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    Guadeloupe: l'archipel fantastique

     

    La plage de Petite Anse dans l'île de... (Photo David Boily, La Presse)

     

    La plage de Petite Anse dans l'île de Basse-Terre, en Guadeloupe

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     
     
     

    Plages magnifiques, paysages sauvages à couper le souffle, gastronomie relevée et étonnante richesse culturelle... La Guadeloupe figure au plus récent palmarès des endroits à visiter selon National Geographic. En prime, comme l'archipel antillais se trouve en territoire français, pas besoin d'interprète!

     

    Des plages pour tous les goûts

    On trouve dans les îles de Guadeloupe certaines des plus belles plages des Antilles. Un peu moins accessibles, celles des îles de Marie-Galante, de la Désirade et de Terre-de-Bas valent le détour pour leur beauté sauvage. Quant à celles de Grande-Terre et Basse-Terre, elles regorgent d'endroits magnifiques pour se prélasser au soleil.

     

    PLAGES DE GRANDE TERRE

    Plage de la Caravelle

    C'est la plage du Club Med. La zone la plus près du club est très calme, les eaux peu profondes sont parfaites pour les jeunes familles. Des chaises longues sont offertes en location auprès du Club Med pour 10 euros par jour. On offre aussi l'accès aux douches et une boisson non alcoolisée. La zone face à la mer est quant à elle propice aux sports nautiques, comme le kitesurf et la planche à voile. On peut en louer sur place. Depuis le stationnement, on doit marcher une dizaine de minutes pour se rendre à la zone familiale. Il y a quelques commerçants et cantines mobiles à proximité du stationnement.

     

    Plage de la Datcha

    Située au coeur de la ville de Gosier, cette plage est animée et très fréquentée par les gens du coin. Pour une expérience aux antipodes, on s'y rend après le coucher du soleil: la jolie plage est alors éclairée par de puissants projecteurs. L'ambiance est résolument à la fête, les jeunes jouent au soccer ou au volleyball, pendant que les plus vieux profitent des terrasses avec accès direct à la plage. Des camions de cuisine de rue s'installent dans le stationnement pour ajouter à l'offre de restauration.

     

    Plage du bourg de Sainte-Anne

    Jolie plage urbaine au coeur du village de Sainte-Anne. Très familiale, elle compte des jeux aquatiques gonflables ainsi qu'une piscine flottante amarrée près de la plage. Il ne faut pas manquer le marché public, ouvert tous les jours jusqu'à 17 h. C'est coloré et parfumé, merci aux nombreuses échoppes d'épices. On trouve aussi un grand choix de souvenirs, de même que plusieurs choix de jus maison - les vendeuses se gardent bien de révéler les secrets de leurs mélanges de goyave, ananas, banane, papaye, carambole ou corossol. Il y a aussi plusieurs restos avec des terrasses sur la plage.

     

    Plage de la Porte d'Enfer

    Un petit endroit tout simplement paradisiaque à l'extrémité nord de Grande-Terre, à quelques kilomètres de Pointe-de-la-Vigie. La plage est lovée au creux d'un lagon qui s'étend sur quelques centaines de mètres. L'eau turquoise est calme, très peu profonde, idéale pour les enfants. C'est ici que commence le sentier des Douaniers, randonnée de 4,8 km qui se rend à la pointe des Souffleurs en longeant les impressionnantes falaises de calcaire donnant sur l'océan Atlantique. À faire en matinée, quand le temps est plus frais, parce que l'endroit est exposé au soleil.

     

    PLAGES DE BASSE-TERRE

    La plage de Grande Anse

    Elle est considérée à juste titre comme l'une des plus belles plages de Guadeloupe. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres, son sable est superbe, très propre, elle est profonde et offre de nombreux endroits à l'ombre. Elle profite aussi d'aménagements et de services (toilettes, douches, restaurants, boutiques, etc.). On peut aussi y louer pédalos, planches à pagaie ou kayaks pour partir dans la mangrove, qui s'arrête directement sur la plage. La plongée en apnée est aussi possible à partir de la plage; masques, tuba et palmes sont offerts en location.

