• Technologie....10 objets connectés qui s'intègrent au corps humain

    10 objets connectés qui s'intègrent au corps humain

    Les cyberpillules

    Les cyberpillules délivrent des informations au patient et à son médecin via leur smartphone. © DragonImages - Fotolia
    Des chercheurs britanniques ont développé des cyberpillules munies de microprocesseurs capables de délivrer des informations au patient et à son médecin, via leur smartphone. Implanté sur le médicament, le dispositif mesure 1 millimètre carré et transmet l’information à travers votre peau vers un patch adhésif. La puce peut dire si vous avez bien pris le médicament prescrit et s’il a un effet bénéfique sur votre santé, en mesurant des paramètres biophysiques comme le rythme cardiaque, la respiration, l’état du sommeil… De leur côté, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de la société américaine MicroCHIPS Biotech ont mis au point une puce intégrée dans le corps de patients souffrant d’ostéoporose, capable de délivrer leurs doses quotidiennes de médicaments.
     

    La carte d'identité implantée

    Ce système mettrait fin aux usurpations d’identité.. © Science photo, Fotolia.com
    Nous vivons depuis des années avec des cartes munies de puces qui stockent certaines données : cartes bancaires, carte Vitale, etc. Certains envisagent aujourd’hui d’implanter dans le corps humain une véritable carte d'identité électronique regroupant dans une micro-puce Radio Frequency Identification Device (RIFD) toutes nos données personnelles. La technologie RFID utilise les ondes radio pour émettre des données via une "antenne" en direction d'un "tag RFID" ou "marqueur". Ce marqueur, véritable étiquette électronique serait un jour incorporé dans notre organisme. Les avantages potentiels sont nombreux : fin des usurpations d’identité et  une meilleure sécurité grâce à la traçabilité. En fait, ces implantations de puces RFID dans le corps humain existent déjà. La FDA américaine autorise depuis 2004 l’usage de puces RFID à des fins de suivi médical dans les hôpitaux.

    Le pancréas bionique

    Les chercheurs espèrent optimiser l'autonomie des patients diabétiques. © sunabesyou, Fotolia.com
    Actuellement testé à l’Université de Boston (Massachusetts), le "pancréas bionique bihormonal" pourrait être très utile aux diabétiques. Le Docteur Edward Damiano et ses collaborateurs ont créé un nouveau prototype de pancréas artificiel composé de 2 boîtiers pilotés par un smartphone.
    L’un des boitiers mesure toutes les 5 minutes le taux de glycémie dans le sang, l’autre est destiné à délivrer du glucagon, une hormone hyperglycémiante. Leur dispositif est couplé à une pompe à insuline classique. En automatisant ainsi le contrôle glycémique et en prenant immédiatement en charge les hypoglycémies grâce à la pompe à glucagon, les chercheurs espèrent optimiser l'autonomie des patients diabétiques.

    Le cerveau connecté

    Piloter directement son ordinateur grâce à son cerveau. © sudok1, Fotolia.com
    Piloter directement son ordinateur  grâce à son cerveau ? Certains chercheurs pensent que cela sera possible dans quelques années. Des scientifiques  de l’université de Brown (Providence, Etat de Rhode Island) et de la société de bio-technologie Cyberkinetics travaillent depuis 2003 sur un système d’implants neuronaux, "BrainGate", dont les signaux neurologiques ont pu être décodés par un périphérique externe en temps-réel. Intel, de son côté, affirme qu’elle commercialisera dès 2020 des puces électroniques cérébrales, "BrainChips", capables de contrôler des ordinateurs sans clavier ni souris. Mais la médecine utilise déjà au quotidien la stimulation cérébrale pour soigner les patients atteints de la maladie de Parkinson.

