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    Genève : la ville mosaïque

     

    Par Vincent Noyoux
     
     

    Au bord du lac Léman, Genève la cosmopolite s’amuse à brouiller les frontières. Les Français y viennent en voisins, les touristes se pâment devant le Jet d’eau et les vitrines de luxe, les employés des consulats et des ONG y font leur footing au bord du lac. Sage mais jamais ennuyeuse, la « Rome protestante » invite à la dolce vita... version suisse romande

     

     

    Genève et le lac Léman
     

    Absolument unique, Genève jouit d’une identité très forte. Son lac et son Jet d’eau, bien sûr, y sont pour beaucoup. La vieille ville et la rade vues depuis la tour nord de la cathédrale Saint-Pierre en attestent. Un point de vue particulièrement prisé au soir du 10 août, lorsqu’est tiré sur le lac l’un des plus beaux et grands feux d’artifice du monde. Il couronne, chaque été, trois semaines de fête au bord du Léman (concerts, animations, fête foraine, stands culinaires et d’artisanat). Du 17 juillet au 10 août.

    Depuis le pont du Mont-Blanc, Genève se déploie sous nos yeux comme un dépliant de cartes postales : le Jet d’eau qui culmine à 140 mètres de haut, les immeubles cossus, le lac sillonné de voiliers, l’île Rousseau et les pelouses du Jardin anglais, célèbre pour sa monumentale horloge fleurie. Tout cela en un seul coup d’œil ! De quoi combler le visiteur pressé. Mais Genève réserve ses plus beaux atours au marcheur tranquille. Le plus simple est encore de se laisser porter par ses pas.

     

    La place du Bourg-de-Four

    Dans le centre historique, la place du Bourg-de-Four est la plus ancienne de la ville. Elle fut le lieu de foires commerciales à partir du XIe siècle et a conservé sa tradition marchande : de nombreux restaurants et cafés bordent son pourtour.

    La vieille ville

    Le cœur historique de Genève est très bien conservé dans la vieille ville, perchée sur sa butte. On atteint d’abord la place du Bourg-de-Four, toute biscornue et envahie de tables aux beaux jours. En levant la tête, on aperçoit les hautes tours de la cathédrale Saint-Pierre. À la fois roman, gothique et néoclassique, l’édifice darde sa flèche de cuivre au ciel. Calvin y prêcha de 1536 jusqu’à sa mort, en 1564. La cathédrale est restée depuis le principal lieu de culte de la « Rome protestante ». Le panorama sur la ville, le Léman, le mont Salève et le mont Blanc est un enchantement qui mérite bien de gravir les 157 marches de la tour nord !

     

     

    La cathédrale Saint-Pierre à Genève

     
    Elle orne le sommet de la vieille ville : la cathédrale Saint-Pierre, construite au  XIIe siècle, est chevillée à Genève. De son sous-sol qui abrite des trésors archéologiques de l’Antiquité, au sommet de ses tours aux 157 marches à gravir, elle vous invite à la contemplation.

    Promenades pacifiques

    Quand l’été rend la ville étouffante, il est temps de rejoindre les bords du lac. La promenade conduit d’abord aux bains des Pâquis, une jetée aménagée en piscine en plein air. En fin de journée, les Genevois y tombent la cravate pour boire une bière ou se jeter dans l’eau du lac ! En hiver, on s’y réchauffe devant une fondue, face à la ville. Chose rare ici, le prix du ticket d’entrée est ridiculement bas.

     

     

    Les phare des Pâquis
     
     

    Moins fort que le Jet d’eau (auquel il fait face), entre- tenant un rapport plus intime avec les Genevois, le phare des Pâquis vient de fêter ses 120 ans.

     

    Passés les grands hôtels du quai du Mont-Blanc, on rejoint bientôt le parc Mon Repos. Érables, cèdres et chênes laissent pensivement leurs branches tremper dans l’eau du lac. Quel sentiment de paix ! D’ailleurs, nous approchons des grands organismes symboles du pacifisme. Derrière le jardin botanique et le parc de l’Ariana, le Palais des Nations-Unies côtoie le comité international de la Croix-Rouge.

