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    Chassez la mauvaise humeur

     

    Bien sûr, ça arrive à tout le monde d’être de mauvais poil. Mais si vos sautes d’humeur sont fréquentes, elles risquent de nuire à votre bonheur et à vos relations avec autrui. Vivement des solutions pour chasser la mauvaise humeur.

    Chassez la mauvaise humeur

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    La mauvaise humeur dont on veut parler ici n’est pas celle qui est induite par un grand bouleversement émotif, tel un deuil ou une rupture, ou un problème de santé mentale. On pense plutôt aux petits moments du quotidien qui, sans que vous en soyez toujours conscient, révèlent votre côté grognon. En voici quelques-uns.

     

     

    Je me réveille souvent de mauvaise humeur

    Les yeux à peine ouverts, vous bougonnez. Vous n’avez aucune envie de sortir du lit et encore moins de prononcer un mot avant d’avoir bu un premier café. Ce scénario se répète chaque matin, ou presque, au grand désespoir de votre partenaire qui, lui ou elle, est plutôt aimable dès le lever. En fait, il existe plusieurs explications à la mauvaise humeur matinale. 

     

     

    Le manque de sommeil en est une. Si vous êtes insomniaque ou couche-tard, il est normal que vous ayez du mal à émerger du sommeil. Il se peut aussi que vous ayez naturellement besoin de dormir plus que la moyenne des gens. En adoptant de meilleures habitudes de sommeil et en respectant votre horloge biologique, vous vous assurerez des réveils plus agréables. 

     

     

    Autre cause possible: le stress du matin. Vous détestez être bousculé au réveil. Par conséquent, la seule idée d’être projeté au milieu des autres dès le saut du lit suffit à vous mettre de mauvaise humeur. La solution: vous lever 30 minutes avant votre tribu. Cette période vous permettra d’être dans votre bulle et de penser à vous avant de vous lancer dans la mêlée. Vous serez ensuite plus en mesure d’accueillir votre entourage et d’entreprendre votre routine. 

     

     

    Vous avez du mal à converser au petit-déjeuner? Dites-le au lieu de grommeler des réponses qui exaspèrent vos proches. Sans compter que leurs commentaires risquent d’exacerber votre mauvaise humeur. Et cherchez des compromis. Par exemple, vous pourriez décider d’un commun accord de limiter les discussions durant l’heure suivant le réveil. 

     

     

    Votre mauvaise humeur matinale peut aussi être liée à la perspective de la journée qui vous attend. La sonnerie du réveil vous ramène brusquement à la réalité. Et plus vite encore si, avant que le sommeil vous gagne, vous pensiez à vos soucis ou aux tâches à accomplir. La bonne idée: essayez de ne pas mettre en branle la machine à penser dès la sortie de la nuit. Réveillez-vous en douceur en songeant plutôt à un moment agréable qui ponctuera la journée, comme un repas avec un ami, l’anniversaire d’un proche ou la fermeture d’un dossier au travail. Un mauvais réveil peut aussi être l’indice que c’est le moment de réviser votre emploi du temps et vos tâches afin d’alléger vos journées. 

     

     

    C’est plutôt l’idée d’aller travailler qui vous met de mauvais poil? Il faudrait peut-être envisager un autre boulot ou, pourquoi pas, la retraite. Impossible? Alors, marchez pour vous rendre au bureau. Cela vous aidera à évacuer votre mauvaise humeur du matin. L’exercice stimule les endorphines, aussi connues sous le nom d’hormones du bonheur. Et essayez d’aborder la journée de façon positive. Identifiez ce qui vous déplaît et tentez d’y remédier. Réorganisez votre travail. Par exemple, divisez votre tâche en blocs afin de diminuer votre niveau de stress. 

     

    Vous avez la mèche courte. Un rien vous énerve. Il suffit pour cela d’une circulation routière au ralenti, d’une longue attente à la caisse du supermarché ou encore de la maladresse d’un proche. En raison de vos fréquentes sautes d’humeur, les autres ne savent pas trop comment vous aborder. 