    Le patch électronique

    Le patch électronique surveille la santé de l'utilisateur. © Adam Gregor, Fotolia.com
    Développé par le professeur John Rogers, fondateur en 2008 de la société américaine MC10, le "patch électronique" ou "biostamp" est une sorte de pansement transparent. Pas plus grand que deux timbres postaux et doté de circuits électroniques souples,  il se colle directement sur la peau et surveille la santé de l'utilisateur, via son smartphone. Le patch peut mesurer la température du corps ou déceler une mauvaise hydratation. Il peut aussi calculer si l’on est trop exposé au soleil.
    Collé sur la peau d’un sportif, le patch pourra l’informer régulièrement sur ses besoins en eau. Utilisé aujourd’hui à titre expérimental, il possède une durée de vie de 2 semaines environ, avant de disparaitre progressivement, sans laisser de trace sur la peau. Il pourrait être mis sur le marché très prochainement.

    Les tatouages intelligents

    De futurs tatouages pourront permettre de vous identifier lors d’un règlement chez un commerçant. © shime, Fotolia.com
    Un groupe de chercheurs du Texas a développé un type d’encre de tatouage composée de microparticules qui peuvent rassembler puis envoyer des données relatives à votre organisme.
    De son côté, la bien nommée société Dangerous Things a créé une puce NFC qui peut être implantée dans le doigt et qui permet de déverrouiller ou d’entrer un code en pointant simplement du doigt vers son téléphone portable, son ordinateur ou sa voiture.
    De tels tatouages pourraient aussi permettre de vous identifier lors d’un règlement chez un commerçant.

    La poussière intelligente

    Ces nano-ordinateurs peuvent combattre un début de cancer. © vitanovski, Fotolia.com
    Les "motes" vont sans doute révolutionner la médecine !
    Ce sont des nano-ordinateurs munis d’antennes et organisés en réseau. De la taille d’un grain de sable, ils s’auto-organisent dans le corps humain afin de gérer des processus internes complexes et peuvent combattre un début de cancer ou soulager la douleur d’une blessure.
    Grâce à cette "poussière" connectée, les médecins pourront agir à l’intérieur de votre corps sans avoir besoin de recourir à une opération. 
     

    L’implant contraceptif télécommandé

    Le MIT a développé un "compu-contraceptive" télécommandé. © ursule, Fotolia.com
    L’implant contraceptif existe depuis longtemps et de nombreuses femmes l’utilisent. C’est en fait un réservoir contenant les mêmes hormones que les pilules progestatives. Il est efficace durant 3 ans. Seul inconvénient : les femmes qui l’utilisent doivent retourner chez leur médecin pour qu’il retire l’implant si elle désire avoir un enfant. Ce qui a donné l’idée au MIT  de développer un "Compu-contraceptive" télécommandé… D’une durée de vie de 16 ans, il peut être mis hors tension n’importe quand puis réactivé très facilement grâce à la télécommande. La Fondation Gates, du fondateur de Microsoft, soutient le projet. Il sera soumis aux essais cliniques cette année, dans l’espoir d’une commercialisation en 2018.

    Un film électronique

    Une puce électronique permettra de surveiller des données comme la température du corps. © Iosif Szasz-Fabian, Fotolia.com
    Une équipe de chercheurs japonais de l’Université de Tokyo a annoncé avoir conçu une puce électronique ultra-fine, légère et souple, qui se présente sous la forme d’un film et qui pourrait être implantée dans le corps humain pour suivre ses conditions physiques.
    Ce film, qui fonctionne même s’il est étiré ou froissé, permettra de surveiller de nombreuses données comme la température corporelle, la pression artérielle, les mouvements musculaires ou les battements du cœur.

    Les nanorobots

    Ces nanorobots permettront d'effectuer des opérations chirurgicales complexes. © Gennadiy Poznyakov, Fotolia.com
    Selon l’ingénieur informatique Ray Kurzweil, embauché il y a deux ans par Google, des nanorobots seront capables de naviguer dans nos vaisseaux sanguins pour guérir chacune de nos cellules malades. Et cela d’ici 2020 ! Déjà, une équipe de scientifiques européens travaille sur un nanorobot d'Assemblage système chirurgical Endoluminal reconfigurable (ARES) qui va permettre d’effectuer des opérations chirurgicales très complexes. Les 15 modules du nonorobot sont avalés par le patient puis s'assemblent de manière autonome dans l'intestin. Ils forment ainsi une sorte de serpent capable de se déplacer et d’effectuer les opérations commandées par le chirurgien. Cela évite toute incision, réduit la douleur et permet au patient de récupérer plus vite.

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