• Le sanctuaire du puy de Dôme : mercure au sommet

    Par Détours en France
    source : Hors Série - Secrets de lieux sacrés, 2012, p.56
    Publié le 11/08/2015

    Découvert à la fin du XIXe siècle, le sanctuaire de Mercure était l’un des plus importants temples de montagne de toute la Gaule romanisée. Les fouilles continuent d’y livrer une moisson de résultats.

    PanoramaOutre le magnifique paysage bocagé, nous pouvons distinguer au loin, juché sur son volcan en someil le sanctuaire de Mercure et son observatoire qui par son antenne de 73 mètres pique le ciel. Le puy de Dôme est inratable !

    La naissance du site

    En 1873, la guerre avec la Prusse n’étant plus qu’un mauvais souvenir, le positivisme et le rationalisme ayant recouvré leur empire, on lance un grand projet au sommet du puy de Dôme : la construction d’un observatoire météorologique. De cette éminence pelée, la science percera les secrets de la pluie et du beau temps… Le hasard est souvent l’allié des archéologues.

    TempleOn voit ici les vestiges du mur d’enceinte de ce temple de Mercure, grand comme un terrain de football et construit en terrasses pour épouser la courbe du point culminant de la chaîne des Puys. Parvenus au temple au terme d’une ascension éprouvante, les fidèles suivaient un cheminement jusqu’au « pronaos », une galerie devant la « cella », partie qui leur était interdite mais but du pèlerinage.

    Alors qu’ils préparent les fondations de ce temple dédié au dieu progrès, les ouvriers en trouvent un autre, son aîné de près de vingt siècles, voué à Mercure. Des éléments en domite (pierre volcanique exploitée au puy de Clerziou) et en arkose (un type de grès) attirent l’attention des spécialistes et le dossier ne traîne pas : l’incription au titre de monument historique est quasi immédiate (1875) et permet de protéger ces nouvelles reliques.

    L'observatoire du temple

    Le conseil général du Puy-de-Dôme, en collaboration avec l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, a aménagé au chalet de l’Observatoire, au sommet du puy de Dôme, une salle pour décrypter les vestiges du temple de Mercure. Il s’agit d’un centre d’interprétation contenant des moulages d’ex-voto et de blocs de pierre.

    Il présente plusieurs restitutions possibles de ce monument spectaculaire, dont les parois scintillaient grâce à la présence de mica dans la domite et dont la couverture devait être constituée de plaques de plomb clouées. L’inauguration de ce lieu qui permet de vivre les avancées et interrogations quasiment en même temps que les chercheurs et archéologues est récente.
    puydedome.com

    On entame une vraie campagne de fouilles en 1875 et, dès 1878, on peut présenter avec fierté des reconstitutions aux millions de visiteurs de l’Exposition universelle de Paris : plans, dessins et aquarelles.

    Observatoire

    Qu’a-t-on donc déterré, à 1 435 mètres, à 30 mètres seulement de la cime balayée par les vents et par la pluie ? Sur une esplanade terminale, précédée de terrasses que relient des volées de marches, un temple est entouré d’un mur d’enceinte. Il est formé d’un centre, la « cella », où devait se trouver la statue de la divinité. Cette « cella » est bordée sur trois côtés d’une galerie et, sur le quatrième, du « pronaos », un portique à colonnes, son entrée.

    Temple gaulois ou romain ?

    Les pèlerins empruntaient le sentier des muletiers en se ménageant des pauses : pour ralentir leur rythme cardiaque et se recueillir sur les sanctuaires mineurs qui balisaient l’épuisante montée. Car le vrai sanctuaire était évidemment le dernier. Cette conclusion n’a pas été évidente à prononcer.

    Temple

    En effet, on s’est longtemps demandé si ce temple sommital correspondait à un lieu de culte autonome ou s’il était un but de pèlerinage. L’archéologie a récemment mis au jour un relais au col du Ceyssat (1 078 mètres). La présence de bâtiments secondaires près du temple et d’absides semi-circulaires à l’intérieur de celui-ci peut être décryptée : il s’agirait d’espaces destinés au repos des pèlerins.

    Sanctuaire puy de dome

    Mais alors, temple gaulois ou romain ? Cette autre question n’est pas déplacée tant les influences semblent imbriquées.

    Temple

    Si l’on peut supposer que les Gaulois avaient déjà leur propre temple ou « fanum » à cet emplacement, les Romains ont bien pris la suite. Pour eux, ce site était également exceptionnel : le sommet de la chaîne des puys dominait tous les oppidums de la région, symboles d’une puissance gauloise asservie mais à laquelle il fallait continuer d’en imposer. Cette fois, c’est l’épigraphie, ou étude des inscriptions, qui a apporté les confirmations attendues.

    Gravure

    • Première étape : l’exhumation, en 1874, d’une plaquette votive avec une dédicace sans ambiguïté : « Au dieu Mercure de Dôme ».
    • Deuxième étape : la statuette de bronze trouvée en 1906 du dieu des commerçants et ses voyageurs.
    • Troisième étape : une tête en domite et une stèle qui représentent de nouveau Mercure.
    • Quatrième et dernière étape : la découverte en 2003 d’un bloc de pierre avec une nouvelle dédicace au dieu, dont on suppose qu’elle constituait le socle d’une statue.

    Les sceptiques auront bien du mal à déloger Mercure de son temple… Sa présence aide à comprendre l’implantation romaine à Clermont-Ferrand, en contrebas du sanctuaire. Avant de se baptiser Clermont puis Clermont-Ferrand, la ville s’appelait Augustonemetum, ou « sanctuaire d’Auguste ». Elle fut un élément significatif du quadrillage du territoire arverne.

    Temple

    Après avoir définitivement vaincu les Gaulois à la bataille d’Alésia (52 avant J.-C.), les Romains durent s’atteler à une autre tâche : asseoir leur pouvoir civil. L’urbanisme et les grands travaux furent un moyen de choix, sous la poigne vigoureuse d’Agrippa, l’ami d’Octave (devenu empereur sous le nom d’Auguste en 27 av. J.-C.), il lance les différentes ramifications de la Via Agrippa depuis Lyon, dont un tronçon passe par Augustonemetum.

    Temple

    « La ville n’est pas riche en vestiges romains », explique Chantal Lamesch, conservateur chargé des collections archéologiques au musée Bargoin, où l’on peut voir une partie des vestiges trouvés sur le puy de Dôme. Bien peu de chose pour mesurer la grandeur passée de la ville. Comme l’écrivait en 1931 le professeur Auguste Audollent, épigraphiste et doyen de l’université de Clermont-Ferrand :

    « De somptueux monument publics, de confortables demeures privées devaient être la preuve matérielle de cette prospérité. Malheureusement, l’incurie ou la rapacité des hommes n’a rien laissé subsister à la surface du sol : il a fallu les efforts persévérants de l’archéologie pour en découvrir sous terre les vestiges. »

    Montagne

    Efforts qui ne connaissent pas de trêve : on a mis au jour, en 2006, près de l’ancienne gare routière, un pied colossal de statue en bronze, d’une finesse exceptionnelle. Il pourrait être dû au célèbre sculpteur Zénodore, dont parle Pline à propos de la réalisation du mythique Mercure des Arvernes, jamais retrouvé.
    Le chef-d’oeuvre révélé par ce fragment devait se trouver au centre du forum et était sans aucun doute l’objet d’un culte à l’empereur ou à une divinité.

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    Vivre l'été indien à Montréal

     

     

    Direction la belle province où la douceur du soleil d'automne fait flamboyer Montréal d'un panaché de rouge, d'orange et de jaune.  Gastronomie, balades, culture... 20 idées pour s'imprégner de la ville à l'heure de l'été indien!

     

     

     

    Se mettre au rouge
     

    En octobre, Montréal se met aux couleurs de l'été indien. Tandis que dans les parcs les arbres se teintent de couleurs flamboyantes, la ville savoure ses derniers rayons de soleil avec une chaleureuse décontraction. C'est la saison rêvée pour flâner dans la métropole québécoise, faire le plein de culture, découvrir son patrimoine et s'imprégner de son art de vivre.
    ©  Jennifer Durand

     

     

    Admirer la vue au Mont-Royal

     

    Mont-Royal
     

    Posée sur une île du Saint-Laurent, Montréal mixe l'héritage de la vieille Europe au dynamisme des métropoles nord-américaines. Sommet de la ville, la colline du Mont-Royal, haute de 232 mètres, accueille un vaste parc boisé peuplé d'écureuils, d'oiseaux et de sportifs. C'est également du Mont-Royal que la vue sur Montréal et le Saint-Laurent est la plus époustouflante.
    ©  Jennifer Durand

