•  

    Prendre son temps à Lyon

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Prendre son temps à Lyon

     

    Lyon a été élue l'année dernière meilleure destination d'Europe pour une escapade d'un week-end.

    PHOTO TRISTAN DESCHAMPS, FOURNIE PAR ONLY LYON

     

     

    On y passe parfois en coup de vent, entre deux destinations ou à l'arrivée en France. Lyon mérite toutefois qu'on s'y attarde: la ville a été élue l'année dernière meilleure destination d'Europe pour une escapade d'un week-end. Conseils pour découvrir cette ville magnifique, même en peu de temps.

     

    Une étape à la Presqu'île

    Entre la Saône et le Rhône, les quartiers qui donnent vie à la Presqu'île de Lyon sont le portrait tout craché de la belle France des films: il y a des cafés, des restos, de la vie partout; une succession de places publiques splendides. Idéal pour une première étape à la découverte de la ville.

    L'année dernière, Lyon a été nommée meilleure ville européenne pour passer un week-end de vacances par les World Travel Awards. Devant Barcelone ou Copenhague.

     

    «C'est une ville qui favorise le tourisme court. Quelques jours, un week-end prolongé», dit Patrick Mathon, qui conseille de découvrir la ville à pied pour traverser «les entre-deux», d'un quartier à l'autre. L'homme prêche pour sa paroisse: il est fondateur du Lyon City Treck, qui propose des excursions urbaines. «C'est une ville qui a des quartiers très différents, poursuit-il. En quelques jours, on peut faire une balade, aller au musée, aller voir un spectacle et, bien sûr, il y a son côté gastronomique.»

    L'année dernière, Lyon a accueilli 6 millions de touristes. Les 3 millions qui s'y sont rendus pour la Fête des Lumières, au début du mois de décembre, ne sont pas compris dans cette statistique, puisqu'il s'agit largement de tourisme régional. Aussi magique soit l'événement, si vous n'aimez pas les bains de foule, planifiez votre escapade lyonnaise à n'importe quel autre moment de l'année. Nous y étions à la fin du mois de novembre, mois gris pour le climat et creux pour le tourisme, mais la ville était superbe, lumineuse. Car la Fête des Lumières laisse un leg pour l'année. Les plans d'éclairage des édifices mettent en scène l'architecture Renaissance d'une manière si magistrale qu'on ne sait plus où regarder.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Prendre son temps à Lyon

     

    Le Musée des beaux-arts de Lyon

    PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS

     

    D'une place à l'autre

    Des Jacobins, Terreaux, Bellecour, de la République... les places parsèment la ville, offrant autant d'occasions de faire une pause sous le soleil. On pourrait visiter la Presqu'île en ne passant que de l'une à l'autre, à condition de ne pas se perdre dans les détours et passages couverts, où se cachent des adresses presque secrètes et des pâtisseries qui retiennent les gourmands.

    Bellecour d'abord, qui a eu droit à une cure de jouvence il y a quatre ans. C'est la plus grande place publique de Lyon. Henri IV en a fait une place publique, au début du XVIIe siècle, après qu'elle a connu de multiples usages, parfois botaniques. Elle est immense, tant et si bien qu'on la traverse plus qu'on s'y attarde. À la fin de l'année, à temps pour la Fête des Lumières et la période de Noël, on y installe une grande roue, avec des soucoupes ouvertes qui se balancent si vous bougez trop. C'est certainement quétaine et incroyablement touristique, mais offrez-vous un tour de manège. Hormis le fait que c'est absolument romantique, la vue du haut sur la Presqu'île - et sur tout Lyon - est à couper le souffle.

    Bon à savoir: on retrouve aussi sur la place Bellecour le bureau de l'Office de tourisme de Lyon, où l'on peut notamment se procurer des cartes qui donnent des rabais pour les transports en commun et les musées.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Prendre son temps à Lyon

    Auguste et Cocotte

    PHOTO FOURNIE PAR AUGUSTE ET COCOTTE

     

    La rue Auguste-Comte

    Les rues de la Presqu'île sont remplies de boutiques : les grands noms de la mode internationale et française y sont tous. Dans ce labyrinthe marchand, la rue Auguste-Comte se démarque. On y trouve quelques antiquaires, des galeries, des boutiques de design indépendantes et des «concept stores» qui regroupent sous le même toit des cuillères de cuisine, des jolis bijoux et de la poterie locale.

    Dans cette catégorie, deux belles adresses à visiter. D'abord, Auguste et Cocotte (16, rue Auguste-Comte), ouvert par une mère et sa fille, où les objets de déco et quelques vêtements ont été choisis avec soin. À voir: la belle céramique blanche de l'artiste française Justine Lacoste. Tout près, la boutique du célèbre designer de souliers de toile Serge Bensimon propose aussi quelques pièces de mobilier, des vêtements et d'autres objets essentiels au bonheur. Et on retrouve aussi dans son Home autour du monde (8, rue Auguste-Comte) quelques espadrilles, évidemment!

     

    Pousser vers le nord

    En balade à la Presqu'île, il ne faut pas s'en tenir au 2e arrondissement, même si on pourrait facilement y passer la journée, surtout si l'activité shopping est au coeur de votre escapade. Plus au nord, dans le 1er arrondissement, se trouvent la place des Terreaux et sa grande fontaine baroque. Elle est bordée de prestigieux bâtiments, dont l'hôtel de ville et le Musée des beaux-arts de Lyon, installé dans une ancienne abbaye. Calculez plusieurs heures pour une visite de ce musée, car on s'attarde facilement dans les collections d'art égyptien ou les galeries qui présentent les peintres français du XXe siècle. Vous n'avez pas ce temps? Faites tout de même le détour par la jolie cour intérieure où vous pouvez flâner un peu, à l'ombre d'une sculpture de Rodin, ou casser la croûte sur la terrasse, l'été.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Prendre son temps à Lyon

    Le musée des Confluences

    PHOTO DUCCIO MALAGAMBA, THE NEW YORK TIMES

     

    Confluences

    Amateurs d'architecture, poussez votre visite, à l'inverse, vers la pointe sud de la Presqu'île pour admirer celui dont tout le monde parle, le spectaculaire musée des Confluences, quai Perrache. Depuis une douzaine d'années, ce quartier a été un véritable terrain de jeux d'architectes qui ont travaillé à partir des édifices industriels qui s'y trouvaient. Le musée, lui, est tout neuf (2014), signé par les Autrichiens de Coop Himmelb(l)au. Si votre visite s'étire, on dit beaucoup de bien de sa brasserie.

     

    Quoi et où manger?

    Des pralines

    C'est une signature lyonnaise, les belles pralines roses se savourent en tartes, en pains, en brioches ou juste comme ça. Faites un saut à l'une des belles boulangeries chocolateries Pralus. Il y en a deux à Lyon, dont l'une rue de Brest, en plein quartier commerçant de la Presqu'île. Le samedi, vous devrez faire la file pour mettre la main sur un pain brioché aux pralines, la Praluline! Délicieux.

     

    Paul Bocuse

    Lyon, c'est Bocuse. Sa grande table, l'Auberge du Pont de Collonges, se trouve un peu à l'extérieur de la ville. Nous avons donc plutôt choisi l'une de ses brasseries, le Nord, malgré les commentaires assassins que l'on trouve en ligne à propos du service. Nous nous attendions au pire, nous avons eu le mieux: service impeccable, gentil et pas snob du tout. Menu classique et abordable, 27 euros pour trois services.

     

    Bouchon des Cordeliers

    Adorable découverte, caché dans une petite rue près du Rhône, le Bouchon des Cordeliers a été ouvert en 2015 par des jeunes désireux d'offrir des classiques (quenelles de brochets, tête de veau, andouillettes), mais faits d'ingrédients frais. Menu trois services pour 26,50 euros.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Prendre son temps à Lyon

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    La route de la (vraie) noix de Grenoble

     

    Photos-Villes du Monde 3:  La route de la (vraie) noix de Grenoble


     

    Entre Grenoble et Valence, dans la région du Grésivaudan, on se trouve au «pays de la noix de Grenoble».

    PHOTO FOURNIE PAR CH HURET

     
    ANNE PÉLOUAS

    Collaboration spéciale

    La Presse
     

    (GRENOBLE) Dans la vallée de l'Isère, adossée au massif du Vercors, les noyers s'égrènent à perte de vue. Entre Grenoble et Valence, dans la région du Grésivaudan, on se trouve au «pays de la noix de Grenoble», région bucolique où l'on peut se balader du printemps à l'automne - et même l'hiver -, pour parcourir la route de cette noix.

    Cultivée depuis le XIXe siècle, la noix de Grenoble est estampillée «appellation d'origine contrôlée» en France depuis 1938, caractéristique à laquelle les producteurs tiennent mordicus et qui la distingue de la «noix commune», chinoise ou américaine, vendue notamment au Québec.

     

    Le Grand Séchoir

    Un premier arrêt s'impose à Vinay, capitale de la noix de Grenoble, et surtout au Grand Séchoir, au coeur d'un grand parc de noyers. Le bâtiment moderne du musée a l'allure d'un séchoir à noix traditionnel, avec une belle charpente et des structures de claies ajourées, comme celles sur lesquelles on fait toujours sécher les noix dans le pays. L'exposition permanente permet d'en apprendre long sur l'histoire des débuts de la «domestication» de la noix à l'époque gallo-romaine, puis sur l'évolution de la nuciculture et du greffage permettant d'avoir de plus beaux fruits. Des outils et différentes utilisations de la noix et du bois de noyer sont présentés, de même que de belles maquettes de séchoirs. L'exposition temporaire fait la part belle quant à elle à la «reine des desserts et des confiseries», tant traditionnels (comme le gâteau aux noix, dessert emblématique de Grenoble) que plus contemporains (confitures, chocolats).

     

    Même les enfants y trouvent leur compte, avec notamment un parcours de sculptures qui évoquent la petite Poucette du conte d'Andersen, endormie dans sa coquille de noix. Après un tour à la boutique qui propose une impressionnante variété de gourmandises à base de noix, on reprend la route.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  La route de la (vraie) noix de Grenoble


    À la Ferme de Férie, à Saint-Romans, il est possible de se procurer de nombreux produits élaborés à base de noix.

     

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Entre vergers et villages

    Les vergers sont nombreux, avec leurs plantations de hauts noyers bien alignés qui fleurissent au printemps, font leurs fruits l'été et attendent l'heure de la récolte d'automne. 

    Environ 900 producteurs travaillent sur des propriétés qu'on peut parfois visiter. Une vingtaine d'entre eux offrent la vente de noix et produits dérivés à la ferme. S'arrêter chez eux donne l'occasion de discuter avec de vrais artisans, en plus de pouvoir rapporter quelques cadeaux. À Saint-Romans, Nicolas Idelon perpétue ainsi la tradition familiale de production à la Ferme de Férie. Il organise aussi des visites guidées sur rendez-vous, pour suivre le parcours de la noix, de sa récolte au séchage, puis à la transformation, avec de nombreux produits qu'il a développés et qu'il vend dans une jolie cave à vins transformée en boutique. Au passage, on apprend à distinguer les trois variétés de noix de Grenoble: la Franquette à forme allongée et pointue, qui occupe 90 % de la production française, la Mayette, plus grosse, ambrée, plate à la base, au goût fin, la Parisienne, plutôt oblongue, à saveur aromatique.

     

    Séchoirs et moulins à noix

    Au hasard des petits villages, sur les chemins de traverse, apparaissent de beaux séchoirs à noix traditionnels, construits en hauteur, ouverts aux quatre vents, avec étages de lattes de bois à claire-voie pour protéger la récolte du soleil et de la pluie pendant le séchage. Celui de Cognin-les-Gorges est classé monument historique, mais bien d'autres sont visibles de la route, par exemple à Royon et Saint-Gervais. Plusieurs moulins à huile de noix traditionnels, dont ceux de Chatte et Saint-Siméon-de-Bressieux, sont aussi bien conservés. Le Grand Séchoir travaille en ce moment à concevoir une application mobile qui permettra de se rendre facilement de l'un à l'autre.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  La route de la (vraie) noix de Grenoble


    La pâtisserie-chocolaterie Thierry Court, qui a pignon sur rue au centre-ville de Grenoble, revisite des produits traditionnels, tout en proposant des macarons, dont l'un aux noix.

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    En soirée, pourquoi ne pas dormir carrément dans un ancien séchoir à noix? Sur les hauteurs de Vinay, surplombant les noyeraies, la Maison aux bambous propose trois chambres d'hôtes en location, dont une construite dans l'ancien séchoir de la propriété.

     

    À Grenoble, entre bière et macarons 

    Arrivés à Grenoble, on file prendre une bière à la Brasserie Mandrin. Vincent Gachet a quitté l'informatique pour lancer sa propre microbrasserie. Ce passionné de bières en a toute une gamme à son actif, mais sa première est à la noix et c'est toujours la plus vendue! «Il faut un kilo de noix pour produire un litre de bière», explique-t-il, ajoutant que celle-ci se marie bien avec du jambon sec, une terrine forestière, une tourte, voire des fromages locaux, comme le Beaufort, le bleu du Vercors ou le Saint-Marcellin. 

