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    Le syndrome prémenstruel (SPM) est-il un mythe?

     

     

    Dans son ouvrage intitulé The Hormone Myth, Robyn Stein DeLuca explique comment nous avons intériorisé des croyances négatives à propos de notre corps et de nos comportements.


    Diana Duong de la revue Châtelaine

     

    Psycho 2:  Le syndrome prémenstruel (SPM) est-il un mythe?


    Robyn Stein DeLuca, auteure de l’ouvrage The Hormone Myth. Photo: Alyssa Peek


    À en croire les innombrables vidéos sur YouTube dans lesquelles les filles parlent avec humour de leurs règles, ou les déclinaisons infinies du stéréotype de la femme hystérique en proie à ses hormones, les femmes qui ont leurs règles seraient tout simplement incapables de fonctionner mentalement – et encore moins d’être laissées aux commandes d’un poste important. En outre, les hormones nous rendraient apparemment déprimées et agressives après l’accouchement, malheureuses et instables en période de ménopause.

    Toutefois, les études menées depuis les années 1990 fournissent une bien mince preuve de l’effet majeur que les hormones peuvent avoir sur l’état émotif des femmes pendant leurs règles. La psychologue et professeure new-yorkaise Robyn Stein DeLuca travaille depuis plus de 10 ans sur la dépression post-partum et la santé des femmes. Dans son plus récent ouvrage, The Hormone Myth, elle met en cause la façon dont notre culture attribue aux hormones le poids des frustrations personnelles légitimes des femmes et le fait qu’on nie la véritable dépression en l’interprétant comme de simples changements d’humeur. (L’auteure a d’ailleurs donné une conférence TED sur le SPM.)

    Nous avons discuté avec Robyn Stein DeLuca de ce qu’elle considère comme une idée reçue qui, depuis longtemps, cause du tort aux femmes, et lui avons demandé comment elle voit l’anxiété, la déprime ou l’irritabilité qui affectent de nombreuses femmes à l’approche de leurs règles.


    Pourquoi avoir écrit ce livre?

    Je veux encourager les gens à avoir un esprit critique quand ils lisent ce qu’on écrit à propos du SPM. Je veux qu’ils sachent que la recherche médicale ne démontre pas l’existence de troubles mentaux généralisés chez les femmes dont les taux d’hormones fluctuent, et je souhaite que les femmes soient généreuses avec elles-mêmes et entre elles lorsqu’elles expriment des émotions négatives.

    Pour de nombreuses femmes qui ressentent des symptômes liés à leurs règles, le SPM semble bien réel. Qu’y aurait-il de mauvais à accuser ses hormones pour la façon dont on se sent ?

    Cela m’attriste que les femmes aient l’impression que leur corps les trahit, ou qu’elles ne peuvent se faire confiance. Cela les empêche de comprendre ce qu’elles vivent réellement, en plus de fournir aux autres un moyen facile d’expliquer toute forme de colère ou de désaccord que les femmes peuvent manifester à leur égard. Par exemple, certaines femmes ont la larme à l’œil ou sont d’humeur taciturne après avoir donné naissance. La plupart du temps, ça passe tout seul, mais si cet épisode dépressif dure plus de deux semaines, qu’elles ressentent du désespoir, de la tristesse, de l’épuisement, que rien ne leur fait plaisir, il s’agit d’une dépression post-partum. Les hormones ne sont pas seules responsables.

     

    Psycho 2:  Le syndrome prémenstruel (SPM) est-il un mythe?

     


    Comment expliquez-vous alors que certaines femmes font une dépression post-partum?

    Je crois qu’il est beaucoup plus pertinent de se demander si elles étaient déprimées avant la naissance de leur bébé. De regarder quelle est leur situation à leur retour à la maison. Ont-elles une bonne relation avec leur conjoint? Reçoivent-elles du soutien de la part de leur famille et de leurs amis? Ces aspects ont une importance beaucoup plus grande.


    Pourquoi ne remettons-nous pas en question l’idée que «les femmes sont très émotives à cause de leurs hormones»?

    Parce que cette explication est partout, et que les femmes ont fini par l’assimiler. Dès la 5e année du primaire, les filles se font offrir de petits paquets des fabricants de tampons et de serviettes hygiéniques qui leur disent: «Il se peut que vous soyez sujettes à des sautes d’humeur pendant vos règles». Elles se font dire dès leur jeune âge que les changements d’humeur sont une chose normale à laquelle elles doivent s’attendre. La représentation de la femme irrationnelle, démente, incontrôlable à cause de ses hormones est reprise au cinéma, à la télé, sur Internet.

    Il existe également toute une industrie qui offre de prétendus traitements du SPM. Les uns et les autres diront qu’il faut faire de l’exercice, suivre une diète particulière ou payer pour recevoir de l’aide. Pendant très longtemps, la profession médicale a abordé le processus reproducteur de la femme du point de vue de la maladie. Comme si la ménopause n’était pas une diminution normale des hormones, mais une déficience qui devait être traitée.

    Quand Hillary Clinton faisait campagne pour se faire élire à la présidence des États-Unis, l’auteure d’une chronique du magazine Time a écrit que c’était vraiment génial que la candidate soit en postménopause: elle pourrait être présidente sans qu’on ait à craindre toutes sortes de sautes d’humeur. Quelle chose odieuse à dire! D’abord, Hillary Clinton a fonctionné à plein régime tout au long de sa vie. Mais laisser entendre qu’on ne peut pas compter sur une femme pour occuper un poste de pouvoir tant qu’elle n’est pas en postménopause? C’est ridicule!


    Quand je me sens soudainement triste ou en colère avant mes règles, ce n’est pas à cause de mes hormones?

    Les hormones du système reproducteur peuvent causer des symptômes physiques ou émotifs, mais pas des troubles mentaux. Il n’existe pas de SPM généralisé; il n’y a pas des tonnes de femmes qui se retrouvent déprimées à cause de leurs hormones.

     

    Psycho 2:  Le syndrome prémenstruel (SPM) est-il un mythe?


    Qu’entendez-vous par là? Prétendez-vous que le SPM n’existe pas?

    Le SPM est associé à tellement de symptômes possibles que son nom ne veut plus rien dire. En l’absence d’une définition normalisée du phénomène, différentes études ont conclu à des estimations selon lesquelles il toucherait entre 5 % et 97 % des femmes. On pouvait aussi bien dire qu’une très petite minorité ou que la grande majorité des femmes souffraient du SPM. La recherche n’avait rien de scientifique, alors les psychologues sont parvenus à s’entendre sur 11 symptômes qui indiqueraient qu’une personne puisse être sujette au trouble dysphorique prémenstruel [qui figure maintenant au Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux]. On a établi des critères très précis quant aux personnes susceptibles de recevoir le diagnostic. Elles doivent en souffrir depuis au moins deux ou trois cycles consécutifs, et le trouble doit compromettre leur fonctionnement dans leur couple ou leur travail. Le psychologue doit également s’assurer que les symptômes ne sont pas liés à un autre trouble existant. Une fois tous les critères restrictifs appliqués, les chiffres sont bien moindres, soit de l’ordre de 3 % à 8 %. On peut donc dire que le trouble existe pour une petite minorité de femmes.


    Donc, de quoi peut-on tenir les hormones pour responsables?

    Les hormones exercent indéniablement une certaine influence sur le plan psychologique; les personnes en processus de transformation transgenre en reçoivent et signalent souvent se sentir différentes lorsqu’elles reçoivent les hormones du sexe qui n’était pas le leur à la naissance. Le syndrome des ovaires polykystiques est de toute évidence aggravé par les fluctuations des hormones, qui causent beaucoup de douleur aux femmes atteintes, et appelle nécessairement un traitement.


    Que pensez-vous des mesures d’accommodement donnant droit à un «congé menstruel»?

    Certaines femmes ont des crampes tellement douloureuses qu’elles ont besoin d’une journée de congé, mais elles ne sont pas nombreuses. La question mène à la controverse. On veut reconnaître la réalité de certaines femmes, mais quel est le coût d’une telle mesure appliquée à l’ensemble des femmes? Je crois que de laisser circuler la croyance que les femmes sont tellement affectées par leur cycle menstruel qu’il y a des jours où elles ne devraient pas participer à des réunions ou prendre de décisions importantes leur cause un important préjudice. Les femmes sont capables en tout temps; le jour du mois ou le stade de leur vie importe peu au regard de leur aptitude réelle à fonctionner.

     

    Conférence TED de Robyn Stein DeLuca sur le SPM (avec sous-titres français)

     

     

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    10 DÉFIS DE GENTILLESSE

     

    Et si vous changiez, pendant 10 jours, votre manière de fonctionner ?
    Et si, comme par magie, votre vie s’améliorait ?
    Voici un article présentant dix défis simples à accomplir au quotidien, qui auront le pouvoir fabuleux de vous transformer profondément. Objectif : changer, évoluer, offrir aux autres et surtout, recueillir un max d’ondes positives !!!
    Serez-vous prêt(e)s à relever le défi ?

     

    IMAGE : Journée de la gentillesse

     

    DÉFI 1 : Transformez-vous en rayon de soleil
    Pour commencer en douceur cette semaine de gentillesse, vous pouvez vous donner comme challenge, durant une journée, de dire bonjour à toutes les personnes que vous rencontrerez : le facteur, la voisine ronchon, le boulanger, les collègues, le chauffeur de bus… Un bonjour franc et mélodieux. Un bonjour qui réveille, qui fait du bien, accompagné d’un grand sourire sincère. Un petit mot simple qui aura le pouvoir d’apporter un peu de fraîcheur et de joie de vivre aux personnes qui ont l’air tristes, froissées, stressés… Sachez qu’un sourire peut redonner de la bonne humeur, apaiser, aider relativiser et à prendre la vie du bon côté. Et si on ne vous répond pas ? Ce n’est pas bien grave. Vous aurez eu le rôle de surprendre, d’interroger et de faire réfléchir les plus grincheux. Une super mission pour propager une vague de sourires autour de vous et transformer, d’un coup de baguette magique, l’état d’esprit de ceux qui ont mal commencé la journée. Alors, pour voir ce que cela fait : dites bonjour haut et fort et observez les réactions !

     

    DÉFI 2 : Les autres d’abord !
    Aujourd’hui, votre défi est de vous faire passer APRES les autres : faire don de votre temps, activer votre patience, soulager les personnes qui vous entourent en faisant preuve d’abnégation et de générosité. Maître ZEN, c’est vous ! Vous pourriez offrir la priorité en voiture, laisser passer un piéton qui attend dans le froid, laisser passer quelqu’un qu’il a l’air pressé à la caisse du supermarché, vous lever pour donner votre place dans le bus ou le métro, tenir la porte à un voisin… et tout cela, avec le sourire ! Vous verrez, l’effet positif est immédiat : vous vous sentirez invincible, et chaque remerciement deviendra la plus belle des récompenses. Et surtout, vous pourrez être très fier de vous :o)

     

    DÉFI 3 : Arrêter le temps pour dire…
    Il y a sûrement des personnes autour de vous qui vous sont indispensables. Des personnes qui vous écoutent, qui vous conseillent, qui vous font rire, qui vous soutiennent, ou tout simplement qui vous aiment. Ceux sans qui vous ne seriez tout simplement pas heureux. Ces anges gardiens, les avez-vous remercié dernièrement ? Leur avez vous dit à quel point ils comptaient pour vous ? Voilà pourquoi votre défi du jour est d’envoyer un message de remerciements à 3 personnes exceptionnelles pour vous. Pas seulement un petit merci par texto, mais plutôt un vrai petit texte exprimant votre votre gratitude. Rappelez à la personne comment elle vous rend heureux, rappelez lui un moment qui vous a particulièrement touché. Osez ouvrir votre coeur et remplissez d’amour celui des personnes qui le méritent. Ces personnes sont celles qui sont le plus importantes dans votre vie : sans eux, vous ne seriez pas vous. Alors, dites leur à quel point ils sont extraordinaires !

     

    DÉFI 4 : Le Super Héros, c’est vous !
    Batman, Superman, Zorro, Spiderman… Aujourd’hui, la famille des super héros va s’agrandir grâce à vous ! Et si vous essayez de prendre une journée entière pour offrir de l’aide autour de vous, sans RIEN attendre en retour. Pas de cadeau, ni de mots gratifiants, juste peut être un merci ou un sourire (et encore). Pour cela, vous pourriez proposer à un proche de le soulager sur une tâche pénible pour lui, comme acheter du pain à une personne âgée, utiliser vos talents de mécano, de bricoleuse, de cuisinier, de psychologue pour les offrir aux personnes qui en ont besoin, comme aider une maman à porter ses courses, rendre service à un voisin, même s’il est souvent grincheux. Vous pourriez aussi vous porter volontaire pour aider lors d’une fête ou d’une compétition par exemple. Sachez que vous avez le pouvoir d’égayer le quotidien de quelqu’un ! Magique ! Même si on vous refuse gentiment votre aide, proposer permet aux autres de se sentir soutenus et considérés, ce qui est déjà un beau cadeau.

     

    DÉFI 5 : Positive attitude
    Monsieur Bonne Humeur, Madame Joie de Vivre, aujourd’hui, c’est VOUS ! Vous allez répandre un max de compliments sincères autour de vous. Les compliments, c’est du bonheur en barre. Mais pour en faire des vrais, qui font vraiment plaisir, il vous faudra observer les personnes que vous côtoyez durant la journée. Regardez leur façon de s’habiller, de chantonner, écoutez-les parler. Sont elles de bonne humeur, souriantes ? Peut être ont elles fait quelque chose dernièrement qui vous a soulagé, touché ou fait rigoler ? Elles ont peut être aussi bien travaillé, fait des sacrifices. Reconnaissons-les, encourageons-les ! Voilà de nombreuses façons de dire des choses positives aux gens. Et si rien n’a l’air positif, ou si un conflit s’annonce, faites simplement preuve de gentillesse en dédramatisant, en conseillant, en rassurant… veillant toujours à placer un petit compliment rappelant à la personne concernée ses qualités : cela l’aidera à se relever. Et bien sûr… les critiques sont formellement IN-TER-DITES !

     

    DÉFI 6 : Faites un don
    « Savoir donner, donner sans attendre, donner sans reprendre… » Aujourd’hui, nous allons donner du sens à ce célèbre refrain. Parce qu’on peut donner de mille et une façon ! Don de sang, donner un bon sandwich à une personne dans la rue, donner les habits et objets qui s’entassent et dont on ne se sert plus, donner quelques euros à une association qui vient en aide aux autres et qui se bouge… Pensez aussi à donner un peu de pourboire à une personne qui sourit et qui transmet du bonheur autour d’elle en faisant son travail (un serveuse souriante qui vous donne la pêche, ça se récompense!). Au bureau, vous pouvez laisser la monnaie dans la machine à café pour la personne suivante ou apporter au bureau quelque chose de bon à manger, à partager. Avec vos amis, vous pouvez envoyer une invitation à dîner, donner 100% de votre temps d’écoute à une copine déprimée. Bref, faites don de vous !

     

    DÉFI 7 : Agir maintenant pour les générations futures
    Depuis des millions d’années, les hommes vivent sur la même planète. Sauf que, depuis quelques temps, les dernières générations sont en train de la détruire, impunément, égoïstement. Alors, au lieu de vivre à l’instant présent, sans se soucier de l’impact de nos mauvaises habitudes sur la vie de nos descendants, nous pourrions réfléchir à ce que nos agissements pourraient provoquer dans le futur. Aujourd’hui, le défi est d’essayer d’agir pour la planète et d’amorcer un changement dans notre quotidien. On peut commencer par ramasser 5 saletés sur le trottoir afin de les mettre à la poubelle. Puis, si vous faites du footing, équipez vous d’un sac plastique et remplissez-le en faisant votre tour habituel. Vous pouvez essayer de limiter les produits sur-emballés, de fermez la lumière lorsque que vous quittez une pièce, de fermer le robinet lorsque vous vous lavez les dents… Rappelez-vous que, dans notre pays, nous allons faire nos besoins dans des toilettes remplie d’eau alors que certains n’ont pas accès à l’eau potable (cette réflexion me recadre toujours, personnellement). Voilà des petites choses simples pour vivre en empathie avec les autres !

     

    DÉFI 8 : Renouez le contact
    Si parfois, vous ressentez un pincement au coeur en pensant à une personne que le temps a éloigné ou qu’une banale dispute à mis à l’écart : un vieux collègue, une amie, un cousin, un contact Facebook à qui vous n’avez jamais parlé… C’est peut être le moment prendre les choses en main pour rouvrir la porte et reconnecter vos vies ! Oser, surprendre le destin, continuer une belle histoire, prendre des nouvelles, faire renaître quelques bons moments, activer des souvenirs… Vous avez plein de belles surprises au programme. La vie passe si vite, faites le premier pas et vivez pleinement chaque instant ! Si pas de réponse ? Pas d’amertume… le fossé s’est raccourci et qui sait, la personne fera peut-être un jour, elle aussi, preuve d’ouverture d’esprit ? Et puis dans l’histoire, l’adulte, la personne mûre qui fait preuve de sagesse, c’est vous ! Bravo !

     

    DÉFI 9 : Chouchoutez quelqu’un
    Faire très plaisir à quelqu’un, lui offrir votre temps, votre amour, votre gentillesse, votre bienveillance, ou ce qu’il aime par dessus tout : ça c’est fort. La personne qui aura la chance de recevoir ces belles choses s’en souviendra très longtemps et cette attention toute particulière lui fera beaucoup de bien… Alors, dorlotez les gens qui le méritent dans votre entourage ! Voici quelques exemples : cuisiner son plat préféré à votre femme, faire une grosse séance câlin à votre animal, laver la voiture de votre conjoint, faire son gâteau préféré à votre enfant, faire un massage des pieds à votre papa… Il y a mille et une façons de faire du bien aux autres, simplement.

    DÉFI 10 : Prévoyez une surprise !
    Faire une surprise, c’est mettre de l’extra dans l’ordinaire !!! Un beau « cadeau » concocté avec attention se transforme en vraie magie pour la personne qui en bénéficie… mais c’est aussi un vrai plaisir à préparer pour celui ou celle qui en aura l’idée. Allez, c’est à vous de jouer ! Pensez très fort à la personne que vous souhaitez gâter. Pensez à son sourire, aux petits choses qui illuminent son visage et… agissez ! Voilà le summum du bonheur :o)

     

    Santé-Psycho 2:  10 DÉFIS DE GENTILLESSE

     

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    Pervers narcissique : 10 signes qui

    doivent vous alerter

     

    Pervers narcissique : 10 signes qui doivent vous alerter

     

    du site:  http://www.passeportsante.net

     

     

    On en parle de plus en plus en c'est tant mieux. Pourtant on a souvent tendance à qualifier de pervers narcissique le patron envahissant, l'ami un peu tyran, le père autoritaire. Alors voilà dix points pour repérer un vrai manipulateur sans se tromper.

     

    1. Le pervers narcissique est un séducteur hors-pair

    Il sait vous séduire, vous dire ce qui vous plaît et ce que vous voulez entendre. Dans une relation amoureuse, il est l'homme idéal, le prince charmant attentionné et vous comble... jusqu'à ce que le masque tombe et qu'il se révèle odieux. 

     

    2. Le double visage

    Le pervers narcissique choisit une cible, il la séduit puis lui rend la vie infernale. Mais de l'extérieur rien ne paraît car il reste adorable avec les autres. Les gens ont du mal à croire le témoignage de la victime qui est souvent considérée comme folle, dépressive voire paranoïaque.

     

    3. L'utilisation de la violence 

    Elle fait partie des techniques d'intimidation et d'humiliation du pervers narcissique envers sa victime. Les critiques sont permanentes en public (toujours en finesse) ou en privé. De la violence verbale à la violence psychologique permanente, le manipulateur franchit parfois la barrière de la violence physique lorsqu'il sent que sa victime est sur le point de faire éclater la vérité.

     

    4. Isoler et diviser pour mieux régner

    Pour être parfaitement sûr que la victime ait continuellement besoin de lui, le pervers narcissique coupe peu à peu tous les liens qui unissent la victime à ses proches. Sa propre famille est parfois même retournée contre elle. L'isolement est total.

     

    5. L'attrait immense pour l'argent

    On considère souvent les pervers narcissiques comme des maniaques de l'argent. À juste titre, car au delà de la possession et de l'humiliation de la victime il s'octroie largement les revenus de sa victime afin de la contrôler davantage.

     

    6. Gare aux phases de « lunes de miel »

    C'est le terme employé pour montrer que le pervers narcissique revêt régulièrement son masque de séducteur pour faire retomber la victime dans ses filets. Non, il ne change pas. Non, il ne demande pas réellement pardon. C'est encore un outil de manipulation pour obtenir quelque chose ou endormir la méfiance de la victime.

     

    7. Le pervers narcissique est dénué d'empathie

    Le trait de caractère ou plutôt cette perversion de la personnalité est typique. Il ne ressent ni chaud ni froid en voyant sa victime souffrir et se détruire car il ne l'aime pas. Au contraire, il éprouve même une certaine jouissance à la voir dans la détresse.

     

    8. Le mensonge au quotidien

    C'est pathologique chez les pervers narcissiques. Ils mentent en permanence pour se faire valoir, être flattés, admirés et aimés par leur entourage. Car c'est cela qu'ils cherchent avant tout. Ils s'attribuent parfois même les qualités et succès de leur victime tant la soif de reconnaissance est grande. 

     

    9. Les déviances sexuelles 

    Elles ajoutent une nouvelle ombre au tableau de ces personnalités. En couple, le pervers a des demandes sexuelles de plus en plus exigeantes (parfois violentes) et opte souvent pour le sadomasochisme. Comme il en a souvent subi étant jeune et qu'il est dénué d'empathie, il est capable d'avoir des relations incestueuses avec ses enfants ou pédophiles avec d'autres. 

     

    10. Intelligent, il est souvent paranoïaque

    Et il se méfie de sa victime. Ainsi, si elle veut fuir, il lui faudra beaucoup de prévoyance, de discrétion et ne faire confiance à personne pour l'aider car le pervers narcissique aura sans doute disposé des « espions » parmi ses amis et son entourage. Et sera prêt à tout pour la punir de ce départ...

     

    Maylis Guillier

     

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    Elles préfèrent les plus vieux…

    ou les plus jeunes

     
    Auteur

    Véronique Larivière, sexologue

         
         

     

    Il y a des femmes qui préfèrent les blonds, d'autres les grands. Pour certaines, c'est l'âge qui compte. Bien qu'autrefois, la différence d'âge importait peu, on dirait qu'aujourd'hui, la différence d'âge dans le couple est jugée plus rapidement. Plusieurs adhèrent à la « psycho-pop » voulant qu'une femme qui est avec un homme plus vieux recherche son père et celle qui préfère les jeunes refuse de vieillir. Personnellement, je n'en suis pas si sûre. Voici pourquoi.

     

    Elles préfèrent les plus vieux

    Qui d'entre nous n'a jamais rêvé du professeur d'éducation physique ou même du père d'un ami? Les hommes plus vieux ont ce petit je-ne-sais-quoi qui plaît particulièrement aux femmes, et celles qui choisissent de les fréquenter ont des arguments non négligeables.

    La culture

    Les femmes attirées par les hommes plus âgés mentionnent qu'il est beaucoup plus agréable de discuter avec ceux-ci qu'avec des jeunes de leur âge. Ils en connaissent plus sur la vie, ils stimulent leur intelligence et ils sont capables de bons arguments lors des discussions. Les hommes plus âgés semblent s'intéresser à plus de choses, et c'est ce qui charme les femmes.

    Une carrière établie

    Professionnellement, les hommes plus âgés sont souvent plus stables, et certaines femmes apprécient cette indépendance financière. La carrière définit souvent le statut social et beaucoup de femmes sont attirées par les hommes qui ont du pouvoir.

    L'expérience sexuelle

    Évidemment, l'expérience vient souvent avec l'âge, et la sexualité en fait partie. Certaines femmes soulignent que les hommes plus âgés ont tendance à être plus à l'écoute lors des relations sexuelles. Le sexe serait donc plus enrichissant et plus épanouissant qu'avec un homme plus jeune.

    Moins de jugements

    Les femmes qui préfèrent fréquenter des hommes plus âgés mentionnent qu'elles se sentent beaucoup moins jugées qu'avec de jeunes adultes. Ils semblent mieux accepter leurs petits défauts, qu'ils soient physiques ou émotionnels, et elles sont plus à l'aise de demeurer elles-mêmes.

    Bref, le fait de croire qu'une femme recherche son père dans ce genre de relation est une idée préconçue. Certaines mentionnent tout de même qu'ayant vécu la froideur de leur père, le regard amoureux d'un homme plus âgé les sécurise. Mais il ne faut surtout pas généraliser, car ces femmes peuvent aussi bien vivre cette assurance avec un homme du même âge ou même plus jeune.

     

    Elles préfèrent les plus jeunes

    On les appelle les cougars et la relation avec un homme plus jeune semble leur donner un second souffle. Voici pourquoi elles préfèrent être avec ce genre de mec.

    La fougue

    Ces femmes qui préfèrent les hommes plus jeunes adorent leur énergie et leur folie. Elles ont souvent vécu les contraintes familiales, et maintenant que leurs enfants sont plus indépendants, elles ont besoin de retrouver la frénésie que la vie peut leur offrir. Les jeunes hommes semblent mettre un baume sur leur routine devenue monotone.

    Se sentir jeune

    Pour certaines de ces femmes, il y a quelque chose de valorisant dans le fait de plaire à de jeunes hommes. Elles se sentent plus désirables et elles aiment mettre tout en œuvre pour prendre soin d'elles en faisant du sport et en modernisant leur garde-robe. Elles apprécient cette vie active qui les rend vivantes.

    Une sexualité débordante

    Vers la quarantaine, la femme est à l'apogée de sa vie sexuelle. Certaines se lassent de la sexualité monotone avec un homme qui n'a plus la fougue d'autrefois, et se tourne vers l'énergie de celui qui est à l'apogée de la sienne. Elles aiment la spontanéité et la vigueur des jeunes hommes, et veulent du plaisir, tout simplement.

    Les femmes qui préfèrent un homme plus jeune n'ont pas nécessairement peur de vieillir. Bien souvent, elles se sont éprises de cet homme sans penser à leur différence d'âge. Il est possible que l'âge influence la maturité, l'expérience de vie, l'énergie et la folie, mais ces hommes de qui elles tombent amoureuses ont une personnalité qui les attire, tout simplement. Qu'ils aient 20 ou 60 ans.

    Véronique Larivière, sexologue

     

    Santé-Psycho 2:  Elles préfèrent les plus vieux… ou les plus jeunes

     

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    Émotions 1 | Antidépresseurs 0


    Cessons de réprimer nos sautes d’humeur avec des petites pilules. Voilà le message de la psychiatre et psychopharmacologue américaine Julie Holland dans son dernier ouvrage, Assumons nos humeurs!


    Par Chantal Éthier du magazine Châtelaine

     

    Santé-Psycho 2:  Émotions 1 | Antidépresseurs 0

     

    La Dre Julie Holland | Photo: Jessica Hills


    Les antidépresseurs figurent parmi les médicaments les plus consommés par les femmes. Pourquoi ? En Amérique du Nord, une femme sur quatre en prend, contre un homme sur sept. Or, 80 % des ordonnances d’antidépresseurs sont rédigées non par des psychiatres, mais par des médecins généralistes. Et, le plus souvent, sans qu’un diagnostic de dépression soit posé !


    Au bout d’un certain temps, on ne peut pratiquement plus s’en passer. La dépression peut même devenir résistante au traitement. Des études démontrent que de nombreux patients finissent par éprouver un état dépressif chronique que l’on appelle « dysphorie tardive ». À moins de souffrir d’une grave dépression ou d’être vulnérable aux rechutes, il ne faut pas prendre ces médicaments sur une longue période.

     

    Dans votre livre, on apprend que des médecins prescrivent à des femmes déprimées ou anxieuses des pilules destinées aux schizophrènes. Comment est-ce possible ? Les laboratoires dépen­sent des milliards de dollars pour transformer des sentiments normaux, comme la peur ou la tristesse, en états pathologiques. Aujourd’hui, le médicament le plus vendu en Amérique est Abilify, un neuroleptique conçu à l’origine pour traiter la schizophrénie. Or, à peine 1 % de la population est atteinte de cette maladie ! Prescrire des antipsychotiques à des patients déprimés est insensé : ces médicaments peuvent provoquer le diabète de type 2 et des troubles de la motricité irréversibles.

     

    Serions-nous plus sensibles que les hommes ? L’émotivité des femmes est normale. Sous l’influence des hormones, notre cerveau s’est développé de manière à avoir de l’intuition et à éprouver de l’empathie pour nos enfants, notre conjoint, notre entourage. Or, les antidépresseurs nous empêchent de ressentir pleinement ces émotions, d’atteindre l’orgasme, de tomber amoureuse, de pleurer…


    Alors pourquoi refusons-nous les émotions ressenties ? Dans une lettre ouverte au New York Times, je raconte l’histoire d’une de mes patientes qui m’avait appelée de son bureau, en pleurs. Elle me demandait d’augmenter la dose de ses médicaments parce qu’elle ne voulait pas être vue en train de sangloter au travail. Quand je lui ai demandé la cause de ses larmes, elle m’a répondu que son patron l’avait humiliée devant les autres employés ! Elle n’avait pas besoin d’ingurgiter plus de pilules, mais de faire face à son boss…


    D’un autre côté, les émotions des femmes effraient parfois les hommes… Pour certains, cela leur rappelle que, enfants, ils étaient à la merci des humeurs de leur mère. Si une femme pleure ou se met en colère, ils s’empressent de lui dire : « Tu deviens hystérique et on ne peut pas te parler. » Alors, les femmes font beaucoup d’efforts pour se contrôler, afin de maintenir le contact. Et les médecins – souvent des hommes – se hâtent d’étouffer tout débordement émotif en sortant leur carnet d’ordonnances.


    Depuis des siècles, on conseille fortement aux hommes de réprimer leur sensibilité. Maintenant, on envoie le même message aux femmes, surtout sur le marché du travail. Et cela est nocif non seulement pour ces dernières, mais pour toute l’humanité : nous avons besoin de plus d’énergie féminine dans le monde pour contrebalancer l’omniprésence des armes, la destruction, l’appât du gain…

     

    Santé-Psycho 2:  Émotions 1 | Antidépresseurs 0

      Studio shot

     

    Comment l’anxiété et la tristesse peuvent-elles être utiles, comme vous l’avancez ? On ne doit pas mettre son alarme interne à mute ! Les pilules du bonheur neutralisent nos émotions, ce qui nous incite à pousser nos problèmes sous le tapis. Or, être triste ou anxieuse peut nous mener à réexaminer notre vie et à effectuer les changements qui s’imposent. Nous signaler, par exemple, qu’il est temps de quitter un emploi qui nous ennuie ou un mari qui nous rend malheureuse…


    On peut s’aider des antidépresseurs le temps de bénéficier d’une psychothérapie ou d’apporter des changements dans sa vie. Mais une fois qu’on a trouvé des solutions, le sevrage doit commencer, peu à peu, sous la supervision d’un médecin. On ne parle pas ici de ceux qui devront continuer à prendre des psychotropes toute leur vie parce qu’ils souffrent d’un trouble bipolaire ou de dépression récurrente.


    Comment se sentir mieux sans médicaments ? On peut fermer son téléphone, aller dehors profiter du soleil, se rapprocher de la nature. Multiplier les contacts visuels avec les autres. Nous sommes des primates sociaux, et les échanges de phéromones, d’odeurs ou de vibrations – ­appelons ça comme on voudra – ne peuvent s’établir par courriels ou textos!


    Les femmes sont fatiguées. Vous dites qu’elles ont vraiment besoin de repos. Le sommeil est l’une des activités les plus vitales de l’organisme. Sa qualité influence la longévité, encore plus que le régime alimentaire ou l’exercice. Des nuits trop courtes provoquent une inflammation dans l’organisme, diminuent la résistance au stress et augmentent les risques de cancer et de maladie cardiaque ! Sans compter que dormir peu fait grossir. Je recommande à mes patientes des nuits d’au moins huit heures.


    Selon vous, beaucoup de femmes « se droguent à la bouffe » pour échapper à leur vie stressée. Elles font alors de mauvais choix alimentaires. Que devraient-elles manger pour se sentir mieux ? La plupart des maux, même ceux d’ordre mental – y compris la dépression et l’anxiété –, ont des causes inflammatoires. Du moins en partie. Je suggère à mes patientes d’éviter tout ce qui est blanc : farine, sucre, laitages, de même que les aliments transformés, qui entraînent de l’inflammation dans l’organisme. Je les encourage à consommer plus de fruits et de légumes colorés. [NDLR : Une salade chaque jour, écrit-elle dans son livre. « Il est important de consommer des légumes crus. Les gens qui en mangent sept portions par jour risquent moins de tomber malades, ou de mourir du cancer ou d’un infarctus », précise-t-elle.] Un régime riche en végétaux stimule les neurotransmetteurs cérébraux du bien-être.


    Vous nous conseillez d’ailleurs de ne pas perdre contact avec notre corps… Chaque fois que l’on se prend pour un pur esprit, on s’expose à des ennuis de santé. Nous devons écouter nos malaises, pas les réprimer. Et consommer des médicaments est loin d’être la solution…

     

    Santé-Psycho 2:  Émotions 1 | Antidépresseurs 0

    Assumons nos humeurs !, par la Dre Julie Holland, Éditions Robert Laffont, 411 pages.

     

    Santé-Psycho 2:  Émotions 1 | Antidépresseurs 0

     

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