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    Photos-Villes du Monde 3:  Top 10 des villes les plus chères du monde en 2017

     

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    Washington en fleurs

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Washington en fleurs

    Les cerisiers à Washington.

    PHOTO ANDRÉ RUEL-MANSEAU, LA PRESSE

     

    Washington, ville magnifique et hautement symbolique, est sur le point de se métamorphoser. Non pas à cause de Donald Trump, cette fois-ci. La nature offrira aux visiteurs de la capitale américaine un spectacle éphémère dans les prochaines semaines, quand des milliers de cerisiers fleuriront et que se tiendra le National Cherry Blossom Festival.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Washington en fleurs

     

    Les cerisiers ne sont en floraison que pendant quelques jours.

    PHOTO ANDRÉ RUEL-MANSEAU, LA PRESSE

     

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Washington en fleurs

     

    Les cerisiers sont au sommet de leur floraison entre la dernière semaine de mars et la première semaine d'avril.

    PHOTO ANDRÉ RUEL-MANSEAU, LA PRESSE

     

    La tradition des cerisiers à Washington est plus que centenaire. En 1912, le Japon a fait cadeau aux États-Unis de cerisiers en symbole d'amitié et de chance. Au fil des ans, le nombre de cerisiers sur le domaine public de la capitale a atteint plus de 3700 arbres comprenant 16 variétés de cerisiers. Une équipe d'horticulteurs spécialisés y consacre son temps.

    Les cerisiers ne sont en floraison que pendant quelques jours, deux semaines tout au plus. La période pour admirer le spectacle est donc restreinte et la planification d'un voyage est atypique. Le défi est d'y aller au bon moment, puisque l'éclosion survient chaque année à des dates différentes en fonction des conditions météorologiques.

    Les cerisiers sont normalement au sommet de leur floraison quelque part pendant la dernière semaine de mars et la première semaine d'avril. Différentes organisations suivent l'évolution des bourgeons et sont normalement en mesure d'indiquer, au début du mois de mars, à quel moment le spectacle sera à son apogée.

     

    Bien que de nombreux cerisiers se trouvent un peu partout en ville, le clou du spectacle est sans contredit sur les berges du Tidal Basin, non loin de la Maison-Blanche, où pas moins de 1700 cerisiers ceinturent le plan d'eau.

    La façon la plus économique de découvrir le festival est d'opter pour la marche, mais différentes avenues sont proposées telles la location de vélos, les croisières de jour comme de soir ou une virée en pédalo sur le bassin. Plusieurs visites guidées, souvent vendues en combinaison avec les nombreuses attractions avoisinantes, sont aussi possibles.

    Le sentiment d'être dans un décor construit de toute pièce dans lequel des fleurs de soie ont été une à une accrochées aux branches des cerisiers est mis sur toile par de nombreux artistes qui, autour du Tidal Basin, immortalisent cette merveille éphémère de la nature.

    Au-delà des arbres, ce ne sont pas les attraits qui manquent à Washington. Dans un rayon de quelques kilomètres, les visiteurs peuvent marcher de la Maison-Blanche au Capitole, en passant par le Lincoln Memorial et le Washington Monument. Sans compter les nombreux musées de la ville, tous accessibles gratuitement.

    Le National Cherry Blossom Festival est l'un des événements les plus courus à Washington. Les répercussions sont difficiles à évaluer, puisque les arbres sont sur le domaine public. Mais l'événement attirerait chaque année plus d'un million et demi de visiteurs et aurait des retombées économiques avoisinant les 120 millions de dollars pour la capitale américaine.

    Le festival aura lieu cette année du 20 mars au 16 avril. Les arbres étant sur le domaine public, la majorité des activités du festival (prestations musicales, feux d'artifice, expositions...) sont accessibles gratuitement, tout comme le défilé, qui aura lieu cette année le samedi 8 avril, à 10 h.

     

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    Prendre son temps à Lyon

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Prendre son temps à Lyon

     

    Lyon a été élue l'année dernière meilleure destination d'Europe pour une escapade d'un week-end.

    PHOTO TRISTAN DESCHAMPS, FOURNIE PAR ONLY LYON

     

     

    On y passe parfois en coup de vent, entre deux destinations ou à l'arrivée en France. Lyon mérite toutefois qu'on s'y attarde: la ville a été élue l'année dernière meilleure destination d'Europe pour une escapade d'un week-end. Conseils pour découvrir cette ville magnifique, même en peu de temps.

     

    Une étape à la Presqu'île

    Entre la Saône et le Rhône, les quartiers qui donnent vie à la Presqu'île de Lyon sont le portrait tout craché de la belle France des films: il y a des cafés, des restos, de la vie partout; une succession de places publiques splendides. Idéal pour une première étape à la découverte de la ville.

    L'année dernière, Lyon a été nommée meilleure ville européenne pour passer un week-end de vacances par les World Travel Awards. Devant Barcelone ou Copenhague.

     

    «C'est une ville qui favorise le tourisme court. Quelques jours, un week-end prolongé», dit Patrick Mathon, qui conseille de découvrir la ville à pied pour traverser «les entre-deux», d'un quartier à l'autre. L'homme prêche pour sa paroisse: il est fondateur du Lyon City Treck, qui propose des excursions urbaines. «C'est une ville qui a des quartiers très différents, poursuit-il. En quelques jours, on peut faire une balade, aller au musée, aller voir un spectacle et, bien sûr, il y a son côté gastronomique.»

    L'année dernière, Lyon a accueilli 6 millions de touristes. Les 3 millions qui s'y sont rendus pour la Fête des Lumières, au début du mois de décembre, ne sont pas compris dans cette statistique, puisqu'il s'agit largement de tourisme régional. Aussi magique soit l'événement, si vous n'aimez pas les bains de foule, planifiez votre escapade lyonnaise à n'importe quel autre moment de l'année. Nous y étions à la fin du mois de novembre, mois gris pour le climat et creux pour le tourisme, mais la ville était superbe, lumineuse. Car la Fête des Lumières laisse un leg pour l'année. Les plans d'éclairage des édifices mettent en scène l'architecture Renaissance d'une manière si magistrale qu'on ne sait plus où regarder.

     

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    Le Musée des beaux-arts de Lyon

    PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS

     

    D'une place à l'autre

    Des Jacobins, Terreaux, Bellecour, de la République... les places parsèment la ville, offrant autant d'occasions de faire une pause sous le soleil. On pourrait visiter la Presqu'île en ne passant que de l'une à l'autre, à condition de ne pas se perdre dans les détours et passages couverts, où se cachent des adresses presque secrètes et des pâtisseries qui retiennent les gourmands.

    Bellecour d'abord, qui a eu droit à une cure de jouvence il y a quatre ans. C'est la plus grande place publique de Lyon. Henri IV en a fait une place publique, au début du XVIIe siècle, après qu'elle a connu de multiples usages, parfois botaniques. Elle est immense, tant et si bien qu'on la traverse plus qu'on s'y attarde. À la fin de l'année, à temps pour la Fête des Lumières et la période de Noël, on y installe une grande roue, avec des soucoupes ouvertes qui se balancent si vous bougez trop. C'est certainement quétaine et incroyablement touristique, mais offrez-vous un tour de manège. Hormis le fait que c'est absolument romantique, la vue du haut sur la Presqu'île - et sur tout Lyon - est à couper le souffle.

    Bon à savoir: on retrouve aussi sur la place Bellecour le bureau de l'Office de tourisme de Lyon, où l'on peut notamment se procurer des cartes qui donnent des rabais pour les transports en commun et les musées.

     

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    Auguste et Cocotte

    PHOTO FOURNIE PAR AUGUSTE ET COCOTTE

     

    La rue Auguste-Comte

    Les rues de la Presqu'île sont remplies de boutiques : les grands noms de la mode internationale et française y sont tous. Dans ce labyrinthe marchand, la rue Auguste-Comte se démarque. On y trouve quelques antiquaires, des galeries, des boutiques de design indépendantes et des «concept stores» qui regroupent sous le même toit des cuillères de cuisine, des jolis bijoux et de la poterie locale.

    Dans cette catégorie, deux belles adresses à visiter. D'abord, Auguste et Cocotte (16, rue Auguste-Comte), ouvert par une mère et sa fille, où les objets de déco et quelques vêtements ont été choisis avec soin. À voir: la belle céramique blanche de l'artiste française Justine Lacoste. Tout près, la boutique du célèbre designer de souliers de toile Serge Bensimon propose aussi quelques pièces de mobilier, des vêtements et d'autres objets essentiels au bonheur. Et on retrouve aussi dans son Home autour du monde (8, rue Auguste-Comte) quelques espadrilles, évidemment!

     

    Pousser vers le nord

    En balade à la Presqu'île, il ne faut pas s'en tenir au 2e arrondissement, même si on pourrait facilement y passer la journée, surtout si l'activité shopping est au coeur de votre escapade. Plus au nord, dans le 1er arrondissement, se trouvent la place des Terreaux et sa grande fontaine baroque. Elle est bordée de prestigieux bâtiments, dont l'hôtel de ville et le Musée des beaux-arts de Lyon, installé dans une ancienne abbaye. Calculez plusieurs heures pour une visite de ce musée, car on s'attarde facilement dans les collections d'art égyptien ou les galeries qui présentent les peintres français du XXe siècle. Vous n'avez pas ce temps? Faites tout de même le détour par la jolie cour intérieure où vous pouvez flâner un peu, à l'ombre d'une sculpture de Rodin, ou casser la croûte sur la terrasse, l'été.

     

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    Le musée des Confluences

    PHOTO DUCCIO MALAGAMBA, THE NEW YORK TIMES

     

    Confluences

    Amateurs d'architecture, poussez votre visite, à l'inverse, vers la pointe sud de la Presqu'île pour admirer celui dont tout le monde parle, le spectaculaire musée des Confluences, quai Perrache. Depuis une douzaine d'années, ce quartier a été un véritable terrain de jeux d'architectes qui ont travaillé à partir des édifices industriels qui s'y trouvaient. Le musée, lui, est tout neuf (2014), signé par les Autrichiens de Coop Himmelb(l)au. Si votre visite s'étire, on dit beaucoup de bien de sa brasserie.

     

    Quoi et où manger?

    Des pralines

    C'est une signature lyonnaise, les belles pralines roses se savourent en tartes, en pains, en brioches ou juste comme ça. Faites un saut à l'une des belles boulangeries chocolateries Pralus. Il y en a deux à Lyon, dont l'une rue de Brest, en plein quartier commerçant de la Presqu'île. Le samedi, vous devrez faire la file pour mettre la main sur un pain brioché aux pralines, la Praluline! Délicieux.

     

    Paul Bocuse

    Lyon, c'est Bocuse. Sa grande table, l'Auberge du Pont de Collonges, se trouve un peu à l'extérieur de la ville. Nous avons donc plutôt choisi l'une de ses brasseries, le Nord, malgré les commentaires assassins que l'on trouve en ligne à propos du service. Nous nous attendions au pire, nous avons eu le mieux: service impeccable, gentil et pas snob du tout. Menu classique et abordable, 27 euros pour trois services.

     

    Bouchon des Cordeliers

    Adorable découverte, caché dans une petite rue près du Rhône, le Bouchon des Cordeliers a été ouvert en 2015 par des jeunes désireux d'offrir des classiques (quenelles de brochets, tête de veau, andouillettes), mais faits d'ingrédients frais. Menu trois services pour 26,50 euros.

     

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    La route de la (vraie) noix de Grenoble

     

    Photos-Villes du Monde 3:  La route de la (vraie) noix de Grenoble


     

    Entre Grenoble et Valence, dans la région du Grésivaudan, on se trouve au «pays de la noix de Grenoble».

    PHOTO FOURNIE PAR CH HURET

     
    ANNE PÉLOUAS

    Collaboration spéciale

    La Presse
     

    (GRENOBLE) Dans la vallée de l'Isère, adossée au massif du Vercors, les noyers s'égrènent à perte de vue. Entre Grenoble et Valence, dans la région du Grésivaudan, on se trouve au «pays de la noix de Grenoble», région bucolique où l'on peut se balader du printemps à l'automne - et même l'hiver -, pour parcourir la route de cette noix.

    Cultivée depuis le XIXe siècle, la noix de Grenoble est estampillée «appellation d'origine contrôlée» en France depuis 1938, caractéristique à laquelle les producteurs tiennent mordicus et qui la distingue de la «noix commune», chinoise ou américaine, vendue notamment au Québec.

     

    Le Grand Séchoir

    Un premier arrêt s'impose à Vinay, capitale de la noix de Grenoble, et surtout au Grand Séchoir, au coeur d'un grand parc de noyers. Le bâtiment moderne du musée a l'allure d'un séchoir à noix traditionnel, avec une belle charpente et des structures de claies ajourées, comme celles sur lesquelles on fait toujours sécher les noix dans le pays. L'exposition permanente permet d'en apprendre long sur l'histoire des débuts de la «domestication» de la noix à l'époque gallo-romaine, puis sur l'évolution de la nuciculture et du greffage permettant d'avoir de plus beaux fruits. Des outils et différentes utilisations de la noix et du bois de noyer sont présentés, de même que de belles maquettes de séchoirs. L'exposition temporaire fait la part belle quant à elle à la «reine des desserts et des confiseries», tant traditionnels (comme le gâteau aux noix, dessert emblématique de Grenoble) que plus contemporains (confitures, chocolats).

     

    Même les enfants y trouvent leur compte, avec notamment un parcours de sculptures qui évoquent la petite Poucette du conte d'Andersen, endormie dans sa coquille de noix. Après un tour à la boutique qui propose une impressionnante variété de gourmandises à base de noix, on reprend la route.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  La route de la (vraie) noix de Grenoble


    À la Ferme de Férie, à Saint-Romans, il est possible de se procurer de nombreux produits élaborés à base de noix.

     

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Entre vergers et villages

    Les vergers sont nombreux, avec leurs plantations de hauts noyers bien alignés qui fleurissent au printemps, font leurs fruits l'été et attendent l'heure de la récolte d'automne. 

    Environ 900 producteurs travaillent sur des propriétés qu'on peut parfois visiter. Une vingtaine d'entre eux offrent la vente de noix et produits dérivés à la ferme. S'arrêter chez eux donne l'occasion de discuter avec de vrais artisans, en plus de pouvoir rapporter quelques cadeaux. À Saint-Romans, Nicolas Idelon perpétue ainsi la tradition familiale de production à la Ferme de Férie. Il organise aussi des visites guidées sur rendez-vous, pour suivre le parcours de la noix, de sa récolte au séchage, puis à la transformation, avec de nombreux produits qu'il a développés et qu'il vend dans une jolie cave à vins transformée en boutique. Au passage, on apprend à distinguer les trois variétés de noix de Grenoble: la Franquette à forme allongée et pointue, qui occupe 90 % de la production française, la Mayette, plus grosse, ambrée, plate à la base, au goût fin, la Parisienne, plutôt oblongue, à saveur aromatique.

     

    Séchoirs et moulins à noix

    Au hasard des petits villages, sur les chemins de traverse, apparaissent de beaux séchoirs à noix traditionnels, construits en hauteur, ouverts aux quatre vents, avec étages de lattes de bois à claire-voie pour protéger la récolte du soleil et de la pluie pendant le séchage. Celui de Cognin-les-Gorges est classé monument historique, mais bien d'autres sont visibles de la route, par exemple à Royon et Saint-Gervais. Plusieurs moulins à huile de noix traditionnels, dont ceux de Chatte et Saint-Siméon-de-Bressieux, sont aussi bien conservés. Le Grand Séchoir travaille en ce moment à concevoir une application mobile qui permettra de se rendre facilement de l'un à l'autre.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  La route de la (vraie) noix de Grenoble


    La pâtisserie-chocolaterie Thierry Court, qui a pignon sur rue au centre-ville de Grenoble, revisite des produits traditionnels, tout en proposant des macarons, dont l'un aux noix.

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    En soirée, pourquoi ne pas dormir carrément dans un ancien séchoir à noix? Sur les hauteurs de Vinay, surplombant les noyeraies, la Maison aux bambous propose trois chambres d'hôtes en location, dont une construite dans l'ancien séchoir de la propriété.

     

    À Grenoble, entre bière et macarons 

    Arrivés à Grenoble, on file prendre une bière à la Brasserie Mandrin. Vincent Gachet a quitté l'informatique pour lancer sa propre microbrasserie. Ce passionné de bières en a toute une gamme à son actif, mais sa première est à la noix et c'est toujours la plus vendue! «Il faut un kilo de noix pour produire un litre de bière», explique-t-il, ajoutant que celle-ci se marie bien avec du jambon sec, une terrine forestière, une tourte, voire des fromages locaux, comme le Beaufort, le bleu du Vercors ou le Saint-Marcellin. 

    La pâtisserie-chocolaterie Thierry Court, qui a pignon sur rue au centre-ville, offre pour sa part plusieurs déclinaisons de chocolats aux noix. Le maître chocolatier, également pâtissier, revisite des produits traditionnels, tout en proposant des macarons, dont l'un aux noix (et à la chartreuse, liqueur locale) qui fait aussi fureur. Thierry propose aussi un atelier hebdomadaire de macarons. Belle idée: acheter un ensemble à macarons, pour les faire soi-même à la maison...

     

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