    La pâtisserie-chocolaterie Thierry Court, qui a pignon sur rue au centre-ville, offre pour sa part plusieurs déclinaisons de chocolats aux noix. Le maître chocolatier, également pâtissier, revisite des produits traditionnels, tout en proposant des macarons, dont l'un aux noix (et à la chartreuse, liqueur locale) qui fait aussi fureur. Thierry propose aussi un atelier hebdomadaire de macarons. Belle idée: acheter un ensemble à macarons, pour les faire soi-même à la maison...

     

    Photos-Villes du Monde 3:  La route de la (vraie) noix de Grenoble

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Bons plans à Troyes

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Troyes

     

    Troyes a la réputation d'être l'une des plus belles cités médiévales de France.

    PHOTO DAVID SANTERRE, LA PRESS

     

    À deux heures de Paris, les voyageurs passent souvent tout droit sur l'A5 en direction de Lyon et du Sud, ignorant une ville qui a la réputation d'être l'une des plus belles cités médiévales de France, Troyes, où l'on mange divinement, où le champagne coule à flots, et qui a d'ailleurs la forme exacte d'un bouchon de champagne. Une erreur grossière que nous vous proposons de corriger.

     

    Pour prendre le pouls de l'endroit: Flâner dans la vieille ville

    Troyes est née avant Jésus-Christ et son histoire est riche. C'est en flânant dans sa vieille ville traversée par la Seine qu'on tombe sous son charme. Ses ruelles pavées étroites nous mènent vers de petits bijoux d'hôtels particuliers, des maisons en pans de bois datant du XVIe siècle parfois si croches qu'on se demande comment leurs habitants peuvent y tenir debout, des terrasses où il fait bon boire un verre de champagne ou manger une crêpe avec un cidre du pays d'Othe. Quelques musées valent un arrêt, comme la Maison de l'outil et de la pensée ouvrière, l'Apothicairerie ou le musée de Vauluisant.


    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Troyes

    Le caviste Aux Crieurs de vin fait la part belle aux vins bios et aux vins nature.

    PHOTO DAVID SANTERRE, LA PRESSE

     

    Pour prendre un verre de vin nature: Aux Crieurs de vin

     

    Les Crieurs, c'est d'abord un caviste où l'on déniche les meilleures quilles bios ou nature de France. On y fait la part belle aux vins du cru, les champagnes de l'Aube, issus de petits domaines à des années-lumière des grandes marques qui sont encore la norme chez nous. Les Crieurs, c'est aussi un bistro sympa à la cuisine simple et savoureuse qui met de l'avant les produits du coin, qui s'associent comme un charme aux vins du même coin. Le commerce tient aussi boutique aux très belles Halles de l'hôtel de ville, où sautent parfois les bouchons à l'heure de l'apéro le samedi.

    4, place Jean-Jaurès

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Troyes


     

    Au pied de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, le Cellier Saint-Pierre est le plus ancien bâtiment civil de la ville.

    PHOTO DAVID SANTERRE, LA PRESSE

     

    Pour trouver un grand cru: Cellier Saint-Pierre

    Le vin est parfois le guide vers tout un patrimoine. Au pied de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, le Cellier Saint-Pierre est le plus ancien bâtiment civil de la ville. Datant du XIIe siècle, il est magnifiquement conservé. Les Formont y sont marchands de vin depuis les années 30 et y distillent des noyaux de prune pour élaborer la Prunelle de Troyes, dans un alambic ancestral que l'on se fera un plaisir de vous montrer. La sélection de vin y est de haut niveau. Mais la curiosité, c'est ce vieux tunnel qui menait, il y a plusieurs siècles, à la cathédrale. On l'a transformé en cave de conservation des plus grands crus de la boutique. Il faut demander une visite!

    1, place Saint-Pierre

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Troyes

     

    La basilique Saint-Urbain témoigne du riche patrimoine religieux de Troyes.