     

    La plage Leroux

    Belle petite plage de sable doré parfait enclavée au creux de la côte escarpée. Le point de vue est superbe. La mer est généralement assez clémente, très propice à la baignade, on recommande même d'apporter masque et tuba pour y faire l'observation de poissons dans les coraux tout près. Hormis un restaurant situé près de la route, il n'y a pas de service sur la plage Leroux et le petit et étroit stationnement est très rapidement rempli au maximum de sa capacité. On trouve quelques zones à l'ombre, mais elles sont un peu en retrait de la plage.

     

    La plage de Grande Anse

    Elle porte le même nom que la grande plage de Deshaies, mais celle-ci est située à l'ouest de Trois-Rivières, à la pointe sud de Basse-Terre. Belle plage de sable noir fin, elle fait plus de 1 km de long. On y croise plusieurs sportifs qui viennent s'y entraîner en matinée. Près du stationnement se trouvent quelques abris avec des tables de pique-nique. La mer y est plus agitée, mais la baignade est surveillée, ce qui n'est pas nécessairement commun en Guadeloupe. Pour la restauration et l'hébergement, la zone portuaire de Trois-Rivières est à une dizaine de minutes de la plage de Grande Anse. Le Fetou Kreyol ne paye pas de mine, mais ça vaut le détour.

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    Une partie des frais de voyage de ce reportage a été payée par le Comité du tourisme des îles de Guadeloupe au Canada.

     


    Voyager en Images 4:  Guadeloupe: l'archipel fantastique

    Les chutes du Carbet dans le parc national de la Guadeloupe

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     

    Un pays de contrastes

    On peut très bien se contenter de faire le farniente sur la plage. Mais si on a envie de bouger, la Guadeloupe a beaucoup à offrir, notamment des randonnées où les paysages sont à couper le souffle. Découvertes.

     

    La Soufrière

    Si l'île de Basse-Terre est si différente de celle de Grande-Terre, c'est la faute de la «Vieille dame». Le volcan La Soufrière est le plus haut sommet des Petites Antilles. Ses 1467 m d'altitude bloquent l'alizé soufflant du sud, les nuages s'accrochent ainsi au sommet, qui reçoit en moyenne 10 m de pluie par année. Les montagnes de Basse-Terre sont donc couvertes d'une riche forêt tropicale, entrecoupée de 55 cours d'eau permanents, qui se gonflent allègrement quand les pluies sont particulièrement intenses. Regroupé dans le parc national de la Guadeloupe, l'endroit figure au sein de la réserve de la biosphère mondiale de l'UNESCO depuis 1992.

     

    Les chutes du Carbet

    Le Grand Carbet dévale la pente orientale de La Soufrière en faisant trois sauts vertigineux, dont un premier de près de 115 m. La deuxième chute, avec ses 110 m de haut, est non moins spectaculaire, mais elle a l'avantage d'être la plus accessible. Une petite randonnée de près de 750 m permet d'atteindre la zone d'observation, un peu en retrait de la base pour des raisons sécuritaires. Si on veut aller voir la première chute de plus près, il faut savoir qu'il s'agit d'une randonnée de 4,7 km avec des sections relativement escarpées.

     

    Le bassin Paradise

    En revenant des chutes du Carbet, il faut s'arrêter au bassin Paradise, surtout par temps chaud. L'accès n'est pas indiqué, mais il se trouve quelques centaines de mètres avant le stationnement du pavillon d'accueil, à la hauteur du passage piétonnier. Il faut prévoir une quinzaine de minutes pour atteindre le bassin d'eau limpide formé par les cascades de la rivière Grosse Corde. Attention, l'escalier de bois est abrupt et les marches peuvent être glissantes dans les heures suivant une averse.

     

    Cascade aux Écrevisses

    Un autre endroit qui autorise la baignade - avec prudence, il va sans dire, car l'endroit n'est pas plus surveillé que le bassin Paradise - est la cascade aux Écrevisses. À seulement 10 minutes du stationnement situé en bordure de la D23 - seule route qui traverse l'île de Basse-Terre -, la cascade est très facile d'accès, même pour les personnes à mobilité réduite. Le coup d'oeil vaut à lui seul le petit détour.

