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    À la découverte de Porto

     

    Outre ses grandes places et ses églises, Porto... (Photo Thinkstock)

     

    Outre ses grandes places et ses églises, Porto recèle de nombreux endroits agréables.

    PHOTO THINKSTOCK

     
     
     
     

    À Porto, il y a certes le quartier médiéval avec ses rues pavées, ses grandes places et ses églises. Mais en dehors du charme du centre historique, la ville portugaise - souvent moins fréquentée par les touristes - , recèle nombre d'endroits agréables. Un Québécois installé là-bas nous les fait découvrir.

     

     

    Photos-Villes du Monde 4:  À la découverte de Porto

     

    Mathieu St-Onge, sa femme Claudia et leur fils Thomas aiment marcher sur la plage.

    PHOTO NATHAËLLE MORISSETTE, LA PRESSE

     

    Le Portuan-Québécois    Au cours des deux dernières décennies, les allers-retours entre le Québec et Porto ont été fréquents pour Mathieu St-Onge et sa femme d'origine portugaise, Claudia. Le Plateau, L'Île-des-Soeurs, Porto... avant de rentrer au Québec pour atterrir à Saint-Lambert. Mais voilà que depuis la fin de 2008, le couple a officiellement élu domicile à Porto, en compagnie d'un fils aujourd'hui âgé de 13 ans.

    «À ce moment-là, ce n'était pas ma décision», admet d'emblée Mathieu St-Onge, attablé dans une pâtisserie de Porto où il a ses habitudes. Mais quand on lui demande s'il souhaite revenir vers sa terre natale, l'homme répond «non» sans hésiter. «Je m'ennuie de faire du ski la fin de semaine, mais je ne m'ennuie pas de l'hiver la semaine», dit-il pour illustrer son choix de demeurer au pays de sa femme.

    «Le mode de vie est plus agréable ici qu'au Québec. Le rythme est un peu décalé. Les gens sont plus relaxes. On peut inviter des amis à souper à 8 h le soir. Ils arrivent à 9 h. On prépare le repas ensemble et finalement, on mange à 10 h. Personne n'est stressé.»

     

    Et il se plaît dans son coquet quartier de Foz, situé dans l'ouest de la ville, face à l'océan Atlantique. Il fréquente deux fois par semaine la même pâtisserie, où les employés semblent bien le connaître. Tout juste à côté se trouvent le nettoyeur et un autre petit restaurant dans lequel il mange à l'occasion. À quelques rues de là se situe le lycée français fréquenté par son fils. Et tout cela se fait à pied de chez lui.

    Grâce à Claudia, qui a grandi à Porto, Mathieu St-Onge s'est vite tissé un réseau social où il est le seul expatrié. «Il est pas mal bien intégré, mon Québécois, n'est-ce pas?», lance fièrement son épouse dans un français impeccable.

    Mais entre ses soupers avec des amis, ses séances de jogging sur la plage et ses activités avec son fils Thomas, Mathieu St-Onge a toujours un pied au Québec. «Le matin, j'écoute la radio québécoise... même pour entendre les nouvelles sur la circulation!»

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    Une partie des frais de ce voyage ont été payés par Air Transat qui n'a exercé aucun droit de regard sur le contenu du reportage.

     
     

    Photos-Villes du Monde 4:  À la découverte de Porto

     

    La pâtisserie-boulangerie Padaria Ribeiro, dans le quartier Foz à Porto.

    PHOTO NATHAËLLE MORISSETTE, LA PRESSE

     

    Les bonnes adresses de Mathieu St-Onge    S'il aime aller se promener dans la vieille ville, tantôt pour essayer un nouveau restaurant, tantôt pour aller marcher rua das Flores (la rue des Fleurs), histoire d'y admirer l'architecture, Mathieu St-Onge passe beaucoup de temps dans son quartier de Foz. Voici ses bonnes adresses.

    Padaria Ribeiro

    C'est dans cette pâtisserie-boulangerie que Mathieu St-Onge nous avait donné rendez-vous. Jus d'orange frais, café, petit sandwich au beurre et au jambon, voilà ce que commande généralement le Québécois qui fréquente régulièrement l'endroit. La terrasse et les employés souriants sont également des atouts qui incitent le Portugais d'adoption à venir s'y attabler.

    Rua Joao de Barros 313, Porto

    Circuit de course

    Toujours dans son quartier de Foz, Mathieu St-Onge se plaît à aller faire son jogging en passant par le Parque da Cidad (parc de la Ville), considéré comme le poumon de Porto. Il poursuit sa course en descendant l'avenue Boavista vers le bord de mer, où de nombreux marcheurs profitent chaque jour de la plage.

