon Ride 

    Cette animation dynamique en 4D vous plonge au fond du cratère de Vulcania à la rencontre de créatures légendaires !

    Volcans sacrés

    Ici, toute la famille en prend plein les yeux grâce à une animation pluri sensorielle immersive avec effets spéciaux, projections vidéo et animatroniques.

    Le Tunnel des nuées ardentes

    C'est l'espace idéal pour comprendre les manifestations des volcans gris explosifs comme le Vésuve ou celui du Mont Saint Hélène.

    Bouleversements

    Pour la saison 2017, cette exposition permet de découvrir l’impact que certains épisodes volcaniques, à des époques très différentes, ont pu avoir sur la vie, les civilisations, l’homme et la planète. Des phénomènes extrêmes qui restent rares mais qui provoquent des bouleversements considérables, comme la disparition des dinosaures.
    Le plus. Pour un moment zen, ne manquez pas la Serre. Un jardin volcanique peuplé de fougères arborescentes symbolisant la reconquête par la végétation des terres ravagées par la colère des volcans. 

     

    LES ENFANTS À L’HONNEUR

     

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    La Maison de Pitoufeu est la nouvelle aire de jeux pour les enfants

     

    ©J Chabanne

     

    Fidèle à sa vocation de faire découvrir la Terre et ses secrets aux jeunes curieux, Vulcania leur propose de nombreux espaces d'animations spécialement conçus pour eux.

    La Cité des enfants

    Ce lieu animé en partenariat avec la Cité des sciences et de l’industrie, est dédié aux 3-7 ans. Vos scientifiques en herbe y manipulent en toute autonomie engrenages, moulins à eau et autres pistons dans 4 espaces de jeux dédiés aux mouvements, aux sens, à la lumière et à l’eau. 

    La Maison de Pitoufeu

    Dédiée aux 3-12 ans, elle permet de découvrir les origines magmatiques de la mascotte du parc avec des petits jeux de manipulations et d'appréhender des premières notions de volcanisme par l'observation. Et comme Pitoufeu est intrépide et farceur, il a aménagé son jardin avec un toboggan et un pont suspendu, de quoi offrir à vos enfants un pur moment de détente.

    La Galerie Pitoufeu

    Cette dernière est également dédiée aux 3-7 ans avec un parcours de jeux  pour se divertir et développer leur motricité dans un espace 100% sécurisé. Mais on trouve aussi Vulcania en miniature, l’univers du parc réinventé par Playmobil® avec des maquettes inédites.
    Le plus. Vos enfants adoreront les Aires de jeux. Situées en extérieur, elles permettent, sous votre responsabilité, de s’initier à l’escalade, de traverser un tunnel suspendu, ou encore de tenter l’expérience de la tyrolienne.

     

    BON PLAN

    Vulcania propose de prendre de la hauteur avec une expérience inédite à bord du Ballon des Puys (en supplément, 4 € à 6,50 € selon l’âge et la période), un ballon captif de 22 m de diamètre gonflé à l'hélium. Un animateur pilote commente les paysages façonnés par l'activité volcanique pendant un vol d'une dizaine de minutes à près de 100 m de haut.

    Ecrit par

    FUN TRIBE

     

     

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    Skier au Chil

     

     


    skier-au-chili

     

    N’avez-vous jamais rêvé de pouvoir skier en Amérique latine entre les Andes et le Pacifique ? Au Chili c’est possible. Grâce à la très grande diversité de ses paysages, le pays possède les plus grandes stations de ski d’Amérique du Sud. Voici une liste des stations près de Santiago et en Patagonie, par l’agence de voyage Chile Excepción

     

    Le Chili offre des paysages divers et variés que l’on explique par sa géographie particulière. Le pays présente des paysages qui vont du désert aux glaciers en passant entre les Andes et le Pacifique. Il abrite également les meilleures stations de ski d’Amérique latine. De nombreux touristes des pays voisins se rendent au Chili pour profiter des stations mais de plus en plus de touristes européens et américains se laissent tenter par cette destination.