     

    Le parc des Mamelles

    Peu de temps après s'être rafraîchi à la cascade aux Écrevisses, on arrive au Zoo de Guadeloupe, au parc des Mamelles, situé dans le parc national de la Guadeloupe. Le parc s'étend sur quatre hectares, en pleine forêt tropicale. On y trouve 450 animaux appartenant à 85 espèces de la Caraïbe et de la Guyane, répartis dans de vastes enclos qui se fondent à l'environnement immédiat. Fort d'un investissement récent de 2,5 millions d'euros, le parc des Mamelles s'est taillé une place au sein de l'Association européenne des zoos et aquariums, le plus grand regroupement professionnel de zoos dans le monde.


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    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     

    Créatures marines

    La Guadeloupe, c'est aussi d'impressionnantes côtes escarpées, de riches fonds marins ou une vaste mangrove formant un véritable labyrinthe naturel. Voilà autant de raisons de découvrir un panorama maritime étonnant, mais aussi très accessible.

     

    La Réserve naturelle Cousteau

    Sur la côte ouest de Basse-Terre, à quelques kilomètres du parc des Mamelles, se trouve la commune de Bouillante, dont le petit havre naturel de Malendure est la base des expéditions de plongée de la Réserve naturelle Cousteau. Faisant partie intégrante du parc national de la Guadeloupe, la réserve est constituée de 1000 hectares de fonds marins protégés avec en son coeur les îlots Pigeon, explorés pour la première fois en 1959 par le commandant Jacques-Yves Cousteau. Dès le premier mètre de profondeur, on peut y observer coraux, poissons tropicaux et tortues. L'endroit est d'ailleurs idéal pour y vivre son baptême de plongée sous-marine: les prix sont concurrentiels et le site est magnifique, à l'abri des vagues. Pour les plus expérimentés, il est aussi possible d'explorer trois épaves qui ont été coulées à proximité.

     

    La pointe des Châteaux

    De retour sur Grande-Terre, il faut voir les oeuvres que la mer a sculptées dans le calcaire. Complètement à l'est, la pointe des Châteaux vaut le détour. On accède au sommet de la pointe par un sentier bien aménagé. Comme il faut gravir une centaine de marches en pierre, mieux vaut être prudent par grande chaleur. Par beau temps, on distingue clairement l'île de la Désirade, à l'est, alors que l'on aperçoit un peu plus au sud les plages blanches de Petite-Terre.

     

    La Douche

    Avant d'arriver à la pointe des Châteaux, 7 km après avoir quitté Saint-François, on s'arrête à la Douche, accessible à partir d'un court sentier qui pénètre dans les palétuviers. Lors de notre passage, un camion de crème glacée apparemment garé au beau milieu de nulle part indiquait clairement l'entrée. La Douche est en fait un tout petit bassin formé par les éclats d'eau qui jaillissent en frappant les rochers en contrebas. On s'assoit et on s'amuse à se faire doucher par l'eau de mer. On peut aussi se prélasser sur la plage d'une petite anse située juste à côté, mais on ne peut pas s'y baigner, le fond de l'eau étant peu profond et particulièrement rocailleux.

     

    Pointe de la Vigie

    Point le plus septentrional de la Guadeloupe, la pointe de la Vigie offre un panorama exceptionnel, même s'il est moins spectaculaire que celui de la pointe des Châteaux. C'est l'endroit idéal où voir les immenses falaises formées par l'érosion du calcaire, particulièrement du côté est, où les falaises sont visibles à perte de vue.

     

    En kayak dans le Cul-de-sac marin

    Réserve naturelle sous la juridiction du parc national de la Guadeloupe, le Grand Cul-de-sac marin est au creux des deux ailes de papillon que forment Grande-Terre et Basse-Terre. La zone est protégée derrière un récif corallien de 39 km, le plus long des Petites Antilles. Au total, la baie s'étend sur 24 500 hectares, elle est bordée par des mangroves, des forêts marécageuses et des marais herbacés. On peut découvrir une partie de cet habitat remarquable en kayak, guidé par Pascal de l'entreprise Yalodé. La balade qui se termine avec un conte au coucher de soleil vaut certainement le coup, mais on aurait aimé être davantage informé sur cette forêt qui s'étend sur plus de 5000 hectares et qui prend des allures de labyrinthe maritime.