     

     

    La place des Nations devant l'ONU
     
     

    Plus contemporaine et haute de 12 mètres, la Broken Chair de Daniel Berset pour Handicap International, sur la place des Nations devant l’ONU.

     

    C’est à la bataille de Solferino (1859), où il vit des milliers de soldats français, autrichiens et italiens blessés et abandonnés à leur sort, sans soins médicaux, que le Genevois Henry Dunant eut l’idée de fonder la Croix-Rouge. Les missions de l’organisme international sont superbement mises en valeur par une muséographie toute neuve. De retour sur les rives du lac, un tour en « mouette » s’impose. C’est ainsi que l’on appelle les navettes jaunes qui parcourent la rade à tout moment de la journée. Rejoindre la rive d’en face n’est qu’une (très bonne) excuse pour se balader sur l’eau et découvrir Genève sous ses multiples facettes. Le meilleur moment reste la fin de journée, lorsque le soleil couchant rosit l’eau du Léman.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Genève : la ville mosaïque

     

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    Bons plans à Moscou

     

    Hôte de la finale de la Coupe du... (Photo Pascal Dumont, collaboration spéciale)

     

    Hôte de la finale de la Coupe du monde de soccer, Moscou brille ces jours-ci de tous ses feux.

    PHOTO PASCAL DUMONT, COLLABORATION SPÉCIALE

     
     

    Hôte de la finale de la Coupe du monde de soccer, Moscou brille ces jours-ci de tous ses feux. Tout le centre de la ville a été nettoyé, repeint, embelli pour l'occasion. La bonne nouvelle, c'est que ces splendeurs retrouvées de Moskva la Grande seront accessibles aux visiteurs bien après le départ des fans du ballon rond. Des suggestions pour profiter d'une ville aussi raffinée que bling-bling.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    La jeunesse hipster de Moscou a fait du parc Gorki, sorte de Central Park moscovite, son quartier général.

    PHOTO THINKSTOCK

     

    À la rencontre des hipsters: Parc Gorki

    Il a donné son nom à un film et à un groupe de musique avant de tomber en ruine dans les années 90, mais alors qu'il s'apprête à fêter ses 90 ans, le parc Gorki est au sommet de sa forme. Il reste quelques-unes des vieilles attractions de foire d'antan, mais celles qui ont disparu ont fait place à des cafés branchés et à des oeuvres d'art éphémères. La jeunesse hipster a fait de ce Central Park moscovite son quartier général. C'est l'endroit idéal pour pique-niquer, flâner sur le bord de la Moskova ou engloutir une « morojenoye » (une crème glacée locale). Si l'histoire soviétique vous intéresse, ne manquez pas la nouvelle galerie Tretiakov de l'autre côté de la rue.

    Parc Gorki: 9, Krimsky Val, près des métros Park Kulturi et Oktyabrskaya

    Nouvelle Tetriakov: 10, Krimski Val; www.tetryakovgallery.ru 

     

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    Le cadre du White Rabbit vaut autant le déplacement que la nourriture.

    PHOTO TIRÉE DU SITE INTERNET DU WHITE RABBIT

     

    Pour déguster la gastronomie russe: Le White Rabbit

    Quand l'Occident a imposé des sanctions à la Russie et que le rouble a dégringolé, plusieurs restaurateurs, qui importaient la majorité de leurs produits, en ont pris pour leur rhume. Ce ne fut pas le cas de Vladimir Mukhin, le chef du White Rabbit, qui s'approvisionne quasi uniquement auprès de producteurs russes et qui a redonné aux ingrédients du terroir leur superbe dans une cuisine russe réinventée. L'émission Chef's Table (Netflix) a consacré tout un épisode à ce restaurant, classé parmi les 50 meilleurs au monde. Situé au sommet d'un édifice de 16 étages, le cadre vaut autant le déplacement que la nourriture. Si le souper dégustation coûte 200 $ par tête, on peut y manger à la carte pour environ 50 $.

    3, place Smolenskaya

    www.whiterabbitmoscow.ru

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    Vue sur la place Rouge du Ritz.

