• Vipère heurtante

    La vipère heurtante (Bitis arietans) est le serpent le plus dangereux et le plus répandu dans les savanes d’Afrique et depuis le Maroc jusqu’au Cap.
    La vipère heurtante, en raison du danger qu’elle représente, est considérée comme la vipère la plus meurtrière du continent africain.

    On peut rencontrer cette vipère partout jusqu’à 2 000 m d’altitude. Elle évite seulement les forêts tropicales pluvieuses.

     

    Portrait de la vipère heurtante

    Cette vipère mesure de 90 cm à 1,50 m. Elle fait partie de la famille des Vipéridés. Elle doit son nom à sa respiration bruyante.
    C’est un serpent au corps lourd, dont le diamètre atteint couramment celui du bras d’un homme.

    Vipère heurtante

    Vipère heurtante. © dinosoria.com

    Sa tête est large, triangulaire, et ses crochets venimeux sont parmi les plus longs de tous les serpents.

    Pour renforcer sa mine peu engageante, la vipère heurtante, en cas de danger, souffle, relève la tête et se gonfle au point de doubler de diamètre.

    Bitis arietans

    Bitis arietans. © dinosoria.com

    La femelle est capable de produire d’énormes portées de 80 jeunes et plus. Les mâles de cette espèce se livrent à des combats rituels ou à des danses collectives.

    Technique de chasse

    Parfaitement dissimulée dans la végétation par ses couleurs, la vipère heurtante surprend ses victimes dans la savane.
    Elle se nourrit principalement de rongeurs. Les proies sont rapidement digérées grâce à son venin, cytotoxique, qui détruit les tissus.

    Principalement active la nuit, elle chasse en s’embusquant.

    Vipère heurtante

    Vipère heurtante. © dinosoria.com

    Elle mord souvent ses proies au museau sans leur laisser la moindre chance. L’effet du venin est quasi-instantané.

    Frappé plusieurs fois de suite par les crochets, un rat mutilé et empoisonné ne pourra pas aller très loin.
    Il est rejoint presque immédiatement par la vipère qu’il fasse jour ou nuit. Elle se guide, en effet, avec sa langue, capable de repérer les traces odorantes.

    La vipère heurtante et l’homme

    Autrefois, les indigènes attachaient par la queue, ici et là, une vipère heurtante à un pieu. Lorsqu’un buffle ou n’importe quel mammifère s’approchait, il était mordu et mourrait. Cette méthode de chasse peu fatigante permettait aux indigènes d’avoir de la viande régulièrement.

    Crochets d'une vipère heurtante

    La vipère heurtante est mortelle pour l'homme. © dinosoria.com

    Chez l’homme, la morsure est également mortelle. La mort peut survenir dans les 24 heures qui suivent la morsure.
    Cependant, elle n’attaque que si elle se sent elle-même menacée.

    Classification : Animalia. Vertebrata. Reptilia. Squamata. Serpentes. Viperidae. Viperinae. Bitis

    V.Battaglia (07.02.2006)

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  • Mamba noir

    Le Mamba Noir (Dendroaspis polylepis) est très répandu dans toute la moitié sud de l’Afrique. Le mamba noir apprécie particulièrement les zones boisées et les zones rocheuses.
    Long de plus de 4 m, ce serpent est le plus long serpent venimeux d’Afrique.

    Portrait de Dendroaspis polylepis

    Un naturaliste affirme avoir chronométré un spécimen à 32 km/h ! Sa vitesse normale est d’environ 12 km/h et la vitesse de pointe officielle est de 23 km/h. Il évolue avec une rapidité incroyable dans les arbres bien qu’il soit plutôt terrestre. Il est d'ailleurs réputé pour être le serpent le plus rapide du monde.

    Mamba noir

    Mamba Noir (Dendroaspis polylepis). © dinosoria.com

    Le mamba noir peut mesurer jusqu'à 4,30 m de long. Malgré son nom, sa livrée est très rarement noire. Généralement, elle est plutôt gris olivâtre ou brun moucheté. L'aspect est satiné. L'intérieur de la bouche est la seule partie noire de l'animal.