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    La Guadeloupe ne figure pas sur la liste des destinations qui offrent des forfaits tout compris, il faut donc faire un peu plus d'efforts pour y séjourner. Mais le jeu en vaut franchement la chandelle, d'autant plus qu'avec un peu de préparation, l'expérience s'avère plutôt simple.

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     

    Guide pratique

    La Guadeloupe ne figure pas sur la liste des destinations qui offrent des forfaits tout compris, il faut donc faire un peu plus d'efforts pour y séjourner. Mais le jeu en vaut franchement la chandelle, d'autant plus qu'avec un peu de préparation, l'expérience s'avère plutôt simple. Conseils.

     

    Vol

    À partir de Montréal, seul Air Canada offre une liaison directe avec Pointe-à-Pitre pendant toute l'année. On parle généralement de deux vols par semaine, la fréquence passe à trois de janvier à mars ainsi qu'en été. Il n'y a toutefois qu'un seul vol hebdomadaire de la mi-septembre à la fin d'octobre. De son côté, Air Transat propose deux vols directs par semaine, de la fin de décembre au début d'avril. Il est bon de savoir que le transporteur au rabais Norwegian Airlines assure aussi la liaison avec l'aéroport John F. Kennedy de décembre à mars, mais il faut d'abord se rendre à New York.

     

    Hébergement

    La diversité de l'archipel guadeloupéen invite à la découverte. Ne cherchez pas un hôtel en formule tout compris (sauf pour le Club Med). Air Transat propose des forfaits vol et hôtel, mais la plupart sont en plan européen (les repas ne sont pas inclus). Sinon, il existe plusieurs petits établissements charmants, mais il faut y mettre le prix, d'autant plus que la facture est en euros. Une option plus économique est d'explorer des sites de location (par exemple, Airbnb), qui offrent un choix fort convenable. Nos hôtes nous ont même reçus avec un délicieux jus maison accompagné de mangues fraîchement cueillies!

     

    Transport

    La découverte de la Guadeloupe se fait en voiture, c'est inévitable. Heureusement, toutes les principales entreprises de location ont des bureaux à l'aéroport international de Pointe-à-Pitre, à Goyave. On peut trouver une sous-compacte pour moins de 300 $ pour la semaine. Quant au stationnement, ce n'est généralement pas un problème, c'est gratuit à peu près partout sauf quand il faut garer la voiture pour une période prolongée, notamment quand on monte à bord des navettes maritimes qui assurent la liaison avec les Saintes, la Désirade et Marie-Galante.

     

    Nourriture

    Grâce à son statut de territoire outre-mer de la France, la Guadeloupe bénéficie de l'appui de la mère patrie. Pas d'inquiétude à avoir question nourriture ou eau potable. On mange bien, et on n'hésite pas à goûter aux spécialités locales: les bokits, pitas frits garnis à souhait, les agoulous, sandwichs plats au poisson ou au poulet, les acras de poisson ou les ouassous, des écrevisses d'eau douce grillées. Bien sûr, on arrose le tout avec un fameux Ti-Punch ou un cocktail maison aromatisé - chaque restaurateur a sa propre recette, ou presque!

     

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    Oser les Rocheuses

     

     

    Sur les pentes de la station Norquay, à... (Photo Yannick Fleury, La Presse)

     

    Sur les pentes de la station Norquay, à Banff, en Alberta

    PHOTO YANNICK FLEURY, LA PRESSE

     
    SIMON CHABOT
    La Presse
     

    Les Rocheuses, c'est un rêve devenu réalité pour tout skieur en quête d'émotions fortes. Mais pas besoin d'être un pro de la glisse pour s'aventurer dans les stations du parc national de Banff. La preuve en trois montagnes plus abordables qu'on pourrait le croire: Lake Louise, Banff Sunshine et Norquay.

