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    Bons plans à Grenoble

     


    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Grenoble

    Grenoble est une porte d'entrée magistrale pour le ski.

    PHOTO THINKSTOCK

     
    ANNE PELOUAS

    La Presse
     

    La capitale de l'Isère, au pied des Alpes françaises, a plus d'un tour dans son sac pour justifier un séjour hivernal. La proximité des montagnes aidant, Grenoble est une porte d'entrée magistrale pour le ski, mais cette ville à dimension humaine et facile d'accès en train depuis Lyon recèle aussi plusieurs trésors à découvrir sans forcément avoir besoin d'une voiture.


    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Grenoble

    Les bulles permettent de grimper aisément au Fort de la Bastille.

    PHOTOS FOURNIE, PIERRE JAYET

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Grenoble

    Vue du centre-ville historique de Grenoble.

    PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE GRENOBLE

     

    Pour voir toute la ville

     

    Grimper au Fort de la Bastille

    En plein centre-ville, le téléphérique monte presque au sommet de La Bastille, une petite montagne dont les Grenoblois ont fait leur terrain de jeu. Les plus valeureux grimperont comme eux en marchant ou en courant dans un sentier en lacets permettant de contempler différentes facettes de la ville en contrebas. La montée en « bulles » (cabines) et la descente à pied sont une autre option. Au sommet, on fait une pause au restaurant panoramique Le Téléférique. Il ne faut pas manquer la visite du musée Dauphinois, dans un ancien couvent, pour en apprendre plus sur l'histoire et le patrimoine de la région et visiter son exposition temporaire, qui porte cet hiver sur la chanson populaire.

     

    Téléphérique : quai Stéphane Jay

    www.bastille-grenoble.com

     

    Pour prendre le pouls de la ville

    Une balade « guidée »

    À pied, en tramway ou à vélo, le centre-ville historique se visite aisément avec le dépliant touristique Balades en ville. De jolies placettes succèdent à des rues étroites, au hasard desquelles on franchit les portes de belles maisons anciennes pour découvrir de sympathiques cours intérieures (répertoriées dans le Carnet d'exploration de l'Office du tourisme). Rue Voltaire, l'un des grands maîtres gantiers français, Jean Strazzeri, propose à La Ganterie Lesdiguières de superbes produits, entièrement faits main. Rue Servan, faites arrêt au couvent Sainte-Cécile, restauré par les Éditions Glénat. Il abrite une superbe chapelle du XVIIe siècle. Puis, courez à la pâtisserie-chocolaterie de Thierry Gourt, où les macarons sont réputés. On peut même y suivre des cours !

    www.grenoble-tourisme.com

     

    Pour une sortie de ski

    Chamrousse

    Station des Jeux olympiques de 1968, Chamrousse est à 45 minutes de Grenoble, et il est possible de s'y rendre chaque jour en bus Transaltitude. Pour ceux qui veulent dormir sur place, le mieux est de profiter des forfaits IDNEIGE de la SNCF, combinant billet de train de Paris ou de Lyon jusqu'à Grenoble, avec bus pour Chamrousse, L'Alpe d'Huez ou Les 2 Alpes. À Chamrousse, le domaine skiable offre 90 km de pistes de ski alpin et près de 41 km de ski nordique. La vue panoramique s'étend de la vallée de l'Isère au mont Aiguille en passant par les massifs de la Chartreuse et du Vercors.

    www.chamroussse.com

    www.transaltitude.fr

    www.idtgv.com/idneige

     

    Pour les mordus de montagnes

    À chacun son massif

    Grenoble est entourée de hautes montagnes, avec les deux massifs préalpins du Vercors et de la Chartreuse au nord et à l'ouest, alors que la chaîne de Belledonne s'étend au sud-est, marquant le début des Alpes, avec la face italienne du mont Blanc au loin. La Chartreuse, surnommée « L'émeraude des Alpes » par Stendhal, débute juste à la sortie de Grenoble. Les impressionnantes falaises du Saint-Eynard s'admirent depuis la ville, mais on peut monter au sommet à pied, en vélo ou en voiture pour dominer le bassin grenoblois. Dans le Vercors, des sentiers de randonnée bien balisés sont accessibles en raquettes, notamment à Saint-Nizier du Moucherotte. De là, on atteint aussi en voiture un promontoire procurant une vue sans pareil sur la ville, la chaîne de Belledonne et la Chartreuse.

     

    Pour bien manger

    Un repas à La Tivollière

    On mange sur le pouce au Bistroquet des Halles Sainte-Claire une tartine de foie gras avec un verre de vin ou des ravioles du Royans (farcies au fromage local Saint-Marcellin) dans une brasserie. Mais les « gastronomades et explorateurs de saveurs » se dirigent plutôt vers La Tivollière, dans la vallée de l'Isère. Ce restaurant renommé a élu domicile dans un château, sur les hauteurs de Saint-Marcellin. L'été, on mange en terrasse, mais l'hiver, la salle à manger est accueillante, avec son décor contemporain chaleureux et sa carte alléchante. Menus du marché, saisonnier ou découverte : on fait la part belle aux produits du terroir dans une composition mêlant cuisine traditionnelle et création. Réservations conseillées !

    La Tivollière : Château du Mollard, Saint-Marcellin

    www.lativolliere.com

     

    Dormir en ville

    L'Hôtel de l'Europe

    Sur la place Grenette, au coeur de la zone piétonne du centre-ville, l'Hôtel de l'Europe est installé dans un immeuble de style dont la façade classique a été restaurée au XIXe siècle. Le tramway qui passe devant mène directement à la gare ferroviaire et à la gare routière. De catégorie 3 étoiles, il dispose de chambres confortables, modernes et insonorisées pour deux à quatre personnes, sur plusieurs étages, avec ascenseur. Les petits déjeuners en formule buffet sont très bien garnis. Les tarifs sont d'un bon rapport qualité-prix, entre 59 et 82 euros (de 82 à 115 $CAN).

    22, place Grenette, Grenobe

    www.hoteleurope.fr

     

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    Banff, une des meilleures destinations

    de 2017

     

    L'un des plus populaires parcs nationaux canadiens vient de recevoir un bon... (Photo CNW)
     
    La Presse Canadienne
    BANFF

    L'un des plus populaires parcs nationaux canadiens vient de recevoir un bon coup de pub.


     

    Photos-Villes du Monde 3:  Banff, une des meilleures destinations de 2017

    Le parc de Banff.

    PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

     

    Le magazine de voyages du groupe National Geographic a choisi le parc national de Banff, en Alberta, comme «l'une des meilleures destinations à visiter dans le monde l'an prochain».

     

    Il s'agit de la seule destination canadienne citée cette année par le National Geographic Traveler.

     

    Le magazine de voyages a tellement aimé ce parc des Rocheuses canadiennes qu'il a publié en couverture de son numéro une photo du très photogénique lac Moraine.

     

    Les responsables du tourisme en Alberta et au Canada espèrent que ce coup de pub inattendu attirera encore plus de visiteurs à Banff.

     

    Le gouvernement fédéral avait d'ailleurs annoncé que l'entrée dans tous les parcs nationaux du pays serait gratuite en 2017, pour souligner le 150e anniversaire de la fédération canadienne.

     

    Le National Geographic Traveler recommande aussi, notamment, Anchorage, la Basse-Californie (Mexique), Carthagène (Colombie), Chengdu (Chine), la Finlande, les îles de la Guadeloupe, l'État de la Georgie, Hambourg, Malte, Marrakech, Moscou, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Séoul.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Banff, une des meilleures destinations de 2017

     

     

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    Les Baux-de-Provence, le village ressucité

     

    Par Détours en France
    source : Hors Série - Les plus beaux villages de nos régions 2012, p.96
     

    Du haut de son éperon rocheux, cet extraordinaire nid d’aigle domine la vallée des Alpilles et bien au-delà… Le bourg provençal, couronné par les ruines d’un château, a conservé tout son pouvoir d’enchantement.

    PanoramaJugée sur un éperon rocheux, les ruines des Baux font l'attractivité de ce bourg.

    « Des Baux, je ferais ma capitale » (Frédéric Mistral)

    Avec à ses pieds, au nord, les formes chaotiques du val d’Enfer, et à l’ouest le vallon de la Fontaine, le rocher des Baux s’apparente à une nef minérale, étrange et fascinante, dont les chicots de pierre fantomatiques du château enflamment l’imaginaire. Au fil des ruelles et des places, des hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles côtoient des maisons Renaissance adossées parfois à des ruines ou à moitié taillées dans le roc.

    Château

    Le village – une poignée d’habitants sur ces hauteurs – pourrait aujourd’hui obtenir, avec 1,5 million de visiteurs par an, le titre de capitale du tourisme… Au vu de l’affluence certains jours, on pourrait avoir envie de prendre ses jambes à son cou. Pourtant, à chaque fois, le visiteur est comme magnétisé ! Imaginez le tableau : sous vos yeux, un éperon rocheux de calcaire culminant à 245 mètres, long de 900 mètres sur 200 de largeur, est couronné par un vaisseau de pierre déchiqueté qui semble prolonger le roc… La beauté âpre du village, son corps à corps sauvage avec le paysage, son mélange de ruines et de demeures restaurées exercent une irrésistible attraction.

    Une histoire mouvementée

    Site d'occupation très ancien, les Baux doivent leur puissance aux seigneurs des Baux. Refusant toute vassalité, ces rebelles aventureux étendent leur popuvoir sur les "'terres baussenques", soit 79 fiefs (villes ou places fortes) répartis de la Drôme au Var.

    EperonAutant dire que l'archétype du paysage de provence est respecté ici !

    En 1631, les remparts et le château sont détruits. La seigneurie est vendue à la ville, et les Baux-de-Provence passent aux mains de la famille Grimaldi. En parcourant les immenses ruines de ce château fantôme (7 hectares), on côtoie le fantastique, et il est difficille de ne pas songer au Testament d'Orphée, film de et avec Jean Cocteau, tourné en partie au Baux, et principalement au Val d'Enfer. Aux côtés de Jean Marais et Maria Cassarès , Pablo Picasso et Françoise Sagan, entre autres, y tinrent de petits rôles.

    Dantesque val d'Enfer

    En contrebas du village, le val d’Enfer est un site qui excite l’imaginaire depuis la nuit des temps. Creusé dans le plateau, ce vallon présente d’étranges roches calcaires, sculptées par le vent et l’eau, qui prennent un caractère fantastique, avec les jeux d’ombre et de lumière. Ce paysage torturé de roches de molasse aurait inspiré Dante pour sa Divine Comédie. Frédéric Mistral en parlait comme d’un « cataclysme de pierre ». Cocteau y tourna son Testament d’Orphée.

    Quasiment désertée après la Révolution, la citadelle des Alpilles a retrouvé son cachet après la Seconde Guerre mondiale grâce notamment à Raymond Thuillier, fondateur de l’Oustau de Baumanière, un hôtel très chic qui attira alors tous les grands de ce monde.

    Arsenal

    En 1966, André Malraux fait inscrire tout le village sous la protection du ministère de la Culture. Les demeures commencent alors à être réhabilitées les unes après les autres. Les plus beaux édifices des Baux, adossés aux ruines, datent de l’époque Renaissance, sa période la plus faste. On les découvre en empruntant la Grand-Rue.

    Facade des rempartsOn accède au donjon (XIIIe siècle) à partir du site du château. Bien que ruiniforme, cette pièce défensive, en partie creusée dans le roc, est un belvédère à la vue imprenable sur les Alpilles.

    On verra la cour et la loggia de l’hôtel de Mainville (1571), dont une aile abrite la mairie, et l’hôtel des Porcelets, datant de la fin du XVIe siècle, où sont exposées aujourd’hui des toiles d’Yves Brayer, artiste qui vécut aux Baux-de-Provence (et qui a notamment décoré la chapelle des Pénitents-Blancs de fresques murales). Le rez-de-chaussée de l’hôtel conserve une salle voûtée, ornée de fresques du XVIIe siècle.

    Le charme du lieu

    Au croisement de la rue Neuve, on tombe nez à nez face une étonnante fenêtre Renaissance. L’inscription calviniste « Post Tenebras Lux 1571 » (« Après les ténèbres, la lumière »), nous signale qu’il s’agit des vestiges d’un temple protestant. La chapelle romane Saint-Vincent, agrandie au début du XVIIe siècle, est caractéristique des anciennes constructions des Baux, puisqu’en partie troglodytique dans sa partie la plus ancienne. Le sanctuaire sert de décor à la célèbre messe de Noël, avec cérémonie du pastrage et crèche vivante.

    VillageRestaurées, réhabilitées et reconstruites « à l’identique », pierre par pierre à partir des années 1960, les maisons les plus caractéristiques sont celles de la Renaissance, à condition de ne pas vouloir y trouver une absolue authenticité historique… Dans ce village à la vie culturelle intense (festivals, musées, atelier Louis-Jou…), les terrasses des cafés et des restaurants comblent également les envies de farniente, en offrant des haltes contemplatives sur l’architecture et un paysage d’oliveraies.

    Sur la partie haute, la plus spectaculaire, la « cité morte » garde le souvenir des puissants seigneurs des Baux au Moyen Âge. Le château en lambeaux s’étend sur 7 hectares, avec son donjon, ses tours, sa maison de la tour de Brau, son colombier rupestre et sa chapelle romane Saint-Blaise (XIIe), encore debout. Le caractère médiéval du site a été renforcé par la présence de dizaines d’engins de guerre – machines de siège telles qu’un trébuchet, un bélier…

    La folie d'un homme

    Pour vous donner une idée de l’à-pic, imaginez que c’est d’ici que Raymond de Turenne, surnommé le « fléau de la Provence », s’amusait au XIVe siècle à précipiter les prisonniers dans le vide…

    Profitez du panorama à 360°, l’un des plus extraordinaires de toute la Provence. On y distingue, tour à tour, les toits de tuile du village et les milliers d’oliveraies, qui produisent une huile AOC renommée, la plaine de la Crau et la Camargue. Au loin, par temps clair, le bleu de la Méditerranée contraste avec la blancheur du calcaire.

     

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