     

     

    Il se pourrait bien que cette caractéristique soit directement liée à votre tempérament. En effet, certaines personnes sont naturellement plus irascibles et plus impatientes que d’autres. Si ce trait affecte également un de vos parents, c’est qu’il y a eu transmission intergénérationnelle. Et cette tendance est probablement ce qui cause votre humeur en dents de scie. Toutefois, cela ne signifie pas que vous ne pouvez rien y faire. Par exemple, lorsque vous sentez votre humeur changer, prenez un temps d’arrêt pour respirer profondément et vous calmer. Tentez de comprendre ce qui se passe. Qu’est-ce qui provoque ce soudain revirement de votre humeur? 

     

     

    Une aide supplémentaire: notez dans un calepin les événements qui font passer votre humeur d’un extrême à l’autre. Le soir venu, revoyez-les au ralenti et décortiquez-les pour tenter de comprendre vos réactions et vos émotions afin de mieux les gérer. 

     

     

    Et faites un grand ménage dans la maison! Des études ont en effet démontré que vivre dans un espace rangé et propre influe de façon positive sur l’état d’esprit et diminue la mauvaise humeur. La musique également. 

     

     

    Vous attendez dans une longue file d’attente? Plutôt que de laisser votre humeur se gâter, occupez-vous à quelque chose d’agréable, comme planifier en pensée un projet excitant ou poursuivre la lecture de ce bouquin que vous traînez toujours avec vous. 

     

     

    Les fluctuations d’humeur s’expliquent aussi parfois par des facteurs physiologiques, comme la fatigue, le manque de sommeil, les problèmes thyroïdiens, la ménopause et l’andropause. Une visite chez le médecin permettra de déterminer s’ils en sont la cause. Ces variations peuvent également être associées à une faible tolérance à la frustration et aux irritants. C’est le cas? Il y a sans doute lieu de vous interroger. Vivez-vous des moments difficiles? Avez-vous tendance à voir l’aspect négatif des choses plutôt que le côté positif? Êtes-vous heureux? Quand les instants de bonheur sont peu nombreux par rapport aux épisodes de frustration, le risque de vivre des sautes d’humeur augmente. Un professionnel pourrait vous aider à y voir clair. 

     

     

    C’est peut-être aussi le signe que vous en avez simplement plein les bras. Se sentir submergé par les tâches est une source importante de frustration. Une réorganisation de votre charge de travail – où il y a place pour des petits plaisirs quotidiens – pourrait vous soulager et vous redonner le sourire. 

     

    Vous arrivez au travail le coeur léger. Mais qu’un collègue vous fasse une réflexion sur votre air fatigué ou votre travail gâche illico votre belle humeur. Votre journée est fichue. Rien ne réussira à vous redonner le sourire. 

     

     

    Au fond, c’est donner beaucoup de pouvoir aux remarques des autres. Même si celles-ci les touchent, la plupart des gens finissent par passer à autre chose. Plusieurs s’en serviront même pour s’améliorer, si les commentaires s’avèrent pertinents. Une réaction excessive aux paroles désagréables est souvent l’indice d’une faible estime de soi. Si elles vous affectent autant, c’est peut-être qu’elles touchent un point sensible. Il y a lieu d’en chercher la cause. 

     

     

    Par ailleurs, lorsque cela se produit, utilisez l’humour pour rire de la situation et désamorcer les tensions. Simple, mais toujours efficace. 

      

    Et assurez-vous de dormir suffisamment. On est souvent susceptible lorsqu’on est fatigué. 

     

    Enfin, nuancez vos émotions. Admettez que votre réaction est disproportionnée par rapport à l’événement. Ne vous laissez pas envahir par une remarque futile et sans conséquence. En revanche, si le commentaire est franchement blessant, dites-le sans tarder à celui qui vous l’adresse. Établissez clairement vos limites pour prévenir les récidives. En agissant ainsi, vous libérerez votre esprit et pourrez ensuite passer à autre chose. 

     

    Au bureau, vous êtes actif, efficace et apprécié. Vous aimez discuter avec vos collègues. Bref, vous ne voyez pas les heures filer. Mais dès que vous quittez le boulot, vous devenez maussade. Le retour à la maison vous rend grognon.

     

    À moins d’être workaholic, ce changement d’humeur est assurément lié à la perspective de ce qui vous attend chez vous. Si vous y vivez des conflits ou si vous devez y abattre plusieurs tâches, votre réaction n’est guère surprenante. Dans ce cas, réglez au plus vite les conflits et réduisez au minimum votre routine du soir ou, encore, partagez les tâches avec votre partenaire. Au besoin, offrez-vous de l’aide ménagère. 