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE L’HÔTEL

     

    Pour une vue imprenable sur la ville: Les toits de Moscou

    Depuis peu, les toits ont la cote dans la capitale russe, et il y a plusieurs endroits où en profiter. Au sommet de l'un des sept gratte-ciel staliniens entourant le centre de la ville, le bar Timeout de l'hôtel Peking sert des cocktails inventifs inspirés de l'histoire russe. La vue est encore plus époustouflante sur la terrasse de l'hôtel Ritz-Carlton, situé au tout début de l'immense boulevard Tverskaya. Difficile de trouver mieux pour admirer le Kremlin, la place Rouge et le coeur historique de Moscou le soir. On a l'impression de pouvoir toucher les étoiles rubis du Kremlin qui ont survécu à la chute du communisme. Mais gardez un oeil sur le menu: les consommations y sont chères.

    Bar Timeout: 5, rue Bolshaya Sadovaya; www.timeout-bar.ru

    Ritz-Carlton: 3, rue Tverskaya; www.ritzcarlton.com/en/hotels/europe/moscow

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    L'hôtel Baltschug, propriété de la chaîne Kempinski.

    PHOTO LAURA-JULIE PERREAULT, LA PRESSE

     

    Une nuit avec vue sur la ville: Le luxe et l'abordable

    Vous voulez dormir comme un tsar? L'hôtel Baltschug, propriété de la chaîne Kempinski, a été le premier hôtel de luxe à ouvrir à Moscou après la chute de l'URSS et encore aujourd'hui, il n'a pas son égal pour la vue sur la célèbre cathédrale de Saint-Basile et le Kremlin. Vous avez des moyens plus modestes? L'auberge de jeunesse High Level est pour vous. Au 43e étage d'un gratte-ciel du quartier tout neuf des affaires, cet établissement a du chien. On peut y séjourner dans un dortoir à six ou à quatre lits ou dans une chambre individuelle. Le charmant personnel, très jeune, parle anglais. 

    Hôtel Baltschug Kempinski: 1, rue Baltschug (à partir de 300 $ la nuit); www.kempinski.com/en/moscow/hotel-baltschug

    High Level Hostel: 6, rive Presnenskaya, complexe d'affaires Empire (à partir de 30 $ la nuit); hostelhl.ru

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    Bunker 42

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE L’ÉTABLISSEMENT

     

    Pour plonger dans l'histoire soviétique: Le Bunker 42 et l'ancien Club anglais

    La guerre froide et sa menace nucléaire ont fait peur aux Occidentaux autant qu'aux Russes. Encore aujourd'hui, il reste des abris nucléaires aux quatre coins de Moscou. Le plus accessible est sans aucun doute le Bunker 42, construit pour abriter jusqu'à 3000 personnes à quelque 60 m sous terre. Aujourd'hui, le vaste espace a été converti en restaurant et bar karaoké. On y trouve aussi un musée de la guerre froide. Pour plus d'expositions sur le siècle rouge, on peut aussi faire un saut au Musée d'État de l'histoire contemporaine de la Russie. Des scènes du célèbre roman Guerre et paix de Tolstoï se déroulent dans le Club anglais, première vocation de l'édifice historique qui abrite aujourd'hui le musée.

    Bunker 42: 11, pereoulok Kotel'nichevski; www.bunker42.com

    Musée de l'histoire contemporaine: 21, rue Tverskaya; www.sovrhistory.ru

     

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    Le GUM

    PHOTO LAURA-JULIE PERREAULT, LA PRESSE

     

    Pour un peu de la Russie chez vous: Gucci sur la place Rouge

    Oubliez les galeries Lafayette! L'une des plus anciennes et plus grandes galeries marchandes de luxe au monde est sur la place Rouge. Le GUM (ou magasin d'État universel), fondé en 1893, est une splendeur architecturale qui a récemment retrouvé ses lettres de noblesse. Les marques de luxe qui l'avaient déserté pendant la perestroïka sont de retour (Tiffany, Gucci, etc.). Épicerie de luxe, le Gastronome no 1 est l'un des plus beaux endroits de la ville pour se procurer des gâteries russes en tout genre. L'exploration de l'édifice et de ses arches uniques vaut à elle seule le détour. Ensuite, vous pouvez traverser la place Rouge pour aller rendre visite à Lénine, toujours exposé sous une vitre, dans son mausolée. Tout un contraste!

    www.gumrussia.com

     

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    Cinq raisons d'aller à Sitges

     

    À tout juste 30 minutes du centre de... (Photo Thinkstock)

     

    À tout juste 30 minutes du centre de Barcelone en train, les plages et les ruelles de la petite ville attirent de nombreux visiteurs et possèdent plusieurs atouts pour les retenir.

