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    Les 20 ponts à voir absolument

    dans sa vie

     

    Par Clio Bayle
     

    Des ponts et des viaducs remarquables, la France en compte des centaines.Difficile de choisir parmi tous les styles et toutes les époques. Voici le classement de la rédac' des plus beaux, des plus originaux, des plus extraordinaires...

    1 - Le pont Valentré à Cahors - Lot (Midi-Pyrénées)

    La pont Valentré à Cahors

    C'est le grand gagnant de notre classement ! Ce pont du Lot est légendaire. Construit aux temps des guerres franco-anglaises, c'est l'un des exemples les plus complets de l'architecture défensive du Moyen Age. D'ailleurs, ses capacités de défense dissuadèrent les Anglais, et même Henri IV de l'attaquer. Il faut dire que ce symbole de la ville de Cahors a fière allure avec ses 6 grandes arches gothiques et ses 3 tours carrés qui dominent de 40 mètres la rivière. À voir absolument !

     

    2 - Le viaduc de Millau - Aveyron (Midi-Pyrénées)

    viaduc de Millau

    Le deuxième pont du classement est un ouvrage plus récent, mais au moins aussi impressionnant ! Le Viaduc de Millau dans l'Aveyron est une véritable prouesse architecturale et technologique, signée Norman Foster et Michel Virlogeux. Il a d'ailleurs été récompensé par plusieurs prix internationaux d'architecture. Du haut de ses 343 mètres, il semble flotter eu dessus du Tarn.Quand les nuages recouvrent la vallée (comme ci-dessus), le spectacle est époustouflant ! Il aura fallu 3 ans de travaux pour construire ce géant. Il a fêté ses 10 ans en décembre 2014.

     

    3 - Le pont du Gard - (Languedoc-Roussillon)

    La pont du Gard

    Monument antique le plus visité de France avec 1,5 million de visiteurs, le Pont du Gard est l’un des principaux atouts culturels de la région Languedoc-Roussillon. C’est l’un des vestiges romains les plus emblématiques de France. Construit au Ier siècle après J.-C., le célèbre pont sur le Gardon, était la pièce maîtresse d’un aqueduc long de cinquante kilomètres. Une prouesse technique doublée d’une œuvre d’art. Le nom de son architecte est resté un mystère.  Le Pont du Gard est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 30 ans et labellisé Grand Site de France depuis 2004.

     

    4 - Le viaduc de Garabit à Ruynes-en-Margeride - Cantal (Auvergne)

    viaduc de Garabit

    En son temps, le viaduc de Garabit fut le plus grand ouvrage métallique du monde ! Ne vous fait-il pas penser à un autre grand ouvrage français en métal ? Sa ressemblance avec la tour Eiffel n'a rien de fortuit puisque c'est Gustave Eiffel lui-même qui fut choisi pour la construire, de 1881 à 1884. De sorte qu'il peut-être considéré comme un genre de laboratoire d'essais pour la Dame de Fer, construite elle, rappelons-le, de 1887 à 1889. Le géant de Fer doit sa belle couleur rouge poinsettia à la campagne de remise en peinture de 1994. Le choix de la couleur fait référence aux teintes les plus fréquemment utilisées pour ce genre de réalisation à la fin du XIXe siècle, comme par exemple pour le Golden Gate Bridge de San Francisco.

     

    5 - Le pont Jacques Chaban-Delmas à Bordeaux - Gironde (Aquitaine)

    Le pont Chaban Delmas à Bordeaux

    C'est le pont les plus récents du classement et l'un des plus impressionnants, aussi. Le pont Jacques Chaban-Delmas, initialement appelé pont Bacalan-Bastide, a été achevé en 2012. Située quasiment au cœur de Bordeaux, il offre un spectacle tout à fait étonnant lorsque qu'il se lève pour laisser passer les hauts voiliers et les paquebots. Son système de levage est totalement inédit, lui permettant de se soulever en un temps de record de 12 minutes. Il se distingue également par ses passerelles piétons/cyclistes séparées du pont central, où circule les automobilistes.

     

    6 - Le pont Vieux d'Orthez - Pyrénées-Atlantiques (Aquitaine)

    Le pnt Vieux d'Orthez

    Le Pont-Vieux d’Orthez semble tout droit sortie d'un film médiéval ! C'est d'ailleurs le plus ancien monument de la ville d'Orthez. Il relie les deux rives de la ville, séparées par le gave de Pau. À l’origine, deux tours se dressaient sur le pont ; elles furent, dès son deuxième siècle d’existence, remplacées par une seule tour centrale crénelée.

