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    Je t’aime, je te trompe… et puis après?

     

    Il faut qu’on parle d’infidélité. Réflexion autour du plus récent essai de la thérapeute Esther Perel.


    Marilyse Hamelin de la revue Châtelaine

     

    Matière à Réflexion:  Je t’aime, je te trompe… et puis après?

     


    Il était une fois, il y a fort longtemps, un couple qui avait décidé de prendre une pause. Ce couple, c’était le mien. Mon chum de l’époque et moi avions conjointement convenu d’une séparation temporaire. Sur un ton solennel empli de noblesse, en fixant l’horizon lointain tel un lonesome cowboy, mon amoureux avait alors déclaré : «Inquiète-toi pas, y a pas une femme qui va entrer ici pendant notre break.»

    Quelques semaines plus tard, de bon matin, je suis passée à l’appartement sans prévenir pour faire une brassée (il n’y avait pas de laveuse où je logeais temporairement). Quelle ne fut pas ma surprise de le trouver au lit avec une belle inconnue!

    Fait cocasse, 30 ans plus tôt, ma mère avait vécu exactement la même situation avec son conjoint de toujours, décédé depuis. Maudits hommes hein? Tous les mêmes!

    Oui, mais non… Après tout, ce n’est pas comme si j’étais moi-même sans reproches. L’historique de mes petits accros à la religion monogame ambiante est plutôt touffu. À mon sens, la fidélité demeure de l’ordre de l’idéal et la monogamie, un spectre.

    Sornettes et balivernes

    Je nous trouve bien promptes à dénoncer les contes de fées dont on a gavé notre imaginaire d’enfant — alimentant notre quête de l’amour idéal et éternel — mais peu enclines à remettre en question le dogme de la monogamie. C’est comme si on oubliait que le mariage est une construction sociale et la fidélité, un concept millénaire auquel seules les femmes étaient tenues de souscrire.

    Je ne nie pas que les choses se sont améliorées depuis. Mais peut-on aujourd’hui parler de révolution sexuelle, de liberté retrouvée et d’égalité des genres alors que, dans les faits, on se borne désormais à exiger des hommes qu’ils se plient aux mêmes règles que nous, les femmes, persistons à nous auto-infliger?

    Et, surtout, ne sommes-nous pas un peu hypocrites? Car il m’apparaît bien peu réaliste d’espérer avoir envie d’embrasser et de coucher avec la même personne durant toute sa vie… Pensez-y deux minutes! Une. Seule. Personne — aussi séduisante soit-elle — et puis crac, on meurt? Non, merci! Forcez-moi à manger du foie gras arrosé de champagne matin, midi et soir, et je vous garantis que je vais me tanner.

    Oser remettre en question l’ordre établi

    Je considère qu’on se ment collectivement et qu’on se rend malheureux avec ce culte monolithique de la monogamie. Cela m’apparaît bien irrationnel. Plus je vieillis, plus je me dis que la jalousie sexuelle et toutes les blessures narcissiques qui en découlent sont le fruit d’une grande incompréhension, d’un malentendu.

    Je m’en ouvrais d’ailleurs, en mars dernier, en entrevue avec les gens du podcast Coeur et croupe. Quand une personne va voir ailleurs si elle y est, ça n’a généralement que très peu à voir avec son ou sa partenaire.

    Or l’erreur commune de la personne «trompée» — je déteste cette expression victimaire — est de se demander «Qu’ai-je fait de mal? Pourquoi il ou elle me fait ça, à moi?», tout en se répétant qu’elle n’est sûrement pas assez, au choix: attirante, drôle, belle, intéressante, etc. Bonjour le festival de la dévalorisation personnelle!

    Or, la plupart du temps, ça n’a RIEN À VOIR.

    Une fois qu’on a compris ça, qu’on cesse de s’inclure dans l’équation, alors on souffre moins. Parce qu’on comprend que notre partenaire a simplement vécu quelque chose de nourrissant, de différent. Ce qui ne nous enlève rien, à nous. On assimile le fait qu’un geste n’est pas nécessairement posé à l’encontre de notre personne.

    C’est justement parce que je pense ainsi que j’ai lu avec un mélange de plaisir et d’irritation le dernier ouvrage de la thérapeute Esther Perel, intitulé Je t’aime, je te trompe. Je me suis d’abord sentie irritée parce qu’il me semble que je n’y ai pas appris grand-chose. Au fil de ma lecture, je marmonnais «allez Esther, dis-moi quelque chose que je ne sais pas!».

    En même temps, je me suis aussi dit, «tiens, ceci, comme c’est bien dit», ou encore «wow, ça, j’aurais aimé l’écrire!». C’est pourquoi je pense qu’il s’agit malgré tout d’une lecture intéressante et peut-être utile si vous vous intéressez à ces questions, surtout si vous souffrez en ce moment. En attendant, je vous glisse ici quelques-unes de ces petites perles, en rafale. Peut-être y trouverez-vous matière à réflexion…

    «Nous cherchons des liens forts, un quotidien prévisible et fiable pour nous ancrer fermement à notre place, mais nous avons aussi besoin de changement, d’inattendu et de transcendance […] les histoires d’amour modernes nous font la promesse alléchante qu’une relation à elle seule est capable de satisfaire cette double aspiration en nous.»

    «Parfois, lorsque nous cherchons le regard de quelqu’un, ce n’est pas de notre partenaire que nous nous détournons, mais de la personne que nous sommes devenus. Nous n’aspirons pas tant à un autre amour qu’à une autre version de nous-mêmes.»

    «L’adultère est souvent la revanche des possibilités abandonnées, des vies non vécues.»

    «En réduisant votre liaison à quelque chose de laid et honteux, vous supprimez le trait d’union entre vous et votre énergie vitale.»

    «Nous sommes tous des êtres multiples, mais au fil du temps, nous avons tendance dans nos relations intimes à réduire cette complexité à une version rétrécie de nous même.»

    «Réconcilier l’érotisme et la vie domestique n’est pas un problème à résoudre, mais un paradoxe à gérer.»

     

    Matière à Réflexion:  Je t’aime, je te trompe… et puis après?

     

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    Un délicieux renouveau dans Charlevoix

     

    Lorsqu'on prend l'apéro aux Faux Bergers, à la... (Photo François Roy, La Presse)

     

    Lorsqu'on prend l'apéro aux Faux Bergers, à la propriété de la Maison d'affinage Maurice Dufour, on peut admirer les moutons dans leur pâturage.

    PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

     
    ÈVE DUMAS
    La Presse
     

    (BAIE-SAINT-PAUL) En matière de gastronomie, Charlevoix a déjà été une des régions les plus choyées du Québec. Après quelques années un peu moins gourmandes, voilà qu'elle attire à nouveau les hédonistes qui aiment découvrir par les papilles.

    Il y a de plus en plus de raisons d'aller admirer les superbes paysages de Charlevoix. Plusieurs d'entre elles passent par la panse ! La qualité des produits - fromages, légumes, agneaux, canards, etc. - est reconnue depuis longtemps. Aujourd'hui, il y a une nouvelle vague de jeunes chefs et entrepreneurs pour les mettre en valeur.

    Dans le lot, on trouve quelques Charlevoisiens de souche (Alexandre et Madeleine Dufour, par exemple). Mais aussi des gens de partout au Québec qui, tombés amoureux de la région, ont décidé de s'y installer et d'insuffler un nouvel élan à ce coin de pays qui le mérite bien. Les décorations se rafraîchissent, les assiettes se modernisent, les bouteilles s'éclatent et le service se précise.

    Le renouveau se manifeste par exemple au resto-pub de l'auberge de jeunesse de La Malbaie, avec son jeune chef, Guillaume Carrière, à l'Auberge La Fascine et à La Fabrique de L'Isle-aux-Coudres ou dans les nombreux casse-croûtes réinventés.

     

    Mais, n'en déplaise aux belles tables de La Malbaie (Chez Truchon, Auberge des 3 Canards et compagnie), c'est dans la partie ouest, autour de Baie-Saint-Paul, que ça bouge le plus.

    La petite ville, qui accueille le Symposium d'art contemporain (depuis 1982), le rassemblement musical de plus en plus populaire qu'est Le Festif (depuis 2009) ainsi qu'un bon nombre de galeries et de salles de spectacle, a toujours eu un côté bohème et artistique. S'embourgeoisera-t-elle avec l'arrivée du premier Village Club Med au Canada, en 2020 ? On le saura bien assez vite !

    En attendant, profitons de ce que Baie-Saint-Paul et ses alentours offrent de meilleur à manger, à voir et à vivre.

    Les bonnes adresses gourmandes

    Voici où goûter la cuisine de ceux qui font vibrer la scène culinaire de Charlevoix.

     

    LES FAUX BERGERS

    C'est l'une des belles nouveautés en restauration, à Baie-Saint-Paul, pour ne pas dire au Québec. Depuis l'été dernier, Émile Tremblay, Andréanne Guay et Sylvain Dervieux reçoivent en grand à la ferme de la famille Dufour. Entourés de moutons et de pâturage, ils cuisinent sur les flammes et les braises de leur « pieuvre », un grand barbecue fait sur mesure par Thomas Lefebvre Artisan Forgeron.

    Le midi, la petite équipe fait dans la simplicité : pizzas au four à bois et salades, surtout. À ne pas manquer, la crème glacée molle de lait de brebis de la ferme. On passe entre 11 h et 15 h. Mais ne vous avisez pas de vous pointer tout bonnement le soir, sans réservation. Il faut s'annoncer d'avance pour vivre la véritable expérience Faux Bergers.

    Façon table champêtre, les hôtes invitent les convives à arriver à 18 h 30, pour l'apéro à l'extérieur. Après, tout le monde s'attable dans la salle à manger au décor épuré. Le premier service ne tarde pas. Un des deux chefs explique brièvement la composition de chaque plat, mettant en valeur le travail des maraîchers, des éleveurs et d'autres artisans de la région. Au service, Andréanne navigue entre les tables avec humour et allégresse.

    Les beaux légumes des Jardins Écho Logiques, un chouchou du coin, reviennent souvent dans l'assiette. On mange également de l'omble de la pisciculture Charlevoix, du canard de la Ferme Basque, des charcuteries des Viandes biologiques de Charlevoix, du safran de L'Isle-aux-Coudres, etc.

    La cuisine à quatre mains d'Émile et de Sylvain a indéniablement sa signature. Surprenante, tant sur le plan des combinaisons que des textures, elle reste néanmoins délicate et harmonieuse. Avez-vous déjà goûté à des gésiers d'esturgeon ? À du tarama aux oeufs de perche de l'estuaire ? Nous non plus. Et quels délices !

     

    MAISON D'AFFINAGE MAURICE DUFOUR

    Dans le local adjacent aux Faux Bergers, on fait le plein de Migneron, de Ciel de Charlevoix, de tommes, de bleu et de Secret de Maurice, les fromages de la Maison d'affinage Maurice Dufour, fondée en 1994. Depuis quelques années, il est également possible d'acheter le vin du domaine, sous l'étiquette Charlevoyou. Un alcool de marc de raisin distillé, nommé La Grappe (clin d'oeil à l'appellation contrôlée italienne grappa), est également en vente à la boutique, depuis deux semaines seulement. Un gin devrait suivre sous peu. On attend toujours le feu vert de la SAQ pour commercialiser un alcool de lactosérum - résidu de la fabrication de fromage -, qui s'appellera Vol'ka.

     

    LE GERMAIN CHARLEVOIX

    Que l'on séjourne ou pas dans ce complexe hôtelier dernier cri, petite ville dans la ville, on peut profiter des nombreuses installations du Germain Charlevoix : spa nordique, restaurants, marché public du dimanche et autres activités ouvertes à tous. Au rez-de-chaussée, le restaurant Le Bercail permet de grignoter - bouchées, cochonnailles, fromages, etc. -, de prendre un verre avec une planche de charcuteries, voire de faire un repas complet avec une pizza, une salade-repas, une tartine ou un tartare. Aux Labours, à l'étage, on propose une formule bistronomique entrée-plat-dessert. Le cellier offre une sélection variée, dans laquelle amateurs de vins artisanaux, palais classiques et buveurs de grands crus peuvent trouver leur compte.

     

    MAISON MÈRE

    L'ensemble conventuel des Petites Franciscaines de Marie a été acheté par la Ville de Baie-Saint-Paul, en 2016. On y trouve maintenant un musée, un espace de cotravail (La Procure) et une auberge de jeunesse (L'auberge des balcons), entre autres. Le Mousse Café, quant à lui, est une coop de solidarité où les jeunes parents peuvent se sentir très à l'aise d'emmener leurs... petits mousses ! Le menu propose soupes, salades et sandwichs. On y vend aussi des accessoires bien stylés pour bébés et jeunes enfants. Puis il y a les jeux de société, qui permettent à toute la famille de s'amuser. Les plans de ce lieu fort ludique ont été conçus par nul autre que (l'Atelier) Pierre Thibault.

     

    LE ROND POINT

    Situé juste à la sortie de la ville, en direction ouest, le Rond Point a connu une petite cure de jeunesse. C'est Thierry Ferré, chef et propriétaire du réputé Mouton noir, à Baie-Saint-Paul, qui a racheté le casse-croûte à la fin de l'été dernier. Les burgers y sont maintenant plus gourmands, avec viandes, fromages et autres ingrédients de la région. Les prix sont étonnamment raisonnables pour une cuisine rapide de cette qualité.

     

    L'AUTHENTIQUE AUBERGE DE CHARLEVOIX

    Matthew Tremblay et son père ont acheté l'Authentique Auberge en 2015, aux Éboulements. À la fois barman et guide touristique spécialisé en plein air, l'aubergiste peut vous faire un délicieux mojito à la menthe du jardin ET vous renseigner sur tout ce qu'il y a à faire dans la région. Cet été, il a une autre corde à son arc : le chef Marc Landry. Ce dernier, après avoir malheureusement dit adieu à son restaurant et à son camion de cuisine de rue, Landry et filles, a décidé de se retirer dans Charlevoix pour quelques mois, afin de prendre l'air et d'aider son ami de longue date en cuisine. Il signe la table d'hôte du soir, avec des propositions simples élaborées à partir des beaux produits de la région. Profitez-en pour lui rendre visite, pour dormir dans l'une des cinq chambres avec foyer et pour vous réveiller avec une vue magnifique sur le fleuve et un petit-déjeuner gargantuesque préparé par Matthew.

     

    CASSE-CROÛTE CHEZ GINETTE

    L'incontournable « patate » de Saint-Irénée, avec vue sur le fleuve, appartient maintenant à un jeune couple. Samuel et Amélie ont racheté le commerce en 2016. Ils se sont permis quelques petites améliorations, tout en se gardant bien de dénaturer l'expérience des habitués. On adore le burger « Interfromage », avec fromage « orange », rondelles d'oignons et fromage en grains. On peut même y ajouter un trait de sauce Sriracha, condiment qui voisine maintenant le ketchup et la moutarde baseball de toujours.

     

    QUELQUES PRODUITS À GOÛTER ABSOLUMENT

    > L'omble de la pisciculture Charlevoix, ancienne pisciculture Smith rachetée par le jeune Benoît-Michel Béïque. Un poisson de qualité que les chefs s'arrachent ! 

    > La tomme à croûte brûlée de la Chèvrerie Charlevoix, qui s'achète à la ferme (131, rang Saint-Jean-Baptiste, La Malbaie) et se déguste dans certains restaurants de la région.

    > Les légumes des Jardins Écho Logiques, que l'on peut acheter dans le petit stand du 291, rue principale, à Saint-Aimé-des-Lacs

    > Le saumon et la truite fumés du Fumoir St-Antoine, récemment déménagé au 983, route 138, à Baie-Saint-Paul

    > Le magret, le foie gras, le confit et les autres produits de canard de la Ferme Basque, au 813, rue Saint-Édouard, à Saint-Urbain

     

    À faire entre les repas...

    Entre nature et culture, la région de Charlevoix a de beaux atouts pour attirer les visiteurs. Nos suggestions d'activités.

     

    ART EN DIRECT

    Le Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul bat son plein jusqu'au 26 août. Voyez une douzaine d'artistes créer en direct sur le thème de cette 36e édition : L'art et le politique.

     

    REVISITER BORDUAS

    Le Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul présente l'exposition La révolution Borduas : espaces et liberté, jusqu'au 4 novembre. On peut y voir une soixantaine d'oeuvres de l'artiste et auteur du Refus global. Dans une autre salle, on découvre le travail de l'artiste catalan Antoni Tàpies.

     

    RANDONNÉE

    Ce ne sont pas les occasions de marcher en nature et en montagne qui manquent, dans Charlevoix. Entre le parc national des Grands-Jardins et le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, il y a de quoi se garder en forme.

     

    CURIEUX ÉMEUS

    Le Centre de l'émeu de Charlevoix ouvrira sous peu son économusée, La Huilière, qui comptera un centre de transformation, d'interprétation et de dégustation. Avec ses 400 bêtes, il s'agirait de la plus grande ferme d'émeus du pays. Pour l'instant, on peut visiter l'élevage et acheter sur place les excellents produits pour la peau à base d'huile d'émeu.

     

    AZULÉE

    La lavande biologique de cette jolie fermette est destinée avant tout à la cuisine. On a eu la chance d'y goûter dans une sauce préparée par le chef Marc Landry, à l'Authentique Auberge de Charlevoix. Il est possible de faire une visite (guidée ou pas) des champs et de la boutique-séchoir, où on vend des produits comestibles et thérapeutiques. Azulée se trouve à 2 km du centre-ville de Baie-Saint-Paul.

     

    Alimentation 3:  Un délicieux renouveau dans Charlevoix

     

     

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    Les phares du Saint-Laurent:

    Pointe-à-la-Renommée

     

    Le phare de Pointe-à-la-Renommée a été érigé en... (Photo Bernard Brault, La Presse)

     

    Le phare de Pointe-à-la-Renommée a été érigé en 1907 en Gaspésie. Puis il a été envoyé à Québec en 1978.

    PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

     
     

    La plupart des phares du Québec ne guident plus les bateaux, mais un certain nombre d'entre eux restent ouverts au public pour une visite, un repas ou une nuitée. La Presse vous en présente qui font partie de la Route des phares.

     


    La Mer 2:  Les phares du Saint-Laurent: Pointe-à-la-Renommée

    Blandine Poirier (sur la photo) et sa soeur Priscilla ont contribué à rapatrier le phare de Pointe-à-la Renommée, notamment en amassant 125 000 $ pour la transporter à partir de Québec.

    PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

     


    La Mer 2:  Les phares du Saint-Laurent: Pointe-à-la-Renommée

    Le phare assure maintenant sept emplois saisonniers.

    PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

     

    Le phare de Pointe-à-la-Renommée n'a pas seulement aidé des voyageurs à trouver leur chemin sur le fleuve Saint-Laurent : il a lui aussi voyagé.

    Érigé en 1907 en Gaspésie, il est envoyé à Québec en 1978 par Pêches et Océans qui veut, ainsi, le protéger du vandalisme et d'un certain abandon. La population s'ennuie. « Et lui aussi, il s'est ennuyé de nous », assure Priscilla Poirier qui s'est battue, avec sa soeur et un groupe de femmes de la région, pour le rapatriement du phare en 1997.

    « La région traversait une période difficile, avec le moratoire sur la pêche de fond et la fermeture d'une usine de transformation du poisson, se souvient Priscilla Poirier. On a eu l'idée de faire un circuit touristique en remettant le site en état, pour créer des emplois. »

     

    La première victoire a été de franciser le nom du lieu (pointe à la Renommée, plutôt que Fame Point), en 1992, relève Blandine Poirier. Puis, il fallut près de 5 ans au groupe de bénévoles pour amasser les 125 000 $ nécessaires pour le transporter sur les quelque 650 km séparant pointe à la Renommée de Québec. On l'a repeint en rouge, sa couleur d'origine, à l'arrivée.

    Le phare assure maintenant sept emplois saisonniers, et des visites guidées du site sont offertes tous les jours, de la mi-juin au début septembre. On peut y explorer une reconstitution de la première station de télégraphie en Amérique du Nord, inaugurée en 1904, arpenter une exposition rappelant la vie des pêcheurs gaspésiens et quelques sentiers de randonnée. C'est l'un des plus beaux arrêts du circuit.

     

    Le phare de Pointe-à-la-Renommée

    Localisation  : L'Anse-à-Valleau

    Année de construction : 1907

    Ouverture  : jusqu'au 29 septembre

    Visites guidées : 6 $ (10 $ avec l'espace Marconi) pour les plus de 11 ans ; 3 $ (6 $) pour les 5 à 10 ans, gratuit pour les plus jeunes. Il est possible de réserver par internet une plage horaire précise pour la visite.

     

    La Mer 2:  Les phares du Saint-Laurent: Pointe-à-la-Renommée

     

     

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    Bons plans à Madère

     

    Le port de Camara Do Lobos... (PHOTO THINKSTOCK)

     

    Le port de Camara Do Lobos

    PHOTO THINKSTOCK

     
    RENAUD LORANGER

    Collaboration spéciale

    La Presse
     

    Comme égarée sur le 32e parallèle, au large des côtes marocaines, en plein Atlantique Nord, Madère a été découverte, puis colonisée par des explorateurs portugais dès le début du XVe siècle. L'archipel jouit d'un climat idyllique, source d'une faune et d'une flore surprenantes... dont les beautés sont néanmoins éclipsées par ses plus célèbres exportations : la canne à sucre et le vin doux, célèbre dans le monde entier, qui porte son nom.


    Voyager en Images 4:  Bons plans à Madère

    Reid's Palace

    PHOTO RENAUD LORANGER, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour remonter le temps: «Afternoon Tea» au Reid's Palace

    Passer les portes du Reid's Palace, c'est comme remonter le temps. Inauguré en 1891, l'hôtel est vite devenu célèbre parmi le gratin européen de l'époque, réputation qui ne se démentit aucunement au siècle suivant. Churchill, Lloyd George, mais aussi Rainer Maria Rilke, George Bernard Shaw, Albert Schweitzer ou encore Roger Moore y ont séjourné. Quelques heures sur sa terrasse, où l'on sert le thé l'après-midi dans la plus pure tradition « british », valent assurément le détour, tant pour la nourriture que pour la vue imprenable sur la baie de Funchal. Il est essentiel de réserver.

    Estrada Monumental 139, Funchal

     

    Voyager en Images 4:  Bons plans à Madère

    Distillerie de Porto da Cruz

    PHOTO RENAUD LORANGER, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour déguster le meilleur rhum de l'île: distillerie de Porto da Cruz

    Autre vitrine historique sur un aspect essentiel de l'économie locale, les ateliers de la Companhia dos Engenhos do Norte (Northern Milling Company) fonctionnent à plein régime au printemps, pendant la récolte de la canne à sucre. Le reste de l'année, la distillerie se transforme en musée qui relate comment le commerce de la canne et de ses dérivés (le rhum, surtout !) a influencé le développement de l'archipel au cours du dernier siècle. À la fin de la visite, la Maison du Rhum, voisine, propose une dégustation des principales variétés.

    Caminho do Penedo 17, Madère

     


    Voyager en Images 4:  Bons plans à Madère

    Randonnée le long d'une levada

    PHOTO RENAUD LORANGER, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour admirer la nature sauvage: randonnée sur une levada

    Par sa géographie et son relief atypiques, Madère est soumise à un éventail de microclimats, dont les plus humides, dans le Nord-Ouest, ont permis la prolifération puis le maintien, sur une période de près de 2 millions d'années, d'une extraordinaire forêt laurifère, aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. De multiples canaux d'irrigation (levadas), caractéristiques de l'île, ont été bâtis pour acheminer d'importantes quantités d'eau vers le versant sud-est, une région plus propice à l'habitat et à l'agriculture. Ce réseau d'aqueducs naturels s'étend sur environ 2150 km, et permet des randonnées à flanc de montagne dans de magnifiques paysages.

     


    Voyager en Images 4:  Bons plans à Madère

    Pointe São Lourenço

    PHOTO RENAUD LORANGER, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour une vue à couper le souffle: Ponta de São Lourenço

    La « pointe de Saint-Laurent » se déroule à l'extrémité est de Madère, comme en course folle vers l'abîme, à la fois offerte au ciel et coincée entre deux eaux. Le regard file vers le sud : ce sont les îles désertes qu'il rencontre, majestueuses et aussi austères qu'inhabitées. Au nord, c'est Porto Santo, derrière comme devant soi, une mince crête pierreuse, dont la seule vue aurait inspiré à Gonçalves de Zarco, l'un des premiers explorateurs de Madère, de changer de cap, aux commandes de sa caravelle (d'où le nom Saint-Laurent). La vue est spectaculaire, les chemins praticables, mais étroits et dangereusement escarpés. Coeurs sensibles, s'abstenir !


    Voyager en Images 4:  Bons plans à Madère

    VOYAGE - Bons plans à Madère.Nini Design CentrePhoto tirée du site web du Centre.

    PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DU CENTRE

     

    Pour marier design contemporain et gastronomie: Design Centre Nini Andrade

    Si Nini Andrade Silva compte aujourd'hui parmi les décoratrices les plus en vue de la planète, elle n'en garde pas moins de solides racines à Funchal, sa ville natale. Ouvert en 2015, le centre qui porte son nom et trône, incontournable, en pleine marina est à la fois musée, boutique, espace récréatif, et depuis peu restaurant étoilé. Nini, au dernier étage de l'édifice - jonché sur le rocher dont on raconte qu'il a jadis abrité la demeure du navigateur Gonçalves de Zarco - , propose une cuisine moderne et une carte des vins qui n'ont rien à envier à celles des bonnes adresses lisboètes.

    Estrada da Pontinha, Forte de Nossa Senhora da Conceiçao, Funchal

     

    Voyager en Images 4:  Bons plans à Madère

    Porto Santo

    PHOTO RENAUD LORANGER, COLLABORATION SPÉCIALE

     

    Pour s'éloigner de Funchal: Porto Santo

    Si l'achalandage de la capitale devient trop lourd, relier Porto Santo par traversier est l'antidote idéal : compter environ deux heures de trajet (il est impératif de louer une voiture au départ) vers les paysages désertiques et la longue plage de sable dorée qui donne justement son surnom à la deuxième île habitée de l'archipel, Ilha Dourada (île dorée).

     

    Voyager en Images 4:  Bons plans à Madère

     

     

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