    PHOTO THINKSTOCK

     
    MICHEL MAROIS
    La Presse
     

    Sitges est la station «à la mode» des Catalans. À tout juste 30 minutes du centre de Barcelone en train, les plages et les ruelles de la petite ville attirent de nombreux visiteurs et possèdent plusieurs atouts pour les retenir! Sitges compte aussi une importante communauté LGBT et plusieurs la surnomment «la capitale gaie de l'Europe», mais la ville se veut inclusive et tous s'y sentent les bienvenus. Voici cinq bonnes raisons d'y faire un détour lors de votre prochaine visite en Catalogne.

     

    La vieille ville

    Bâti autour de l'église Sant Bartomeu e Santa Tecla, dont l'esplanade, directement au bord de la Méditerranée, est souvent balayée par les vagues, le centre historique de Sitges remonte au Moyen Âge, et la plupart de ses petites rues et ruelles sont réservées aux piétons.

    Dans la Carrer Major ou la Carrer de les Parellades, les deux principales «artères» de la vieille ville, les bâtiments sont aujourd'hui occupés par des boutiques, restaurants, galeries, musées et autres commerces.

     

    Les plages

    Une dizaine de plages se succèdent tout le long du littoral, et les plus importantes sont bordées par une large promenade. Il y en a pour tous les goûts, même pour les surfeurs.

    À l'ouest du centre, la platja Terramar offre tous les services, alors que la platja Della Bassa Rodona a été adoptée par la communauté gaie.

    Un peu plus loin, des campings sont aménagés à quelques mètres à peine de la côte. À l'est, la petite plage de Sant Sebastia est plus tranquille et on retrouve une belle aire de jeux pour les enfants juste à côté.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

    Le Museu Maricel offre une vue imprenable sur la mer et met en valeur les oeuvres d'artistes liés à Sitges et à la région.

    PHOTO MICHEL MAROIS, LA PRESSE

     

    Les terrasses

    Que ce soit à l'heure du dîner, de l'apéro ou en fin de soirée, toutes les excuses sont bonnes pour fréquenter les terrasses des cafés, bars ou restaurants de Sitges.

    On peut y flâner à toute heure du jour et de la nuit. En bord de mer, dans la Carrer del Port Allegre, la vue s'étend de la vieille ville à la marina, et c'est bien difficile de quitter sa table!

     

    Les musées

    Sitges a toujours attiré les artistes et l'un d'eux, Santiago Rusinol, y a laissé un important patrimoine. Fils d'un riche industriel de Barcelone, il préférait la peinture et la poésie, et est devenu l'un des instigateurs du mouvement moderniste espagnol.

    Sa maison-atelier, directement au bord de l'eau dans la vieille ville, est aujourd'hui le Museu del Cau Ferrat. On peut y découvrir l'artiste, ses collections personnelles d'art, mais aussi plusieurs objets de son quotidien.

    Adjacent, dans un ancien hôpital, le Museu Maricel offre une vue imprenable sur la mer et met en valeur les oeuvres d'artistes liés à Sitges et à la région.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

    Que ce soit à l'heure du dîner, de l'apéro ou en fin de soirée, toutes les excuses sont bonnes pour fréquenter les terrasses des cafés, bars ou restaurants de Sitges.

    PHOTO MICHEL MAROIS, LA PRESSE

     

    Les tapas

    Sitges est réputée pour ses plats préparés avec les produits de la mer et le «riz à la Sitgetana» propose immanquablement poissons «frais du jour», écrevisses géantes et coquillages de toutes sortes.

    On sert évidemment ici aussi des tapas; leur variété, leur fraîcheur et la convivialité des lieux où ils sont servis imposent une dégustation.

    Fréquenté par les gens de l'endroit, El Donostiarra, dans la Carrer Major, offre des tapas chauds et froids disposés dans de grands plateaux sur le comptoir où l'on se sert soi-même.

    Les petits pics placés sur les tapas permettent au patron de préparer la facture!

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

     

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    Bons plans à Casablanca

     

    La mosquée Hassan II, achevée en 1993, accueille une... (Photo Sophie Lachance, collaboration spéciale)

     

    La mosquée Hassan II, achevée en 1993, accueille une salle de prière, une salle d'ablution, un hammam, une bibliothèque et un musée.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     
    SOPHIE LACHANCE

    Collaboration spéciale

    La Presse
     
     

    Peu de voyageurs prennent le temps de poser leurs valises dans la ville blanche. Or, la capitale économique du Maroc promet à quiconque s'y attarde un parcours mémorable, entre modernité et tradition.


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    Le restaurant Al Mounia, qui souligne ses 60 ans d'activités cette année, offre des plats basés sur la gastronomie marocaine traditionnelle.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour déguster un repas traditionnel: Al Mounia

    Ce restaurant typiquement marocain souligne ses 60 ans d'activités cette année. Au fil de ces années, ses tables ont vu défiler nombre de légendes telles que Bruce Springsteen, Sting et Jimmy Carter.

    On comprend pourquoi dès que l'on pénètre dans son jardin, où trône un énorme faux-poivrier garni de lumières, ainsi que des colonnes ornées de zellige (mosaïques).

     

    Les plats offerts, explique la propriétaire Aziza Berrada, se basent sur la gastronomie marocaine traditionnelle: couscous, brochettes et pastillas, le menu est resté identique depuis les débuts pour respecter cet esprit d'authenticité.

    On clôt le repas d'un thé à la menthe, adroitement versé par les serveurs à l'accoutrement tout aussi traditionnel.

    95, rue du Prince Moulay Abdellah

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    La mosquée Hassan II, à Casablanca

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour s'émerveiller devant l'art mauresque: Mosquée Hassan II

    Considérée comme l'un des plus beaux monuments religieux du monde, la mosquée Hassan II étonne d'abord par sa démesure.

    Puis, par son architecture détaillée de style arabo-mauresque marquée par la symétrie des éléments qui la composent.

    L'immense construction, achevée en 1993, accueille aujourd'hui une salle de prière, une salle d'ablution, un hammam, une bibliothèque et un musée.

    Surmontée d'un minaret de plus de 200 mètres, la mosquée qui borde les flots de l'océan Atlantique fait la fierté des Casablancais et s'impose indéniablement comme symbole de la ville.

    Ouverte aux non-musulmans. On visite les lieux moyennant 12 euros à l'entrée, entre 9 h et 16 h. 

    Boulevard de la Corniche

    www.mosquee-hassan2.com

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    Le café Bondi est un pionnier dans le concept des cafés spécialisés.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour récolter sa dose quotidienne de caféine: Bondi Coffee Kitchen

    Voici une adresse sans prétention, pionnière dans le concept des cafés spécialisés, qui surfe sur la vague santé qui déferle aussi à Casablanca.

    Le couple maroco-australien derrière ce projet invite sa clientèle vraisemblablement cosmopolite à déguster son café bio, équitable et 100 % arabica à ses tables de bois, dans un espace convivial et épuré.

    Jus pressés, pain fait maison, salades à base d'ingrédients locaux, options végétaliennes ou sans gluten, la fraîcheur est à l'honneur du côté de l'assiette.

    Pour son service chaleureux, ses excellents cafés «flat white» et ses initiatives communautaires, notamment ses ateliers de yoga et ses soirées jazz, une visite s'impose. 

    31, rue Sebou, Quartier Gauthier

    www.facebook.com/bondicoffeekitchen

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    Perché au 16e étage de l'hôtel Mövenpick, le restaurant Le 16e offre une vue panoramique sur Casablanca.