     

    7 - La pont Napoléon à Luz-Saint-Sauveur - Hautes-Pyrénées (Midi-Pyrénées)

    Le pont Napoléon de Luz-Saint-Sauveur

    Sujet au vertige, s'abstenir ! Le site de Gavarnie est un cirque pyrénéen d'aspect spectaculaire et grandiose. Les amateurs de sensations fortes viennent ici faire une via Ferrata ou encore du saut à l'élastique ! À l'extrémité du pont, une colonne surmontée d'un aigle en marbre rappelle que le pont fut construit par Napoléon III au milieu du XIXe siècle.

     

    8 - Le pont Alexandre III à Paris (Ile-de-France)

    Pont Alexandre III à Paris

    Voici un autre ouvrage de la fin du XIXe siècle, parent de la Tour Eiffel ! Non parce qu'il fut construit par la même personne cette fois-ci, mais parce qu'il fut construit pour la même occasion. Le pont Alexandre III, l'un des plus emblématiques de la capitale, fut, en effet, inauguré à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1900. Il rayonne en plein cœur de Paris, reliant les Invalides au Grand et au Petit Palais. Il est flanqué à chaque extrémité de 4 colonnes monumentales surmontées de pégases de bronze doré, représentant chacun la renommée des Arts, des Sciences, du Commerce et de l'Industrie.

     

    9 - Le Pont-Vieux d’Espalion - Aveyron (Midi-Pyrénées)

    Le pont d'Espalion

    Espalion est, selon l'expression proverbiale, le premier sourire du Midi ! Tout proche de l'Aubrac, la ville offre un contraste avec la rudesse montagnarde voisine. Le Pont-Vieux, composé de 4 arches de grès rouge, est l'un des atouts de charme de la ville. Interdit aux voitures, on s'y promène avec plaisir pour observer les singulières maisons étroites qui bordent le Lot.

     

    10 - Le viaduc de Morlaix - Finistère (Bretagne)

    Le viaduc de Morlaix

    Étonnante vision que ce monumental viaduc en plein cœur de Morlaix. Du haut de ses 62 mètres, il domine toute la ville et en offre sûrement le plus beau point de vue. Pour en profiter, il faut prendre place à bord du Paris-Rennes-Brest et ne pas rater les quelques instants de panorama qui s'offrent aux voyageurs, lorsque le train franchit à petite vitesse le viaduc avant son entrée en gare. À cause de la topographie de la ville, sur les pentes d'un vallon profond, la Compagnie de l'Ouest n'avait pas prévu de fairepasser le tracé de sa ligne de train aux abords de la ville de Morlaix, mais cette dernière protesta auprès du gouvernement de Napoléon III et obtint gain de cause. Le chantier s'ouvre en 1861 et se termine en 1863. Les premiers trains traversent la ville à partir de 1865.

     

    11 - Le pont de Normandie (pont de Honfleur) - Calvados (Basse-Normandie)

    Le pont de Normandie

    À l'époque de sa construction, le pont de Normandie et ses 856 mètres en font le pont à haubans le plus long jamais construit.Aujourd'hui, il occupe la sixième place du classement mondial. La construction du pont a débuté en 1988. C’est Jacques Chirac, alors Premier ministre qui en pose la première pierre, le 22 mars. Les travaux durent 6 ans et le pont ouvre à la circulation début 1995. C'est le succès du pont de Tancarville qui insuffla le projet d'un second pont pour l'estuaire de la Seine facilitant l'accès à la Basse-Normandie et, plus largement à l'Ouest.

     

    12 - Le Pont-Vieux d'Albi - Tarn (Midi-Pyrénées)

    Le pont d'Albi

    Fondé en 1040, le Pont-Vieux d'Albi est un robuste ! Il continue 10 siècles après sa construction à remplir le rôle pour lequel il fût construit : faciliter la circulation intra-urbaine. Long de 151 mètres, il est constitué de 8 arches. Il doit sa bicolorité aux travaux d'élargissement de la chaussée effectués en 1820 avec de la brique, matériau largement utilisé dans la région dû à l'abondance de glaise. Entre le XIVe siècle et le XVIIIe siècle, le pont portait des maisons qui furent détruites vers 1770 pour permettre le passage des charrettes.

