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    Cinq raisons d'aller à Sitges

     

    À tout juste 30 minutes du centre de... (Photo Thinkstock)

     

    À tout juste 30 minutes du centre de Barcelone en train, les plages et les ruelles de la petite ville attirent de nombreux visiteurs et possèdent plusieurs atouts pour les retenir.

    PHOTO THINKSTOCK

     
    MICHEL MAROIS
    La Presse
     

    Sitges est la station «à la mode» des Catalans. À tout juste 30 minutes du centre de Barcelone en train, les plages et les ruelles de la petite ville attirent de nombreux visiteurs et possèdent plusieurs atouts pour les retenir! Sitges compte aussi une importante communauté LGBT et plusieurs la surnomment «la capitale gaie de l'Europe», mais la ville se veut inclusive et tous s'y sentent les bienvenus. Voici cinq bonnes raisons d'y faire un détour lors de votre prochaine visite en Catalogne.

     

    La vieille ville

    Bâti autour de l'église Sant Bartomeu e Santa Tecla, dont l'esplanade, directement au bord de la Méditerranée, est souvent balayée par les vagues, le centre historique de Sitges remonte au Moyen Âge, et la plupart de ses petites rues et ruelles sont réservées aux piétons.

    Dans la Carrer Major ou la Carrer de les Parellades, les deux principales «artères» de la vieille ville, les bâtiments sont aujourd'hui occupés par des boutiques, restaurants, galeries, musées et autres commerces.

     

    Les plages

    Une dizaine de plages se succèdent tout le long du littoral, et les plus importantes sont bordées par une large promenade. Il y en a pour tous les goûts, même pour les surfeurs.

    À l'ouest du centre, la platja Terramar offre tous les services, alors que la platja Della Bassa Rodona a été adoptée par la communauté gaie.

    Un peu plus loin, des campings sont aménagés à quelques mètres à peine de la côte. À l'est, la petite plage de Sant Sebastia est plus tranquille et on retrouve une belle aire de jeux pour les enfants juste à côté.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

    Le Museu Maricel offre une vue imprenable sur la mer et met en valeur les oeuvres d'artistes liés à Sitges et à la région.

    PHOTO MICHEL MAROIS, LA PRESSE

     

    Les terrasses

    Que ce soit à l'heure du dîner, de l'apéro ou en fin de soirée, toutes les excuses sont bonnes pour fréquenter les terrasses des cafés, bars ou restaurants de Sitges.

    On peut y flâner à toute heure du jour et de la nuit. En bord de mer, dans la Carrer del Port Allegre, la vue s'étend de la vieille ville à la marina, et c'est bien difficile de quitter sa table!

     

    Les musées

    Sitges a toujours attiré les artistes et l'un d'eux, Santiago Rusinol, y a laissé un important patrimoine. Fils d'un riche industriel de Barcelone, il préférait la peinture et la poésie, et est devenu l'un des instigateurs du mouvement moderniste espagnol.

    Sa maison-atelier, directement au bord de l'eau dans la vieille ville, est aujourd'hui le Museu del Cau Ferrat. On peut y découvrir l'artiste, ses collections personnelles d'art, mais aussi plusieurs objets de son quotidien.

    Adjacent, dans un ancien hôpital, le Museu Maricel offre une vue imprenable sur la mer et met en valeur les oeuvres d'artistes liés à Sitges et à la région.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

    Que ce soit à l'heure du dîner, de l'apéro ou en fin de soirée, toutes les excuses sont bonnes pour fréquenter les terrasses des cafés, bars ou restaurants de Sitges.

    PHOTO MICHEL MAROIS, LA PRESSE

     

    Les tapas

    Sitges est réputée pour ses plats préparés avec les produits de la mer et le «riz à la Sitgetana» propose immanquablement poissons «frais du jour», écrevisses géantes et coquillages de toutes sortes.

    On sert évidemment ici aussi des tapas; leur variété, leur fraîcheur et la convivialité des lieux où ils sont servis imposent une dégustation.

    Fréquenté par les gens de l'endroit, El Donostiarra, dans la Carrer Major, offre des tapas chauds et froids disposés dans de grands plateaux sur le comptoir où l'on se sert soi-même.

    Les petits pics placés sur les tapas permettent au patron de préparer la facture!

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Cinq raisons d'aller à Sitges

     

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    Bons plans à Casablanca

     

    La mosquée Hassan II, achevée en 1993, accueille une... (Photo Sophie Lachance, collaboration spéciale)

     

    La mosquée Hassan II, achevée en 1993, accueille une salle de prière, une salle d'ablution, un hammam, une bibliothèque et un musée.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     
    SOPHIE LACHANCE

    Collaboration spéciale

    La Presse
     
     

    Peu de voyageurs prennent le temps de poser leurs valises dans la ville blanche. Or, la capitale économique du Maroc promet à quiconque s'y attarde un parcours mémorable, entre modernité et tradition.


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    Le restaurant Al Mounia, qui souligne ses 60 ans d'activités cette année, offre des plats basés sur la gastronomie marocaine traditionnelle.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour déguster un repas traditionnel: Al Mounia

    Ce restaurant typiquement marocain souligne ses 60 ans d'activités cette année. Au fil de ces années, ses tables ont vu défiler nombre de légendes telles que Bruce Springsteen, Sting et Jimmy Carter.

    On comprend pourquoi dès que l'on pénètre dans son jardin, où trône un énorme faux-poivrier garni de lumières, ainsi que des colonnes ornées de zellige (mosaïques).

     

    Les plats offerts, explique la propriétaire Aziza Berrada, se basent sur la gastronomie marocaine traditionnelle: couscous, brochettes et pastillas, le menu est resté identique depuis les débuts pour respecter cet esprit d'authenticité.

    On clôt le repas d'un thé à la menthe, adroitement versé par les serveurs à l'accoutrement tout aussi traditionnel.

    95, rue du Prince Moulay Abdellah

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    La mosquée Hassan II, à Casablanca

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour s'émerveiller devant l'art mauresque: Mosquée Hassan II

    Considérée comme l'un des plus beaux monuments religieux du monde, la mosquée Hassan II étonne d'abord par sa démesure.

    Puis, par son architecture détaillée de style arabo-mauresque marquée par la symétrie des éléments qui la composent.

    L'immense construction, achevée en 1993, accueille aujourd'hui une salle de prière, une salle d'ablution, un hammam, une bibliothèque et un musée.

    Surmontée d'un minaret de plus de 200 mètres, la mosquée qui borde les flots de l'océan Atlantique fait la fierté des Casablancais et s'impose indéniablement comme symbole de la ville.

    Ouverte aux non-musulmans. On visite les lieux moyennant 12 euros à l'entrée, entre 9 h et 16 h. 

    Boulevard de la Corniche

    www.mosquee-hassan2.com

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    Le café Bondi est un pionnier dans le concept des cafés spécialisés.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour récolter sa dose quotidienne de caféine: Bondi Coffee Kitchen

    Voici une adresse sans prétention, pionnière dans le concept des cafés spécialisés, qui surfe sur la vague santé qui déferle aussi à Casablanca.

    Le couple maroco-australien derrière ce projet invite sa clientèle vraisemblablement cosmopolite à déguster son café bio, équitable et 100 % arabica à ses tables de bois, dans un espace convivial et épuré.

    Jus pressés, pain fait maison, salades à base d'ingrédients locaux, options végétaliennes ou sans gluten, la fraîcheur est à l'honneur du côté de l'assiette.

    Pour son service chaleureux, ses excellents cafés «flat white» et ses initiatives communautaires, notamment ses ateliers de yoga et ses soirées jazz, une visite s'impose. 

    31, rue Sebou, Quartier Gauthier

    www.facebook.com/bondicoffeekitchen

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    Perché au 16e étage de l'hôtel Mövenpick, le restaurant Le 16e offre une vue panoramique sur Casablanca.

    PHOTO FOURNIE PAR LE RESTAURANT LE 16E

     

    Pour prendre un verre avec une vue imprenable sur la ville: Le 16e

    Perché au 16e étage de l'hôtel Mövenpick, ce restaurant et bar lounge offre une vue panoramique sur la ville blanche, avec La Rotonde pour point de mire.

    Comme il est en plein coeur du quartier des affaires, il n'est pas surprenant d'y retrouver une clientèle d'entreprises, cherchant refuge loin du brouhaha métropolitain.

    Grâce à sa piscine et au confort de ses installations aux allures contemporaines, il s'agit de l'endroit rêvé pour décompresser, un cocktail à la main.

    On y vapote également la shisha pour une trentaine de dollars, quelques pâtisseries en prime. 

    16e étage de l'hôtel Mövenpick, au Rond Point Hassan II 

    www.movenpick.com/fr/africa/morocco/casablanca/hotel-casablanca/restaurants/16eme-floor

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Casablanca

    L'ancienne médina, avec ses airs de labyrinthe, abrite entre ses remparts les souks, des marchés traditionnels.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour faire le plein de souvenirs: Ancienne médina 

    Avec ses airs de labyrinthe, cette ancienne partie de la ville abrite entre ses remparts les souks, ces marchés traditionnels où s'exerce l'art du marchandage.

    S'aventurer dans ses dédales de ruelles, d'où s'élèvent des odeurs d'épices mêlées à celles des abats, constitue l'un des meilleurs moyens de s'immerger dans la culture locale et, par ricochet, d'en rapporter une partie à la maison.

    Parmi les plats colorés en terre cuite, les théières, les lampes et les tapis à la géométrie impressionnante se terre l'âme véritable de Casablanca.

    On y accède par l'arche de Bab Marrakech via le boulevard Tahar-El-Alaoui, près de la place des Nations unies.

     


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    Le Rick's Café rappelle le décor du film culte Casablanca, sorti en 1942.

    PHOTO SOPHIE LACHANCE, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour revivre le légendaire film Casablanca: Rick's Café

    Si le Rick's Café est une reconstitution du cabaret érigé dans les studios hollywoodiens, il n'en demeure pas moins qu'on se sent projeté dans le film culte de 1942.

    La magie opère, notamment grâce à ses arcades, sa mezzanine, son atmosphère chic-classique et les accords de son piano à queue.

    Lorsque le pianiste Issam Chabaa n'est pas à l'oeuvre, on se laisse bercer par la voix d'Ella Fitzgerald, de Nat King Cole et autres grandes pointures du jazz américain.

    Pour ceux qui douteraient encore de la ressemblance, l'établissement ouvert depuis 2004 diffuse en boucle le film Casablanca à l'étage.

    Mélomanes et cinéphiles seront servis. 

    248, boulevard Sour Jdid, place du Jardin public

    www.rickscafe.ma

     

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    Strasbourg : la petite France

     

    Par Jean-Marie Steinlein et Dominique Roger
     
    source : Détours en France n°173, p. 32
     

    À Strasbourg, l’Ill est bien plus qu’une rivière, elle s’apparente à une « alma mater » qui enlace son cœur dans ses deux bras et lui procure la forme d’une île.

     

     

    Le quai de la Petite France à Strasbourg
     
     

    Parfaitement conservée, la pittoresque Petite France ne fut pas toujours un but de promenade où s’extasier devant tant de romantisme. Pêcheurs, tanneurs et meuniers y travaillèrent âprement, loin d’imaginer, qu’un jour, on se damnerait pour un café sur le quai de la Petite France.

     

    La passerelle de l'Abreuvoir à Strasbourg
     
     

    Sur les bords de l'Ill face au quai des Bateliers, la cathédrale et la passerelle de l'Abreuvoir. Une facette d'un Strasbourg intime.

     

    Petite France, drôle de nom pour « l’île strasbourgeoise ». Le quartier tire son nom du « mal français », la syphilis, que les mercenaires de Charles VIII venaient soigner à leur retour des campagnes d’Italie dans un hôpital proche. La Renaissance, tardive, débute en Alsace dans les années 1520-1525. Les plus anciennes maisons à pans de bois et encorbellements datent de la fin du XVIe siècle.

     

    Place Benjamin Zix à Strasbourg
     
     

    La place Benjamin- Zix, dessinateur de l’épopée napoléonienne. De vélos en canaux, on aime son petit air hollandais.

     

    Place Benjamin-Zix, la maison des Tanneurs – convertie en une bonne table, tabernacle dédié à la déesse choucroute ! – comporte des galeries, fermées au premier étage, ouvertes au second, qui étaient utilisées pour le séchage des peaux. C’est là que se réunissait la corporation des tanneurs. Longtemps, cette enclave parcourue par l’Ill fut extrêmement pauvre, et son urbanisme, laissé quelque peu à l’abandon. Il faut attendre les années 1970 pour que le quartier commence à sérieusement se transformer. L’interdiction à la circulation automobile donnera le feu vert à l’installation d’une petite « campagne en ville » où les Strasbourgeois viennent pour le charme romantique des petits jardins et pour y établir, dans les tavernes et les bonnes tables, leurs « stammtischs » (tables d’hôtes) dominicales (L’Ami Schutz, le Lohkas ou La Cambuse tenue depuis plus de trente ans par Babeth Lefebvre ...).

     

    Excursions sur l'Ill
     
     

    La Petite France se découvre lentement, au fil de l’eau. Les excursions sur l’Ill sont toujours instructives.
     

    Des histoires d'eaux

    L’emprise aquatique est très présente à la Petite France, et longtemps on pensait que c’était la Bruche qui ceinturait Strasbourg, et non l’Ill. La Bruche, qui vient du massif vosgien, était censée avoir un débit supérieur. C’est pourquoi l’on trouve encore aujourd’hui au pied des Ponts-Couverts... un quai de la Bruche. À l’entrée, l’Ill se divise en cinq bras, l’un partant vers le nord appelé canal du Faux-Rempart, et quatre autres bras qui vont se rejoindre à la sortie de la Petite France. L’eau a conditionné les activités de ce quartier de meuniers et de tanneurs. Ainsi qu’une troisième activité à laquelle on pense moins : les bains de vapeur. Rue du Bain-aux-Plantes, on prenait soin de son hygiène tout en se délassant. On se baignait dans des bains abrités, dans des cuveaux avec une eau améliorée parfois de soufre, de soude ou de plantes. Certains bains étaient à ciel ouvert. Avec le principe de précaution voulu par la municipalité, les bains Mathis, extérieurs, ont fermé à partir de 1957.

     

    Le passage Georges-Frankhauser à Strasbourg
     
     

    En face des Ponts-Couverts, le barrage Vauban (qui n’a pas été construit par Vauban) se traverse par le passage Georges-Frankhauser. Et comme l’art est partout à Strasbourg, pensez à jeter un œil derrière les grilles : une quarantaine de statues, dont des originaux en plâtre du palais des Rohan, sont exposées.

    L’ancien et l’actuel se côtoient

    Avec l’électricité, les glacières s’installent dans le quartier de la Petite France afin de bénéficier de la force hydraulique. Le bâtiment de l’une d’entre elles a été transformé en hôtel de luxe, le Régent Petite France, qui a conservé l’ancien appareillage restauré de ses glacières. En plein cœur du quartier, les Ponts-Couverts, trois ponts enjambant l’Ill et quatre tours fortifiées, et le barrage Vauban composent avec l’hôtel du Département et le musée d’Art moderne et contemporain un ensemble architectural où l’ancien et l’actuel se côtoient dans une belle harmonie. Les Ponts-Couverts ont constitué l’élément défensif qui a permis de protéger Strasbourg contre une éventuelle attaque fluviale. Louis XIV fera de la ville une place forte et d’importants travaux seront confiés par Vauban à son ingénieur général, Jacques Terrade. Les fermetures des vannes de ce barrage provoquaient l’inondation du sud de la ville, bloquant ainsi l’avancée de l’ennemi. Depuis les travaux de rénovation du barrage Vauban, il est possible d’accéder à nouveau à la terrasse panoramique : vue majestueuse sur la cathédrale et la « grande île », classée au patri- moine mondial de l’Unesco.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Strasbourg : la petite France

     

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    Nîmes mise sur son passé romain

     

    Le musée de la Romanité est organisé autour... (Photo AFP)

     

    Le musée de la Romanité est organisé autour d'une rue intérieure suivant le tracé de l'ancien rempart augustéen.

    PHOTO AFP

     
    ISABELLE LIGNER
    Agence France-Presse
    Nîmes
     

    Avec un nouveau musée dont l'architecture contemporaine face aux arènes est vertement critiquée par des experts internationaux du patrimoine et une candidature laborieuse à l'Unesco, Nîmes, au sud de la France, mise tardivement sur son passé romain.

    Inauguré samedi par la ministre française de la Culture Françoise Nyssen, le musée de la Romanité est organisé autour d'une rue intérieure suivant le tracé de l'ancien rempart augustéen. Il est doté d'un toit terrasse offrant un panorama exceptionnel et d'un jardin, ouverts à tous.

    Mosaïques, fresques, statues, objets de la vie quotidienne...: quelque 5000 oeuvres antiques sont désormais présentées dans un espace ultramoderne de métal et de verre de 9200 m2, selon un parcours chronologique et thématique allant du 7e siècle avant notre ère jusqu'au Moyen-Âge.

    Symboliquement, le projet muséographique est «centré autour de l'atrium de 17 mètres dans lequel est exposé un fragment du Sanctuaire de la Fontaine, en allusion à la source originelle et à sa divinité, Némausus, qui ont donné naissance à Nîmes», explique la conservatrice en chef Dominique Darde.

     

    Les riches collections archéologiques nîmoises étaient jusqu'ici à l'étroit dans un musée du 19e siècle alors que la ville d'Arles voisine avait créé dès 1995 son vaste «musée bleu» le long du Rhône.

     

    Pour abriter ces trésors antiques, la municipalité nîmoise a voulu «face aux Arènes, un geste architectural contemporain comparable à celui de Norman Forster et son Carré d'Art» construit en 1993 face à l'un des autres monuments romains phare de la ville, la Maison Carrée, explique Daniel-Jean Valade, adjoint au maire chargé de la culture.

    Mais, comme en 1993, ce choix et son coût - près de 60 millions d'euros - sont loin de faire l'unanimité. Certains Nîmois qualifient de «chef d'oeuvre» la façade carrée constituée de milliers de lames de verre sérigraphié rappelant le drapé d'une toge ou une mosaïque. D'autres dénoncent «une pollution visuelle horrible et coûteuse».


    Photos-Villes du Monde 4:  Nîmes mise sur son passé romain

    Quelques sculptures que l'on peut admirer au musée de la Romanité.

    PHOTO AFP

     

    «Réticences»

    «La construction du musée de la Romanité situé à proximité de l'amphithéâtre» constitue «une menace grave pour l'intégrité» du patrimoine de Nîmes, assènent de leur côté les experts du Conseil International des monuments et des sites (Icomos) dans un rapport d'évaluation en vue de la session du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco qui doit décider fin juin/début juillet à Bahreïn du sort du dossier nîmois.

    «On observe souvent des réticences concernant la juxtaposition de bâtiments contemporains au patrimoine antique, comme on l'a déjà fait avec la pyramide du Louvre ou encore le Carré d'Art face à la Maison Carrée, et le musée de l'Acropole à Athènes», rétorque Elisabeth de Portzamparc, qui a imaginé le musée de la Romanité. «L'architecture moderne a aussi détruit des villes, mais il serait étrange de se positionner contre l'architecture contemporaine qui produit des chefs d'oeuvre dignes de ceux du passé....», estime l'architecte.

    «L'analyse comparative n'a pas démontré» que Nîmes «se distingue suffisamment d'autres villes aux origines romaines similaires», déplorent également les experts de l'Icomos.

    Alors que des sites voisins comme Arles, le Pont-du-Gard ou Orange, ont accompli les démarches et obtenu un classement au patrimoine mondial dès le début des années 1980, le processus est aujourd'hui beaucoup plus long et complexe, souligne Mary Bourgade, adjointe au maire de Nîmes en charge du tourisme et du dossier Unesco.

    «On a été surpris par cet avis (de l'Icomos) mais on est confiants, on a un bon dossier», assure-t-elle. «Ce qui est important c'est que l'État français nous soutienne».

    La ville espère développer le tourisme national et international grâce à son nouveau musée, un possible classement Unesco et un «circuit» qui la relierait à d'autres sites comparables et «complémentaires», souligne Mme Bourgade.

    Mais là encore les experts internationaux lancent un avertissement sévère à Nîmes sur «les effets potentiellement néfastes» du tourisme sur son patrimoine alors que la fréquentation de ses monuments romains a bondi de 50% en 10 ans.

     

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    Bons plans à Tallinn

     

    Remparts, tours et vieux clochers font partie intégrante... (Photo Isabelle Gonthier, La Presse)

     

    Remparts, tours et vieux clochers font partie intégrante du paysage de Tallinn.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     
     

    Remparts, tours et vieux clochers font partie intégrante du paysage de Tallinn. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, la vieille ville fortifiée regorge de trésors à découvrir. Au-delà de son histoire, la capitale estonienne plaira aux voyageurs friands d'architecture, de culture et de gastronomie.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    Érigée au XVe siècle, la tour d'artillerie Kiek in de Kök a été transformée en musée consacré à l'histoire des remparts de Tallinn.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour explorer les fortifications: Kiek in de Kök

    Jadis protégée par des fortifications, la vieille ville regorge aujourd'hui de vestiges qui ont su résister au temps.

    Érigée au XVe siècle, la tour d'artillerie Kiek in de Kök a été transformée en musée consacré à l'histoire des remparts de Tallinn.

     

    Les menaces contre lesquelles la cité a dû se défendre sont racontées à l'aide d'armes, de maquettes et de vidéos.

    On peut ajouter une visite guidée des tunnels qui ont servi à la fois d'abri en temps de guerre, de repaire pour les sans-abri et de lieu de rassemblement pour des fêtes.

     

    2, Komandandi tee

    Consultez le site du musée Kiek in de Kök (en anglais): http://linnamuuseum.ee/en/kiek-de-kok/

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    Aménagée pour les Jeux olympiques de Moscou de 1980, la Tour de la télévision est devenue un symbole.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour une dose d'adrénaline: Tour de la télévisionAménagée pour les Jeux olympiques de Moscou de 1980, la tour de la Télévision est devenue un symbole lorsque le pays a reproclamé son indépendance, en août 1991.

    Lorsque les troupes russes ont tenté de prendre le contrôle de l'édifice, des Estoniens se sont réfugiés à l'intérieur et ont résisté à l'assaut.

    Le 21e étage accueille aujourd'hui les visiteurs qui veulent profiter d'un panorama à 360 degrés sur les environs de Tallinn.

    Des ronds de vitre disposés sur le plancher donnent l'impression de se tenir dans le vide à 170 m de hauteur.

    Une sortie sur la plateforme extérieure garantit une généreuse dose d'adrénaline aux plus audacieux.

     

    58A, Kloostrimetsa tee 

    Consultez le site de la Tour de la télévision (en anglais): http://www.teletorn.ee/en/

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

     

    Les cinq coupoles noires de la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski sont facilement repérables dans le ciel de Tallinn.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour visiter une église orthodoxe: Cathédrale Alexandre NevskiLes cinq coupoles noires de la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski sont facilement repérables dans le ciel de Tallinn.

    En s'approchant de l'église située sur la colline de Toompea, on repère de nombreux détails dans les mosaïques et les moulures de sa structure.

    Ne ratez pas la chance d'y entrer pour découvrir ses superbes icônes. En contemplant les nombreuses décorations aux murs, il se peut que vous soyez témoin des rituels russes de prière, puisque des gens viennent s'y recueillir à tout moment de la journée.

    Discrétion exigée pour tous les touristes.

     

    10, Lossi plats

    Consultez le site de la cathédrale Alexandre Nevski (en anglais): http://tallinnanevskikatedraal.eu/en/

     

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    Le Musée de plein air nous transporte dans la campagne estonienne des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour une escapade en forêt: Musée de plein airLe Musée de plein air nous transporte dans la campagne estonienne des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

    Des fermes, une école, une chapelle et un magasin général ont notamment été déménagés sur cet immense terrain pour illustrer la vie des villageois.

    Pour ajouter du réalisme, des comédiens incarnant les cultivateurs, les cuisinières ou les artisans sont présents le week-end.

    Il y a aussi une taverne ancienne, le Kolu Inn, où il est possible de goûter des plats typiques, dont l'assiette traditionnelle de fête composée de porc, de pommes de terre bouillies, de choucroute et de sauce aux canneberges.

     

    12, Vabaohumuuseumi tee

    Consultez le site du Musée de plein air (en anglais): http://evm.ee/eng/home

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    Le Restoran O mise sur des produits locaux pour servir une cuisine aux influences nordiques.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour une expérience gastronomique: Restoran OClassé parmi les meilleures tables du pays, le Restoran O mise sur des produits locaux pour servir une cuisine aux influences nordiques.

    Au gré des saisons, les chefs étalent leur créativité pour concocter un menu fixe de 7 ou 11 services. De l'agneau, du sandre, du wapiti, auxquels on mélange de la cladonia, de la sève de bouleau fermentée ou du sarrasin...

    Chaque assiette se démarque par ses saveurs et sa présentation. Un réel plaisir pour le palais et pour les yeux!

    Et pourquoi ne pas s'offrir l'accord mets et vins pour rehausser l'expérience? Un repas qu'on n'est pas près d'oublier.

     

    6e, Mere puiestee

    Consultez le site du Restoran O (en anglais): http://restoran-o.ee/en/

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

    C'est au Hell Hunt que nous avons repéré la meilleure sélection de bières.

    PHOTO ISABELLE GONTHIER, LA PRESSE

     

    Pour prendre un verre: Hell HuntOn s'aventure dans la rue Pikk en franchissant la porte de la tour Grosse Marguerite. Une promenade dans cette populaire artère vous permettra notamment d'observer l'architecture diversifiée de Tallinn.

    Parmi les nombreuses options de bars et de cafés où faire une pause, c'est au Hell Hunt que nous avons repéré la meilleure sélection de bières.

    Ce pub offre des produits locaux et importés, servis en bouteille ou en fût, dans un décor industriel et une ambiance décontractée.

    Attention, les collations offertes pour accompagner sa pinte (dumplings, hareng, pain à l'ail, etc.) pourraient vous donner le goût d'en commander une deuxième.

     

    39, Pikk 

    Consultez le site du Hell Hunt (en anglais): http://www.hellhunt.ee/eng/headquarters

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Tallinn

     

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