•  

    Une des grandes explosions de la vie

    marine non liée aux météorites

     

     

    Une équipe de chercheurs a établi que le... (ARCHIVES AP)

     

    Une équipe de chercheurs a établi que le bombardement de corps rocheux venu du ciel avait commencé il y 468 millions d'années «seulement».

     
    Agence France-Presse
    Paris
     

    Une remarquable explosion de la biodiversité marine il y a 471 millions d'années n'a pas été déclenchée par le bombardement de la Terre par des météorites, rapporte une étude publiée mardi qui remet en cause une thèse couramment avancée.

    Le milieu de la période de l'Ordovicien a été marquée par l'explosion spectaculaire de la diversité des organismes marins. L'événement est appelé «Grande biodiversification ordovicienne» (GOBE).

    Plusieurs hypothèses ont été émises pour expliquer ce phénomène, notamment celle d'un bombardement intense de la Terre par des météorites à la même période.

    Mais une équipe de chercheurs de Suède et du Danemark a établi que le bombardement de corps rocheux venu du ciel avait commencé il y 468 millions d'années «seulement». Soit au moins deux millions d'années plus tard que le début de la Grande biodiversification ordovicienne.

     

    Les scientifiques sont parvenus à ce constat en datant avec des techniques modernes des grains d'un minéral, le zircon, provenant de la couche de sédiments contenant des météorites. Leur étude est publiée dans Nature Communications.

    «Nos travaux balaient le «mythe moderne» selon lequel la Grande biodiversification ordovicienne a démarré à cause de ce bombardement de météorites. Ils nous ramènent sur Terre au sens propre comme au figuré!», a déclaré à l'AFP Anders Lindskog, chercheur au département de géologie de l'université de Lund (Suède).

    La biodiversification ordovicienne est survenue environ 70 millions d'années après la grande explosion de vie sur Terre pendant la période du Cambrien, il y a environ 540 millions d'années.

    Reste à savoir ce qui a pu provoquer cet essor remarquable de la vie marine il y a 471 millions d'années.

    «Il est raisonnable de penser que le très haut niveau de la mer qui a prévalu pendant l'Ordovicien a grandement contribué au développement de la biodiversité», dit Anders Lindskog.

    Un changement climatique global pourrait aussi expliquer l'explosion de la diversité marine à cette période. Au début de l'Ordovicien, la température des eaux était trop élevée (environ 45 degrés Celsius) pour permettre le développement d'organismes vivants complexes.

    Mais il y a eu ensuite un refroidissement progressif de la température des océans qui est devenue comparable à celle des eaux équatoriales actuelles, selon une étude de chercheurs français (CNRS, ENS Lyon) et australiens, parue en 2008 dans la revue Science.

     

    Sciences 2:  Une des grandes explosions de la vie marine non liée aux météorites

     

     

    Pin It

    1 commentaire
  •  

    Une des dernières tribus amazoniennes isolées a été photographiée

     

    Xavier Demeersman, Futura-Sciences

     

    Une des dernières communautés humaines isolées sur Terre, celle des Moxihatetema, a été photographiée du ciel lors de survols aériens menés par les autorités brésiliennes. Ces survols visaient initialement à repérer les camps de garimpeiros, ces chercheurs d'or illégaux qui menacent sans scrupule cette tribu en tentant de la chasser du territoire.

     

    Dans une forêt amazonienne qui s'étiole à un rythme inquiétant, d'une part sous la pression d'agriculteurs soucieux d'agrandir leurs territoires par la déforestation et, d'autre part, sous la menace du dérèglement climatique, il existe encore des tribus indiennes quasiment vierges de tout contact avec notre civilisation.

     

    De nouvelles photos aériennes des Moxihatetema, l'un des trois groupes du peuple Yanomami, prises en septembre 2016 viennent d'être publiées. Elles ont été réalisées dans le cadre de missions de surveillance des camps de garimpeiros. Ces chercheurs d'or illégaux (leur nombre est estimé à 5.000) occupent de larges portions de territoires à travers la réserve Yanomami (celle-ci s'étend sur 9,6 millions d'hectares au nord du Brésil) mais également au sud du Venezuela et représentent une grande menace pour les indigènes, à cause des maladies qu'ils peuvent leur transmettre et aussi en empoisonnant, sans aucun scrupule, les eaux des rivières au mercure. À cela, s'ajoute les risques élevés d'en venir aux armes et ceux de nouveaux massacres comme le massacre d'Haximu, en 1993, où 16 Yanomami furent tués et leur village brûlé.

     
    Gros plan sur le village Moxihatetema qui n’avait pas été vu depuis plus d’un an. © Guilherme Gnipper Trevisan, Hutukara, Survival

    Un peuple toujours en danger

    La bonne nouvelle, a indiqué au Guardian Fiona Watson, de l'association Survival International, est que la tribu (environ 100 individus) qui n'avait pas été vue depuis plus d'un an semble s'être agrandie, comme le suggèrent les deux constructions qui se sont ajoutées dans la maloca, la structure circulaire.

     

    La mauvaise nouvelle vient des coupes budgétaires drastiques récemment opérées par le gouvernement brésilien. Celui-ci a en effet décidé de réduire la somme allouée à la Fondation nationale indienne, la Funai (Fundação Nacional do Índio) de 37,7 % cette année. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2017, à l'heure où le budget est voté, faisant craindre que les dirigeants brésiliens se désintéressent du sort des indigènes. Nul doute que cet abandon favorisera le retour des garimpeirosau cœur de la forêt.

     

    « Je ne pense pas que le président [Michel Temer, NDLR] réalise les dangers auxquels nous sommes confrontés, a déclaré Davi Kopenawa Yanomami, de l'association Hutukara. Les Moxihatetema sont en danger. Et pas seulement eux. Il y a aussi tous les Yanomami de la région. Il y a de plus en plus de garimpeiros chaque année, s'inquiète-t-il. Ils ne respectent pas notre territoire. Le gouvernement doit faire plus pour les empêcher d'envahir notre terre ».

    ----------

     

    Une autre tribu amazonienne « non contactée » et filmée

     

    Article initial de Jean-Luc Goudet paru le 8 février 2011

     

    À l'est du Brésil, une tribu inconnue a été repérée par avion dans la forêt amazonienne. Venue du Pérou, elle s'est éloignée vers l'est devant l'avance des bûcherons péruviens. Leurs images sont diffusées pour que leur existence ne puisse plus être niée.

     

    On les qualifie de « non contactées ». Dans la forêt amazonienne, il existe encore, en effet, des tribus d’Indiens qui n'ont jamais eu de contact avec notre civilisation, en particulier à l'ouest du Brésil, près de la frontière péruvienne. On sait que ces peuples ont fait l'objet de massacres de la part de fermiers qui agrandissent leurs cultures au détriment de la forêt et de ses habitants. En témoigne l'histoire des Akuntsu, dont il ne reste plus que quelques représentants.

     

    Cette semaine, la BBC 1 a diffusé des images filmées depuis un petit avion par une équipe de la Funai (Fundação Nacional do Índio), l'organisme brésilien chargé des affaires indiennes. L'organisation Survival montre sur son site un extrait du film, que nous présentons ici, ainsi que plusieurs photographies.

     


    Les images filmées par José Carlos Meirelles (Funai) et montrant cette tribu isolée, près la rivière Envira, non loin de la frontière péruvienne. Les commentaires sont en anglais. Des sous-titres français sont présents sur la version diffusée sur le site de Survival France. © BBC, Funai, Survival

     

    Pression sur le Pérou

    Prises de loin, les images montrent des hommes et des femmes couverts de peinture rouge (les peintures corporelles constituent un art et un moyen de communication pour les Amérindiens, mais sont aussi un moyen d'éloigner les insectes). On remarque des racines de manioc, des papayes et des feuilles de bananiers.

     

    Ils semblent en bonne santé et l'objectif est désormais... de les laisser vivre en paix. Aujourd'hui, les contacts ne sont en effet plus recherchés car ils se terminent en général très mal pour les tribus, parfois simplement à cause de virus qui leur sont transmis. D'ailleurs, les découvertes de nouvelles tribus ne sont pas toujours rendues publiques.

     
    Un Indien, enduit de roucou, une peinture corporelle rouge, photographié au milieu d'une bananeraie. © Gleison Miranda/Funai/Survival (site Survival France)

    Alors pourquoi médiatiser celle-ci ? Pour prouver que cette tribu existe bien, explique en substance la Funai. Ce groupe aurait en effet migré depuis le Pérou, où ils sont chassés par des bûcherons lancés dans des déforestations illégales. Or, le Pérou refusait jusque-là de reconnaître l'existence même de ces tribus.

     

    Pour la Funai, c'est un exode de populations qui est en train de survenir. Selon Survival France, ces actions auraient déjà porté leurs fruits, le gouvernement péruvien vient d'annoncer qu'il se rapprochait de la Funai brésilienne pour enrayer la progression des bûcherons et protéger les Amérindiens vivant dans ces régions.

     

    Sciences 2:  Une des dernières tribus amazoniennes isolées a été photographiée + vidéo

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    de la revue La Semaine

     

    Sciences 2:  De la vie sur Mars et autres nouvelles (2 pages)

     

     

    Sciences 2:  De la vie sur Mars et autres nouvelles (2 pages)

     

    Sciences 2:  De la vie sur Mars et autres nouvelles (2 pages)

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    de la revue La Semaine

     

    Sciences 2:  À la recherche de signaux extraterrestres et autres articles (2 pages)

     

    Sciences 2:  À la recherche de signaux extraterrestres et autres articles (2 pages)

     

     

    Sciences 2:  À la recherche de signaux extraterrestres et autres articles (2 pages)

     

    Pin It

    votre commentaire