    La rue des restos

    Pour manger du poisson frais, rien de mieux que d'aller se balader du côté de la rue Herois da França. Ici, l'odeur du charbon se mêle à celle des produits de la mer grillés. Sur cette petite artère où sont alignés plusieurs restaurants, on prépare en effet le poisson à l'extérieur. Reste maintenant à choisir à quel endroit on désire s'attabler.

    Trouver un cadeau

    Au cours de notre passage, Mathieu St-Onge et sa conjointe Claudia nous ont entraînée dans la rue Sehnora da Luz, où se trouve une multitude de petites boutiques. Ils ont jeté leur dévolu sur Officina. L'établissement vend des colliers et des bracelets faits à la main. Il est également possible de choisir ses billes et ses perles et le personnel fabriquera un collier sur mesure.

    Rua Senhora da Luz, 219, Porto

    Manger en bord de mer

    C'est à la Casa da Guripa que Mathieu St-Onge va souper en famille ou avec des amis. Sa femme y a même célébré son anniversaire l'an dernier. Située à une quinzaine de kilomètres de Porto, cette petite maison blanc et bleu ainsi que sa jolie terrasse couverte offrent un environnement fort agréable à quiconque vient y siroter un verre ou y déguster un plat de poisson accompagné d'un morceau de pain préparé sur place.

    Tv de Angeiras, 20, Praia De Angeiras, Porto

    https://www.facebook.com/Casa-da-Guripa-1448141142154514/


    Photos-Villes du Monde 4:  À la découverte de Porto

    Chez Pinhais, les sardines sont mises en conserve une à une.

    PHOTO NATHAËLLE MORISSETTE, LA PRESSE

     

    La «banlieue» et ses sardines     MATOSINHOS - En 1920, l'entreprise Pinhais a élu domicile dans un immeuble de style Art déco en plein coeur de Matosinhos, une ville de la banlieue de Porto qui a davantage des allures de petit village qui a résisté au passage des années.

    Et il n'y a pas que l'immeuble abritant la mythique entreprise qui semble être resté figé dans le temps. À l'intérieur, la méthode de mise en conserve est demeurée la même. Presque tout le processus - de l'arrivée du poisson frais à la sélection des sardines, en passant par le taillage des queues jusqu'à la mise en boîte - est pris en charge par des dizaines et des dizaines de femmes qui travaillent avec des gestes rapides et précis.

    Dans l'huile d'olive, épicées ou à la sauce tomate, les sardines mises en conserve ici sont de première qualité. Elles sont charnues et l'arête est fondante. Voilà un produit de luxe qui goûte résolument le Portugal.

    Les visiteurs et les habitants du coin peuvent même se rendre sur place pour s'en procurer. Il suffit de pousser l'énorme porte de la bâtisse. On se retrouve alors dans un hall aux céramiques colorées et aux rambardes d'escalier d'origine. Derrière le comptoir, un employé vient s'occuper de notre commande. On repart ensuite avec notre cargaison de sardines.

    L'achat de ce souvenir que l'on rapporte avec plaisir dans sa valise - attention de ne pas laisser les conserves dans son bagage à main, car on vous les confisquera à la sécurité - ne sonne pas nécessairement la fin de la visite de Matoshinos.

    En sortant de la fabrique, il suffit de descendre l'avenue Menéres et c'est la plage que l'on apercevra. En marchant sur le sable, on constate la présence de nombreux surfeurs qui profitent des fortes vagues. Tout près, on a aménagé une piste cyclable pour les adeptes du vélo. De nombreux bars et cafés ont également été aménagés afin de permettre aux passants de s'asseoir pour admirer le paysage.

     

    Se rendre à Matosinhos à partir du centre historique de Porto

    À la station de métro Bolhao, prendre la direction Senhor de Matosinhos, puis sortir à la station Câmara de Matosinhos. L'entreprise Pinhais se trouve à quelques minutes de marche.

    700, avenue Menéres

    www.pinhais.pt/

     

    Se rendre à Porto

    Air Transat propose un vol aller-retour par semaine vers l'aéroport de Porto pendant l'été. Air Transat et Air Canada offrent la liaison Montréal-Lisbonne, qui se trouve à trois heures de train de Porto.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  À la découverte de Porto

     

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    L'éclosion de Linz

     

     

    Achevé en 2013, l'opéra de Linz est un... (Photo Stéphanie Morin, La Presse)

     

    Achevé en 2013, l'opéra de Linz est un des plus récents du globe.

    PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE

     
     

    (LINZ, Autriche) Il a longtemps pâli de la comparaison avec Vienne et Salzbourg, les deux grands pôles touristiques d'Autriche. Or, depuis 10 ans, Linz revendique une place bien à lui au pays de Mozart: celle d'une ville en mutation, qui sait conjuguer charmes du passé et modernité.