      

    Vous donnez toute votre énergie au boulot. Mais dès que vous relâchez la tension, vous ressentez immédiatement un grand épuisement, d’où votre humeur changeante? C’est le temps de revoir la gestion de vos tâches, au travail et à la maison, mais aussi votre alimentation. Un régime alimentaire équilibré et une bonne répartition des aliments énergisants vous aideront à conserver votre vitalité tout au long de la journée. 

     

     

    Il se peut aussi que votre mauvaise humeur provienne du fait que vous vivez seul et ressentez une grande solitude. Votre vie est pleine au travail, mais vide à la maison. La solution: vous créer un réseau social. Fréquentez un gym, inscrivez-vous à un cours ou à une activité de loisir, participez à un club de marche, etc. La vie à l’extérieur du bureau vous paraîtra beaucoup plus belle. 

     

    Merci à Brigitte Hénault et à Stéphanie Léonard, psychologues, pour leur collaboration.

     

    Santé-Psycho 2:  Chassez la mauvaise humeur

     

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    Père Noël : faut-il faire croire aux enfants qu'il existe ?

     

    Nathalie Mayer, Futura-Sciences

    Lorsqu’on évoque le mythe du Père Noël, les avis – tant ceux des spécialistes de l’enfance que ceux des parents – divergent. Alors, devons-nous faire croire aux enfants que le Père Noël existe ? Petit pêle-mêle des différents points de vue…

     

    Non, le Père Noël n'existe pas ! Faire croire le contraire à nos enfants, pas de doute, c'est un mensonge. Un mensonge honteux pour certains, notamment pour les parents qui gardent un souvenir douloureux de la révélation. Ceux-ci, parfois, refusent de perpétuer le mythe.

    Toutefois, pour la plupart des gens, le Père Noël fait figure de bien joli mensonge. Un mensonge teinté de magie et de mystère. D'ailleurs, de l'avis de pédopsychiatres, le Père Noël fait partie de ces rites qui aident les enfants à grandir. Au sortir de l'enfance, arrêter de croire au Père Noël ne serait alors ni plus ni moins que faire l'expérience de la réalité.

     

    Le Père Noël, ce gros mensonge

    Pourtant, selon une étude menée par des psychologues de l'université d’Exeter(Royaume-Uni), mentir à nos enfants au sujet du Père Noël pourrait sérieusement entamer la confiance que nos petites têtes blondes nous accordent naturellement. Encore plus si ce mensonge est motivé par notre désir de revivre notre propre enfance plutôt que par celui de plonger nos petits dans un univers merveilleux, transformant ce mignon petit mensonge en « exercice moralement ambigu ».

    L'étude pose également la question de l'insécurité qui peut naître dans les jeunes esprits à l'idée de ce personnage tout puissant amené à décerner chaque année les bons et les mauvais points. Les psychologues concluent qu'il n'est pas conseillé d'utiliser le Père Noël comme un « outil de contrôle » sur nos enfants.



    C’est au sortir de l’enfance, généralement avant 10 ans, que nos petites têtes blondes découvrent le pot aux roses concernant le Père Noël. © Luis Medina, Flickr, CC by 2,0

    Croire au Père Noël : jusqu’à quel âge ?

    Généralement, c'est entre 6 et 10 ans que les enfants cessent de croire au Père Noël, l'âge auquel ils quittent doucement leur imaginaire d'enfant pour entrer dans un monde plus réel. Cependant, certains peuvent avoir envie de prolonger la magie un peu plus longtemps. Il peut alors être opportun de se demander pourquoi, car continuer de croire au Père Noël au-delà de cet âge peut être révélateur d'un enfant qui cherche à nier la réalité. Peut-être est-il alors souhaitable de l'amener à réfléchir à la question... avant que ses camarades de classe ne s'en chargent à votre place et de manière sans doute plus brutale.

    Ceci étant posé, et si l'on se penche de plus près sur les lettres envoyées chaque année au vieux monsieur à la barbe blanche, il semblerait bien que les adultes qui continuent de « croire » en lui ne sont pas si rares que ça...

     

    Comment dire que le Père Noël n’existe pas ?

    Voici enfin un point sur lequel tout le monde semble à peu près s'accorder : lorsqu'un enfant commence à douter de l'existence du Père Noël, le mieux est de l'accompagner dans son cheminement vers la vérité. Certains spécialistes de l'enfance conseillent de souligner que la générosité et l'amour qu'il incarne, eux, sont bien réels. De quoi permettre aux enfants de mieux accepter la disparition, tout de même soudaine, du bienveillant vieillard.

    Force est de constater que, finalement, la plupart des enfants acceptent bien la découverte de la non-existence du Père Noël. D'autant qu'une fois la vérité connue, l'enfant pourra se sentir comme mis dans la confidence. Il sera alors « un grand » !

     

    Santé-Psycho 2:  Père Noël : faut-il faire croire aux enfants qu'il existe ?

     

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    A-t-on le droit de manger de la malbouffe en

    public quand on est grosse?

     

     

    «Elle aurait dû commander une salade, elle!» Pourquoi, mais pourquoi discrimine-t-on les grosses qui mangent de la malbouffe en public, se demande Joanie Pietracupa.


    Joanie Pietracupa du magazine Châtelaine

     

     

    Faites-vous de l’embonpoint? Vous sentez-vous mal de manger de la malbouffe en public? Moi oui. C’est plutôt récent d’ailleurs. Ça date d’environ deux ans, quand j’ai acheté une grosse poutine au casse-croûte du coin et qu’une fille qui faisait la file derrière moi m’a regardé d’un air un peu dégoûté avant de chuchoter à son amie : «Elle aurait dû commander une salade, elle!» Ah, ce bon vieux fat shaming…

     

    Santé-Psycho 2:  A-t-on le droit de manger de la malbouffe en public quand on est grosse?

    Photo: iStock


    Depuis, j’ai vu et entendu toutes sortes d’affaires. Des gens qui roulent les yeux en me voyant engouffrer une palette de chocolat dans l’autobus, des amis ou des proches qui me demandent, l’air étonné, si j’ai vraiment encore faim tandis que je me sers une deuxième part de gâteau, un serveur qui me lance tout bonnement : «Tu sais, c’est déjà une très grosse portion que tu as commandé, je ne pense pas que tu aies besoin de l’extra bacon!» Merci, mais… non merci, comme on dit. Je pense que je suis assez grande et mature pour évaluer ma faim et la quantité de bouffe que je suis capable d’ingérer. Et, surtout, je suis à même de bien régir mon alimentation et de m’assurer de manger beaucoup de fruits et de légumes chaque jour, tout en me permettant de bouffer une poutine, une palette de chocolat, du gâteau ou du bacon à l’occasion, comme tout le monde.


    J’ai envie de crier à toutes ces personnes qui m’ont regardée de travers ou critiquée au fil des années que j’ai une alimentation saine, équilibrée et diversifiée. Que je fais du sport. Tous. Les. Jours. Que je suis en parfaite santé d’après mon médecin de famille : pas d’hypertension artérielle, pas de diabète, pas de maladie du cœur. Sauf que ça me fâche trop de devoir justifier pourquoi moi aussi j’ai le droit de manger de la malbouffe de temps à autre.

     

    En faisant des recherches sur le sujet pour voir si j’étais la seule à me sentir comme ça, je suis tombée sur ce billet de blogue publié sur le site de Ton Petit Look. J’y ai appris, entre autres, que «plusieurs personnes bénéficient en fait du thin privilege : le privilège de pouvoir manger tout ce que l’on veut sans craindre le regard des autres, ou encore celui de ne pas se faire subtilement suggérer de prendre des plus petites portions.» (Elisabeth Gagnon) Ça m’a fait penser à toutes mes amies minces et élancées qui engouffrent des quantités astronomiques de malbouffe chaque semaine sans prendre de poids et, surtout, sans se faire juger. Ça m’a aussi fait réaliser que c’est vrai qu’on trouve ça tellement drôle, cool ou adorable, une fille filiforme qui est ultra-gourmande. Il suffit de penser aux Gilmore Girls (qui s’empiffrent de junk food tous les soirs), à Jennifer Lawrence (qui fait l’éloge des frites sur les tapis rouges du monde entier) ou à Maripier Morin (qui a avoué à plus d’une reprise manger du beurre à la cuillère) pour prendre conscience que le thin privilege règne en ce moment.


    Je ne dis pas qu’il faut condamner les filles minces accros aux Big Mac et célébrer les grosses qui raffolent de la poutine. En réalité, la malbouffe est malsaine pour tout le monde, sans exception. Mai,s bon, que celle qui n’a jamais eu envie de manger ses émotions lance la première pointe de pizza! Le message que j’essaie de passer est plutôt le suivant : et si on se mêlait de ses oignons et qu’on arrêtait de juger ou de critiquer ce que les autres engouffrent?

     

     

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    Les émotions qu’on ne veut pas à Noël

     
    Auteur:  Nadine Descheneaux
         
         
         
         
     
     
    Jeune femme triste à Noël

     

    Certaines émotions s’invitent sans le demander dans nos vies à l’approche de Noël. Quoi faire avec elles? Suggestions pour savoir comment les « utiliser » positivement ou les tenir à distance un peu. 

     

     

    Tristesse et déprime 

    Noël doit être joyeux et resplendissant, mais il arrive qu’on n’ait pas le cœur à la fête et que ce dernier a davantage envie de pleurer. C’est possible. Il vaut mieux ne pas nier nos émotions. La période des fêtes peut être difficile si on vit un deuil… d’une personne ou d’un Noël idéal. Il n’est pas simple de faire la paix avec les célébrations « d’avant » parfois trop idéalisées ou parfois chargées de lourds souvenirs qui nous compriment encore le cœur. Aussi, on peut sentir un énorme décalage entre notre Noël triste et la joie démesurée que nous vendent les publicités, les médias et les films, ce qui accentue notre malaise émotionnel interne.

     

    Solution

    Un exercice d’« évacuation » peut vous faire du bien. Il s’agit d’écrire tout ce qui assombrit cette période de l’année. Qu’est-ce qui nous rend triste? Quel souvenir est resté de travers dans votre gorge depuis des années? On jette sur papier tout ce qui nous mine pour arriver à mettre le doigt sur ce qui fait le plus mal (ce n’est pas toujours le truc évident!). Ensuite, on pourra trouver une solution pour apaiser notre peine et peut-être aussi trouver quelqu’un de confiance à qui en parler.

     

    Solitude, ennui et nostalgie

    Quand on se retrouve seul pour fêter, on dirait qu’on vit en marge de la société entière. Noël évoque une idée de rassemblements et de retrouvailles et nous voilà, à réveillonner en solo. 

     

    Solution

    Au lieu de rester dans un état nostalgique, on évalue ce qui nous ferait du bien pour nous sortir de cette torpeur. Et si on en profitait pour réinventer Noël et en faire un moment bien à soi.

     

    Stress et tensions

    Les partys, la préparation de la bouffe, les achats, les cadeaux, le ménage, alouette! Noël est parfois devenu une vraie course folle! On voudrait créer un Noël inoubliable, mais on a des yeux d’adultes. La réalité nous rattrape! Notre portefeuille aussi. On ne veut pas devoir choisir entre acheter du homard et payer sa facture d’électricité à temps! C’est l’heure des compromis ou des casse-têtes. Et on doit l’avouer, on se met soi-même une épaisse couche de pression : on veut que tout soit parfait. Attention, c’est là qu’on s’épuise et qu’apparaissent des maux de dos (et de tête!).

     

    Solution

    Il est temps d’épurer Noël. On essaie de trouver ce qui est « de trop ». On fait un conseil de famille pour établir ce qui nous tient vraiment à cœur et on essaie de réduire tout le reste. Peut-être qu’elle est bien bonne notre bûche de Noël, mais si elle nous prend une demi-journée à cuisiner, peut-être qu’on pourrait faire autrement cette année. On modère nos attentes, on évalue davantage chacun de nos choix et on délègue. Plus question de tout faire seule!

     

    Jalousie et colère

    On le sait, le temps des fêtes devrait être un moment de réjouissances, mais nous, on sent poindre un élan de colère ou même de jalousie. En effet, les réunions de famille ne sont pas toujours harmonieuses. Elles peuvent raviver des rivalités et des chicanes. Revoir un cousin qui énumère tous ses voyages peut nous rendre jaloux sans vraiment l’avouer. On se compare beaucoup et on veut épater les autres en cuisinant des mets plus spectaculaires. Et voilà une surenchère qui nous éloigne énormément du réel sens de la fête.

     

    Solution

    Un moment de réflexion est de mise : pourquoi s’oblige-t-on à voir ces gens qui nous font perdre le contrôle? De quoi avons-nous peur? De ne pas être à la hauteur? Pourquoi se sent-on jugée?

     

    Tâchez de passer un très joyeux temps des fêtes, avec toutes les émotions qu'il peut faire surgir en vous.

       

    Santé-Psycho 2:   Les émotions qu’on ne veut pas à Noël

     

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    Par ici l’optimisme!

     


    On s’entend, novembre n’est pas la page la plus hot du calendrier. Les vacances sont loin derrière et devant s’étire un long tunnel de froid, de sloche, de métro-boulot-lunch… Bref, le moment est idéal pour causer d’optimisme!


    Louise Gendron du magazine Châtelaine

     

    Le vol est retardé de plusieurs heures. Une merveilleuse occasion de voir se dérouler sous nos yeux une expérience de psychologie. Dans le coin droit, voici Annabelle. Elle s’empresse d’avertir son chéri – qui doit venir la cueillir à l’arrivée – puis de télécharger un film sur son portable, histoire de vivre ce contretemps de la façon la plus agréable possible. Dans le coin gauche, Emma énumère les désagréments que le retard lui causera et rumine un possible recours collectif.


    C’est le célèbre verre, bien sûr: à moitié plein pour l’une, à moitié vide pour l’autre.


    Mais pourquoi cette différence de réaction? Est-ce génétique, comme les taches de rousseur ou l’oreille absolue? Ou est-ce une question de volonté, de quand-on-veut-on-peut? Autrement dit, les ronchonneux le font-ils exprès? Ou vivent-ils, impuissants, sous leur petit nuage noir personnel?


    La science a longtemps privilégié l’hypothèse du tout génétique. «On sait aujourd’hui que la réalité est plus complexe. La loterie génétique existe, mais elle ne compte que pour 50% dans l’attitude qu’on développe face à la vie», dit Lucie Mandeville, professeure au Département de psychologie de l’Université de Sherbrooke et auteure de Le bonheur extraordinaire des gens ordinaires (Les Éditions de l’Homme, 2010).

     

     

    Santé-Psycho 2:  Par ici l’optimisme!

    Photo: Shaun Robinson/Stocksy

     

    Chaque individu affiche sur le thermomètre de l’optimisme une température de base fixée par son bagage génétique. Comme on vient au monde avec le don des langues ou les cheveux frisés, on naît plus ou moins pinson ou grincheux. On n’y peut rien. Comme on ne peut rien non plus à certaines circonstances de la vie – enfant gravement malade ou héritage fabuleux – qui jalonnent notre existence et comptent, elles, pour 10%.


    Mais les 40% qui restent tiennent essentiellement à notre façon de réagir à ces événements, de les percevoir et de les i­nterpréter. Et nous avons une énorme influence sur ces 40%. Assez pour faire grimper de plusieurs degrés le thermomètre de l’optimisme et améliorer notre sentiment de satisfaction dans la vie. Ça, c’est la bonne nouvelle.


    La meilleure nouvelle, c’est que les bienfaits de l’optimisme dépassent la bonne humeur. «En fait, dit Lucie Mandeville, des études ont démontré que les optimistes attrapent moins de rhumes ou de fièvres dans une année, développent 50% moins de maladies cardiaques et connaissent une longévité de 7,5 ans de plus que les bougons.»


    Ce n’est pas tout. Non seulement ces veinards vivent plus longtemps, mais ils réussissent mieux dans leurs entreprises, réalisent leurs projets et gagnent plus d’argent. Bref, leur optimisme remplit ses promesses.


    Pensée magique? Non. Les rêves qu’ils caressent, l’avenir joyeux qu’ils entrevoient les incitent à travailler plus fort. C’est pourquoi ils ont davantage de chances de parvenir à leurs fins. Bref, l’optimisme est une prédiction qui s’autoréalise. Comme disait Henry Ford, fondateur de l’entreprise automobile qui porte son nom: «Vous croyez pouvoir y arriver? Vous croyez ne pas pouvoir y arriver? Dans les deux cas, vous avez raison.»


    Les lunettes roses du cerveau


    Un couple québécois sur deux finit un jour par devoir décider qui gardera le chat ou la télé 60 pouces. Tout le monde sait ça. Même les nouveaux mariés. Pourtant, interrogés sur le parvis de l’église ou de l’hôtel de ville, ils sont unanimes: eux vont passer toute leur vie les yeux dans les yeux, la main dans la main. Même chose pour les fumeurs. Ils connaissent les statistiques et savent ­parfaitement que la cigarette tue… les autres. C’est l’autre meilleure nouvelle. Nous sommes, ont découvert les neuroscientifiques, littéralement programmés pour l’optimisme. Autrement dit, les lunettes roses font partie de l’équipement de base du cerveau humain.


    De façon répétée, les gens croient sincèrement qu’ils sont plus aimables et plus intelligents que la moyenne, que leurs enfants réussiront bien à l’école et que, même si l’économie de leur pays chancelle, eux, perso, vont pouvoir se trouver un emploi.


    «Ça s’appelle le parti pris de l’optimisme, écrit la neuroscientifique britannique Tali Sharot dans Tous programmés pour l’optimisme (Marabout). Le cerveau assimile plus efficacement une information positive qu’une négative. C’est vrai dans tous les pays et dans toutes les sociétés.» Même si, ici, en novembre, c’est un peu moins évident…


    L’humain est le seul animal capable d’anticiper l’avenir. Mais sa boule de cristal est daltonienne. Embêtant, ça. Car mal évaluer les circonstances et les risques est un bon moyen de prendre de mauvaises décisions financières, de négliger sa santé ou de se lancer dans le vide sans prendre la peine de vérifier son parachute.


    Pourquoi ce défaut serait-il inscrit ainsi dans nos gènes? Parce que ça nous donne un avantage. Le parti pris de l’optimisme est resté dans notre patrimoine génétique parce qu’il joue un rôle essentiel. C’est que la capacité d’imaginer un avenir prometteur nous incite à travailler pour le réaliser. Elle nous donne l’élan nécessaire pour retourner à l’école et décrocher un diplôme, économiser pour acheter un appartement ou nous lancer dans l’aventure de la parentalité. Sans elle, dit Tali Sharot, nous serions peut-être encore en train de crever de faim dans des cavernes sans chauffage.


    La mauvaise nouvelle? Il n’y en a pas. Sauf que, peut-être…


    C’est de l’ouvrage!


    Le talent de la joie de vivre, comme la bosse des maths ou la souplesse musculaire, n’est pas distribué de façon équitable. Mais on peut tous s’améliorer. Tout le monde ne deviendra pas Angèle Dubeau, mais tout le monde peut apprendre le violon, y trouver du plaisir et enrichir ainsi sa vie.


    En principe, la recette est simple: il suffit de changer l’incessant monologue négatif de notre petit hamster intérieur, qui colore notre façon de réagir aux événements. Et notre moral du même coup.


    Des techniques et méthodes ont été mises au point pour ce reconditionnement cognitif. Mais entraîner son cerveau, c’est du boulot. «La dépression, le négativisme et les pensées noires sont liés à certaines hormones, dit Lucie Mandeville. Il ne suffit pas de répéter que la vie est belle et qu’on est une personne formidable pour les éliminer. Il faut les remplacer par des substances qui, au contraire, apportent du bien-être.» C’est le cas de la dopamine, responsable de la sensation de bien-être ressentie dans les circonstances agréables – faire l’amour, assister à un bon concert ou voir des amis –, et de la sérotonine, qui a un effet euphorisant. La meilleure façon de stimuler la production de ces hormones, c’est de bouger, ce qui entraîne un sentiment de bien-être qui perdure bien après qu’on soit sortie de la douche.


    «Et ce n’est pas tout, dit Lucie Mandeville. Ces molécules influencent réellement notre façon de percevoir la réalité. Elles nous permettent de voir la vie de façon plus positive.» Bref, l’activité physique est une véritable petite usine d’optimisme. Et la meilleure façon de maximiser le pouvoir qu’on a sur nos 40%…

     

     

    Santé-Psycho 2:  Par ici l’optimisme!

     

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