     

    13 - Le pont du diable à Olargues - Hérault (Languedoc-Roussillon)

    La pont du Diable à Olargues

    Le pont du Diable doit a priori son nom à la difficulté que représentait pour l'époque sa construction. Situé dans une vallée escarpée, il enjambe le Jaur. Son architecture romane (XIIe siècle) s'intègre joliment dans le paysage. Il est classé au titre de monument historique depuis 1916.

     

    14 - Le pont Vieux à Béziers - Hérault (Languedoc-Roussillon)

    Le pont Vieux à Paris

    C'est l'une des vues les plus connues de Béziers. En premier plan, le pont Vieux, enjambant l'Orb, et derrière, la cathédrale et l'évêché. Ses 240 mètres de long sont ponctués d'arches de tailles toutes différentes. Comme le pont du Diable, il date du XIIesiècle et compte lui aussi de petites arches ouvertes supplémentaires pour faciliter l'écoulement en cas de crue.

     

    15 - Le pont-canal de Briare - Loiret (Centre-Val de Loire)

    Pont canal de Briare

    Et voilà sûrement le pont le plus surprenant du classement. Le pont-canal de Briare, comme son nom l'indique, est un pont navigable. C'est d'ailleurs le plus long d'Europe (663 mètres), en faisant l'un des joyaux du patrimoine fluvial français. Cette gigantesque structure métallique relie la Seine et la Saône et enjambe la Loire. Gustave Eiffel a, ici encore, collaboré à la construction d'un des ponts les plus remarquables de France.

     

    16 - La passerelle des Deux Rives (ou passerelle Mimram) à Strasbourg - Bas-Rhin (Alsace)

    passerelle Europe

    Voilà un pont qui mérite doublement sa place dans le classement. C'est à la fois un bel exemple d'architecture contemporaine et un symbole fort de paix en Europe. Cette passerelle piétonne, accessible également aux cyclistes, relie la rive française du Rhin à la rive allemande. Elle a été inaugurée à l'occasion des premières floralies transfrontalières en 2004. En son centre, un tablier de 100 mètres de large permet aux promeneurs de profiter pleinement du paysage.

     

    17 - La passerelle Saint-Georges - Abbé Paul Couturier à Lyon - Rhône (Rhône-Alpes)

    La passerelle de Lyon

    La passerelle Saint-Georges date du milieu du XIXe siècle. Détruite par les Allemands en 1944, elle a été reconstruite dans sa forme primitive après la guerre. C'est un peu l'équivalent du Pont des Arts à Paris puisque les amoureux de Lyon viennent y accrocher des cadenas d'amour. En 2003, elle a été renommée passerelle Paul Couturier en l'honneur d'un prêtre lyonnais de la première moitié du XXe siècle, pionnier de l'œcuménisme.

     

    18 - Le pont de Recouvrance à Brest - Finistère (Bretagne)

    Le pont de Recouvrance à Brest

    Le pont de Recouvrance est un symbole fort de la ville de Brest. Ce n'est certainement pas le plus joli du classement, mais sa robustesse et son esthétisme industriel impressionnent. Inauguré en 1954, il a longtemps été le plus grand pont d'Europe, avec ses pylônes de 70 mètres de haut.

     

    19 - Le pont Saint-Bénezet (ou pont d'Avignon) - Vaucluse (Provence-Alpes-Côte d'Azur)

    Le pont d'Avignon

    Immortalisé par la célèbre chanson "Sur le pont d'Avignon", le pont Saint-Bénézet a été construit au XIIe siècle par un jeune berger.Il en aurait reçu l'ordre divin. Véritable prouesse technique pour l'époque, notamment de par sa longueur (900 mètres), c'est le premier pont construit sur le Rhône entre Lyon et la mer. Plusieurs fois, il a été détruit par les crues du fleuve jusqu'à ce qu'il soit abandonné en XVIIe siècle. Un projet de restitution en 3D du pont d’Avignon permet désormais d'admirer les 18 arches manquantes à différentes époques.

     

    20 - Le pont Transbordeur de Rochefort - Charente-Maritime (Poitou-Charentes)

    Le pont transbordeur de Rochefort

    Voilà le dernier pont transbordeur de France. Ce système de traversée était novateur à l'époque de sa construction en 1898. Il constituait une alternative plus fiable et plus efficace au bac, notamment en cas de conditions météorologiques défavorables.Aujourd'hui, un pont assure la traversée quelques mètres plus loin, mais la nacelle continue de transporter les curieux qui souhaitent tenter l'aventure.

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Les 20 ponts à voir absolument dans sa vie en France

     

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    Les choses insolites à découvrir en

    Islande

     

     


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    L’Islande, la seule île localisée au coeur de l’Océan Atlantique, fait beaucoup parler d’elle dans toute l’Europe, et aussi dans le monde. Les contrastes y opèrent toujours et il n’y a rien d’égal sur notre planète. Sur ce bout de terre se côtoient quotidiennement aurores boréales, soleil de minuit, grandioses cascades, sources thermales, glaciers, champs de lave, fjords, déserts, montagnes et océan. Déjà, chaque site semble être insolite. Mais pour marquer encore plus votre passage, découvrez ci-dessous, les choses les plus insolites de l’Islande.

     

    L’Álfaskólinn ou l’école des Elfes

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    L’école des Elfes est l’unique établissement spécialisé à la formation en culture elfique. Elle est localisée à Reykjavik et accueille tous ceux qui veulent obtenir un diplôme d’études de recherches sur les elfes et autres peuples invisibles. Il faut savoir que les cours sont enseignés en islandais, norvégien et en anglais.

    La formation vous permettra de connaître les traditions, leur aspect physique et l’endroit où ils vivent. Des visites de découverte sont d’ailleurs proposées pour renforcer la formation, notamment dans le parc d’Hellisgerdi, connu pour abriter une importante colonie d’elfes. N’hésitez pas à vous inscrire dans cette école lors de votre passage dans l’Etat de l’Islande lors de votre séjour en Scandinavie pour apaiser votre curiosité sur le sujet.

     

    Le Musée National des Phallus

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    Lors de votre passage à Reykjavik, n’hésitez pas à inclure le musée National des Phallus dans votre itinéraire de visite. Il faut savoir que ce musée est unique au monde. Mieux vaut profiter de votre séjour pour y faire un petit tour.

    Ce musée est insolite sachant qu’il est dédié uniquement à la Phallologie, c’est-à-dire qu’il rassemble les organes génitaux de tous les mammifères existant en Islande. On y trouve également une horde d’oeuvres d’art consacrées au pénis.

     

    La plage de Reynisfjara

    reynisfjara

    Cette magnifique plage de sable noir est localisée à environ 180 km au sud-est de Reykjavik, c’est à dire à deux heures de route. Bien qu’il n’est pas conseillé de s’y baigner à cause des fortes vagues des courants forts et de basse température de l’eau, elle attire énormément de visiteurs par ses formations géologiques uniques.

     

    Vous devriez d’ailleurs y passer lors de votre voyage en Islande, car le paysage y est authentique avec les nombreuses colonnes de basalte en forme d’escalier façonnées par la nature. Non loin, vous serez sur Dyrholaey, un pilier massif de lave sombre formant une petite péninsule et offre également une belle balade et une vue sur la plage et sur la côte sud de l’Islande.

     

    Les montagnes multicolores de Landmannalaugar

    landmannalaugar

    Le Landmannalaugar est une région du sud de l’Islande, près du volcan Hekla. Elle propose un massif offrant un paysage de rêve, un panorama aux multiples couleurs. En réalité, la beauté des lieux a été façonnée par une activité volcanique qui s’est produite il y a des milliers d’années.

     

    En effectuant des excursions ou des treks dans cette zone durant votre voyage en Islande, vous rencontrerez des cratères rougeâtres, des champs de cendre, des rhyolites, des lacs bleus. Il est conseillé de réaliser le fameux trekking la « Laugavegur », de Landmannalaugar jusqu’à Þórsmörk, pour voir de près l’authenticité de ce panorama spectaculaire.

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Les choses insolites à découvrir en Islande

     

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    Photos-Pays du Monde 3:  Top 20 des pays les plus heureux du monde en 2017

     

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    Trésor caché... au Portugal!

     

    Climat méditerranéen, ambiance bon enfant, coût de la vie raisonnable… Pas étonnant que le Portugal vole de plus en plus la vedette aux destinations habituelles des snowbirds! Si on partait à la découverte de sa vibrante capitale, de son porto, de ses villes fortifiées et de ses châteaux légendaires?

     

    Trésor caché... au Portugal!

    iStock Photo

     

    Le sud du Portugal est déjà connu chez nous pour son climat et ses complexes de long séjour, mais le centre et le nord de ce petit pays d’Europe cachent aussi des trésors qui méritent qu'on s'y aventure. Première escale: Lisbonne, une ville en relief, dans tous les sens du terme! Perchée sur sept collines, la capitale portugaise se laisse admirer de haut en bas – des murailles médiévales du château de Saint-Georges jusqu'aux rives du Tage –, déployant une foule de quartiers et de points de vue spectaculaires entre les deux. Partant du château, on se perd dans les ruelles pentues de l'Alfama, qui nous mènent jusqu'au belvédère (miradouro) de Santa Luzia. En continuant à descendre, on rejoint le Musée du Fado (museudofado.pt), qui raconte l'histoire de ce chant nostalgique, symbole de l'identité portugaise. Grâce à des audioguides multilingues, on y entend les meilleures interprètes d'hier et d'aujourd'hui, dont la fameuse Amália Rodrigues, véritable légende au pays. 