    En posture de défense, il gonfle le cou et la partie antérieure du corps, tout en émettant un sifflement.

    Mamba noir. Dendroaspis polylepis

    Gueule grande ouverte d'un mamba noir. © dinosoria.com

    C’est un serpent sédentaire qui aime rester sur un territoire très délimité. Il apprécie la végétation herbacée et les buissons d’Afrique.
    Son gîte préféré est le terrier d’un autre animal.

    Diurne, c'est un serpent qui grimpe aux arbres pour se réchauffer ou chercher des proies.

    Dendroaspis polylepis

    Ce mamba noir a repéré une proie dans un arbre. © dinosoria.com

    Vis-à-vis de l’homme, il attaque très rarement et seulement quand il se sent en danger. La plupart des morsures interviennent lorsqu’un intrus se place entre lui et son refuge. Les effets de son venin provoquent une paralysie respiratoire. La morsure entraîne la mort en quelques minutes ou quelques heures selon l’individu.

    Dendroaspis polylepis

    La morsure du Mamba noir est mortelle pour l'homme. © dinosoria.com

    En Afrique centrale, il existe des sérums polyvalents destinés aux serpents venimeux comme la vipère heurtante, le cobra à cou noir et le mamba noir.

    Techniques de chasse

    Le Mamba noir repère ses proies à la vue. Pour chasser, il dresse sa tête très haut pour surveiller le périmètre.

    Mamba noir à l'affût

    Mamba noir à l'affût. © dinosoria.com

    Une fois sa victime localisée, il fonce droit sur elle. Il lui flanque alors un coup de crochets latéral à plusieurs reprises.
    Il apprécie les oiseaux, les rongeurs, les écureuils ou les lézards. Il ne dédaigne pas à l’occasion des œufs voire ses semblables. On a pu observer un mamba noir de seulement 2,90 m avaler un cobra noir et blanc.

    Il possède une grande capacité de digestion, facilitée par la puissance de son venin. Il peut digérer un gros rongeur en moins d'une heure.

    Extrêmement venimeux, il tue ses proies à l'aide d'un neurotoxique. Chez l'homme, ce neurotoxique peut provoquer la mort par asphyxie.

    Mamba noir qui avale une proie

    Mamba noir qui avale une proie. © dinosoria.com

    Mais, malgré son venin très toxique, le mamba noir a, lui aussi, ses prédateurs. Les phacochères s’attaquent à tous les serpents qu’ils peuvent rencontrer y compris au mamba noir. Le taux de mortalité chez les jeunes est assez important car les prédateurs ne manquent pas.

    Reproduction

    L’accouplement est souvent précédé de combats rituels entre prétendants. Il n’est pas rare de voir 2 ou 3 mâles s’affronter pour une femelle. Ils s’enroulent les uns autour des autres en dressant leurs têtes pour impressionner leurs rivaux.

    L’accouplement peut durer plusieurs heures. Les partenaires enlacent leurs queues pour former une tresse. La femelle pond de 12 à 14 œufs au bout d’une incubation de 120 à 130 jours.
    A la naissance, les petits sont verdâtres et mesurent 40 à 60 cm.

    Dendroaspis polylepis

    Dendroaspis polylepis. © dinosoria.com

    Leur longévité est d'environ 20 ans.

    Classification : Animalia. Vertebrata. Reptilia. Squamata. Serpentes. Elapidae. Dendroaspis

    V.Battaglia (02.2004) M.à.J 08.2009

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  • Boomslang

    Heureusement pour l’homme, le boomslang (Dispholidus typus) n’attaque que si on le touche, car son venin est bien plus violent que celui du cobra. Ce serpent arboricole se camoufle dans les feuilles des forêts du sud de l’Afrique.

    Le boomslang appartient au groupe des serpents opisthoglyphes, chez qui les dents qui injectent le venin sont petites et situées en arrière de la bouche.
    Ils sont en général beaucoup moins dangereux que les protéroglyphes aux grands crochets placés sur le devant, comme le cobra.

    Portrait du Boomslang

    Les opisthoglyphes injectent beaucoup moins de venin et plus lentement. Mais, le boomslang est une exception.
    Ses crochets venimeux sont rapprochés vers l’avant en raison d’un raccourcissement du maxillaire.

    Comparatif crochets

    Son venin est dangereux pour l’homme malgré la faible quantité injectée. Des opisthoglyphes comme le boomslang ont été responsables d’accidents mortels au cours de manipulations.

    Boomslang

    Boomslang. © dinosoria.com

    Il évolue dans les forêts et les savanes boisées d’Afrique tropicale et australe. Sa taille varie d'1,20 m à 1,50 m. Les plus grands spécimens peuvent atteindre 2 m.
    Pour intimider l’ennemi, le boomslang grossit son cou afin de paraître plus volumineux.

    Boomslang

    Le boomslang est un serpent arboricole. © dinosoria.com

    C’est un serpent arboricole qui, grâce à sa robe vert clair, se fond très bien dans son environnement. La femelle peut être d’un brun plus ou moins foncé.

    La couleur varie même au sein d'une région géographique restreinte. Ce qui le caractérise est surtout sa tête très courte et ses très grands yeux.

    Boomslang

    Le boomslang se fond dans son environnement. © dinosoria.com

    Il guette ses proies en restant immobile, enroulé autour d’une branche ou imitant une branche. Il se nourrit essentiellement d’oiseaux mais aussi de rongeurs ou de caméléons.

    Il peut avaler les oeufs, dans les nids, en entier. Son estomac est capable de dissoudre la coquille.

    Boomslang

    Boomslang en train d'avaler un caméléon. © dinosoria.com

    Le boomslang est également agile au sol mais, à terre, on rencontre surtout des femelles qui cherchent un endroit pour pondre leurs œufs.

    Le boomslang a peu d’ennemis à part les rapaces et ses propres congénères car cette espèce est cannibale. Les jeunes boomslangs sont la proie d’autres serpents arboricoles comme le serpent-oiseau (Thelotornis kirtlandi).

    Reproduction

    La saison de la reproduction se déroule en décembre et janvier. Les femelles se laissent guider par les traces olfactives laissées par les mâles.

    L'accouplement peut s'effectuer aussi bien dans les arbres que sur le sol.

    Boomslang

    Le boomslang semble toujours à l'affût. © dinosoria.com

    La femelle pond en moyenne 8 à 14 oeufs et jusqu'à 27 oeufs. Après 4 à 8 semaines, selon la température, les oeufs sont pondus dans un tronc d'arbre ou un monticule de feuilles.

    Les oeufs sont immédiatement abandonnés.

    Les jeunes de 28 à 39 cm, vert émeraude, naissent après une incubation de 2 à 3 mois. Les serpenteaux se nourrissent de petits reptiles tous les 2 à 3 jours. Leur indépendance intervient vers le 10e jour avec leur première mue.

    Ils pourront eux-mêmes se reproduire vers 2 à 3 ans. Leur longévité est de 8 ans environ.

    Classification : Animalia. Vertebrata. Reptilia. Squamata. Colubridae. Dispholidus

    V.Battaglia (07.2005) M.à.J 06.2007

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  • Bienvenue à tous

    Cette nouvelle rubrique traitera des reptiles tel que les serpents, les crocodiles, etc..etc..etc..