     

    A deux pas de Santiago

    Valle Nevado

    Cette station située à seulement 1h30 de Santiago, est considérée comme la plus grande station de ski de l’hémisphère Sud. Construite en 1988, elle s’inspire de la station des Arcs en France. Elle possède 34 pistes et 15 remontées mécaniques. Vous y admirer tous les paysages et la faune des Andes.

     

    El Colorado et Farellones

    Ces deux stations, localisées à une trentaine de kilomètres seulement de la capitale chilienne, forment un domaine skiable de 1 300 hectares. C’est le lieu privilégié pour profiter de la neige et des sports d’hiver en famille. Les stations possèdent 112 pistes, 28 remontées, 2 snowparks et un snow tubing.

     

    La Parva

    Niché à 2 750 m d’altitude à 50 km de Santiago,  La Parva est un petit village de montagne traditionnel qui vous offre une vue imprenable sur la vallée de Santiago. La station est souvent utilisée comme centre d’entraînement par les équipes internationales comme la France, les États-Unis ou encore la Slovaquie. On compte 30 pistes et 14 remontées mécaniques.

    Portillo

    En plein sur la route de Mendoza depuis la ville de Los Andes, à 2h de Santiago, Portillo est la station de ski la plus ancienne d’Amérique du Sud. Ce sont les anglais en 1887 qui sont à l’origine de sa création. C’est la station idéale pour ceux qui recherchent le calme, la tranquillité, le repos et la sérénité. La station possède 35 pistes et 14 remontées mécaniques.

     

    Nevados de Chillán

     

    Au Sud de Santiago

    Nevados de Chillán

    Située dans la région de Bíobío à environ 400 km de Santiago, la station est relativement connue pour son centre thermal et ses spa ouverts toute l’année. C’est une station qui invite au dépaysement et à la relaxation. C’est ici que l’on retrouve la piste la plus longue, la Tres Marías, qui s’étire sur 13 km.

     

    Osorno

    Le centre de ski est situé sur un des flancs du glacier du Volcan Osorno, à 60 km de Puerto Varas. En plus du ski il est possible d’effectuer un trekking sur le volcan et autres randonnées avec un point de vue sur l’Osorno et le lac Llanquihue. 12 pistes et 5 remontées mécaniques sont mises à votre disposition.

     

    Club Andino Punta Arenas

    Au coeur de la nature, située dans la Réserve Forestière Magallanes, la station de ski est l’une des seules au monde à vous offrir une vue sur la mer. Depuis le Cerro Mirador vous bénéficiez d’une vue imprenable sur Punta Arenas, l’île de la Terre de Feu et même sur la cordillère Darwin. La station présente 11 pistes et 1 remontée mécanique.

     

    Pucon

    Pucon est une station faite pour accueillir les compétitions internationales de ski et snowboard. Elle est la plus importante du Sud du Chili. Elle se situe dans le Parc national Villarica, il est possible de gravir le volcan du même nom.  On décompte 20 pistes et 9 remontées mécaniques.

     

    Station de ski de Corralco

    C’est l’une des stations les plus modernes avec 26 pistes et 6 remontées pour pouvoir profiter au maximum des 200 hectares de domaine skiable. Au cœur de la Réserve nationale de Malalcahuello-Nalcas, la station offre une vue splendide sur le volcan Lonquimay. C’est également une des zones qui reçoit le plus de neige au Sud de la Cordillère des Andes. Un nouveau téléski permet de monter à 2 400 d’altitude et de profiter d’une descente incroyable avec des paysages magnifiques.

    Allez c’est parti chaussez vos skis et dévalez les pentes !

     

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    Randonnées dans les Andes chiliennes

     

     


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    Vous souhaitez vous évader le temps d’un instant de la capitale et de toute son agitation, être au contact de la nature ? Voici une sélection de randonnées à faire sur une journée pour vous déconnecter de la réalité et être au grand air.

     

    La cascada de las Animas

    Vous partez en milieu de matinée, sur les coups de 10h pour une randonnée de 2h dans la région du Cajón del Maipo. Les amateurs de trekking sont ravis. Situé à seulement 60 km de la capitale, le canyon et sa région possèdent une flore très riche. L’été, les santiagueños aiment s’évader dans ces montagnes en quête d’espaces verts et de tranquillité, loin du tumulte de la ville.