    Ensuite, on emprunte le sympathique tramway électrique (le no 28) pour rejoindre la basse-ville (quartier de la Baixa) et faire un peu de lèche-vitrines dans la rue Augusta, en admirant au passage l'ascenseur de Santa Justa, unique ascenseur vertical qui rivalise de charme avec les nombreux funiculaires de la ville. C’est le moment d’une pause gourmande, avec une dégustation de pasteis de nata, ces tartelettes aux œufs typiques, dans un des cafés élégants de la place du Rossio. Puis, en fin de journée, on termine la balade en sirotant un verre de ginjinha (liqueur à la cerise griotte) sur le toit de l'Hotel do Chiado, l’endroit idéal pour admirer la nuée de toits orangés et le château de Saint-Georges enflammés par le coucher du soleil.

    Le lendemain, partons du Largo do Chiado pour monter graduellement jusqu'au jardin du Principe Real. En chemin, on ne manque pas d’entrer dans l'église de São Roque pour admirer ses nombreuses chapelles baroques, décorées à profusion. Après une pause au belvédère de São Pedro de Alcântara, on rejoint le Principe Real, qui accueille un sympathique marché d'artisans et de producteurs locaux chaque vendredi et samedi matin. En après-midi, on visite d'autres belles églises, on se détend sur la plage urbaine (au pied de la Praça do Comércio) ou on se balade sur la promenade riveraine qui longe le Tage. Une préférence pour les arts? Dans le quartier de Belém, l'architecture et les expositions avant-gardistes du tout nouveau Musée de l’Art, de l’Architecture et de la Technologie (surnommé MAAT) nous attendent! En soirée, on se laisse envoûter par un spectacle de fado dans le Bairro Alto. Parmi les bars historiques de ce quartier, le restaurant Adega Machado (adegamachado.pt) propose de brefs spectacles à l'apéro (moins coûteux) et des soupers-spectacles plus complets, accompagnés d'un repas de spécialités portugaises. Rien de mieux pour quitter Lisbonne sur une bonne note!  

    Se raconter des histoires

    La campagne portugaise vaut également le détour, avec ses champs d'oliviers et de chênes-lièges, qui servent à produire les bouchons et autres objets vendus dans les boutiques des alentours. C'est le cas dans la région de l'Alentejo (à l'est de la capitale) et dans le centre du pays, qui recèle plusieurs sites classés au Patrimoine de l'Unesco, dont Coimbra, Tomar, Fátima ou Óbidos. Souvent, au détour d’une route, surgissent un monastère, un château ou une ville fortifiée tout droit sortis d'un conte de fées. C'est ainsi qu'apparaît Óbidos, offert à une reine en guise de dot. Depuis, ce village a toujours été le favori des souveraines... et comme on les comprend! On se promène avec bonheur dans ses ruelles, où les fleurs ont remplacé les fils électriques, tous camouflés minutieusement. On flâne dans les boutiques d'artisanat, on se promène sur la muraille médiévale, avant de terminer avec quelques gorgées de liqueur de cerises d'Óbidos, que plusieurs commerçants proposent en plus avec du chocolat! 

    Cap ensuite sur Tomar, petite ville tranquille, mais si fière d’avoir abrité les Templiers, comme en témoignent les croix rouges bordant ses rues piétonnes et sa place principale. Après avoir flâné un peu dans les rues, on monte au Convento do Cristo (conventocristo.pt), le couvent qui fut le siège de l’ordre des Templiers, puis de l'ordre du Christ, qui lui a succédé. Ici, on replonge à l'époque des moines-chevaliers: tant la Rotonde des Templiers (une église du XIIe siècle) que le réfectoire des moines et les huit cloîtres témoignent de l'âge d'or des découvertes portugaises au Nouveau Monde. 