    PHOTO FOURNIE PAR LE RESTAURANT LE 16E

     

    Pour prendre un verre avec une vue imprenable sur la ville: Le 16e

    Perché au 16e étage de l'hôtel Mövenpick, ce restaurant et bar lounge offre une vue panoramique sur la ville blanche, avec La Rotonde pour point de mire.

    Comme il est en plein coeur du quartier des affaires, il n'est pas surprenant d'y retrouver une clientèle d'entreprises, cherchant refuge loin du brouhaha métropolitain.

    Grâce à sa piscine et au confort de ses installations aux allures contemporaines, il s'agit de l'endroit rêvé pour décompresser, un cocktail à la main.

    On y vapote également la shisha pour une trentaine de dollars, quelques pâtisseries en prime. 

    16e étage de l'hôtel Mövenpick, au Rond Point Hassan II 

    www.movenpick.com/fr/africa/morocco/casablanca/hotel-casablanca/restaurants/16eme-floor

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    L'ancienne médina, avec ses airs de labyrinthe, abrite entre ses remparts les souks, des marchés traditionnels.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour faire le plein de souvenirs: Ancienne médina 

    Avec ses airs de labyrinthe, cette ancienne partie de la ville abrite entre ses remparts les souks, ces marchés traditionnels où s'exerce l'art du marchandage.

    S'aventurer dans ses dédales de ruelles, d'où s'élèvent des odeurs d'épices mêlées à celles des abats, constitue l'un des meilleurs moyens de s'immerger dans la culture locale et, par ricochet, d'en rapporter une partie à la maison.

    Parmi les plats colorés en terre cuite, les théières, les lampes et les tapis à la géométrie impressionnante se terre l'âme véritable de Casablanca.

    On y accède par l'arche de Bab Marrakech via le boulevard Tahar-El-Alaoui, près de la place des Nations unies.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    Le Rick's Café rappelle le décor du film culte Casablanca, sorti en 1942.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour revivre le légendaire film Casablanca: Rick's Café

    Si le Rick's Café est une reconstitution du cabaret érigé dans les studios hollywoodiens, il n'en demeure pas moins qu'on se sent projeté dans le film culte de 1942.

    La magie opère, notamment grâce à ses arcades, sa mezzanine, son atmosphère chic-classique et les accords de son piano à queue.

    Lorsque le pianiste Issam Chabaa n'est pas à l'oeuvre, on se laisse bercer par la voix d'Ella Fitzgerald, de Nat King Cole et autres grandes pointures du jazz américain.

    Pour ceux qui douteraient encore de la ressemblance, l'établissement ouvert depuis 2004 diffuse en boucle le film Casablanca à l'étage.

    Mélomanes et cinéphiles seront servis. 

    248, boulevard Sour Jdid, place du Jardin public

    www.rickscafe.ma

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

     

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    Strasbourg : la petite France

     

    Par Jean-Marie Steinlein et Dominique Roger
     
    source : Détours en France n°173, p. 32
     

    À Strasbourg, l’Ill est bien plus qu’une rivière, elle s’apparente à une « alma mater » qui enlace son cœur dans ses deux bras et lui procure la forme d’une île.

     

     

    Le quai de la Petite France à Strasbourg
     
     

    Parfaitement conservée, la pittoresque Petite France ne fut pas toujours un but de promenade où s’extasier devant tant de romantisme. Pêcheurs, tanneurs et meuniers y travaillèrent âprement, loin d’imaginer, qu’un jour, on se damnerait pour un café sur le quai de la Petite France.

     

    La passerelle de l'Abreuvoir à Strasbourg
     
     

    Sur les bords de l'Ill face au quai des Bateliers, la cathédrale et la passerelle de l'Abreuvoir. Une facette d'un Strasbourg intime.

     

    Petite France, drôle de nom pour « l’île strasbourgeoise ». Le quartier tire son nom du « mal français », la syphilis, que les mercenaires de Charles VIII venaient soigner à leur retour des campagnes d’Italie dans un hôpital proche. La Renaissance, tardive, débute en Alsace dans les années 1520-1525. Les plus anciennes maisons à pans de bois et encorbellements datent de la fin du XVIe siècle.

