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    Bons plans à La Canée

     

    Le phare égyptien au bout de la jetée... (PHOTO NATALIE SICARD, COLLABORATION SPÉCIALE)

     

    Le phare égyptien au bout de la jetée du port de La Canée

    PHOTO NATALIE SICARD, COLLABORATION SPÉCIALE

     
    NATALIE SICARD

    Collaboration spéciale

    La Presse
     

    On ne peut qu'être séduit par la deuxième ville de la plus grande des îles grecques. Cité prolifique à l'époque minoenne, occupée par les Byzantins, les Vénitiens et les Ottomans avant d'être rattachée à la Grèce en 1913, La Canée (ou Chaniá en crétois) arbore dans tous ses recoins les traces de son riche passé.


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à La Canée

    La courbe harmonieuse et les façades colorées du port de La Canée

    PHOTO NATALIE SICARD, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour admirer ses façades colorées: Le port vénitien

    On la découvre en commençant par déambuler de la forteresse de Firkas, qui surplombe le port jusqu'à l'ancien Arsenal vénitien.

    On croise au passage une enfilade de terrasses, la mosquée turque des Janissaires et le joli port de plaisance et ses hangars où l'on construisait les galères vénitiennes.

     

    À l'extrémité du quai, les docks de Néori Moro, transformés en musée d'architecture maritime traditionnelle, abritent le Minoa, la réplique d'un navire minoen (1500 av. J.-C.) de 18 m de long.

    De là, on marche jusqu'au phare érigé par les Égyptiens, au bout de la jetée. C'est le meilleur endroit pour avoir une vue d'ensemble sur les bâtiments aux teintes de rose, d'ocre, de rouge et de bleu, avec en toile de fond les cimes des montagnes Blanches!

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à La Canée

    Dans une ruelle pittoresque derrière le port, la terrasse de la taverne Strata est bordée par les vestiges du mur des fortifications de la ville, construit au VIIe siècle par les Byzantins, puis modifié par les Vénitiens au XVIe.

    PHOTO NATALIE SICARD, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour goûter aux spécialités crétoises: La taverne Strata 

    Une originalité de La Canée est d'avoir des restaurants dans des ruines.

    Dans une ruelle pittoresque derrière le port, la terrasse de cette taverne familiale est bordée par les vestiges du mur des fortifications de la ville, construit au VIIe siècle par les Byzantins, puis modifié par les Vénitiens au XVIe.

    Oubliez ici la salade grecque version feta. En Crète, elle est garnie de savoureux mizythra au lait de chèvre.

    On dégustera aussi les mezze et les autres spécialités de l'île, comme les dakos, biscottes d'orge trempées dans l'huile d'olive et garnies de tomates et d'origan, des escargots, l'agneau Kleftiko, cuit lentement en papillote ou farci au gravièra (sorte de gruyère).

    Et on finit le repas par un verre de tsikoudia, le raki crétois! Yamas!

    54 Portou (dans le vieux port vénitien)


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à La Canée

    Dans le Marché couvert, érigé en 1913 sur le modèle du marché de Marseille, les mille senteurs de la Crète nous ensorcellent.

    PHOTO NATALIE SICARD, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour vivre au rythme de la ville: Le Marché couvert

    Habitants et touristes s'y pressent pour faire le plein de provisions aux étals de viandes, poissons, fromages, herbes ou épices.

    Dans ce paradis pour épicuriens érigé en 1913 sur le modèle du marché de Marseille, les mille senteurs de la Crète nous ensorcellent.

    On se procure, en vrac ou en sachet, origan, thym, sauge, basilic, menthe, dictame crétois (thé des montagnes), omniprésents dans la région.

    On n'oublie pas le miel au thym et, surtout, «l'or vert», l'huile d'olive extravierge réputée dans le monde entier et qui serait à la base du fameux «régime crétois».

    On dit d'ailleurs des Crétois qu'ils sont les plus grands consommateurs au monde, et plus de 35 millions d'oliviers sont cultivés dans l'île!


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à La Canée

    En raison de sa position stratégique dans la Méditerranée, Chaniá a souvent été, au fil des siècles, une importante métropole commerciale.

    PHOTO THINKSTOCK

     

    Pour toucher à ce qu'il se fait de plus beau: Faire du magasinage

    En raison de sa position stratégique dans la Méditerranée, Chaniá a souvent été, au fil des siècles, une importante métropole commerciale.

    Certaines ruelles évoquent encore les souks d'Orient, comme Skridlof, la rue du cuir avec ses échoppes débordant d'accessoires, de stivania, longues bottes crétoises traditionnelles, et de sandales.

    On en dénichera ici de très jolies, mais pour un style dernier cri, on arpente les rues commerçantes environnantes.

    Elles foisonnent de boutiques originales comme Fullah Sugah, qui ravit les fashionistas, d'enseignes de créateurs comme celle de Georgina Skalidi ou celles d'artisans de poterie traditionnelle. Un souvenir typique?

    Un couteau crétois! La fabrication de cette arme d'honneur et symbole de bravoure, d'abord par les Turcs puis par les Crétois, est un art. Dans la rue Sifaka, on trouve de nombreux artisans qui le fabriquent traditionnellement à la main.


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à La Canée

    La longue plage de Falassarna sur laquelle on peut louer une chaise pour 4 euros la journée.

    PHOTO NATALIE SICARD, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour entendre le bruit des vagues: Des plages de rêve

    Baignée au nord par la mer Égée et au sud par la mer de Libye, la côte ouest de l'île est entourée de plages magnifiques, dont Elafonissi, Falassarna et le lagon de Balos, avec ses airs de lagon polynésien dans la presqu'île de Gramvoussa.

    Il y vente toujours un peu en été grâce au Meltem, le vent dominant sur la côte. Ce qui permet de supporter la chaleur estivale!

    Les sportifs iront écouter le silence minéral des célèbres gorges du parc national de Samaria, dont l'entrée se trouve à 36 km au sud-ouest depuis le centre-ville.

    Quant aux amateurs d'histoire, ils choisiront celui des monastères de la péninsule d'Akrotiri, dont celui d'Agia Triada, qui abrite des icônes des XVe et XVIIe siècles.

    Seul le son des cloches des chèvres pâturant dans les collines viendra perturber le silence des lieux entourés de cyprès et d'oliviers.


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à La Canée

    Le Musée archéologique, une ancienne basilique datant du XIVe siècle, abrite des collections qui proviennent de fouilles effectuées dans les environs et datant du néolithique à la période minoenne, dorienne ou romaine.

    PHOTO NATALIE SICARD, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour explorer le passé minoen de la ville: Le Musée archéologique

    La Canée est construite sur les ruines de la cité minoenne (du nom du roi mythologique Minos de Knossos) de Kydonia, habitée depuis l'ère néolithique et citée par Homère comme étant une cité-État importante de la Grèce classique.

    Le Musée, une ancienne basilique datant du XIVe siècle, abrite des collections qui proviennent de fouilles effectuées dans les environs et datant du néolithique à la période minoenne, dorienne ou romaine.

    Entre mosaïques romaines, terres cuites, sarcophages minoens se trouvent aussi deux bustes en marbre de l'empereur Hadrien et, dans la superbe cour intérieure, une fontaine ottomane.

    Et le lieu est de toute beauté.

    28 Chalidon

     

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    Bons plans à Saint-Malo

     

    La plage du Sillon, à Saint-Malo... (Photo Alain Roberge, La Presse)

     

    La plage du Sillon, à Saint-Malo

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

     
    La Presse

    Voici quelques lieux à inscrire à l'itinéraire, pour s'offrir le meilleur de la ville corsaire.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Saint-Malo

    La Maison Georges Larnicol, à Saint-Malo

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

     

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Saint-Malo

    Les vitraux de la cathédrale Saint-Vincent

    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

     

     

    PARESSER À LA PLAGE

    Saint-Malo ne manque pas de plages où lézarder : plage du Môle, de Bon-Secours, de l'Éventail... Mais la plus belle du coin (et même de toute la France, selon un sondage mené en février dernier par TripAdvisor) reste la grande plage du Sillon. Bordés par un muret qui protège la ville des marées, ses trois kilomètres de sable blond à la propreté impeccable offrent plusieurs activités : char à voile, baignade, surf à pagaie et longe-côte, sorte de randonnée pédestre aquatique qu'on fait en longeant la côte. Tonique !