    Il faut dire que l'obtention en 2009 du titre de Capitale culturelle de l'Europe a donné une véritable impulsion à la ville universitaire et industrielle. Dans la foulée de cette année de festivités, Linz s'est refait une beauté. Mieux, il s'est doté d'institutions culturelles d'envergure internationale, à commencer par le Musiktheater, un opéra tout neuf achevé en 2013.

    Chaque soir, on peut assister à un concert classique, une comédie musicale, un ballet... Les billets ne sont jamais plus chers que 100 euros; les spectacles affichent souvent complet.

    Dans la salle principale décorée de bois et d'acier, chacun des 950 sièges est doté d'un écran tactile pour faire défiler les surtitres des opéras. En journée, des étudiants en musique offrent des visites guidées des coulisses.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  L'éclosion de Linz

    Le Lentos Kunstmuseum voisine un quai fréquenté par les bateaux de croisière.

    PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE

     

    Avec le musée d'art moderne, Lentos Kunstmuseum, l'Ars Electronica Center est l'autre incontournable de ce Linz moderne. Situé sur la rive nord du Danube, dans le secteur qui était après la guerre sous la férule des Soviétiques, ce «musée de l'avenir» est consacré aux nouvelles technologies. Ici, il est possible d'expérimenter la réalité virtuelle sous plusieurs formes, d'assister à une projection immersive, d'imprimer en 3D une oeuvre qu'on a soi-même dessinée ou de participer à des expériences stupéfiantes avec la seule force de notre cerveau.

     

    Linz classique

    Autant de modernité ne signifie pas pour autant que Linz a renié son passé. Les habitants bombent encore le torse en disant que c'est chez eux qu'a été conçue la plus ancienne recette d'Autriche, celle - vieille de plus de 300 ans - de la Linzertorte, un gâteau à base de groseilles, parfumé à la cannelle. Au café Jindrak, on en prépare chaque jour de nouvelles fournées, et ce, depuis 1929.

    Le coeur de la ville demeure toutefois Hauptplatz, la plus grande place fermée d'Europe. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, 75 % de la ville a été détruite, mais le quartier historique a été miraculeusement épargné, y compris la grande place.

    C'est l'endroit pour admirer la colonne de la Trinité dorée, déguster une glace ou monter à bord du tram 50, qui grimpe avec un aplomb étonnant l'à-pic menant au sommet de la colline de Pöstlingberg.


    Photos-Villes du Monde 4:  L'éclosion de Linz

    L'Ars Electronica Center et au loin, la colline de Pöstlinberg

    PHOTO STÉPHANIE MORIN, LA PRESSE

     

    Une basilique à double clocher domine ce promontoire. On peut d'ici admirer Linz en entier et les nombreux clochers (52, dit-on) qui tranchent sur le vert des collines environnantes. Le plus facile à repérer est celui de la cathédrale de l'Immaculée-Conception (Mariendom). Normale, c'est la plus grande église de tout le pays!

    On voit le Danube, qui scinde la ville en deux (et qui n'est pas bleu, contrairement à la célèbre valse de Johann Strauss). Autour de Linz, le fleuve déroule ses longs méandres alors qu'au loin, on aperçoit les sommets enneigés des Alpes.

    La colline de Pöstlinberg cache aussi - depuis 100 ans, rien de moins - une étrangeté: Grottenbahn, la grotte des nains. Les familles (mais pas que) peuvent emprunter sous terre un petit train illuminé conduit par un dragon cracheur de fumée. Les rails traversent des scènes de contes célèbres où trônent statues de fées, de lutins, de sorcières et de nains.

    Malgré les efforts pour moderniser l'attraction touristique, cette grotte baigne dans une indéniable ambiance surannée, qui donne l'impression d'entrer dans les pages d'un vieux livre pour enfants. La réalité augmentée n'a pas atteint le royaume des nains. Et c'est très bien.

    Photos-Villes du Monde 4:  L'éclosion de Linz

     

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    Mont Kenya: escalader l'autre

    grand sommet d'Afrique

     

    Le mont Kenya est le deuxième sommet d'Afrique.... (Photo Marie Tison, La Presse)

     

    Le mont Kenya est le deuxième sommet d'Afrique.

    PHOTO MARIE TISON, LA PRESSE

     
    MARIE TISON
    La Presse
     

    La bonne prise est tout simplement trop haute. Il faudrait utiliser une prise intermédiaire pour l'atteindre, mais voilà, le roc est presque lisse. Il y a bien de petites aspérités, mais avec les gants, il est difficile de s'y agripper. La grimpeuse n'ose pas enlever ses gants parce qu'elle est dans une position un peu inconfortable et qu'elle craint de les échapper. Sous ses pieds, c'est le vide. Un gant échappé serait un gant perdu à jamais. Avec ce froid, ce serait une catastrophe.