     

     

    Se perdre dans le Vieux-Montréal

     

     

    Vieux-Montréal
     

    Coeur historique de Montréal jusqu'à la fin du XIXe siècle, le Vieux-Montréal est un quartier préservé caché entre les buildings et le fleuve Saint-Laurent. Dans ce dédale de rues pavées bordées de restaurants branchés, de galeries d'art et de boutiques et qu'il faut arpenter à pied, on lève bien haut les yeux pour apprécier toute la diversité architecturale de ce quartier sorti tout droit d'un livre d'histoire.
    ©  Jennifer Durand

     

     

    Faire le plein de saveurs au Marché

    Jean-Talon

     

    Marché Jean-Talon de Montréal
     
     

    Canneberge, cerise de terre, sirop d'érable, ail d'automne du Québec... Les produits du terroir québécois déploient toutes les saveurs et toutes les couleurs le long des allées de l'historique Marché Jean-Talon. Qu'on y fasse ses emplettes, qu'on y flâne ou qu'on y déjeune, l'ambiance est à la décontraction et à la dégustation !
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

     

    Prendre le large sur les bords sur

    Saint-Laurent

     

    Le vieux-port et le Saint-Laurent
     

    Baigné par le Saint-Laurent, le Vieux-Port de Montréal rappelle l'âge d'or de la ville lorsque les  navires transatlantiques y faisaient escale ou que les marchandises venues d'Europe ou d'Amérique du Nord y étaient entreposées. Marquant l'entrée du Vieux-Port, la Tour de l'horloge, réputée pour sa précision, multipliait les fonctions, monument commémoratif dédié aux marins disparus en mer, elle servait également de phare pour les navires.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

     

     

    Flaner sur le Plateau

     

    Le Plateau
     

    Au pied du Mont-Royal, surplombant le centre-ville, le Plateau est une bulle de décompression bordée d'adorables maisons aux façades multicolores. Quartier bourgeois bohème où se côtoient bistros branchés, boutiques dernier cri et espace verts, l'ambiance est ici à l'art de vivre.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

     

    Se recueillir à la Basilique Notre-Dame de Montréal

     

    Basilique Notre-Dame de Montréal
     

    Chef-d'oeuvre néogothique fondée en 1642 par Maisonneuve, la Basilique Notre-Dame est l'église-mère de Montréal. Inspirée de la Sainte-Chapelle, la rénovation de la décoration intérieure au XIXe siècle, emprunte à l'édifice parisien les motifs de feuilles d'or dans la voûte et les colonnes. Un joyau au décor polychrome entièrement composé de sculptures en bois qui a accueilli le mariage de Céline Dion en 1994.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

     

    Revivre l'expo universelle de 1967

     

    La biosphère de l'île Sainte-Hélène
     

    En 1967, Montréal accueillait l'exposition universelle sur l'île Sainte-Hélène, dont la superficie est doublée, et sur une toute nouvelle île créée pour l'occasion, l'île Notre-Dame. Un ensemble formant aujourd'hui le Parc Jean Drapeau et sur lequel les vestiges de l'expo 67 ont été réhabilités en casino, parc d'attraction, circuit de formule 1 ou musée de l'environnement, à l'image de l'ancien Pavillon des États-Unis rebaptisé Biosphère.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

     

    Se mettre à la street food

     

    Les food trucks montréalais
     

    Pour profiter des rayons de soleils jusqu'au bout, on s'improvise un déjeuner dans la rue. Mais attention, à Montréal ce n'est pas parce qu'on parle de street food que l'on en oublie d'être gourmet. Camions et comptoirs concoctent chaque jour de bons petits plats, ici thaï, là fish & chips ou encore nord-américain. Des food trucks qui changent chaque jour d'emplacement et que l'on piste via l'application ou le site internet qui leur est consacré.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

    Faire une halte à l'Hôtel de ville

     

    Hotel de ville
     

    Aux beaux jours, la Place Jacques-Cartier constitue une halte rêvée dans le Vieux-Montréal pour s'attabler en terrasse. De là on peut même apercevoir le fameux balcon de l'Hôtel de Ville, qui connut l'un des incidents diplomatiques les plus mémorables du Canada le 24 juillet 1967, lorsque le général de Gaulle y ponctua son discours d'un "Vive le Québec libre" très ovationné.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

    Se programmer un spectacle

     