     

     

    MANGER UN KOUIGN-AMANN

     

    Dans ce traditionnel gâteau breton - inventé par hasard, dit-on -, il y a du beurre (beaucoup) et du sucre (pas mal aussi). Il n'y a pas de hasard : « amann » veut dire « beurre » en breton. Intra-muros, plusieurs boutiques et étals offrent leur interprétation de cette pâtisserie boulangère. La meilleure qu'on a trouvée est à la Maison Georges Larnicol. Chez ce meilleur ouvrier de France, on trouve des « kouignettes », en version mini. Nature, elles sont craquantes ; quand on y ajoute du caramel à la fleur de sel, elles deviennent décadentes ! Aussi : palets, gâteaux bretons, biscuits... 6, rue Saint-Vincent

    PLONGER DANS UNE PISCINE À L'EAU DE MER

    Marée haute à la plage de Bon-Secours, au pied des remparts. Un plongeoir aux échelles couvertes d'algues émerge au milieu des eaux, comme sorti de nulle part. Le mystère s'éclaircit à marée basse. Le plongeoir surplombe un large bassin, construit dans les années 30, qui se remplit d'eau de mer chaque fois que la marée monte. C'est l'endroit où faire ses longueurs dans l'eau iodée sans se soucier des vagues. L'eau s'y réchauffe même un peu entre deux marées. Un endroit étonnant au milieu d'un décor marin splendide.

     

    MANGER COMME LES MALOUINS

    Les quelque 1500 Malouins qui vivent intra-muros toute l'année ne s'approvisionnent pas dans les boutiques pour touristes. Ils filent plutôt rue de l'Orme, où se trouve la plus haute concentration de commerces de bouche à l'intérieur des remparts : poissonnier, boucher, vendeurs de fruits et de légumes, fromager. On trouve même ici une boutique et un bistro consacrés au beurre Bordier, malaxé de manière artisanale et prisé par plusieurs grands chefs de France. La rue débouche sur la Halle au Blé, où se tient toute l'année un marché couvert bihebdomadaire.

     

    VISITER UNE CATHÉDRALE DU XXe SIÈCLE

    Pendant sept jours en août 1944, les Alliés bombardent Saint-Malo et détruisent 80 % de la ville close. Les remparts sont miraculeusement épargnés, mais pas la cathédrale Saint-Vincent, dont la flèche néogothique ainsi que plusieurs murs tombent sous les bombes et les incendies. Il faudra 27 ans pour reconstruire la cathédrale presque à l'identique. Les anciens vitraux, soufflés par les explosions, ont été remplacés par des oeuvres non figuratives de grande beauté. Aussi à voir : la mosaïque qui témoigne du lieu où Jacques Cartier s'est agenouillé avant sa deuxième expédition au Canada.

     

    LA PLUS BELLE VUE À PARTIR DES REMPARTS

    C'est l'activité obligée pour quiconque visite Saint-Malo : faire, sur 2 km environ, le tour des chemins de ronde qui coiffent les remparts. Les Malouins appellent cela faire le tour des murs. De là-haut, on peut admirer la Manche et les forts qui défendaient jadis la ville, dont le Fort national, accessible à marée basse comme l'île du Grand-Bé, où repose Chateaubriand. Lors des grandes marées de l'équinoxe (où le marnage peut atteindre 12 m), l'eau vient se fracasser sur ces murs de pierre, ce qui donne à la ville une allure de bateau à la dérive. Les plus beaux panoramas ? Ceux vus de la porte Saint-Thomas et du bastion de la Hollande. À visiter plus d'une fois pour profiter du spectacle changeant des marées.