    Elle se demande s'il était bien sage de s'attaquer à l'ascension du mont Kenya.

    Quand on parle de grands sommets d'Afrique, on pense immédiatement au Kilimandjaro, en Tanzanie, avec ses 5895 m d'altitude.

    Le mont Kenya, le deuxième sommet d'Afrique, n'a pourtant rien à lui envier: c'est une montagne magnifique, sauvage.

     

    Plusieurs randonneurs se servent d'une de ses pointes, Lenana, à 4985 m, pour s'acclimater à la haute altitude en prévision du Kilimandjaro.

    Les grimpeurs, eux, se tournent du côté de ses deux principaux sommets, Nelion, à 5188 m, et Batian, à 5199 m, pour se livrer à une escalade parfois délicate, souvent intimidante, sur un roc d'origine volcanique. Entre les deux sommets se trouve une crête acérée, The Gate of the Mist (la Porte des brumes).

    Les deux grimpeurs, un Britannique et une Québécoise, ont dû soumettre à l'agence African Ascents un curriculum vitae énumérant leurs expériences en alpinisme et en escalade de roche pour être acceptés comme clients.

     

    Partir à l'aventure:  Mont Kenya: escalader l'autre grand sommet d'Afrique

    Ascension du mont Kenya

    PHOTO MARIE TISON, LA PRESSE

     

    L'ascension commence par un trek de quelques jours à la base de la montagne pour bien s'acclimater. À plus basse altitude, de petits détails rappellent que le mont Kenya, c'est toujours l'Afrique: il faut éviter de sortir la nuit pour éviter des buffles irascibles, quelques excréments de léopards parsèment le sentier.

    À mesure que les grimpeurs prennent de l'altitude, la végétation devient plus éparse, plus étrange aussi, avant de disparaître totalement.

    Enfin, les grimpeurs s'installent à Austrian Hut, un refuge situé en face des principaux sommets du mont Kenya. La Pointe Lenana est située à 45 minutes de marche: c'est une belle promenade pour l'après-midi. On y a installé des câbles et des barreaux, ce qui permet d'affirmer, peut-être un peu abusivement, que c'est la plus haute via ferrata au monde.

    Avant de s'attaquer pour de bon à Nelion et Batian, le guide et propriétaire d'African Ascents, Julian Wright, propose une sortie de reconnaissance pour se familiariser avec la première partie de l'ascension. Cela permet de parfaire l'acclimatation. Cela permet aussi au guide d'évaluer l'habileté des grimpeurs et leur forme physique.

    Après quelques jours de randonnée, il est maintenant temps de mettre les casques, d'enfiler les harnais, de s'encorder et de faire de l'escalade proprement dite. Cette première partie est relativement facile, même si certains passages sont délicats. Le petit groupe se rend jusqu'à un ancien refuge, Baillie's Bivy, pour prendre une collation avant de se préparer à descendre. Tout à coup, les grimpeurs entendent des cris joyeux et voient déboucher deux grimpeurs réputés, Alex Honnold et Cedar Wright, qui viennent bavarder avec eux. C'est un peu comme si deux joueurs de tennis d'Ahuntsic voyaient Roger Federer et Rafael Nadal s'installer dans le court d'à côté.

     


    Partir à l'aventure:  Mont Kenya: escalader l'autre grand sommet d'Afrique

     

    PHOTO MARIE TISON, LA PRESSE

     

    Le lendemain, bien avant le lever du soleil, le Britannique, la Québécoise et leur guide quittent à nouveau Austrian Hut pour la véritable ascension. Tout va bien pour la première partie jusqu'à Baillie's Bivy, maintenant bien connue. 

    Les choses sérieuses commencent alors, avec la section la plus difficile de toute l'ascension, la variation De Graaf.

    Avec des chaussons d'escalade, ça ne serait pas très difficile. Mais avec des bottes d'alpinisme, des gants, un sac à dos contenant de l'eau, de la nourriture, des vêtements chauds, des crampons et des piolets, à 5000 m d'altitude, c'est plus corsé.

    Les deux clients se tirent assez bien d'affaire. Ils doivent cependant affronter la deuxième section la plus difficile, l'Amphithéâtre, une traversée le long de la paroi au-dessus d'un précipice. C'est ici que la grimpeuse se trouve face à une prise hors de portée.

    Après une certaine hésitation, elle revient sur ses pas pour se trouver une position plus confortable, enlève ses gants et repart dans la traversée. Du bout des doigts, elle appuie sur une aspérité du rocher, ce qui lui permet de prendre son élan pour atteindre la fameuse prise. Succès!

    Le reste de l'ascension jusqu'à Nelion se déroule sans problème majeur. La traversée de la Gate of the Mist est plus embêtante: le brouillard a fait disparaître le beau soleil du début de journée, il commence à neiger, la roche est couverte d'un fin film de givre. La petite troupe poursuit quand même son ascension jusqu'à Batian, le sommet du Kenya. Il n'y a pas de grandes célébrations: il faut refaire tout le chemin en sens inverse, il n'y a pas de temps à perdre. Pour remonter sur Nelion, les grimpeurs chaussent les crampons et empoignent les piolets pour un brin d'escalade de glace. Puis, ce sont les longues descentes en rappel qui se succèdent pour ramener tout le monde sur le plancher des vaches (ou plutôt, des buffles), dans la noirceur de la nuit. L'ascension aura duré 18 heures 30. Au retour, le souper était un peu froid mais très bon.

     

    Partir à l'aventure:  Mont Kenya: escalader l'autre grand sommet d'Afrique

     

     

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    Escapade à Porquerolles

     

    La plage de Notre-Dame, dans l'île de Porquerolles,... (Photo David Boily, La Presse)

     

    La plage de Notre-Dame, dans l'île de Porquerolles, au large de la Côte d'Azur

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     
    SOPHIE OUIMET
    La Presse
     

    C'est une destination archiconnue des Européens, mais assez peu chez nous. Entourée de plages d'eau cristalline et parsemée de panoramas à couper le souffle, Porquerolles distille chacun de ses charmes au fil de balades à vélo. Petit guide d'une île et de ses environs - sur la célèbre Côte d'Azur - qui ont tout pour plaire.

     

    Une journée dans l'île d'or

    Sous le soleil de la fin de l'été, notre journaliste et notre photographe ont fait une petite escapade à Porquerolles. Voici le compte-rendu de leur journée remplie de plages, de marche et de randonnées à vélo. Le tout couronné par une bonne glace, bien sûr!

     

    9 h: Départ vers Porquerolles

     

    Ce matin-là, comme tous les matins d'été, le petit débarcadère de la Tour fondue est rempli à craquer. Les vacanciers attendent avec impatience le bateau qui les mènera jusqu'à la petite île de Porquerolles, au large de la Côte d'Azur, pour y passer la journée ou bien l'entièreté des vacances.

    On doit laisser la voiture sur le continent, parce que la circulation automobile n'est pas permise à Porquerolles. Ce qui n'est pas pour nous déplaire, puisqu'on va surtout dans cette petite île pour explorer ses plages, à pied et à vélo.

    Après un quart d'heure de bateau, on arrive dans un port en pleine ébullition, où les touristes débarquent à pleines portes. Le soleil plombe déjà fort, même si la saison touristique achève. On ne peut qu'imaginer à quoi ressemblent les vraies journées d'été à Porquerolles... Et pourtant, l'île ne compte que 350 habitants permanents.

     

    10 h: Promenade fleurie

    On quitte rapidement le port, puis on emprunte la rue de la Ferme, qui longe la place centrale du village. L'église Sainte-Anne, qui trône au bout de la place, était autrefois une chapelle militaire. En effet, Porquerolles a longtemps eu une fonction purement militaire, un passé qui laisse des traces encore aujourd'hui.

    On passe devant la petite mairie de Porquerolles, tout en continuant sur le chemin bordé de fleurs. Pas trop loin de là, on trouve le Jardin Emmanuel Lopez, où prospèrent toutes sortes d'espèces méditerranéennes, ainsi que plusieurs variétés de palmiers.

    Puis, alors qu'on quitte pour de bon l'enceinte du village, on se retrouve dans les terres. Porquerolles est faite de cinq collines, séparées par quatre plaines. Celles-ci sont cultivées, notamment avec le raisin : des domaines viticoles produisent du vin rouge, blanc et rosé. En plus des vignes, on y trouve aussi des oliviers ainsi que des arbres fruitiers.

    D'ailleurs, 80 % de l'île est un parc national, rattaché à l'île voisine de Port-Cros. Il faut savoir que Porquerolles est la plus grosse île d'un archipel qui en compte trois au large d'Hyères, qu'on appelle aussi les îles d'or. Les deux autres sont constituées du parc national de Port-Cros et de l'île du Levant, où l'on trouve beaucoup de... naturistes.

    Avant que le gouvernement français rachète l'île en 1971, elle appartenait à François-Joseph Fournier, un aventurier belge qui avait fait fortune au Mexique dans les mines d'or et d'argent. En 1912, il avait acquis Porquerolles pour l'offrir en cadeau de mariage à sa femme.