    PHOTO DAVID SANTERRE, LA PRESSE

    Pour découvrir le patrimoine religieux: La tournée des églises

    Que l'on soit croyant ou non, difficile de ne pas porter attention au patrimoine religieux de Troyes. Au sommet du bouchon, la tonitruante cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, dont la construction s'est amorcée au début des années 1200. Plus modeste est l'église Sainte-Madeleine, la plus vieille de la ville, alors que Saint-Jean-du-Marché a vu une grande Montréalaise y être baptisée, Marguerite Bourgeoys. Et il y a la basilique Saint-Urbain et ses lignes torturées. Vous franchirez une foule pour y entrer, mais vous y découvrirez nombre de curiosités païennes cachées dans les colonnes et façades au gré des fantaisies des sculpteurs de l'époque. Les vitraux y sont remarquables, Troyes étant une capitale de cet art.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Troyes

     

    Il est possible de visiter de nombreux vignerons de la région de Troyes.

    PHOTO DAVID SANTERRE, LA PRESSE

    Pour une balade dans les vignes: Les Riceys

    Vous êtes en Champagne! Il faut visiter ses artisans, qui sont tout près à Montgueux, Bar-sur-Seine, Bar-sur-Aube et Essoyes (où vous ferez une pause pour marcher dans les sentiers de Renoir, où l'impressionniste trouvait son inspiration). Notre coup de coeur: Les Riceys. Le village a la production la plus étonnante de Champagne, avec trois appellations: champagne, mais aussi les vins tranquilles Coteaux-Champenois et Rosé des Riceys. Ce dernier, fait de pinot noir, n'a rien du rosé que vous connaissez. Rarissime, de couleur soutenue, tannique et apte à la garde, il n'est produit que les bonnes années, au terme d'une vinification précise et stressante. On peut y visiter plusieurs vignerons, sur rendez-vous ou pas.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Troyes


     

    La campagne autour de Troyes est le berceau de grands fromages des appellations Chaource et Soumaintrain, en plus des créations originales comme le Champ-sur-Barse ou le Délice-de-Mussy.

    PHOTO DAVID SANTERRE, LA PRESSE

    Pour goûter aux fromages locaux: Visiter une ferme

    On ne fait pas que bien boire en Champagne. La campagne autour de Troyes est le berceau de grands fromages des appellations Chaource et Soumaintrain, en plus des créations originales comme le Champ-sur-Barse ou le Délice-de-Mussy. Il est possible de visiter des producteurs. À Champ-sur-Barse, la Ferme de la Marque initie les visiteurs aux métiers de la ferme, du nettoyage de l'étable à l'élevage des veaux, le train et la dégustation de ses crèmes, yogourts, beurres fermiers comme on n'en trouve plus et, évidemment, une splendide tomme au lait cru. Succès familial assuré. Concept similaire à la Ferme des Tourelles, productrice des fromages fermiers Chaource et Soumaintrain, à Ervy-le-Châtel.

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Troyes

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Bons plans à Grenoble

     


    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Grenoble

    Grenoble est une porte d'entrée magistrale pour le ski.

    PHOTO THINKSTOCK

     
    ANNE PELOUAS

    La Presse
     

    La capitale de l'Isère, au pied des Alpes françaises, a plus d'un tour dans son sac pour justifier un séjour hivernal. La proximité des montagnes aidant, Grenoble est une porte d'entrée magistrale pour le ski, mais cette ville à dimension humaine et facile d'accès en train depuis Lyon recèle aussi plusieurs trésors à découvrir sans forcément avoir besoin d'une voiture.


    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Grenoble

    Les bulles permettent de grimper aisément au Fort de la Bastille.

    PHOTOS FOURNIE, PIERRE JAYET

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Grenoble

    Vue du centre-ville historique de Grenoble.

    PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE GRENOBLE

     

    Pour voir toute la ville

     

    Grimper au Fort de la Bastille

    En plein centre-ville, le téléphérique monte presque au sommet de La Bastille, une petite montagne dont les Grenoblois ont fait leur terrain de jeu. Les plus valeureux grimperont comme eux en marchant ou en courant dans un sentier en lacets permettant de contempler différentes facettes de la ville en contrebas. La montée en « bulles » (cabines) et la descente à pied sont une autre option. Au sommet, on fait une pause au restaurant panoramique Le Téléférique. Il ne faut pas manquer la visite du musée Dauphinois, dans un ancien couvent, pour en apprendre plus sur l'histoire et le patrimoine de la région et visiter son exposition temporaire, qui porte cet hiver sur la chanson populaire.