     

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    Genève : la ville mosaïque

     

    Par Vincent Noyoux
     
     

    Au bord du lac Léman, Genève la cosmopolite s’amuse à brouiller les frontières. Les Français y viennent en voisins, les touristes se pâment devant le Jet d’eau et les vitrines de luxe, les employés des consulats et des ONG y font leur footing au bord du lac. Sage mais jamais ennuyeuse, la « Rome protestante » invite à la dolce vita... version suisse romande

     

     

    Genève et le lac Léman
     

    Absolument unique, Genève jouit d’une identité très forte. Son lac et son Jet d’eau, bien sûr, y sont pour beaucoup. La vieille ville et la rade vues depuis la tour nord de la cathédrale Saint-Pierre en attestent. Un point de vue particulièrement prisé au soir du 10 août, lorsqu’est tiré sur le lac l’un des plus beaux et grands feux d’artifice du monde. Il couronne, chaque été, trois semaines de fête au bord du Léman (concerts, animations, fête foraine, stands culinaires et d’artisanat). Du 17 juillet au 10 août.

    Depuis le pont du Mont-Blanc, Genève se déploie sous nos yeux comme un dépliant de cartes postales : le Jet d’eau qui culmine à 140 mètres de haut, les immeubles cossus, le lac sillonné de voiliers, l’île Rousseau et les pelouses du Jardin anglais, célèbre pour sa monumentale horloge fleurie. Tout cela en un seul coup d’œil ! De quoi combler le visiteur pressé. Mais Genève réserve ses plus beaux atours au marcheur tranquille. Le plus simple est encore de se laisser porter par ses pas.

     

    La place du Bourg-de-Four

    Dans le centre historique, la place du Bourg-de-Four est la plus ancienne de la ville. Elle fut le lieu de foires commerciales à partir du XIe siècle et a conservé sa tradition marchande : de nombreux restaurants et cafés bordent son pourtour.

    La vieille ville

    Le cœur historique de Genève est très bien conservé dans la vieille ville, perchée sur sa butte. On atteint d’abord la place du Bourg-de-Four, toute biscornue et envahie de tables aux beaux jours. En levant la tête, on aperçoit les hautes tours de la cathédrale Saint-Pierre. À la fois roman, gothique et néoclassique, l’édifice darde sa flèche de cuivre au ciel. Calvin y prêcha de 1536 jusqu’à sa mort, en 1564. La cathédrale est restée depuis le principal lieu de culte de la « Rome protestante ». Le panorama sur la ville, le Léman, le mont Salève et le mont Blanc est un enchantement qui mérite bien de gravir les 157 marches de la tour nord !

     

     

    La cathédrale Saint-Pierre à Genève

     
    Elle orne le sommet de la vieille ville : la cathédrale Saint-Pierre, construite au  XIIe siècle, est chevillée à Genève. De son sous-sol qui abrite des trésors archéologiques de l’Antiquité, au sommet de ses tours aux 157 marches à gravir, elle vous invite à la contemplation.

    Promenades pacifiques

    Quand l’été rend la ville étouffante, il est temps de rejoindre les bords du lac. La promenade conduit d’abord aux bains des Pâquis, une jetée aménagée en piscine en plein air. En fin de journée, les Genevois y tombent la cravate pour boire une bière ou se jeter dans l’eau du lac ! En hiver, on s’y réchauffe devant une fondue, face à la ville. Chose rare ici, le prix du ticket d’entrée est ridiculement bas.

     

     

    Les phare des Pâquis
     
     

    Moins fort que le Jet d’eau (auquel il fait face), entre- tenant un rapport plus intime avec les Genevois, le phare des Pâquis vient de fêter ses 120 ans.

     

    Passés les grands hôtels du quai du Mont-Blanc, on rejoint bientôt le parc Mon Repos. Érables, cèdres et chênes laissent pensivement leurs branches tremper dans l’eau du lac. Quel sentiment de paix ! D’ailleurs, nous approchons des grands organismes symboles du pacifisme. Derrière le jardin botanique et le parc de l’Ariana, le Palais des Nations-Unies côtoie le comité international de la Croix-Rouge.

     

     

    La place des Nations devant l'ONU
     
     

    Plus contemporaine et haute de 12 mètres, la Broken Chair de Daniel Berset pour Handicap International, sur la place des Nations devant l’ONU.

     

    C’est à la bataille de Solferino (1859), où il vit des milliers de soldats français, autrichiens et italiens blessés et abandonnés à leur sort, sans soins médicaux, que le Genevois Henry Dunant eut l’idée de fonder la Croix-Rouge. Les missions de l’organisme international sont superbement mises en valeur par une muséographie toute neuve. De retour sur les rives du lac, un tour en « mouette » s’impose. C’est ainsi que l’on appelle les navettes jaunes qui parcourent la rade à tout moment de la journée. Rejoindre la rive d’en face n’est qu’une (très bonne) excuse pour se balader sur l’eau et découvrir Genève sous ses multiples facettes. Le meilleur moment reste la fin de journée, lorsque le soleil couchant rosit l’eau du Léman.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Genève : la ville mosaïque

     

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    Bons plans à Moscou

     

    Hôte de la finale de la Coupe du... (Photo Pascal Dumont, collaboration spéciale)

     

    Hôte de la finale de la Coupe du monde de soccer, Moscou brille ces jours-ci de tous ses feux.

    PHOTO PASCAL DUMONT, COLLABORATION SPÉCIALE

     
     

    Hôte de la finale de la Coupe du monde de soccer, Moscou brille ces jours-ci de tous ses feux. Tout le centre de la ville a été nettoyé, repeint, embelli pour l'occasion. La bonne nouvelle, c'est que ces splendeurs retrouvées de Moskva la Grande seront accessibles aux visiteurs bien après le départ des fans du ballon rond. Des suggestions pour profiter d'une ville aussi raffinée que bling-bling.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    La jeunesse hipster de Moscou a fait du parc Gorki, sorte de Central Park moscovite, son quartier général.

    PHOTO THINKSTOCK

     

    À la rencontre des hipsters: Parc Gorki

    Il a donné son nom à un film et à un groupe de musique avant de tomber en ruine dans les années 90, mais alors qu'il s'apprête à fêter ses 90 ans, le parc Gorki est au sommet de sa forme. Il reste quelques-unes des vieilles attractions de foire d'antan, mais celles qui ont disparu ont fait place à des cafés branchés et à des oeuvres d'art éphémères. La jeunesse hipster a fait de ce Central Park moscovite son quartier général. C'est l'endroit idéal pour pique-niquer, flâner sur le bord de la Moskova ou engloutir une « morojenoye » (une crème glacée locale). Si l'histoire soviétique vous intéresse, ne manquez pas la nouvelle galerie Tretiakov de l'autre côté de la rue.

    Parc Gorki: 9, Krimsky Val, près des métros Park Kulturi et Oktyabrskaya

    Nouvelle Tetriakov: 10, Krimski Val; www.tetryakovgallery.ru 

     

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    Le cadre du White Rabbit vaut autant le déplacement que la nourriture.

    PHOTO TIRÉE DU SITE INTERNET DU WHITE RABBIT

     

    Pour déguster la gastronomie russe: Le White Rabbit

    Quand l'Occident a imposé des sanctions à la Russie et que le rouble a dégringolé, plusieurs restaurateurs, qui importaient la majorité de leurs produits, en ont pris pour leur rhume. Ce ne fut pas le cas de Vladimir Mukhin, le chef du White Rabbit, qui s'approvisionne quasi uniquement auprès de producteurs russes et qui a redonné aux ingrédients du terroir leur superbe dans une cuisine russe réinventée. L'émission Chef's Table (Netflix) a consacré tout un épisode à ce restaurant, classé parmi les 50 meilleurs au monde. Situé au sommet d'un édifice de 16 étages, le cadre vaut autant le déplacement que la nourriture. Si le souper dégustation coûte 200 $ par tête, on peut y manger à la carte pour environ 50 $.

    3, place Smolenskaya

    www.whiterabbitmoscow.ru

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    Vue sur la place Rouge du Ritz.

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE L’HÔTEL

     

    Pour une vue imprenable sur la ville: Les toits de Moscou

    Depuis peu, les toits ont la cote dans la capitale russe, et il y a plusieurs endroits où en profiter. Au sommet de l'un des sept gratte-ciel staliniens entourant le centre de la ville, le bar Timeout de l'hôtel Peking sert des cocktails inventifs inspirés de l'histoire russe. La vue est encore plus époustouflante sur la terrasse de l'hôtel Ritz-Carlton, situé au tout début de l'immense boulevard Tverskaya. Difficile de trouver mieux pour admirer le Kremlin, la place Rouge et le coeur historique de Moscou le soir. On a l'impression de pouvoir toucher les étoiles rubis du Kremlin qui ont survécu à la chute du communisme. Mais gardez un oeil sur le menu: les consommations y sont chères.