    On continue à marcher jusqu'au Moulin du bonheur, qui a été entièrement restauré récemment, et qui est typique des moulins à vent de Provence. Puis, 200 m plus loin, on arrive au fort Sainte-Agathe. Construit vers 1531 par le roi François 1er, il culmine au-dessus du village.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Escapade à Porquerolles

    La plage d'Argent, sur l'île de Porquerolles

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     

    13 h: Vélo et plage

    Pour commencer notre exploration, on loue des vélos, rue de la Douane, et on se prend un sandwich à la boulangerie.

    La face nord de Porquerolles est constituée de plages, alors que le versant sud est beaucoup plus haut et donne sur des falaises qui débouchent sur d'impressionnants panoramas.

    On se rend d'abord à la plage de la Courtade, facile d'accès depuis le village (15 minutes à pied, 8 minutes à vélo). Même s'il s'agit d'une belle journée d'un été qui s'étire, il fait un peu frais pour se baigner. On se contente alors de s'asseoir sur un rondin de bois pour manger, sous le vent qui souffle.

    On pousse ensuite jusqu'à la plage Notre-Dame (45 minutes de marche, 25 minutes de vélo du village). Même si elle est un peu plus loin, il faut la voir puisqu'en 2015, elle a été élue la plus belle plage européenne par le classement Best Destinations... même si, de notre côté, on lui préférera la plage d'Argent qu'on visitera plus tard.

     

    14 h: Cap vers le sud

    Ensuite, on reprend nos montures pour voir les falaises vertigineuses du sud de l'île. Cette côte est plus sauvage et moins fréquentée. Constituée de criques et de calanques, elle offre des panoramas impressionnants du haut de ses falaises qui tombent à pic dans la mer.

    Ensuite, on rebrousse chemin pour rouler jusqu'à la plage noire du Langoustier (1 h 15 min de marche, 45 minutes de vélo du village), afin de voir son sable foncé. Ce phénomène n'est pas volcanique, mais plutôt dû à la présence d'une ancienne usine de soude, au XIXe siècle. Aujourd'hui, en lieu et place de cette usine, on trouve le chic hôtel Le Mas du Langoustier.

    Sur le chemin du retour, un peu fatigués de pédaler, on s'offre un arrêt à la magnifique plage d'Argent et son eau turquoise (25 minutes de marche, 15 minutes de vélo du village). Plusieurs vacanciers s'y baignent, y observent les poissons ou lisent, étendus sur le rivage.

     

    16 h: Le temps de rentrer

    On revient ensuite au village, où la place centrale grouille d'action en cette fin de journée. En guise de récompense ultime pour toute cette sueur, on déguste une glace de chez Coco Frio en choisissant parmi ses 70 parfums. On peut y admirer des joueurs de pétanque et des enfants qui courent dans la lumière de fin d'après-midi.

    Les terrasses des restaurants commencent à se remplir, mais pour nous, c'est l'heure de rentrer et de prendre le traversier du retour... aussi bondé qu'à l'aller. Le bateau ramène tranquillement vers le continent une horde de touristes d'humeur légère, au teint rougi par le soleil.

     

    Carnet de notes

    Saison touristique: On nous suggère d'éviter le mois d'août, où il y a énormément de touristes. La saison s'étire de mai à octobre environ.

    Liaisons aériennes: Air France offre des vols vers Nice ou vers Marseille, avec une correspondance à Paris. Air Canada et Air Transat offrent des vols saisonniers directs vers Nice ou vers Marseille.

    Se rendre à Porquerolles: La grande majorité des ferrys pour Porquerolles partent de la Tour fondue, au bout de la presqu'île de Giens, au sud d'Hyères. Il y a plusieurs navettes par jour. En saison estivale, il existe quelques autres options, notamment à partir de Toulon.

    Hébergement: Il y a de l'hébergement à Porquerolles, mais l'offre est limitée. L'île se visite très bien en une seule journée, et c'est d'ailleurs ce que font plusieurs vacanciers.

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    * Une partie des frais de ce reportage a été payée par Air France et Provence Alpes Côte d'Azur Tourisme, avec la collaboration d'Atout France. Ces organisations n'ont exercé aucun droit de regard sur son contenu.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Escapade à Porquerolles

    Les jardins de la Villa Noailles

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     

    Hyères, ville d'arts

    Pour aller à Porquerolles, Hyères est un passage obligé. Mais cette commune située entre Nice et Marseille n'est pas sans intérêt, au contraire. En plus de ses palmiers, de ses jardins luxuriants et de ses ruelles médiévales, elle compte aussi une scène artistique fort intéressante.

    Le Parcours des Arts

    Le Parcours des Arts, c'est l'oeuvre de la municipalité d'Hyères. L'administration a racheté des rez-de-chaussée vacants de la vieille ville, pour permettre aux artistes et artisans d'y installer leurs ateliers et d'avoir ainsi pignon sur rue. Indiqué par une signalétique urbaine, ce parcours inclut aussi la visite de certains monuments historiques incontournables, dont la tour des Templiers, l'église Saint-Louis ou encore la collégiale Saint-Paul.

    La Villa Noailles

    Perchée au sommet d'Hyères, la Villa Noailles a été construite entre 1923 et 1932 par un couple de mécènes avant-gardiste, Charles et Marie-Laure de Noailles. Le cube de béton moderne de 1800 m2 a été transformé en 2003 en centre d'arts, qui tient des expositions et festivals dans tous les domaines: architecture, design, photographie, mode... La villa compte aussi un jardin cubiste assez intéressant.

    Hôtel design

    L'hôtel La Reine Jane offre un concept osé: chaque chambre a été pensée par un designer différent. En tout, 14 styles se côtoient dans cet établissement au style Art déco, qui a ouvert tout récemment. Il faut sortir un peu d'Hyères pour s'y rendre, mais l'hôtel est situé en bord de mer.


    Photos-Villes du Monde 4:  Escapade à Porquerolles

    Le village haut perché de Bormes-les-Mimosas

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     

    Bormes-les-Mimosas: Détour luxuriant

    Pas très loin d'Hyères, toujours sur la Côte d'Azur, se trouve le charmant village fleuri de Bormes-les-Mimosas.

    Tout en courbes et en hauteur, dominé par les palmiers et les cyprès, ce village au nom qui se prononce étrangement (surtout avec l'accent québécois) ne peut être qu'un coup de coeur.

    Pas besoin de planifier son séjour très longtemps à l'avance, vu la taille des lieux. Il suffit de passer à l'Office du tourisme pour qu'on nous remette une carte avec suggestion de parcours piéton qui nous fera voir l'essentiel du village médiéval.

    Les petites rues sinueuses sont entourées de végétation luxuriante, tropicale même, et remplies de fleurs. Au sommet du village trône le Château des Seigneurs de Fos, qui n'est pas ouvert au public, mais dont l'esplanade offre une impressionnante vue des environs.

    On y trouve aussi la chapelle romane Saint-François-de-Paule, ou encore l'église Saint-Trophyme qui longe l'avenue des Bougainvilliers, le tout dans une enfilade de rues, de venelles fleuries et de passages couverts qui débouchent sur des placettes.

    Un petit arrêt de quelques heures charmant comme tout, aussi exotique que son nom le suggère.

     

    Photos-Villes du Monde 4:  Escapade à Porquerolles

     

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    Bons plans à Vancouver

     

    À Vancouver, le parc Stanley est connu pour... (Photo fournie par Cycle City Tours)

     

    À Vancouver, le parc Stanley est connu pour son Seawall, sentier pédestre et cycliste de 9 km faisant le tour de la péninsule.

    PHOTO FOURNIE PAR CYCLE CITY TOURS

     
    ANNE PÉLOUAS

    Collaboration spéciale

    La Presse
     

    La métropole de la côte ouest canadienne attire les voyageurs dans son cadre naturel exceptionnel, entre bras de mer ouvrant sur le Pacifique et montagnes de la chaîne Côtière. Ceux qui prennent le temps de la découvrir pourront dénicher de bonnes adresses dans plusieurs de ses quartiers.

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Vancouver

    Le Skwachàys Lodge

    PHOTO FOURNIE PAR L’HÔTEL

     

    Pour dormir dans un hôtel «autochtone»: Le Skwachàys LodgeAux limites de Gastown et de Chinatown, l'établissement se présente comme un hôtel-boutique trois étoiles consacré à la culture des Premières Nations.

    Le lobby est occupé par une superbe galerie d'art autochtone équitable. L'ancien bâtiment de style victorien a été entièrement rénové et ses 18 chambres-suites aux noms évoquant la nature ont été décorées par différents artistes autochtones.

    Entreprise d'économie sociale, le lodge consacre ses profits au financement, sur place, de résidences pour des artistes des Premières Nations.

     

    Ne manquez pas de faire un tour sur la terrasse où trône un grand totem.

    29-31 West Pender Street

    www.skwachays.com

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Vancouver

    La boutique Harlow

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour flâner dans une boutique «verte»: HarlowVancouver s'affiche volontiers comme une ville très «verte», et nombreux sont ses habitants qui militent pour des pratiques écologiques.

    C'est le cas de Chrystal Macleod, qui a créé sa propre gamme de soins naturels pour la peau. Elle prépare ses potions à l'arrière d'une sympathique boutique du quartier Mount Pleasant, de plus en plus à la mode.