    Quartier des spectacles
     

    Quartier historique des cabarets à Montréal, le quartier des spectacles compte aujourd'hui près de 28 000 places. De la Place des arts au Boulevard Saint-Laurent,les salles fleurissent à chaque coin de rue. Impossible de s'imprégner de l'âme montréalaise sans assister à l'un de ses shows, et dans le texte s'il vous plait !
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

     

    Emprunter le Pont Jacques-Cartier

     

    Emprunter le Pont Jacques-Cartier
     

    Symbole de Montréal, le Pont Jacques-Cartier qui enjambe le fleuve Saint-Laurent et relie l'île de Montréal et la ville de Longueuil sur la rive sud, a été inauguré en 1930.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

    S'émerveiller aux Jardins de lumières

     

    Jardins de Lumière Montréal
     

    A la nuit tombée, on file au Jardin botanique de Montréal où pendant tout l'automne, la magie s'empare du Jardin de Chine illuminé de milliers de lanternes colorées. Un monde féerique s'ouvre aux visiteurs le long de ce parcours imaginé par l'artiste montréalaise Danielle Roy.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

    Craquer pour un bagel dans le Mile End

     

    Mile End
     

    A l'extrémité ouest du Plateau, se cache le quartier le plus bohème du Montréal. Si autrefois les ruelles paisibles du Mile End accueillait les immigrés venus de toute l'Europe, le quartier voit aujourd'hui cohabiter dans ses petites maisons de brique rouge aux escaliers colorés familles de juifs orthodoxes et hispters, tandis que les ateliers d'artistes jouxtent les fameuses maisons de bagels.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

    S'initier à l'art quebecois au Musée des Beaux-Arts

     

    Musée des Beaux-Arts de Montréal
     

    Doté d'une impressionnante collection d'art de 1860 à 1912, les Musée des Beaux-Arts de Montréal est le plus important musée québécois. Outre ses collections d'art européen, le musée conserve également une collection d'art québécois et canadien exceptionnelle composée de près de 3 000 œuvres, dont environ 500 œuvres inuit et 180 artéfacts amérindiens. De la fondation de la Nouvelle-France au Montréal du début du XXe siècle, les oeuvres nous content l'histoire de la belle province.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

     

    Tout savoir sur l'univers dans le quartier Olympique

     

    Quartier Olympique
     

    Aux abords du Stade Olympique, conçu pour les Jeux olympiques d'été de 1976, l'univers s'ouvre à nous. Au Planétarium Rio Tinto Alcan, on se laisse envoûter par "Continuum", un nouveau spectacle immersif qui nous plonge dans une onirique odyssée à travers les beautés et les forces de l?espace. Puis on file au Biodôme, sous le toit de l'ancien vélodrome olympique, qui souffle le chaud et le froid en nous faisant voyager à travers les cinq écosystèmes des Amériques.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

    Se préparer pour Halloween

     

    Halloween
     

    En Amérique du Nord on ne plaisante pas avec la fête d'Halloween, ou au contraire si, puisqu'elle donne libre cours à toutes les facéties. Dès le mois d'octobre, les citrouilles apparaissent sur les étals, attendant d'être adoptées par les familles montréalaises.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

    Voyager dans le quartier chinois

     

    Quartier Chinois
     

    En remontant le boulevard Saint-Laurent, se dresse la majestueuse arche rouge marquant l'entrée du Quartier chinois. Arrivée dans les années 1860 pour prêter main forte à la construction du chemin de fer transcanadien, la communauté chinoise s'installe alors dans la ville. Depuis, le quartier chinois, doté d'épiceries, de restaurants et de magasins spécialisés, est devenu un incontournable à Montréal.
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    Faire le plein de culture Place des Arts

     

    Place des Arts Montréal
     

    Opéra ou art contemporain ? Concert symphonique ou spectacle de cirque ? Dans ce vaste complexe culturel, où six salles de spectacles côtoient le Musée d'art contemporain de Montréal, les arts de la scène font battre le coeur de la vie artistique et culturelle du Québec.
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

    Adopter le deux roues

     

    Montréal en deux roues
     

    Bienvenue dans la ville où circuler à deux roues est un jeu d'enfant. Ville cyclable par excellence, Montréal offre plus de 600 km de pistes dans l?ensemble de l?île. Pour ne pas perdre une miette de l'Amsterdam de l'Amérique du Nord, tout en savourant la douceur de l'été indien, on pédale en BIXI, le vélo en libre-service montréalais. Les moins sportifs peuvent même s'offrir le luxe de la formule scooter électrique accompagné d'un guide touristique pour explorer à fond la ville en mode écolo !
    ©  Jennifer Durand