    Bar Timeout: 5, rue Bolshaya Sadovaya; www.timeout-bar.ru

    Ritz-Carlton: 3, rue Tverskaya; www.ritzcarlton.com/en/hotels/europe/moscow

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    L'hôtel Baltschug, propriété de la chaîne Kempinski.

    PHOTO LAURA-JULIE PERREAULT, LA PRESSE

     

    Une nuit avec vue sur la ville: Le luxe et l'abordable

    Vous voulez dormir comme un tsar? L'hôtel Baltschug, propriété de la chaîne Kempinski, a été le premier hôtel de luxe à ouvrir à Moscou après la chute de l'URSS et encore aujourd'hui, il n'a pas son égal pour la vue sur la célèbre cathédrale de Saint-Basile et le Kremlin. Vous avez des moyens plus modestes? L'auberge de jeunesse High Level est pour vous. Au 43e étage d'un gratte-ciel du quartier tout neuf des affaires, cet établissement a du chien. On peut y séjourner dans un dortoir à six ou à quatre lits ou dans une chambre individuelle. Le charmant personnel, très jeune, parle anglais. 

    Hôtel Baltschug Kempinski: 1, rue Baltschug (à partir de 300 $ la nuit); www.kempinski.com/en/moscow/hotel-baltschug

    High Level Hostel: 6, rive Presnenskaya, complexe d'affaires Empire (à partir de 30 $ la nuit); hostelhl.ru

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Moscou

    Bunker 42

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DE L’ÉTABLISSEMENT

     

    Pour plonger dans l'histoire soviétique: Le Bunker 42 et l'ancien Club anglais

    La guerre froide et sa menace nucléaire ont fait peur aux Occidentaux autant qu'aux Russes. Encore aujourd'hui, il reste des abris nucléaires aux quatre coins de Moscou. Le plus accessible est sans aucun doute le Bunker 42, construit pour abriter jusqu'à 3000 personnes à quelque 60 m sous terre. Aujourd'hui, le vaste espace a été converti en restaurant et bar karaoké. On y trouve aussi un musée de la guerre froide. Pour plus d'expositions sur le siècle rouge, on peut aussi faire un saut au Musée d'État de l'histoire contemporaine de la Russie. Des scènes du célèbre roman Guerre et paix de Tolstoï se déroulent dans le Club anglais, première vocation de l'édifice historique qui abrite aujourd'hui le musée.

    Bunker 42: 11, pereoulok Kotel'nichevski; www.bunker42.com

    Musée de l'histoire contemporaine: 21, rue Tverskaya; www.sovrhistory.ru

     

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    Le GUM

    PHOTO LAURA-JULIE PERREAULT, LA PRESSE

     

    Pour un peu de la Russie chez vous: Gucci sur la place Rouge

    Oubliez les galeries Lafayette! L'une des plus anciennes et plus grandes galeries marchandes de luxe au monde est sur la place Rouge. Le GUM (ou magasin d'État universel), fondé en 1893, est une splendeur architecturale qui a récemment retrouvé ses lettres de noblesse. Les marques de luxe qui l'avaient déserté pendant la perestroïka sont de retour (Tiffany, Gucci, etc.). Épicerie de luxe, le Gastronome no 1 est l'un des plus beaux endroits de la ville pour se procurer des gâteries russes en tout genre. L'exploration de l'édifice et de ses arches uniques vaut à elle seule le détour. Ensuite, vous pouvez traverser la place Rouge pour aller rendre visite à Lénine, toujours exposé sous une vitre, dans son mausolée. Tout un contraste!

    www.gumrussia.com

     

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    Cinq raisons d'aller à Sitges

     

    À tout juste 30 minutes du centre de... (Photo Thinkstock)

     

    À tout juste 30 minutes du centre de Barcelone en train, les plages et les ruelles de la petite ville attirent de nombreux visiteurs et possèdent plusieurs atouts pour les retenir.

    PHOTO THINKSTOCK

     
    MICHEL MAROIS
    La Presse
     

    Sitges est la station «à la mode» des Catalans. À tout juste 30 minutes du centre de Barcelone en train, les plages et les ruelles de la petite ville attirent de nombreux visiteurs et possèdent plusieurs atouts pour les retenir! Sitges compte aussi une importante communauté LGBT et plusieurs la surnomment «la capitale gaie de l'Europe», mais la ville se veut inclusive et tous s'y sentent les bienvenus. Voici cinq bonnes raisons d'y faire un détour lors de votre prochaine visite en Catalogne.

     

    La vieille ville

    Bâti autour de l'église Sant Bartomeu e Santa Tecla, dont l'esplanade, directement au bord de la Méditerranée, est souvent balayée par les vagues, le centre historique de Sitges remonte au Moyen Âge, et la plupart de ses petites rues et ruelles sont réservées aux piétons.

    Dans la Carrer Major ou la Carrer de les Parellades, les deux principales «artères» de la vieille ville, les bâtiments sont aujourd'hui occupés par des boutiques, restaurants, galeries, musées et autres commerces.

     

    Les plages

    Une dizaine de plages se succèdent tout le long du littoral, et les plus importantes sont bordées par une large promenade. Il y en a pour tous les goûts, même pour les surfeurs.

    À l'ouest du centre, la platja Terramar offre tous les services, alors que la platja Della Bassa Rodona a été adoptée par la communauté gaie.

    Un peu plus loin, des campings sont aménagés à quelques mètres à peine de la côte. À l'est, la petite plage de Sant Sebastia est plus tranquille et on retrouve une belle aire de jeux pour les enfants juste à côté.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

    Le Museu Maricel offre une vue imprenable sur la mer et met en valeur les oeuvres d'artistes liés à Sitges et à la région.

    PHOTO MICHEL MAROIS, LA PRESSE

     

    Les terrasses

    Que ce soit à l'heure du dîner, de l'apéro ou en fin de soirée, toutes les excuses sont bonnes pour fréquenter les terrasses des cafés, bars ou restaurants de Sitges.

    On peut y flâner à toute heure du jour et de la nuit. En bord de mer, dans la Carrer del Port Allegre, la vue s'étend de la vieille ville à la marina, et c'est bien difficile de quitter sa table!

     

    Les musées

    Sitges a toujours attiré les artistes et l'un d'eux, Santiago Rusinol, y a laissé un important patrimoine. Fils d'un riche industriel de Barcelone, il préférait la peinture et la poésie, et est devenu l'un des instigateurs du mouvement moderniste espagnol.

    Sa maison-atelier, directement au bord de l'eau dans la vieille ville, est aujourd'hui le Museu del Cau Ferrat. On peut y découvrir l'artiste, ses collections personnelles d'art, mais aussi plusieurs objets de son quotidien.

    Adjacent, dans un ancien hôpital, le Museu Maricel offre une vue imprenable sur la mer et met en valeur les oeuvres d'artistes liés à Sitges et à la région.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

    Que ce soit à l'heure du dîner, de l'apéro ou en fin de soirée, toutes les excuses sont bonnes pour fréquenter les terrasses des cafés, bars ou restaurants de Sitges.

    PHOTO MICHEL MAROIS, LA PRESSE

     

    Les tapas

    Sitges est réputée pour ses plats préparés avec les produits de la mer et le «riz à la Sitgetana» propose immanquablement poissons «frais du jour», écrevisses géantes et coquillages de toutes sortes.

    On sert évidemment ici aussi des tapas; leur variété, leur fraîcheur et la convivialité des lieux où ils sont servis imposent une dégustation.

    Fréquenté par les gens de l'endroit, El Donostiarra, dans la Carrer Major, offre des tapas chauds et froids disposés dans de grands plateaux sur le comptoir où l'on se sert soi-même.

    Les petits pics placés sur les tapas permettent au patron de préparer la facture!

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

     

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