     

    Place Benjamin Zix à Strasbourg
     
     

    La place Benjamin- Zix, dessinateur de l’épopée napoléonienne. De vélos en canaux, on aime son petit air hollandais.

     

    Place Benjamin-Zix, la maison des Tanneurs – convertie en une bonne table, tabernacle dédié à la déesse choucroute ! – comporte des galeries, fermées au premier étage, ouvertes au second, qui étaient utilisées pour le séchage des peaux. C’est là que se réunissait la corporation des tanneurs. Longtemps, cette enclave parcourue par l’Ill fut extrêmement pauvre, et son urbanisme, laissé quelque peu à l’abandon. Il faut attendre les années 1970 pour que le quartier commence à sérieusement se transformer. L’interdiction à la circulation automobile donnera le feu vert à l’installation d’une petite « campagne en ville » où les Strasbourgeois viennent pour le charme romantique des petits jardins et pour y établir, dans les tavernes et les bonnes tables, leurs « stammtischs » (tables d’hôtes) dominicales (L’Ami Schutz, le Lohkas ou La Cambuse tenue depuis plus de trente ans par Babeth Lefebvre ...).

     

    Excursions sur l'Ill
     
     

    La Petite France se découvre lentement, au fil de l’eau. Les excursions sur l’Ill sont toujours instructives.
     

    Des histoires d'eaux

    L’emprise aquatique est très présente à la Petite France, et longtemps on pensait que c’était la Bruche qui ceinturait Strasbourg, et non l’Ill. La Bruche, qui vient du massif vosgien, était censée avoir un débit supérieur. C’est pourquoi l’on trouve encore aujourd’hui au pied des Ponts-Couverts... un quai de la Bruche. À l’entrée, l’Ill se divise en cinq bras, l’un partant vers le nord appelé canal du Faux-Rempart, et quatre autres bras qui vont se rejoindre à la sortie de la Petite France. L’eau a conditionné les activités de ce quartier de meuniers et de tanneurs. Ainsi qu’une troisième activité à laquelle on pense moins : les bains de vapeur. Rue du Bain-aux-Plantes, on prenait soin de son hygiène tout en se délassant. On se baignait dans des bains abrités, dans des cuveaux avec une eau améliorée parfois de soufre, de soude ou de plantes. Certains bains étaient à ciel ouvert. Avec le principe de précaution voulu par la municipalité, les bains Mathis, extérieurs, ont fermé à partir de 1957.

     

    Le passage Georges-Frankhauser à Strasbourg
     
     

    En face des Ponts-Couverts, le barrage Vauban (qui n’a pas été construit par Vauban) se traverse par le passage Georges-Frankhauser. Et comme l’art est partout à Strasbourg, pensez à jeter un œil derrière les grilles : une quarantaine de statues, dont des originaux en plâtre du palais des Rohan, sont exposées.

    L’ancien et l’actuel se côtoient

    Avec l’électricité, les glacières s’installent dans le quartier de la Petite France afin de bénéficier de la force hydraulique. Le bâtiment de l’une d’entre elles a été transformé en hôtel de luxe, le Régent Petite France, qui a conservé l’ancien appareillage restauré de ses glacières. En plein cœur du quartier, les Ponts-Couverts, trois ponts enjambant l’Ill et quatre tours fortifiées, et le barrage Vauban composent avec l’hôtel du Département et le musée d’Art moderne et contemporain un ensemble architectural où l’ancien et l’actuel se côtoient dans une belle harmonie. Les Ponts-Couverts ont constitué l’élément défensif qui a permis de protéger Strasbourg contre une éventuelle attaque fluviale. Louis XIV fera de la ville une place forte et d’importants travaux seront confiés par Vauban à son ingénieur général, Jacques Terrade. Les fermetures des vannes de ce barrage provoquaient l’inondation du sud de la ville, bloquant ainsi l’avancée de l’ennemi. Depuis les travaux de rénovation du barrage Vauban, il est possible d’accéder à nouveau à la terrasse panoramique : vue majestueuse sur la cathédrale et la « grande île », classée au patri- moine mondial de l’Unesco.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Strasbourg : la petite France

     

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