    Bon visionnement et merci pour vos nombreuses visites

    Pierre


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  • La coronelle lisse

    Description de la coronelle lisse

    Coronelle lisse

    C’est le plus petit serpent autochtone du territoire français. La coronelle lisse peut atteindre une taille maximum de 70 cm de long mais la plupart des adultes mesurent en moyenne 60 cm. Ses écailles sont lisses d’où son nom de « coronelle lisse« . Le dessus de son corps est de couleur brun (plutôt chez les mâles) à gris (plutôt chez les femelles) présentant des taches foncées. La partie ventrale de son corps est uniforme variant du brun au noir. Les motifs sur son dos varient (plus ou moins de taches noires). La tête est petite et ne se distingue que peu du reste du corps. On note la présence d’une tache sombre triangulaire sur le dessus de la tête ainsi qu’une fine bande foncée partant du bout de la gueule jusqu’au cou en passant par les yeux. Contrairement aux vipères, ses pupilles sont rondes.

    Identification par les écailles de ce serpent de France

    Concernant l’écaillure, on sait que la coronelle lisse dispose de moins de 200 plaques ventrales, d’écailles dorsales et latérales lisses, d’une unique pré-oculaire (orange), de deux post-oculaires (jaune), de 9 grandes plaques céphaliques (violet) et d’une rostrale aussi haute que large (bleu), c’est à dire bien visible du dessus. On remarque que ce sont la troisième et la quatrième supralabiales qui touchent l’oeil contrairement à Coronella girondica (vert foncé).

    Coronelle lisse

    Sous-espèces

    Il existe 3 sous espèces : – Coronella austriaca acutirostris Cette sous espèce a été décrite par Malkmus en 1995. Elle est présente au Portugal ainsi qu’au Nord Ouest de l’Espagne. – Coronella austriaca austriaca Cette sous espèce a été décrite par Laurenti en 1768. Son aire de répartition est beaucoup plus vaste puisque qu’elle s’étend de la péninsule ibérique jusqu’au Nord de l’Europe et en Russie ainsi qu’au Nord de l’Italie. – Coronella austriaca fitzingeri Cette sous espèce a été décrite par Bonaparte en 1840. Son aire de répartition est assez limitée contrairement aux deux autres sous espèces car on ne la retrouve qu’au sud de l’Italie ainsi qu’en Sicile.

    Tête coronelle lissePetit serpent coronelle lisse

    Zone de présence en France

    La coronelle lisse est présente dans toutes les régions de France métropolitaine à l’exception de la Corse qui n’abrite pas cette espèce.

    Habitat de la Coronella austriaca

    Il s’agit d’un reptile qui préfère les milieux ayant une forte densité de végétation afin de pouvoir se cacher à tout moment. Plutôt craintive et discrète, la couleuvre lisseaime avoir a proximité des zones caillouteuses pour se réfugier dans les failles.

    Coronella austriaca

    Comportement en milieu naturel

    C’est un serpent diurne (c’est-à-dire qui vit le jour). Il est en majorité ophiophages (il s’alimente d’autres serpents) mais son régime alimentaire est aussi composé de lézards, batraciens ainsi que de petits mammiffères comme les mulots qu’il tue par constriction. L’accouplement a lieu vers avril et mai, ce qui correspond à la sortie d’hibernation. La période des pontes est comprise entre le mois de Juin et le mois d’Août. Durant les trois mois, la coronelle pond une dizaine d’oeufs ovales. Deux mois plus tard, les juvéniles naissent et mesurent 15cm de long pour un poids moyen de 3 grammes. L’espérance de vie de l’espèce Coronella austriaca est d’environ 18 ans et la maturité sexuelle arrive au bout de la troisième année de vie. En cas de danger, la coronelle tentera en priorité de fuir. Si elle sent qu’il lui est impossible de s’échapper, elle va essayer de mordre si elle en a l’occasion tout en secrétant un liquide anal d’une odeur pestilentielle pour faire partir l’agresseur et pourra aller jusqu’à faire semblant d’être morte (comme la couleuvre à collier).

    Protection de ce reptile

    La coronelle lisse fait partie des espèces protégées sur l’ensemble du territoire métropolitain français. Il est totalement interdit de la capturer, de la blesser, la tuer, la déplacer ou de détruire sa ponte

    Merci de votre visite

     

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