     

    Téléphérique : quai Stéphane Jay

    www.bastille-grenoble.com

     

    Pour prendre le pouls de la ville

    Une balade « guidée »

    À pied, en tramway ou à vélo, le centre-ville historique se visite aisément avec le dépliant touristique Balades en ville. De jolies placettes succèdent à des rues étroites, au hasard desquelles on franchit les portes de belles maisons anciennes pour découvrir de sympathiques cours intérieures (répertoriées dans le Carnet d'exploration de l'Office du tourisme). Rue Voltaire, l'un des grands maîtres gantiers français, Jean Strazzeri, propose à La Ganterie Lesdiguières de superbes produits, entièrement faits main. Rue Servan, faites arrêt au couvent Sainte-Cécile, restauré par les Éditions Glénat. Il abrite une superbe chapelle du XVIIe siècle. Puis, courez à la pâtisserie-chocolaterie de Thierry Gourt, où les macarons sont réputés. On peut même y suivre des cours !

    www.grenoble-tourisme.com

     

    Pour une sortie de ski

    Chamrousse

    Station des Jeux olympiques de 1968, Chamrousse est à 45 minutes de Grenoble, et il est possible de s'y rendre chaque jour en bus Transaltitude. Pour ceux qui veulent dormir sur place, le mieux est de profiter des forfaits IDNEIGE de la SNCF, combinant billet de train de Paris ou de Lyon jusqu'à Grenoble, avec bus pour Chamrousse, L'Alpe d'Huez ou Les 2 Alpes. À Chamrousse, le domaine skiable offre 90 km de pistes de ski alpin et près de 41 km de ski nordique. La vue panoramique s'étend de la vallée de l'Isère au mont Aiguille en passant par les massifs de la Chartreuse et du Vercors.

    www.chamroussse.com

    www.transaltitude.fr

    www.idtgv.com/idneige

     

    Pour les mordus de montagnes

    À chacun son massif

    Grenoble est entourée de hautes montagnes, avec les deux massifs préalpins du Vercors et de la Chartreuse au nord et à l'ouest, alors que la chaîne de Belledonne s'étend au sud-est, marquant le début des Alpes, avec la face italienne du mont Blanc au loin. La Chartreuse, surnommée « L'émeraude des Alpes » par Stendhal, débute juste à la sortie de Grenoble. Les impressionnantes falaises du Saint-Eynard s'admirent depuis la ville, mais on peut monter au sommet à pied, en vélo ou en voiture pour dominer le bassin grenoblois. Dans le Vercors, des sentiers de randonnée bien balisés sont accessibles en raquettes, notamment à Saint-Nizier du Moucherotte. De là, on atteint aussi en voiture un promontoire procurant une vue sans pareil sur la ville, la chaîne de Belledonne et la Chartreuse.

     

    Pour bien manger

    Un repas à La Tivollière

    On mange sur le pouce au Bistroquet des Halles Sainte-Claire une tartine de foie gras avec un verre de vin ou des ravioles du Royans (farcies au fromage local Saint-Marcellin) dans une brasserie. Mais les « gastronomades et explorateurs de saveurs » se dirigent plutôt vers La Tivollière, dans la vallée de l'Isère. Ce restaurant renommé a élu domicile dans un château, sur les hauteurs de Saint-Marcellin. L'été, on mange en terrasse, mais l'hiver, la salle à manger est accueillante, avec son décor contemporain chaleureux et sa carte alléchante. Menus du marché, saisonnier ou découverte : on fait la part belle aux produits du terroir dans une composition mêlant cuisine traditionnelle et création. Réservations conseillées !

    La Tivollière : Château du Mollard, Saint-Marcellin

    www.lativolliere.com

     

    Dormir en ville

    L'Hôtel de l'Europe

    Sur la place Grenette, au coeur de la zone piétonne du centre-ville, l'Hôtel de l'Europe est installé dans un immeuble de style dont la façade classique a été restaurée au XIXe siècle. Le tramway qui passe devant mène directement à la gare ferroviaire et à la gare routière. De catégorie 3 étoiles, il dispose de chambres confortables, modernes et insonorisées pour deux à quatre personnes, sur plusieurs étages, avec ascenseur. Les petits déjeuners en formule buffet sont très bien garnis. Les tarifs sont d'un bon rapport qualité-prix, entre 59 et 82 euros (de 82 à 115 $CAN).

    22, place Grenette, Grenobe

    www.hoteleurope.fr

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Bons plans à Grenoble

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Photos-Villes du Monde 3:  Top 10 des villes les plus agréables à vivre au monde

     

    Pin It

    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique