• Poésie:  5 poèmes

     

    Poésie:  5 poèmes

     

    Poésie:  5 poèmes

     

    Poésie:  5 poèmes

     

    Poésie:  5 poèmes

    Poésie:  5 poèmes

    Pin It

    1 commentaire
  •  

    L’aigrette garzette

    Marchant à pas comptés dans les ondes limpides,
    Elle fixe le lac d’un regard attentif.
    Accélérant soudain, elle avance intrépide
    Vers la zone profonde en un geste instinctif.

    Un poisson argenté glisse sous la surface.
    En déployant son cou d’un mouvement brutal,
    Elle plonge son bec vers le reflet fugace,
    Le transperce aussitôt, coup de poignard fatal!

    D’une rare élégance arpentant son domaine,
    Son image racée accompagne ses tours.
    Dans le miroir des eaux son double se promène,
    Copiant à satiété l’éclat de ses atours.

    Le blanc immaculé de ses plumes si fines,
    En volutes neigeux danse autour de son corps.
    Elle ne bouge pas, mais la brise mutine
    Soulève son manteau, dérangeant le décor.

    L’aigrette qui la coiffe est tellement légère,
    Qu’au moindre courant d’air elle s’agite un peu.
    Et l’oiseau trace ainsi un sillon éphémère
    Mélangeant les couleurs des flots et du ciel bleu.

    En longeant les roseaux, elle gagne la rive,
    Et monte sur le sable, évitant les graviers.
    Nos yeux suivent longtemps cette ébauche furtive
    S’enfonçant doucement dans les buissons côtiers.

    En plein cœur des marais sa frêle silhouette
    Dont les duvets soyeux animent les contours,
    Disparaît lentement, et l’aigrette garzette
    Va rejoindre les siens quand s’alanguit le jour...

    Nicole Bouglouan - Le 7 Juin 1999

     

    Pin It

    votre commentaire
  •                                                            

    Le nettoyeur des champs

    Vous le verrez souvent tout au bord de la route   
    Ramassant les débris et se gavant de riens.
    Je pourrais me tromper, mais je crois sans nul doute,
    Que s’il n’existait pas, il nous manquerait bien!

    Pesamment il sautille, et son corps noir d’ébène
    Se faufile aisément derrière le talus.
    D’un coup d’aile puissant il s’élève sans peine,
    Car les cieux resteront sa vie et son salut.

    Figure de statue, il règne sur la plaine
    Quand parfois il se pose en haut d’un arbre mort
    Apercevant de loin les meilleures aubaines,
    Il descend lentement, ménageant son effort. 

    Il survole un instant l’attirante charogne,
    Afin de s’assurer que personne alentour
    Ne vise justement identique besogne,
    Et sûr de sa quiétude, il se change en  vautour...

    Arrachant des lambeaux de la pauvre carcasse,
    Il se nourrit très vite, avalant goulûment.
    Il doit se dépêcher car plus tard les rapaces
    Réclameront leur part de ce festin gourmand!

    Mais ce gros passereau n’est pas bien difficile,
    Un grand champ de maïs peut aussi convenir.
    C’est alors tout un vol de ces noirs volatiles
    Qui s’abat sur la manne offerte à leur désir!

    Tels des éclats de jais jetés dans la verdure,
    Ils avancent en ligne au gré des longs sillons.
    Les hommes n’aiment pas les voir dans leurs cultures,
    Et se font prédateurs en vastes rébellions.

    Ils s’échappent soudain, croassant à tue-tête,
    Sachant que chaque jour les cadavres exquis
    Des animaux plus faibles, souffrant de disette,
    Seront là pour combler leur énorme appétit.

    Leur plumage luisant dans l’aurore naissante
    Se couvre de rosée; ils deviennent joyaux,
    Perchés deci-delà, sur des branches cassantes.
    Bientôt va s’allonger l’ombre des grands oiseaux.

    Nicole Bouglouan
     Le 27 Août 1998

    Pin It

    votre commentaire
  • D'un Baiser   tu as fait chavirer mon coeur

     

    Pin It

    votre commentaire
  • Plumes sanglantes 

    Il est là tout en haut, perché dans la lumière,
    Et n’a pas remarqué le chasseur solitaire
    Dont le fusil braqué nous donne le frisson.
    Le coup part brusquement au travers du buisson.

    Les plombs frappent si fort que l’oiseau incrédule
    Ne réalise pas la douleur qui le brûle.
    Son corps est en lambeaux, et palpitant de peur,
    Il tombe sur le sol quand se fige son cœur.

    Perdu dans le brouillard, il sent la chaude haleine
    Du chien qui le saisit, mais il perçoit à peine
    Les chaos du transport tout le long du sentier,
    Entendant de très loin les grelots du collier.

    Aux pieds du prédateur il retrouve la terre,
    Mais son dernier soupir est pour la gibecière.
    Il a vécu trop peu pour vraiment regretter,
    Ayant juste eu le temps de connaître un été…

    Le 27 Septembre 2001
    Texte et illustration de Nicole Bouglouan

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique