• Python de Seba

    Parmi les pythons africains, le python de Seba, Python sebae, est le plus grand serpent d’Afrique. Fascinant par sa taille, il était déjà exhibé sous l’Empire romain.
    En effet, durant les jeux du cirque, de grands pythons de Seba étaient montrés. Chassé pour sa peau, le python de Seba est aujourd’hui classé comme espèce vulnérable.

     

    Python africain: le python de Seba

    La taille de ce python varie de 4 m à 7,50 m. Certains témoignages mentionnent des individus de plus de 8 m mais ces tailles n’ont pas été officialisées.
    D’une manière générale, les spécimens géants sont très rares.

    Le poids moyen est de 55 kg mais les plus grands spécimens peuvent peser jusqu’à 100 kg environ.

    Python de Seba

    Python de Seba. Kenya 1991. © dinosoria.com

    Il existe deux sous-espèces. Python sebae sebae évolue du sud du Sahara jusqu’au nord de l’Angola, du Sénégal à l’Ethiopie et à la Somalie.

    Python sebae natalensis vit au Kenya, au Zaïre et au Zambie.

    Le python de Seba apprécie les savanes humides et ouvertes ainsi que les zones rocailleuses qui renferment de nombreux terriers de rongeurs.
    Il a besoin d’eau et on le trouve souvent près d’une rivière ou d’un lac.

    Certains individus ont été observés à plus de 2000 m d’altitude mais c’est assez rare.

    Python de Seba

    Le python de Seba peut mesurer jusqu'à 7,50 m. Kenya 1991. © dinosoria.com

    Le python de Seba est un reptile solitaire. C’est un serpent terrestre qui nage bien et peut rester submergé pendant longtemps. Sous l'eau, il attend patiemment qu'une proie arrive à sa portée ou vienne s'abreuver près du point d'eau. Il remonte à la surface toutes les 30 min environ pour respirer.

    Principalement nocturne, il peut être actif également le jour. Les jeunes sont actifs à l’aube et au crépuscule et se terrent, pour éviter les prédateurs, le jour et la nuit.

    Un python de Seba peut vivre jusqu’à 30 ans dans son environnement naturel.

    Prédation

    Le python de Seba, comme tous les grands boas et pythons, est un opportuniste. Il mange ce qu’il rencontre et malgré ce que l’on peut voir dans de nombreux documentaires, la majorité des captures sont loin d’être sensationnelles.
    Porcs, chèvres ou jeunes impalas sont des proies exceptionnelles. La plupart du temps, ce géant se contente d’un menu plus modeste composé de rongeurs ou d’oiseaux.

    Python de Seba

    Python de Seba à l'affût. Kenya 1991. © dinosoria.com

    Cependant, il est vrai que les plus grands individus sont capables d’avaler un sanglier ou un impala de 60 kg. Un tel festin permet au python de jeûner pendant de longs mois.
    Leur menu peut être également composé de singes, de crocodiles, de grands lézards et du bétail domestiqué dans les zones d’élevage.

    Il chasse également dans l'eau et sous l'eau.

    L’olfaction est un sens prédominant pour détecter une proie. Un organe spécial, situé dans le palais, l’organe de Jacobson, analyse les particules odorantes recueillies par la langue lors de ses mouvements de va-et-vient hors de la bouche.
    De plus, il détecte, comme tous les pythons, le rayonnement infrarouge émis par une source chaude.
    Ces fossettes thermoréceptrices trouvent leur application dans le repérage et la capture des proies à sang chaud.
    Il peut percevoir d’infimes différences de température et a ainsi une image thermique de la proie.

    Il dispose également d’un large champ visuel et d’une vision binoculaire qui lui permet d’apprécier les distances et de percevoir le relief.

    Python de Seba

    Le python de Seba possède une vision binoculaire. Kenya 1991. © dinosoria.com

    Une fois la proie repérée, il s’approche lentement puis s’arrête à une certaine distance, distance que parcourra en un éclair l’avant de son corps.

    La tête joue un rôle très important lors de l’attaque. Véritable organe de préhension, elle sert à maîtriser la proie.
    Le python de Seba ouvre grand sa gueule armée de longues dents acérées, frappe la proie, puis l’enserre dans ses puissants anneaux.
    Chaque fois que la proie expire, il sert un peu plus ses anneaux afin qu’elle ne puisse reprendre sa respiration.
    La proie meurt d’asphyxie.

    Python de Seba qui etouffe une jeune antilope

    Python de Seba qui étouffe une jeune antilope. Kenya 1991. © dinosoria.com

    Il n’a plus qu’à l’avaler d’une seule pièce, élargissant la gueule puis le cou, de manière démesurée si la proie est importante.

    Quand la proie est de petite taille, la mise à mort est beaucoup plus rapide. Un coup de mâchoires suffit à tuer un rongeur qui est ingéré aussitôt.

    La durée de la digestion dépend de l’importance de la proie. Pendant cette digestion, le python somnole et ses réactions deviennent beaucoup plus lentes.

    Le python de Seba est capable de rester plusieurs mois sans manger. En fait, il peut absorber en une seule fois de grandes quantités de nourriture puis supporter de longues périodes de jeûne.

    Le record connu de jeûne pour un python de Seba en captivité est de 29 mois.

    Reproduction

    La saison de reproduction se déroule de novembre en mars. Les adultes atteignent leur maturité sexuelle à partir de 3 ans environ. Une femelle n'a qu'une seule ponte par an.

    Pendant cette période, les mâles comme les femelles cessent de s’alimenter. La femelle est ovipare. Elle dépose entre 20 et 50 œufs, environ 3 mois après la copulation, dans le creux d’un arbre, une termitière ou le terrier d’un mammifère.

    Elle s’enroule autour de ses œufs pour les protéger et, si nécessaire,  maintenir la bonne température qui doit pour que l’incubation se fasse se situer entre 31°C et 32°C.

    Au bout de 65 à 80 jours, les jeunes pythons cassent leur coquille.  Les jeunes pythons mesurent à la naissance environ 40 cm.

    La mère peut alors les quitter.

    Le python de Seba et l’homme

    Ce python a la réputation d’être assez agressif. Il supporte très mal la captivité et la présence de l’homme.
    Toute morsure est bien sûr très douloureuse et peut rapidement s’infecter.
    Etant donné la puissance de ce python, la prudence est de rigueur.

    Un python de Seba adulte n’a pas de prédateurs. Il n’y a que pendant la période de digestion, moment où il devient très vulnérable, qu’il peut être la proie des lycaons ou des hyènes.

    Des attaques mortelles contre des hommes ont été rapportées mais elles sont rares.

    Python sebae

    Python sebae peut étouffer un homme, mais nous ne sommes pas des proies pour ce serpent. Kenya 1991. © dinosoria.com

    Le python de Seba est chassé pour sa peau souple et résistante. Cette chasse intensive a abouti sur l’extinction de l’espèce dans plusieurs régions.

    Les populations ont beaucoup diminué et sont surtout présentes dans les parcs nationaux et les espaces protégés.
    Dans certains pays, l’espèce est protégée comme en Afrique du Sud.

    Classification: Animalia. Chordata. Reptilia. Squamata. Pythonidae. Python

    V.Battaglia (16.08.2009

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    Alligator. Caïman

    Les huit espèces d'alligators et de caïmans composent la famille des Alligatoridés et présentent un certain nombre de caractéristiques communes.

    C'est aux premiers explorateurs espagnols de l'Amérique que l'on doit le terme d'alligator. Rencontrant de grands reptiles ressemblant à des lézards, ils les appelèrent "el lagarto", qui signifie le lézard. Ce sont également eux qui propagèrent le terme caïman, à partir d'un mot "caraïbe".
    Parmi les alligatoridés, certains caïmans se montrent beaucoup plus agressifs que l’alligator vis-à-vis de l’homme.

     

    L'Alligator: Une évolution parfaite

    Merveilleusement adapté à son environnement, l’alligator est le résultat d’une évolution de plus de 200 millions d’années.
    Les plus anciens reptiles crocodiloïdes sont des Protosuchiens. Les fossiles datent du Trias. Leur morphologie indique que ces reptiles devaient avoir un mode de vie terrestre.

    Protosuchus "premier crocodile" est l'un des tout premiers crocodiliens terrestres. Il mesurait 1 mètre de long

    L’adaptation en milieu aquatique ne viendra que beaucoup plus tard. Les protosuchiens ont déjà le dos recouvert de plaques osseuses.

    Prestosuchus

    Prestosuchus mesurait 5 m. C'était un rauisuchien. Ce grand prédateur vivait sur la terre ferme au Trias (Source Internet)

    Les protosuchiens disparaissent à la fin du Trias pour laisser place au Jurassique inférieur aux Mésosuchiens. Ils sont plus adaptés à la vie aquatique, du moins tous les fossiles ont été retrouvés dans des sédiments marins.
    Leur taille est bien plus imposante avec par exemple Machimosaurus qui mesurait près de 10 m de long.

    Machimosaurus

    Crâne de Machimosaurus. © Cyril L

    Dès le Jurassique supérieur, les Eusuchiens (ou crocodiles modernes) apparaissent. Parmi eux, les crocodiliens se diversifient en trois familles:

    • Les crocodilidés (crétacé inférieur)
    • Les alligatoridés (éocène)
    • Les gavialidés (oligocène)

    Les alligatoridés : Alligators et Caïmans

    Les alligatoridés regroupent les alligators et les caïmans. Cette famille s’est dispersée à travers le globe et continue aujourd’hui à subsister sur plusieurs continents.

    Les alligators et les caïmans possèdent la même disposition dentaire. Les dents du bas sont dissimulées quand les mâchoires sont fermées, la quatrième dent se logeant alors dans une cavité située dans la mâchoire supérieure.

    Alligator américain

    Alligator américain. © dinosoria.com

    Le museau est large et relativement court comparé à celui des crocodilidés et des gavialidés.

    Les 8 espèces sont les suivantes:

    Alligator du Mississippi (Alligator mississippiensis)

    C'est l'espèce la mieux connue. Le mâle mesure en moyenne 3,60 m. Il vit dans le sud-est des Etats-Unis.

    L’alligator de Chine (Alligator sinensis)

    Plus petit que son cousin d’Amérique avec ses 2 m environ, l’alligator de Chine ne vit que sur le cours inférieur du Yang-Tseu-Kiang.

    Alligator de Chine

    Alligator de Chine. By U.S. Fish and Wildlife Service

    Quand la température est trop basse, il se réfugie dans des grottes et de profonds terriers.
    Il se nourrit principalement d’insectes et de gastéropodes. Il ne représente aucun danger pour l’homme.

    Le Caïman Noir (Melanosuchus niger)

    Le caïman noir est très semblable à l’alligator du Mississippi. Il vit en Amazonie. C’est le plus grand crocodilien du Nouveau Monde.
    Sa taille peut atteindre 6 m. Il est potentiellement dangereux pour l’homme. C'est une espèce en danger. Ses effectifs ont considérablement diminué dans le bassin d'Amazonie ainsi qu'en Guyane.

    Le Caïman de Cuvier ou caïman à paupières osseuses (Paleosuchus palpebrosus)

    Baptisé « caïman nain », il vit dans le bassin de l’Amazone et ne dépasse pas 1,50 m de long. Il ne représente aucun danger pour l’homme.

    Caïman de Schneider (Paleosuchus trigonatus)

    Cet alligatoridé a un mode de vie essentiellement terrestre. Il se nourrit d’ailleurs exclusivement de petits mammifères. Il vit dans la forêt tropicale d’Amérique du Sud. Sa taille maximale est de 2 m.

    Caïman Yacaré ou caïman jacare (Caiman yacare)

    Ce caïman vit en groupe sur le bord des fleuves d’Amérique du Sud. Il se nourrit de mammifères, de gastéropodes et de poissons.

    Caïman à lunettes (Caiman crocodilus)

    Ce caïman mesure environ 2 m de long.

    Caiman à lunettes

    Caïman à lunettes. By threefingeredlord

    On le trouve couramment du Mexique à l’Argentine. Il a été introduit dans le sud de la Floride et à Cuba. Il se nourrit de crabes, d'escargots et de poissons.

    Caïman à large museau (Caiman latirostris)

    Il mesure au maximum 3,50 m. Il vit en Amérique du Sud: Nord de l'Argentine, Bolivie, sud-est du Brésil, Paraguay, Uruguay. La femelle pond environ 40 oeufs. Il se nourrit de mollusques, de crustacés, d'insectes et de petits vertébrés.

    V.Battaglia (01.2004)

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    Tommy, la tortue et la ponte miraculeuse

    Au printemps 2007, un couple du Devon a eu une sacrée surprise en trouvant plusieurs œufs de tortue dans leur jardin.
    Les Carlton sont propriétaire d’une tortue qu’ils croyaient être un mâle depuis 50 ans. Baptisé Tommy, cette tortue qui est donc une dame a pondu 6 œufs.
    Cela n’a rien extraordinaire si ce n’est que Tommy n’a pas eu de compagnie depuis 25 ans. S’agitait-il d’une ponte miraculeuse ?

    Tommy, la tortue

    Tommy qui devra d’ailleurs être rebaptisé Thomasina a été acheté il y a 50 ans par le père de Madame Carlton pour l’un de ses petits-enfants.
    La famille a eu jusqu’à 4 tortues en même temps mais cela remonte déjà à 25 ans. Depuis, Tommy connaît la solitude.

    M. Carlton a trouvé les œufs dans le jardin.

    tommy

    Tommy et ses oeufs. © SWNS

    L’âge exact de Tommy n’est pas connu. Il ou plutôt elle était déjà adulte quand elle a été achetée en 1957.
    La famille était persuadée qu’il s’agissait d’un mâle et rien n’est venu les contredire jusqu’à aujourd’hui.

    La coquine a bien caché son jeu et nous a pondu 6 jolis œufs.

    Dimorphisme sexuel chez les tortues

    En fonction des espèces, il est souvent très difficile de déterminer le sexe d’une tortue. Concernant le dimorphisme sexuel, M.Avanzi dans son ouvrage « les tortues terrestres » donne quelques exemples :

    • Le plastron des mâles peut-être plus concave que celui des femelles chez certaines espèces comme chez la Geochelone carbonaria (Tortue charbonnière à pattes rouges)

    tortue charbonnière à pattes rouges

    Tortue charbonnière à pattes rouges. By Barogers

    • Chez les espèces du genre Xerobates (Gopherus), les écailles avant du plastron du mâle sont très allongées et forment une sorte de bélier utilisé contre les adversaires pendant la saison des amours
    • L’écaille supracaudale, placée directement au-dessus de la queue, présente souvent chez le mâle un profil plus recourbé, alors qu’elle est relativement plate chez la femelle. Exemple : Testudo hermanni
    • Chez quasiment toutes les espèces, le mâle adulte a une queue plus grosse et plus longue. Le cloaque est plus loin de la base de la queue
    • Chez de nombreuses espèces, la femelle est plus grande que le mâle

    La reproduction de la tortue

    Pour comprendre le cas de Tommy, il est indispensable de s’arrêter quelques instants sur les principales caractéristiques de la reproduction chez la tortue.

    Toutes les tortues sont ovipares c’est-à-dire qu’elles pondent des œufs. Elles ne sont pas parthénogénétiques c’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas développer des oeufs non fécondés. Cela exclut donc totalement la pondaison miraculeuse sans rapport sexuel.

    accouplement tortues

    Accouplement de deux tortues. By Guano

    La durée de la gestation est variable selon les espèces. Cependant, en général, les œufs sont pondus de 4 à 8 semaines après l’accouplement.

    Ce qui est intéressant de savoir par rapport au cas de Tommy c’est que les tortues déposent leurs œufs dans des trous creusés dans le sol.
    La femelle prend beaucoup de soins afin de creuser un nid dans un lieu approprié. Elle recouvre ensuite soigneusement les œufs de terre.

    Le nid doit être invisible pour les éventuels prédateurs.

    jeune tortue

    Bébé tortue. By Old Shoe Woman

    En captivité, le problème devient plus épineux. Si la femelle ne trouve pas un endroit approprié, elle peut emmagasiner le sperme pendant une période assez longue. M. Avanzi, dans son livre, cite le cas d’une tortue qui a conservé le sperme pendant  6 ans.
    Les œufs restent fertiles même si l’accouplement a eu lieu depuis longtemps.

    Dans le cas de Tommy, il est quand même difficile d’imaginer qu’elle a pu conserver son sperme pendant 25 ans. Je n’ai en tout cas trouvé aucun exemple de ce type.

    À part une espèce asiatique, les tortues ne s’occupent pas de leur progéniture.

    tortue

    By Marcia Cirillo

    Si on exclut l’amphigonie retardée (le fait de conserver le sperme), la meilleure hypothèse serait que Madame Tommy s’est accouplée il y a 25 ans avec l’une des trois autres tortues présentes dans la propriété.
    Elle aurait ensuite soigneusement caché ses œufs.

    Le développement de l’embryon n’est possible, dans la plupart des cas,  que si la température est comprise entre 28 et 32°C.
    En dessous de la température minimum, les œufs ne se développent pas et au-dessus, les fœtus sont mal formés ou les embryons sont morts.

    tommy

    Tommy et ses oeufs. © SWNS

    Ceci est bien sûr une hypothèse. Si vous avez de plus amples informations sur le cas de Tommy, n’hésitez pas à nous en faire part pour enrichir ce dossier.
    A ce jour, nous ne savons pas si les œufs, soigneusement récupérés en juin 2007, ont éclos.

    Mais cela est douteux car sinon, la nouvelle aurait fait la une des journaux.

    V.Battaglia (22.11.2007

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    Lonesome George

    Tortue géante des Galápagos

    Lonesome George est une tortue et surtout le seul représentant qui reste de la sous-espèce de tortue géante des Galápagos (Chelonoidis nigra abingdoni).
    Ce vieux mâle, âgé d’environ 100 ans, est devenu le symbole de la lutte menée pour la préservation de l’écosystème de l’archipel des Galápagos.

     

    George a été découvert en 1971 sur l'île de Pinta. A cette époque, la végétation de l’île avait été dévastée par les chèvres introduites par l’homme.
    La tortue géante a alors été transférée à la Station de Recherche de Charles Darwin. Malgré les recherches menées, aucun autre représentant de cette sous-espèce de tortue géante n’a été depuis découvert.

    Afin de préserver l’espèce, les scientifiques ont essayé une reproduction avec deux femelles d’une sous-espèce différente.
    Malheureusement, les œufs n’ont jamais éclos.

    Une récompense de 10,000 $ est offerte à la personne qui signalera la présence d’une femelle de la même sous-espèce.

    Lonesome George

    Lonesome George est le dernier représentant de la sous-espèce Chelonoidis nigra abingdoni

    En 2007, les scientifiques ont trouvé une tortue dans l’Archipel qui présente des gènes communs avec George.
    En cas de reproduction, les petits deviendraient donc des hybrides entre les deux sous-espèces qui vivent sur l’île Pinta et l’île Isabela.

    En 2008, notre tortue géante s’est spontanément reproduite avec une femelle qui partage son enclos. Mais là encore, ce fut la déception car aucun des œufs n’a donné de descendance à George.

    La même déception a été annoncée par les responsables du Parc National de Galápagos en 2009 après une seconde ponte.

    Finalement, en juillet 2011, George a été présenté à deux femelles de la sous-espèce Geochelone nigra becki.
    Cette sous-espèce est génétiquement très proche de celle de Lonesome George mais, malgré tout, même en cas de reproduction, les descendants seront des hybrides.
    Donc, à moins de découvrir, un autre représentant femelle parmi les 2000 tortues qui vivent sur l’île Isabela, au décès de George, la sous-espèce aura disparu.

    Des études sont actuellement en cours afin d’envisager une reproduction avec d’autres sous-espèces génétiquement proches, principalement la Geochelone nigra hoodensis.
    Elles sont notamment menées par Peter Pritchard, l’un des plus grands spécialistes des tortues géantes des Galápagos.

    Lonesome George est le dernier représentant de la sous-espèce Chelonoidis nigra abingdoni

    Reste bien évidemment la possibilité du clonage mais ce procédé est délicat. Toutes ces tentatives démontrent qu’il est bien plus facile de détruire un écosystème et la faune qu’elle abrite que de réparer ensuite les dégâts.

    Malgré tout, actuellement, la faune et la flore des îles de l’Archipel sont très préservées. La végétation a repris ses droits.
    Des tortues géantes ont été remises en liberté afin de repeupler les différentes îles.

    V. Battaglia (09.03.2012

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    La couleuvre verte et jaune, Hierophis viridiflavus (Lacépède, 1789)

     

    Hierophis viridiflavus

    La couleuvre verte et jaune mesure en moyenne 100 à 120 cm de longueur mais l’on a déjà observé des spécimens de 200 cm. Elle est relativement fine et élégante durant ses premières années mais une fois adulte elle devient légèrement plus massive.

    Sa coloration à l’âge adulte est jaune-verdâtre ou noire avec des taches jaunes et la partie inférieure du corps a une teinte variant du jaune clair au gris. Certains individus adultes sont même entièrement noirs. La coloration des jeunes spécimens est différente puisque leur corps est soit brun, soir gris.

    Sa tête est plutôt petite et fine. Contrairement aux vipères ses pupilles sont rondes.

    Identification par les écailles de ce magnifique serpent de France

    Concernant les écailles de la couleuvre verte et jaune, on remarque que c’est un serpent ayant des écailles dorsales et latérales lisses (bleu), une seule pré-oculaire (marron), une petite écaille logée entre les labiales et l’oeil (vert), deux écailles temporales (orange), une écaille loréale (rouge) contrairement à la couleuvre de Montpellier et enfin deux voir trois post-oculaires (rose).

    Couleuvre verte et jaune

    Zone de présence en France

    La couleuvre verte est jaune à une grande aire de répartition puisqu’on la retrouve en Aquitaine, en Auvergne, en Bourgogne, dans le Centre, en Champagne-Ardenne, en Corse, en Franche-Comté, en Languedoc-Roussillon, en Limousin, en Midi-Pyrénées, en région PACA, en Pays-de-Loire, en Poitou-Charentes et en région Rhône-Alpes. On notera une rare présence en Bretagne.

    Habitat de ce reptile

    La particularité de cette espèce c’est qu’elle peut aussi bien se trouver dans l’eau, dans la végétation dense, dans les murs de pierres ou encore dans les buissons sur lesquels elle grimpe. On l’observe fréquemment dans les ronciers où elle est à l’abri des prédateurs aériens.

    Comportement de la couleuvre verte et jaune

    C’est un serpent diurne (c’est-à-dire qui vit le jour). Grâce à son agilité et sa rapidité elle capture régulièrement d’autres serpents dont elle s’alimente (des vipères voir même d’autres couleuvres vertes et jaunes). Son régime alimentaire est aussi composé de lézards, de batraciens, d’oiseaux et de petits mammifères qu’elle tue par constriction. Les couleuvreaux pour leur part se nourrissent de batraciens, lézards et gros insectes.

    C’est une espèce très craintive qui tente de s’enfuir au moindre danger. Si elle se sent vraiment menacée, elle pourra se gonfler et se mettre à siffler pour essayer de faire fuir l’agresseur voire même mordre à plusieurs reprises.

    Hierophis viridiflavusHierophis viridiflavus

    L’accouplement a lieu vers avril et mai, ce qui correspond à la sortie d’hibernation et est accompagné de combats de mâles. La période des pontes est comprise entre le mois de Juin et le mois d’Août. Durant ces trois mois, la couleuvre pond une douzaine d’oeufs ovales dans un lieu humide et chaud. Deux mois plus tard, les couleuvreaux naissent et mesurent 25 cm de long.

    L’espérance de vie de l’espèce Hierophis viridiflavus est d’environ 20 ans et la maturité sexuelle arrive au bout de la troisième année de vie.

    Protection et législation

    La couleuvre verte et jaune fait partie des espèces protégées sur l’ensemble du territoire métropolitain français. Il est totalement interdit de la capturer, de la blesser, la tuer, la déplacer ou de détruire sa ponte.

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