    L’escapade débute par une halte au village de San Alfonso. C’est un petit village au cœur des montagnes, forêts, vallées et cascades. C’est ici que vous découvrez la cascade des Animas, un petit coin de paradis. C’est une réserve naturelle qui s’étend sur 3 600 hectares.

    Vous empruntez un chemin qui vous conduit au pied d’une première cascade. Vous pouvez vous y baigner et pique-niquer paisiblement, au bord de l’eau. Vous êtes de retour en milieu ou fin d’après-midi à Santiago. Vous vous sentez totalement détendu et serein après cette escapade au cœur de la nature.

     

     

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    El Morado

    Situé à 93 km de Santiago, Baño Morales, un petit village des Andes est connu pour ses eaux thermales et ses bienfaits sur la santé. Ce village est le point de départ pour une randonnée de 5h, de difficulté moyenne à 1 900 m d’altitude au sein du parc naturel El Morado. Il vaut mieux effectuer cette randonnée durant les mois d’octobre à mai pour éviter le froid de l’hiver.

    Le parc national abrite de nombreuses espèces d’oiseaux typiques du Chili ainsi qu’une flore incroyable. Pendant une bonne heure vous grimpez jusqu’aux eaux minérales souterraines du Panimávida. Vous pouvez vous y baigner pour vous rafraîchir avant de continuer l’escapade.

    Jusqu’à la lagune El Morado, le chemin est relativement plat. 2h de marche à 2 500 m d’altitude vous sont nécessaires pour atteindre ce décor paradisiaque. Une vue imprenable sur le Mont Francisco et son glacier se dévoile devant vous. Vous pouvez continuer la randonnée pendant 1 km et vous approcher au plus près du glacier au milieu des fleurs sauvages.

     

    el-morado

     

    La Campana ou le chemin de Darwin

    Lors de cette randonnée, vous partez sur les traces de Darwin dans le Parc national La Campana, inscrit à l’Unesco depuis 1985.  Cette randonnée s’effectue sur 4h et est de difficulté moyenne. Il vous faut partir tôt le matin de Santiago. Vous êtes au cœur du Parc national de la Campana, qui s’étend sur 8 000 hectares et possède plusieurs circuits vous conduisant à des endroits différents du Parc. Si vous empruntez le sentier de la Cascada vous y découvrez une faune et une flore très riche, dont les fameux palmiers chiliens vieux de 400 ans.  Le clou du spectacle : une merveilleuse cascade de 30 m de haut se dévoile sous vos yeux.  Vous avez également la chance d’admirer la vue imprenable sur la Cordillère de la Costa grâce aux trois points panoramiques.

    Vous êtes de retour en début d’après-midi à Santiago, nous vous recommandons de déjeuner à l’Aqui esta Coco, un restaurant de poissons et fruits de mer situé dans le quartier de la Providencia.

     

    Plus d’infos sur le site de l’agence de voyage au Chili, Chile Excepcion

     

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    Bretagne: circuit touristique de Roscoff

    au Guilvinec

     

    Par Philippe Bourget
     

    De Roscoff au Guilvinec, l'itinéraire offre un parcours extrême en dents de scie de 350 kilomètres. Les routes côtières procurent un sentiment de liberté inégalé. Le voyageur y rencontrera la douceur des plaisirs balnéaires et la dure réalité des métiers de la pêche. Les camping-caristes recevront enfin un cours magistral d'histoire bretonne...