    Pourquoi ne pas terminer la journée à Fátima, très connue pour ses pèlerinages catholiques? Croyant ou non, on prend le temps de découvrir son grand sanctuaire, qui regroupe la basilique de Notre-Dame du Rosaire, la récente basilique de la Sainte-Trinité et la Chapelle des apparitions, construite à l’emplacement précis où trois jeunes bergers auraient aperçu la Vierge Marie en 1917 (fatima.pt). D'ailleurs, Fátima se prépare à célébrer le 100e anniversaire de cet événement (de mai à octobre) et accueillera même le pape François le 13 mai. Chose certaine, le soir, il ne faut pas manquer les processions aux flambeaux quotidiennes sur l’immense esplanade! Un spectacle impressionnant et émouvant, quelles que soient nos croyances… 

    À partir de Fátima, on rejoint rapidement le monastère de Batalha, autre symbole de la fierté nationale construit par le roi Jean Ier, à la suite d'une bataille remportée contre les Espagnols. Comme à Tomar, on contemple de superbes exemples du style gothique portugais dans l'église tout comme dans le cloître royal, avec ses arches arborant les symboles de l'âge d'or national. On y visite aussi les anciens réfectoires des moines dominicains, de même que l'étonnant panthéon entamé par le fils du souverain et resté inachevé. Une étrange église à ciel ouvert, ou «le plus haut plafond du pays», comme s’amusent à le décrire les guides... 

    Nous attend ensuite Coimbra, la principale ville de la région centrale. Perchée sur une colline qui domine le fleuve Mondego, elle doit sa renommée et son charme à son université, fondée en 1290, ce qui en fait l’une des plus anciennes d’Europe. Ce lieu chargé d'histoire se parcourt en compagnie d'ex-étudiants, à travers la cour principale, la chapelle, la salle de la collation des grades et même… d’anciennes prisons, utilisées jadis pour punir les étudiants rebelles! Clou de la visite: la superbe bibliothèque baroque Joanina, dont les étagères de bois servent encore à l’entreposage de nombreux livres. 

    Après, on prend le temps de déambuler dans les charmantes rues médiévales de Coimbra, si vivantes grâce aux nombreux étudiants (un sixième de la population), surtout lorsqu'ils arborent leurs capes noires traditionnelles. D'ailleurs, certaines traditions universitaires sont encore bien vivantes, dont les «sérénades» que chantent les étudiants à la fin de leurs études. Elles ont contribué à la naissance d'un fado propre à Coimbra, généralement chanté par des voix masculines.

    Du porto partout!

    Peut-on aller au Portugal sans faire honneur à son porto? Difficile… d'autant que la ville de Porto elle-même se révèle très envoûtante, avec ses collines escarpées se mirant dans le Douro. Dans la vieille ville classée au Patrimoine de l'Unesco, on monte au sommet de la Torre dos Clérigos avec ses 240 marches (torresdosclerigos.pt), avant de déambuler autour de l'élégante Praça da Liberdade, témoin de l’enrichissement de la ville grâce au commerce du porto. Au passage, on prend le temps d'admirer la façade néogothique de la librairie Lello & Irmão et les belles céramiques portugaises (azulejos) recouvrant un côté de l'église do Carmo et tout le couloir d'entrée de la gare de Porto-São Bento. L'église de São Francisco nous éblouit quant à elle par sa profusion de sculptures de bois recouvertes de feuilles d'or.  

    À deux pas de là, on se choisit des spécialités portugaises adaptées au goût du jour au restaurant Vime, chaleureux et lumineux. Puis, promenade digestive vers les quais du quartier de la Ribeira, qui s'étirent jusqu'au pont Dom-Luís. Très animés, ils sont bordés par l'ancienne muraille de la ville, et leurs arcades cachent une foule de petits restaurants et de bars! On y flâne avec plaisir autant le jour qu'en soirée, lorsque le pont et la rive voisine baignent dans la lumière dorée. Envie d’une dégustation? On traverse le pont à pied pour rejoindre tous les grands producteurs de portos, concentrés sur l'autre rive, à Vila Nova de Gaia. Avec son centre d'interprétation sur le porto et sa superbe terrasse, le chai de l'Espace Porto Cruz s’avère l'endroit par excellence pour admirer Porto à l'heure de l'apéro (myportocruz.com)!  

    Le lendemain, autre plaisir épicurien, on découvre les paysages et les vignobles de la vallée du Douro, entre Peso da Régua et Pinhão. On peut parcourir la vallée en naviguant sur le Douro, même sur un voilier ou l'un de ces typiques bateaux de bois qu'on peut noliser pour un petit groupe (douroavela.pt). Une façon sublime de voir défiler tous ces magnifiques vignobles en terrasses ponctuées d'oliviers. On fait évidemment escale pour en découvrir quelques-uns, dont la Quinta do Panascal, aux parcours autoguidés très bien faits et disponibles en français (fonseca.pt). Avec eux, on découvre l'histoire de la région, les étroites terrasses de vignes cultivées à la main et les différentes installations du domaine… avant, bien sûr, de goûter quelques bons portos de la maison! De quoi faire le plein de délices à ramener chez nous, sans compter nos souvenirs, inoubliables…

     

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  • 10 plus beaux marchés du monde

     

    ÉCRIT PAR : Jessica Gauthier-Tétreault

    1- Marché aux fleurs de Mysore, Inde
    Les fleurs colorent le quotidien des Indiens et participent à tous les événements importants de leur vie. En fait, elles sont profondément enracinées dans les traditions culturelles et religieuses de l’Inde entière, mais leur commerce trouve à s’épanouir plus particulièrement à Mysore, dans l’État du Karnataka. C’est là un terreau fertile qui produit à lui seul 75 % des fleurs consommées dans le pays et où, depuis 120 ans, le Marché aux fleurs de Devaraja offre à ses 20 000 visiteurs quotidiens le plaisir de ses couleurs vibrantes et de ses parfums odoriférants.

    Ouvert dès l’aube tous les matins de l’année, le marché compte quelque 150 boutiques florales. Celles-ci proposent chrysanthèmes, jasmins, roses et autres soucis vendues en vrac ou en guirlandes, destinées à magnifier la beauté des femmes, à honorer les dieux ou à célébrer les rites de passage dans l’existence de chacun. Entre la vente aux enchères de fleurs fraîches qui se tient chaque matin, les étals exubérants des petits commerçants, la fabrication à la main des guirlandes, la production des végétaux dans une ferme voisine, les offrandes faites aux dieux ou la confection de confitures à partir de pétales de roses, c’est toute une collectivité qui vit, s’anime et s’épanouit autour du florissant commerce des fleurs.

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    4- Le marché flottant Damnoen Saduak, Thaïlande
    Un des marchés flottants les plus reconnus, et généralement celui figurant sur les cartes postales de la Thaïlande. Les fruits et légumes, en passant par les textiles, tout se vend sur l’eau! Il est situé dans la province de Ratchaburi, à environ 80 km au Sud-ouest de Bangkok. Actif entre 6h00 et 11h00 du matin, il est conseillé d’arriver tôt.

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    2- Le marché d’Oaxaca, Mexique
    Le marché d’Oaxaca figure parmi les plus animés et les plus étendus du Mexique. Et parmi les plus typiques, pourrait-on ajouter! Au cœur du centre historique, classé Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987, le grand marché du samedi s’étend au pied de maisons coloniales aux façades colorées.

    Fruits et légumes à profusion, herbes et épices en tout genre, étals dédiés au chocolat (spécialité d’Oaxaca, à déguster sous toutes ses formes!) et aux chapulines, ces sauterelles rouges grillées arrosées de citron, une spécialité locale!

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    5- Le marché aux poissons de Tokyo, Japon
    C’est à la pointe de l’aube que le marché de Tsukiji prend vie. Ce marché de l’arrondissement de Chuo à Tokyo est connu pour être le plus grand marché aux poissons au monde. Tous les jours, près de 3 000 tonnes de poissons y sont exposées. Le bruit des camions venant débarquer poissons et crustacés se mêle aux cris des mareyeurs en quête d’acheteurs et au brouhaha des visiteurs… une expérience à vivre! Près de 450 espèces de poissons sont vendues au détail par 1 500 commerçants. Il est conseiller de savourer le poisson frais sur place dans les fameux restaurants de sushis du marché.

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    3- Marché aux pagnes de Cotonou, Bénin
    Le pagne évoque souvent l’Afrique. Vêtement traditionnel des Africains de l’Ouest, il se décline en une multitude de motifs, aussi colorés que variés, et chaque pays se l’approprie à sa manière. L’un des plus grands marchés du continent, le marché Dantokpa, se trouve à Cotonou, au Bénin, et offre un choix infini de pagnes. Sur la quinzaine d’hectares qu’occupe sa surface s’entassent chaque jour un million de visiteurs !

    À l’abri du soleil sous de grands parasols, les 5 000 hangars du marché Dantokpa offrent bijoux, vêtements, nourritures et boissons. Et c’est à l’intérieur du bâtiment principal, qualifié de temple du wax hollandais, que s’empilent les pagnes. Tirant cette appellation de la technique de fabrication de l’étoffe, enduite de cire afin de conserver sa couleur vive, le pagne habille hommes, femmes et enfants de toutes les classes sociales. Carrés, cercles, fleurs, coquillages, objets usuels, animaux, divinités : les motifs sont ici porteurs de messages et deviennent même vecteurs de communication, symboles d’appartenances culturelles ou encore marqueurs d’événements sociaux.

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    7- La Boqueria, Barcelone
    « Ce qu’on ne trouve pas à la Boqueria, on ne le trouve nulle part ailleurs! » dit-on à Barcelone. Dans une rue adjacente à la Rambla, le marché de la Boqueria (ou le Mercado Sant Josep) est le plus ancien marché d’Espagne. Sous ses portiques en fer, ce temple de la tradition culinaire espagnole regorge de produits issus de toute la péninsule ibérique et des pays méditerranéens. Jambons charnus, vins des meilleures bodegas, épices et herbes aromatiques aux senteurs envoûtantes, poissons salés, fromages, fruits et légumes aux couleurs vives débordent des 800 exposants. Né comme marché ambulant au XIIIe siècle, la Boqueria demeure un symbole de tradition et le cœur de la vie populaire de Barcelone.

     

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    6- Le Grand Bazar d’Istanbul, Turquie
    Le Grand Bazar est, comme son nom l’indique, le plus grand bazar couvert d’Orient et le plus ancien au monde. L’édifice actuel date du début du XIXe siècle, le bazar ayant brûlé à plusieurs reprises depuis sa fondation par Mehmet le Conquérant.

    Des arcades de mosaïque bleue, rouge ou verte servent de voûtes aux 58 rues et ruelles enchevêtrées du Grand Bazar. Ce dédale de passages révèle une véritable caverne aux merveilles, surtout très haute en couleurs : tapis, cuivres, argenterie, céramique, poteries, articles en cuir et antiquités jalonnent les rues. Ici, tout se marchande. L’art de négocier est donc de mise, si vous voulez profiter des bonnes affaires!

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    8- Camden, Angleterre
    Organisé autrefois uniquement les fins de semaine, ce marché de Londres a désormais lieu tous les jours. Il s’étend sur de nombreuses rues, attirant une foule hétéroclite (punks, gothiques, hippies, raveurs, rappeurs…) et intergénérationnelle. Camden se répartit entre Lock Market, qui séduit les amateurs d’artisanat, Camden Stables, vivier alternatif, et Electric Ballroom, marché couvert axé sur la mode.
    Échappez à la foule du week-end en venant en milieu de semaine. La plupart des étals ouvrent de 11h à 18h.

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    9- Marché aux épices, Guadeloupe
    C’est à un véritable voyage au cœur des parfums et des saveurs créoles que vous convie le marché Saint-Antoine de Pointe-à-Pitre, classé monument historique. Egalement appelé marché aux épices, il s’abrite sous une halle ouverte rénovée en 2006 qui témoigne de la vogue pour l’architecture métallique à la fin du XIXe siècle. Vêtues de leurs jupes amples et de leurs coiffes en madras, les accueillantes « doudous » vous interpellent dès votre arrivée pour vous faire sentir les parfums de cannelle et de vanille ou vous vanter les bienfaits du bois bandé, réputé aphrodisiaque. Tout en goûtant un punch artisanal, discutez avec l’une de ces marchandes pleine de verve : qui sait, peut-être acceptera-t-elle de vous donner l’une de ses recettes de cuisine créole ? A côté des innombrables épices sucrées et salées, fleurs, poupées créoles, paniers et autres produits artisanaux se disputent le devant de la scène.

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    10- Marché aux puces de Paris, France
    L’un des plus reconnus marchés aux puces de Paris, il est situé dans le nord de la capitale française et abrite environ 12 marchés distincts. Les amateurs d’antiquités et d’articles vintage seront ravis! Le marché exploite également un service d’expédition, ce qui le rend populaire auprès de la clientèle qui désire acheter et expédier de grands meubles.

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    Et un peu plus près de nous…
    Il est toujours sympa d’aller fouiner dans les bazars autour du globe, mais comme il est également agréable de flâner dans les marchés d’ici!
    Les marchés publics de Montréal, que ce soit le marché Jean-Talon, le marché Atwater, le marché Maisonneuve, le marché de Lachine, le marché de quartier et aux fleurs ou encore, les marchés solidaires, vous en mettront plein les yeux, et la bouche!

     

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