    Elle se fait un point d'honneur d'éviter le plastique dans des emballages réduits au minimum et choisit aussi de ne vendre que des produits de «source éthique, responsable, durable»: vêtements, cosmétiques, petits objets, confitures...

    Plein de bonnes idées de cadeaux!

    655 East 15th Avenue

    www.harlowskinco.com

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Vancouver

    Dr Sun Yat-Sen Classical Chinese Garden

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour prendre l'air et se détendre: Le parc Stanley et le jardin du Dr Sun Yat-SenEspace vert emblématique de Vancouver, Stanley Park est connu pour son Seawall, sentier pédestre et cycliste de 9 km faisant le tour de la péninsule, mais il faut absolument pénétrer dans la forêt pluviale, où se «cachent» une douzaine d'arbres anciens vraiment géants!

    Pour les trouver, faites un tour de vélo avec un guide de Cycle City Tours. Rendez-vous ensuite au Dr. Sun Yat-Sen Classical Chinese Garden, dans le quartier chinois.

    La visite guidée permet de repérer les détails des pavillons et galeries construits dans les règles de l'art de la dynastie Ming, sans clous, ni vis, ni colle et en respectant l'esprit du yin et du yang.

    Cycle City Tours

    www.cyclevancouver.com

    Le Dr. Sun Yat-Sen Classical Chinese Garden: 578, Carrall Street

    www.vancouverchinesegarden.com

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Vancouver

    Le restaurant Sai Woo

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour une cuisine fusion asiatique réussie: Sai WooVancouver compte de nombreux bons restaurants asiatiques. Le Sai Woo n'est pas encore très connu, mais il a une belle histoire et une excellente carte à prix raisonnables.

    Salli Patman a délaissé son resto du vibrant Yaletown pour rénover l'un des plus anciens établissements de Chinatown, dont elle a repris une partie du nom et refait l'enseigne originale.

    La bâtisse a retrouvé ses murs intérieurs de briques et son plafond haut. À table, le chef coréen revisite avec finesse la cuisine traditionnelle chinoise, coréenne ou thaïe.

    Quand Judy Lam Maxwell ne dirige pas de passionnantes visites dans Chinatown, cette historienne du quartier chinois y organise des ateliers de fabrication de dumplings!

    158 East Pender Street

    www.saiwoo.ca

    www.chinatowngirl.ca

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Vancouver

    Bloedel Floral Conservatory

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour la vue ou les jours de pluie: Le parc Queen Elizabeth et le Bloedel Floral ConservatoryUn peu excentré, entre la 33e Avenue et la rue Cambie, dans le quartier Mount Pleasant, Queen Elizabeth Park s'étend sur une colline offrant le plus beau panorama, côté sud, sur Vancouver et les montagnes.

    On profite encore plus de la vue à partir de la terrasse ou de  la salle à manger du Seasons in the Park, restaurant de choix au sommet du parc.

    À deux pas de là, le Bloedel Floral Conservatory est à recommander par temps de pluie avec des enfants.

    Histoire de passer une heure dans une atmosphère tropicale, sous un dôme envahi par les plantes exotiques et toutes sortes d'oiseaux colorés.

    Seasons in the Park

    www.vancouverdine.com/seasons

    Bloedel Floral Conservatory: 4600 Cambie Street

    vancouver.ca/parks-recreation-culture/bloedel-conservatory.aspx

     


    Photos-Villes du Monde 4:  Bons plans à Vancouver

    Le café Finch's

    PHOTO ANNE PÉLOUAS, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour un bon café ou un cocktail original: Finch's et le Keefer Bar Vieillot à souhait, mais lumineux, le Finch's est un resto-salon de thé qui séduit d'emblée avec sa bonne odeur de café et la quinzaine de thés proposés à l'ardoise.

    En plus de soupes, salades et sandwichs préparés avec des produits bios. Bon rapport qualité-prix. À l'heure de l'apéro ou de l'after-hours, rendez-vous au Keefer Bar.

    Petit et tout en longueur, le bar à l'ambiance feutrée a néanmoins une microscène pour des spectacles. Les mixologues s'affairent sous une pancarte «Medical Center».

    Les cocktails d'«apothicaire», issus d'une carte de «remèdes et cures», sont décadents: Corpse Reviver à base d'absinthe ou Chartreuse Dragon Fly au sirop de gingembre et teinture de magnolia. De petits plats façon tapas asiatiques servent d'accompagnements.

    Finch's: 353 West Pender Street

    www.finchteahouse.com

    Keefer Bar: 135 Keefer Street 

    www.www.thekeeferbar.com

     

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