     

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    Roscoff, un port de pêche actif, un bourg animé aux splendides maisons de granit. On a connu pire début d’itinéraire ! À peine arrivé et vous voilà plongé dans cet univers singulier entre terre et mer, qui ne va pas vous lâcher jusqu’au Guilvinec. Plein ouest, la D10 file à travers le Léon agricole, en direction de l’Aber-Wrac’h. De votre poste de conduite, vous distinguerez sans peine le clocher de 78 mètres de la chapelle du Kreisker, totem de Saint-Pol-de-Léon. Tout autour, à perte de vue, des champs cultivés de choux-fleurs, d’artichauts, de pomme de terre, de brocolis, d’oignons, de tomates... Le Léon profite d’un climat doux et de terres limoneuses pour s’afficher comme l’un des premiers jardins légumiers de France. Passé le château féodal de Kérouzéré, la route file jusqu’à Plouescat (à 19 km de Roscoff). L’arrêt est conseillé dans cette station balnéaire aux nombreuses plages, connue aussi pour ses halles du XVe siècle. Six kilomètres plus loin, la Maison des dunes de Keremma mérite aussi une visite.

     

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    Vue sur la pointe du Raz depuis la pointe du Van au cap Sizun

     

    De Brignogan-Plages à Plouguerneau et le phare

    de l'île Vierge

     

    Vous voilà arrivés à Brignogan-Plages. Ce nom signe sans conteste la vocation balnéaire de l’endroit mais à la beauté du sable blond, nous associons le charme brut de la pointe de Pontusval, avec ses blocs granitiques et son menhir de 8 mètres. On vous parlait de traditions, elles surgissent au hameau de Meneham. Protégées de la mer par de hauts rochers, des maisons basses de goémoniers ont été restaurées et abritent des magasins et des ateliers d’artisans. Elles témoignent de l’ancien métier de ramasseur d’algues, assuré jadis par une corporation considérée comme la plus pauvre de la côte. La route est longue, alors poursuivons ! 17 kilomètres après Ménéham, la D10 file jusqu’à Plouguerneau et le phare de l’île Vierge. Un monument de signalisation marine, haut de 83 mètres (record de France). Posé à quelques encablures de la côte, on peut s’y rendre à pied, à marée basse, pour grimper ses 400 marches. De là-haut, vous profiterez du spectacle d’écume et de rocs de la côte finistérienne

     

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    Au loin, le phare de l'île Vierge à Plouguerneau

     

    La route des Abers jusqu'au Conquet

    Vous pénétrez maintenant dans le monde des abers. Un univers de routes assez spectaculaires (D113, D128, D28), plongeant vers des rivages et des ports secrets, cachés au bord d’estuaires maritimes. L’Aber-Wrac’h et l’Aber Benoît procurent des sensations uniques. L’air vif de la Manche vous saisit soudain, vitres ouvertes, au moment où l’aber s’ouvre vers le grand large. Après l’Aber Benoît, la route touristique se tortille sur plus de 40 kilomètres jusqu’au Conquet. Impossible de citer ici tous les ports, plages, pointes, chapelles, villages, îles et panoramas que vous croiserez le long de cette côte découpée. Sachez que cette portion d’itinéraire suit la mer d’Iroise, célèbre pour ses coups de vent. Si l’on doit vous conseiller des arrêts, les voici: la chapelle Saint-Samson, perchée au-dessus de la mer; l’Aber Ildut et son rocher du Crapaud, frontière « officielle » entre Manche et Atlantique ; Lanildut et son port goémonier; la pointe de Corsen, cap ouest ultime de la France.

     

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    Un océan de bateaux au Conquet

     

    Pointe Saint-Mathieu, le bout du monde

    Au Conquet, après environ 100 kilomètres parcourus depuis Roscoff, l’envie d’une halte longue vous saisira peut-être. Le parking du parc Beauséjour (près de l’office de tourisme, avec eau, électricité et équipement de vidange) accueille 4 heures gratuitement les camping-cars en journée, d’avril à fin septembre. Un bon moyen pour découvrir à pied cette « station verte », ultime agglomération à l’extrême-ouest de l’Hexagone. Vous pourrez y faire de courtes balades littorales, à la pointe de Kermorvan et sur le port. Avant de filer vers Brest, vous clôturerez cette partie d’itinéraire par le pèlerinage obligé à la pointe Saint-Mathieu (5 km au sud du Conquet, par la D85). Là, dans cet autre bout du monde où trône une ancienne abbaye ruinée, le cap et son phare (accès possible au sommet) offrent des panoramas uniques sur la presqu’île de Crozon, la pointe du Raz et les îles du Ponant (Sein, Ouessant, Molène).