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photos-Pays du monde 3:  Vivre l'été indien à Montréal

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    Ars-en-Ré Charente Maritime

     

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    Ars-en-Ré est une commune du sud-ouest de la France, située sur l'île de Ré, pôle d'équilibre du canton de l'Île de Ré, faisant partie de l'arrondissement de La Rochelle, dans le département de la Charente-Maritime, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

     

    La commune appartient, depuis 2011, au réseau « Villages de pierres et d'eau », label initié par le conseil général, afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d'être situés au bord d'une étendue d'eau (mer, rivière, étang…)

     

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    Argentine Patagonie découverte du gigantesque glacier Perito Moreno

     

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    Le glacier Perito Moreno, de 5 000 mètres de front et 60 mètres de hauteur, est situé dans le parc national Los Glaciares de la province de Santa Cruz, en Argentine. Situé à 78 kilomètres d'El Calafate, c'est l'un des glaciers les plus célèbres de la Patagonie argentine.

    Avec une surface de 250 km2 et une longueur de 30 kilomètres, il fait partie des 48 glaciers alimentés par le champ de glace sud de Patagonie, dans la Cordillère des Andes, que l'Argentine partage avec le Chili.

     

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    Îles Galapagos: un paradis sur terre

     

     

    Louise Dugas rêvait des îles Galapagos depuis son enfance. Enfin, elle a pu parcourir cet endroit mythique qui recèle la plus grande variété d’espèces animales et végétales originales de la planète.


    Par Louise Dugas du magazine Châtelaine

     

    Ils sont des centaines de lions de mer au milieu de la rue, sur les trottoirs, sur le quai, dans le parc… J’essaie de me frayer un chemin à travers les taches brunes et oups!, je manque de marcher sur une nageoire. Regard noir de son propriétaire. Désolé, mon beau, mais je ne sais plus où poser mes sandales!

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Îles Galapagos: un paradis sur terre

    Lions de mer
    Photo: Michael Nolan/Robert Harding


    Il y a à peine un quart d’heure que je suis descendue du bus à San Cristóbal, dans l’archipel des Galápagos, et je suis déjà abasourdie. À l’intérieur de la baie, des iguanes font leur salutation au soleil, des tortues remontent de l’océan pour respirer l’air frais, des raies taquinent la surface de l’eau, des frégates piquent dans les vagues pour cueillir leur déjeuner… Je savais que j’allais apercevoir des animaux, mais en pleine ville? C’est fou!


    Plus de 125 îles et îlots

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Îles Galapagos: un paradis sur terre

    Cerro Brujo sur l'île de San Cristobal
    Photo: Louise Dugas

     


    J’avais huit ans quand j’ai eu le coup de foudre pour les mystérieuses tortues géantes des Galápagos. Dans une vieille encyclopédie, j’étais tombée sur une illustration -accompagnée d’une phrase: «Ces bêtes vivent si longtemps que certaines d’entre elles, encore de ce monde, ont pu connaître la Révolution française!» Une image un brin exagérée – la longévité de ces tortues est en général de 150 ans –, mais infiniment marquante. Au point qu’avant même de savoir où situer le célèbre archipel sur une carte, j’ai su que j’allais m’y rendre, un jour, pour admirer ces proches cousines des dinosaures.


    Situées dans le Pacifique à 1 000 km au large de l’Équateur – pays auquel elles appartiennent –, les Galápagos comptent 125 îles et îlots. De ce nombre, quatre sont habités et possèdent une infrastructure touristique. Le reste du territoire, soit 97%, est un parc national classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Personne ne peut l’explorer à moins d’être escorté par un guide.


    La croisière d’une semaine que j’ai effectuée proposait la visite d’une île par jour en randonnée, parfois ardue, plus une ou deux sorties en apnée. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas agitée comme ça…


    La valse des tourtereaux


    Le plus surprenant des Galápagos, c’est leur paysage quasi désertique: roches volcaniques, champs de lave durcie, cactus hérissés d’épines, buissons rachitiques… Certains après-midi, le soleil tape vraiment fort et l’air ambiant est aussi étouffant que dans un four. C’est comme revenir à la préhistoire ou assister à la naissance de la Terre, mentionnait à ce propos Charles Darwin, en 1839, dans Voyage d’un naturaliste autour du monde – récit qui allait inspirer plus tard sa théorie de l’évolution. Un vrai choc temporel. Et la vie jaillit de partout!

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Îles Galapagos: un paradis sur terre

    Un couple d'albatros
    Photo: Norbert Probst/Robert Harding


    À mon arrivée sur Española, l’île battait au rythme de milliers d’albatros venus s’accoupler et donner naissance à leurs petits. Ces oiseaux – parmi les plus gros à fréquenter le ciel – frottaient leurs becs jaune clair avant de s’aimer à l’air libre, sous nos yeux (si, si comme dans un film XXX). Il fallait voir l’infinie tendresse que le mâle et la femelle se témoignaient après leurs ébats. «Ils peuvent vivre jusqu’à 60 ans et sont fidèles l’un à l’autre jusqu’à ce que la mort les sépare», expliquait d’ailleurs le guide Peter Freire. À l’entendre, j’avais les yeux embués. On a beau trouver nonos les contes de fées, on ne se refait pas.


    L’heure était aussi au flirt pour les fous à pieds bleus. Les mâles se pavanaient devant leur femelle en levant leurs pattes l’une après l’autre. Je les imaginais se vanter: «C’est moi qui ai les plus belles, gna gna gna!» À quelques mètres de là, des iguanes contemplaient l’horizon pendant que des crabes rouge et jaune tentaient désespérément de ne pas être emportés par les vagues. Ce que font ces crustacés, en dehors de s’accrocher aux rochers toute la journée, je n’ai toujours pas trouvé.


    Sur Genovesa, au nord, c’était la même débauche animalière. Des fous de Nazca gavaient leur poussin blanc comme neige et des frégates mâles exposaient avec orgueil leur cou écarlate à des femelles dubitatives. Obligation de rester dans les sentiers balisés et interdiction de nourrir, de toucher ou de s’approcher d’un animal à moins de deux mètres, stipule le règlement. Pour m’y conformer, j’ai dû enjamber quelques iguanes et plus d’un oiseau couvant ses œufs sur mon chemin. J’ai aussi contourné nombre de lionceaux de mer trop énervés de rejoindre leur maman pour regarder où ils se dandinaient. Ici, les animaux, peu farouches, ne se méfient guère des humains, remarquait le bon vieux Darwin. «La crainte de l’homme est un instinct acquis et non naturel», écrivait-il au sujet des créatures de l’archipel. C’est toujours vrai, 180 ans plus tard.


    À la rescousse d’un symbole

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Îles Galapagos: un paradis sur terre

    Tortue géante
    Photo: Juan Carlos Munoz/Robert Harding


    Cette proximité avec le monde sauvage est ce qui m’a le plus émue quand j’ai vu mes premières tortues géantes à la réserve El Chato, sur l’île de Santa Cruz. Aussi imposantes que dans l’encyclopédie de mon enfance. Elles traînaient leurs quelque 150 kilos nooonnnchaaalaaammmment, le nez dans leur buffet de plantes, insensibles à ma présence et au défilement du temps. Tellement pacifiques, ces bêtes. À fendre l’âme. Dire que les humains les ont chassées sans relâche – et pendant des siècles – pour leur viande. C’est sans compter les rats, les cochons et les chèvres débarqués des navires qui ont dévoré leurs œufs et les herbes dont elles se nourrissaient. Dans les années 1970, sur les 250 000 tortues géantes qui peuplaient autrefois l’archipel, il n’en restait plus que 5 000.


    Aujourd’hui, leur avenir paraît un peu plus lumineux. Elles sont 15 000 à couler des jours tranquilles sur certaines îles et dans des sanctuaires, où les scientifiques veillent à ce qu’elles se reproduisent en paix.

     

    J’étais d’autant plus bouleversée de voir mes chères tortues que j’avais l’impression, en séjournant aux Galápagos, de contribuer à leur fragilité. De 40 000 touristes qui visitaient l’archipel dans les années 1990, nous serons 220 000 environ en 2016. Ça laisse une empreinte, mettons. Il y a aussi celle des 30 000 habitants des îles (deux fois plus nombreux qu’il y a 20 ans), qui ont fui la pauvreté du continent pour venir profiter de la pêche ou du tourisme. Bonjour les conséquences sur les écosystèmes.


    Il y a 10 ans, l’Unesco ne donnait pas cher des Galápagos, inscrivant l’archipel sur la liste des patrimoines en péril. Mais certains efforts ont été consentis pour juguler, par exemple, l’immigration illégale. Des programmes encouragent les citoyens à recycler, à consommer local et à troquer leurs vieilles minounes contre des autos électriques. Le gouvernement de l’Équateur vient de décréter que 32% des eaux entourant les îles seraient désormais protégées de la pêche et de toute autre exploitation (par rapport à 1% auparavant…). Une bien bonne nouvelle.


    Un contact privilégié

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Îles Galapagos: un paradis sur terre

    Manchot
    Photo: Michael Nolan/Robert Harding


    Par chance, la nature est plus forte que l’homme. À Chinese Hat (Sombrero Chino), j’ai eu le rare privilège d’apercevoir les petits manchots des Galápagos dans leur habit de cérémonie. Des «pingouins» sous les tropiques, qui l’eût cru? À chacune de mes plongées en apnée, des milliers de poissons-trompettes, de demoiselles à queue jaune et d’idoles des Maures bourlinguaient devant mon visage. Sous moi flânaient parfois des requins à pointe blanche, pas féroces pour deux sous.


    À Isla Lobos, j’ai nagé avec des lions de mer. Pas dans un enclos, mais en toute liberté au milieu de l’océan. Je n’ai eu qu’à sauter du zodiac pour les voir quitter le rivage et s’en venir vers moi. Ces garnements reniflaient mes palmes et me dévisageaient de leurs yeux tout ronds, avant de déguerpir à toute vitesse dans un nuage de bulles. À un moment donné, il y avait cinq moustachus autour de moi. Plus je tentais d’imiter leurs mouvements, plus ils faisaient des cabrioles. Aujourd’hui encore, je m’endors avec cette image en tête.


    La croisière terminée, je suis restée quatre jours de plus sur l’île de San Cristóbal. Chaque matin, je m’aventurais sur la grève devant l’hôtel afin d’admirer les lionceaux de mer qui tétaient goulûment leur maman. J’étendais ma serviette à quelques mètres d’eux en me disant que, n’importe où ailleurs, la présence de ces bêtes serait interdite sur la plage. Je remerciais le ciel qu’un tel trésor existe. Puisse-t-il être à jamais éternel.


    Carnet d’aventure
    Comment s’y rendre ?


    En avion, à partir de Quito ou de Guayaquil en Équateur.

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Îles Galapagos: un paradis sur terre

    Bateau de croisière
    Photo: Royal Galapagos

     


    Quelle croisière choisir ?

    Plus un navire contient de passagers, plus l’accès aux îles est limité, les mastodontes ne pouvant s’ancrer partout dans l’archipel. Le mieux : les croisières de 12 à 16 passagers qui permettent de découvrir plus d’endroits : le Majestic , que j’ai apprécié, l’Ocean Spray et le Reina Silvia.


    Et le prix ?

    Les croisières coûtent cher. Une semaine en première classe : à partir de 3500 $ US par personne. Option intéressante, parce que parfois à moitié prix : les offres de dernière minute proposées par une agence sur les îles. Il est aussi possible de séjourner dans un hôtel à Santa Cruz, la plus grande ville, ou à San Cristóbal, port de pêche bordé de terrasses, et de rayonner sur les îles à partir


    de là (environ 100 $ US par personne pour une excursion en bateau).


    On y va quand ?


    Selon le guide Peter Freire, la meilleure période est autour de novembre, à cause de la chaleur de l’eau et du nombre d’espèces animales qu’on peut apercevoir. Pour ma part, j’y ai séjourné en mai, c’est-à-dire en basse saison. Le prix des croisières était donc moins élevé. C’était aussi la période des amours chez les oiseaux.


    Quelles îles visiter ?


    Les îles à l’ouest de l’archipel (Isabela et Fernandina) sont plus préhistoriques que celles situées à l’est. J’ai visité Floreana, Española, Santa Cruz, Genovesa, Rábida, Chinese Hat (Sombrero Chino) et San Cristóbal, paradis des lions de mer, où je me suis attardée. C’est la seule île où l’on peut explorer certains sites et faire de la plongée sans la présence obligatoire d’un guide.

     

     

    Photos-Pays du Monde 3:  Îles Galapagos: un paradis sur terre

     

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