     

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    Le sémaphore de la pointe Saint-Mathieu à Plougonvelin (29)

     

    En juillet, plus de 1 000 bateaux en rade de Brest

    Voici donc Brest. Une respiration urbaine dans laquelle la mer reste toutefois le sujet majeur. 8 kilomètres de quais concentrent l’éventail des activités marines : construction et réparation navale, port militaire, de pêche, de plaisance, de commerce, gare maritime, espace éolien offshore... Sans oublier les loisirs, avec Océanopolis (10 000 animaux, premier équipement touristique de Bretagne) et la marina du Château, affichant son quai bordé de cafés et de restaurants-terrasses. Preuve de sa vocation marine, la ville accueille les Fêtes maritimes, un événement nautique organisé tous les quatre ans en juillet avec plus de 1 000 bateaux qui voguent sur la rade. Il ne faut pas quitter Brest sans avoir découvert la Ville Haute. Depuis les remparts fortifiés, le cours Dajot domine le port. Au cœur de la ville, la rue de Siam et son récent tramway vous offre l’éventail à peu près complet des commerces d’une cité de 140000 habitants. La visite du château médiéval, relooké par Vauban, rappellera les grands faits de l’histoire maritime brestoise, mis en scène dans ce musée national. Le site abrite la Préfecture maritime, poste de commandement de la Marine pour l’Atlantique. Reste à franchir la Penfeld. De l’autre côté du pont jeté sur ce court fleuve, depuis lequel vous apercevrez, en dessous, la ruche de l’ex-Arsenal, voici Recouvrance. Le déploiement de l’activité militaire au XVIIe siècle profita au quartier. En automne 2016, un téléphérique devrait même relier Les Capucins au centre-ville de Brest, par-dessus la Penfeld.

     

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    À Brest, le château, intégré à la citadelle Vauban, siège de la Préfecture maritime et du musée national de la Marine, surplombe la rade et la Penfeld

     

    De Crozon à Camaret-sur-Mer et son port

    Prêts à repartir ? Cap au sud vers la presqu’île de Crozon et Camaret-sur-Mer, distant de 68 kilomètres. Vous qui connaissez désormais la typicité du relief granitique risquez d’être surpris. « Coincée » entre la rade de Brest et la baie de Douarnenez, la presqu’île n’est composée que de grès et de schistes, d’où un relief doux piqué de bocage, de landes et de pins maritimes. Un paysage à observer au sommet du Ménez-Hom (parking, puis accès à pied en 5 min), vigie naturelle (330 m) de cette péninsule en forme de trident. Vous effectuerez aussi le tour en véhicule de la pointe des Espagnols, face à la rade de Brest, crochèterez par Morgat pour voir les anciennes villas balnéaires, avant de vous poser à Camaret-sur-Mer. Voilà la « pépite » de Crozon, avec son port aux maisons serrées posées face à la chapelle de Rocamadour et à la tour Vauban, ouverte à la visite depuis cette année. Pour clôturer le ban, un conseil : poussez prudemment votre véhicule vers quelques caps symboliques. Les vues plongeantes sur la mer et ses falaises offertes depuis les pointes de Dinan, de Pen-Hir ou du cap de la Chèvre, sont fabuleuses. Et pour vous prélasser sur une plage, nous vous conseillons celle du Veryac’h, à Camaret (parking au dessus), protégée par des falaises brunes et les rochers du Tas de Pois.

     

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    La plage de la pointe de Saint-Hernot à la presqu'île de Crozon

     

    330 mètres

    Un paysage à observer au sommet du Ménez-Hom (parking, puis accès à pied en 5 min), vigie naturelle (330 m) de cette péninsule en forme de trident.

     

    Les pointes Leydé, du Millier et de Brezellec

    Après un arrêt-visite au magnifique enclos paroissial de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, vous filerez par une route tranquille jusqu’à Douarnenez (à 20 km). La pêche n’est plus ce qu’elle était dans ce port sardinier, repaire toujours actif de conserveries, mais si vous souhaitez tout connaître de son histoire, il faudra consentir une demi-journée pour visiter le passionnant Port-Musée et découvrir, en face, le tout nouveau Centre d’interprétation de l’industrie de la conserve. Roulons vers l’est, à la rencontre de la pointe du Raz. Le littoral nord du cap Sizun est ici incroyablement sauvage, avec de hautes falaises violemment battues par les flots. La D7 les longe à distance, aussi faudra-t-il s’engager à droite dans des voies secondaires pour les approcher. Vous poserez ainsi votre véhicule à la pointe Leydé, du Millier, de Brézellec... (parkings). Autant d’occasions d’apercevoir goélands ou fous de Bassan et de faire un bout de promenade sur le GR34®, au-dessus des granits cisaillés. Le petit circuit (de 45 min à 1 h) tracé dans la réserve naturelle du Cap Sizun complétera la découverte de ce littoral exceptionnel, illustré par l’absolue solitude de la chapelle Saint-They, à la pointe du Van.

     

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    À Douarnenez (29), Port-Rhu, (port rouge, en français), a probablement pris ce nom à cause de la couleur de l'eau due à aux rejets de sang. Jusqu'en 1974, un abattoir a en effet fonctionné ici

     

    Port-musée de Douarnenez, la mer, rien que la mer

    S’il y a un seul musée à visiter durant votre périple de Roscoff
au Guilvinec, c’est celui-ci. Sur près de 3 000 m2 d’expositions permanentes et temporaires, le port-musée de Douarnenez dévoile tout ou presque de l’histoire des mondes maritimes, les bateaux, les hommes... Associés à des expositions artistiques (« Dans le sillage de Sindbad », jusqu’au 2 novembre 2016), le visiteur découvre aussi des bateaux à flot plus vrais que nature, à bord desquels on peut grimper. Passionnant. www.port-musee.org

     

    Le grand site de "la pointe du Razen cap Sizun"

    Juste après la baie des Trépassés (30km depuis Douarnenez), voici la pointe du Raz. Le stationnement est payant et permet de rejoindre à pied ce Grand Site de France, que vous parcourrez librement sur des chemins aménagés, cernés par l’océan. Au large, l’Île de Sein et les phares de la Vieille, d’Ar-Men et de Tévennec, se distinguent. Ainsi que, dans le raz, le gymkhana insensé des ligneurs de bars, frôlant les rochers contre vents et marées. La côte sud du cap Sizun est soudain plus hospitalière. Finis, ou presque, les rochers, place au sable et aux villages résidentiels. N’hésitez pas à vous arrêter à la plage du Loc’h, à Plogoff, ou à celle de l’Anse du Cabestan, à Esquibien. Juste après, à 15 kilomètres de la pointe du Raz, Audierne constituera une étape agréable pour ceux qui aiment les ports de pêche (ligneurs et fileyeurs) et les petits bourgs commerçants.

     

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    La pointe de Brézellec au Cap Sizun

     

    300 marches au phare d'Eckmühl à Penmarc'h

    Question pêche, justement, nous avons encore mieux à vous offrir ! Il vous faut pour cela filer jusqu’au Guilvinec, à 40 kilomètres d’Audierne. Par les D784, D2 et D785, vous entrerez en Pays bigouden, laisserez à droite dunes, étangs et calvaire de Tronoën (vous pouvez cependant y faire un crochet, c’est à moins de 5 kilomètres de la route principale), puis pousserez jusqu’à Penmarc’h. Autour de cette pointe rocheuse, vous gravirez les 300 marches du phare d’Eckmühl, observerez la tour fortifiée de la ville et celle, carrée, de Saint-Guénolé. Une balade au port, souvent noyé d’embruns, vous introduira dans l’univers de la pêche, assurée ici par des navires bolincheurs. L’activité culmine au Guilvinec, où la pêche est un sacerdoce. 90 chalutiers rentrent chaque après-midi livrer leur cargaison, dans une belle effervescence. Un spectacle à ne pas manquer en visitant Haliotika, la passionnante Cité de la Pêche. La nature sauvage des côtes finistériennes, non contente de satisfaire les touristes véhiculés par ses paysages spectaculaires, participe aussi à l’activité humaine et économique de cette Bretagne des confins.

     

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    De gauche à droite : le sémaphore, le vieux phare de Penmarc'h et le phare d'Eckmühl

     

    Partir à l'Aventure:  Bretagne: circuit touristique de Roscoff au Guilvinec

     

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    Le château Abbadia, une invitation au voyage

     

    À deux pas de la frontière espagnole, à Hendaye, ce palais néogothique a été construit par Viollet-le-Duc pour le « savanturier » Antoine d’Abbadie. Ses intérieurs sont un voyage dans les contrées lointaines explorées par son propriétaire.

    Château 

    Le château Abbadia est bâti face à l’océan sur un immense terrain de la Corniche basque. Ses trois bâtiments forment un triangle parfait et le domaine vient de recevoir le label Maisons des Illustres, qui célèbre et valorise l’oeuvre, la vie et le souvenir d’Antoine d’Abbadie.

    Un site au delà de votre imagination !

    Une folie architecturale surplombe l’Atlantique sur la pointe Sainte-Anne. Ce joyau néogothique a été construit entre 1864 et 1879 par Viollet-le-Duc pour l’explorateur Antoine d’Abbadie (1810-1897). Ce scientifique et aventurier touche-à-tout – il fut cartographe, astronome, linguiste, ethnologue… – y installa un observatoire dont la lunette méridienne fonctionna jusqu’en 1979. L’édifice s’articule en trois ailes : l’une dédiée à l’étude (avec la bibliothèque), l’autre à la religion (avec la chapelle) et la dernière à l’accueil et à l’habitation.

    Donjon 

    Dans le donjon, le savant tout-terrain avait fait installer un observatoire astronomique équipé d’une lunette méridienne à la pointe de la recherche à l’époque. Cette prise de vue montre bien les trois parties de l’édifice qui résument l’intensité, et la densité, de la vie de son propriétaire : un surdoué avide de connaissance, dont la richesse n’était pas qu’extérieure

    De l’extérieur, le visiteur découvre une façade crénelée ornée de tours rondes et de meurtrières aux allures d’imposant château fort ou de manoir irlandais égaré en terre basque. On peut d’ailleurs lire en gaélique, sous le porche, « Cent mille bienvenues ». Guère étonnant quand on sait qu’Abbadie, d’origine basque, est né à Dublin.

    Un lieu enchanteur, dressé sur les falaises abruptes d'Hendaye 

    Vous observerez cependant quelques fantaisies plus exotiques sculptées sur les murs du château. Crocodiles, serpents, éléphants et singes annoncent la décoration foisonnante de l’intérieur, signée Edmond Duthoit : une étonnante rencontre entre le style néogothique et l’art oriental. Fresques africaines, devises en langue éthiopienne, fumoir mauresque ou têtes d’antilopes sculptées… Ici, tout rappelle les expéditions lointaines de son propriétaire et plus particulièrement celles en Afrique orientale.

    Chapelle et vestibule 

    1 - Dans la chapelle au décor foisonnant conçu par Edmond Duthoit, le choeur est illuminé par trois vitraux (au centre Le Christ aux outrages est encadré par saint Thomas d’Aquin, à gauche, et saint Augustin, à droite). Antoine d’Abbadie et sa femme, Virginie, sont enterrés sous l’autel, dans une crypte.
    2 - Dans le vestibule, pas un pan de mur qui ne soit richement orné. Une immersion totale dans l’univers d’Antoine d’Abbadie, l'explorateur fasciné par l’Éthiopie. Un lieu féerique comme une invitation au voyage.

    Antoine d’Abbadie passa onze années en Abyssinie – il rédigera à son retour le premier dictionnaire amharique-français. Ce grand voyageur, qui a également travaillé au Brésil, en Égypte ou à Haïti, restera cependant attaché à ses racines basques. La preuve, il choisira d’être enterré dans la crypte de la chapelle de sa demeure. Il a légué le château à l’Académie des sciences (dont il était membre), à la condition de protéger l’extraordinaire site naturel qui l’entoure. La promesse a été tenue.

     

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