     

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    Lake Louise

    PHOTO YANNICK FLEURY, LA PRESSE

     

    Lake Louise: Apprivoiser la haute montagne

    Station légendaire, Lake Louise domine un paysage sauvage et grandiose. Une excellente destination pour une première journée de ski dans les Rocheuses.

    Encore une fois, Lake Louise accueille ce week-end la première descente masculine de la Coupe du monde de la saison. Erik Guay et ses acolytes y dévaleront à toute vitesse (jusqu'à 130 km/h) un tracé qui part sous le sommet du mont Whitehorne (2637 m) pour se diriger presque directement vers le chalet principal, situé quelque 900 m plus bas.

     

    Un simple coup d'oeil sur la piste Men's Downhill a de quoi rendre nerveux n'importe quel skieur qui débarque pour la première fois dans les Rocheuses. Or, avec ses 1700 hectares de domaine skiable, Lake Louise n'en a pas que pour les champions. Au contraire.

    L'instructeur de ski Emerson Brooks, originaire de Montréal, connaît la station comme le fond de sa poche. Il glisse ici depuis un quart de siècle. Et a mené sur les pentes de Lake Louise tous les types de skieurs. Des verts, comme il les appelle, des bleus plus ou moins foncés... et, bien sûr, des experts qui raffolent des Back Bowls, vaste aire de jeu pour amateurs de sensations fortes située au-dessus de la ligne des arbres, sur le flanc est de la montagne.

    Déjà, histoire de rassurer tout le monde, Emerson rappelle que chaque remontée a sa piste facile. Aucun risque de rester pris en haut, donc.

    Ensuite, précise-t-il, il ne faut pas se laisser impressionner par la montagne. Les très larges pistes permettent de choisir sa «ligne», plus ou moins rapide, et d'éviter les bosses (ou pas!).

    Un exemple: la piste Grizzly Gully, une bleue qui suit une sorte de dépression. Vue du remonte-pente, elle semble plutôt intimidante, avec ses flancs abrupts parsemés de bosses. «Ici, raconte Emerson, c'est vraiment le skieur qui décide. En prenant des virages larges, quitte à remonter sur les flancs de la piste, il peut skier très doucement. En se laissant prendre un peu de vitesse, il peut aussi remonter sur l'une des parois, pour ensuite revenir vers le centre de la piste, dans la poudreuse ou même dans les sous-bois.»

    Plus bas, les passages répétés des skieurs ont formé des bosses assez espacées. «Là encore, c'est au choix, poursuite Emerson. C'est facile d'éviter les bosses, d'y skier un petit moment, ou alors d'y aller complètement. Comme pour beaucoup d'autres pistes, l'avantage, c'est que tous les membres d'un groupe de skieurs aux habiletés variables peuvent trouver leur compte tout en skiant côte à côte.»

    Pour tous les âges

    Du haut du remonte-pente, Top of the World, la piste 109, une verte damée chaque jour, serpente au milieu des parois très escarpées des Back Bowls, ces cuves de neige qui font la joie des experts (un coup d'oeil suffit à nous en convaincre). Un enfant qui a déjà skié quelques fois à peine, par exemple, peut donc aisément accompagner, sans jamais la perdre de vue, une grande soeur très habile qui s'amusera dans des couloirs beaucoup plus exigeants. Pour prendre ses repères, cette piste facile est un moyen imbattable.

    Et qui sait, avant la fin de la journée, un skieur assez moyen, qui maîtrise ses virages, mais n'a rien d'un casse-cou, se sentira peut-être assez à l'aise pour aller faire un petit tour dans les secteurs hors-piste... ou pour oser skier sur les traces des champions de la descente. L'auteur de ces lignes, en tout cas, s'est laissé convaincre par le guide. Et ne regrette rien!

    «Ma meilleure journée de ski à vie!»

    L'excitation était palpable dans le Lodge of the Ten Peaks juste avant l'ouverture de la station. Arrivés à Banff la veille, Catherine Loeub et Michel Lévesque enfilaient leur équipement en compagnie de trois cégépiens en vacances invités dans l'Ouest pour célébrer leur 18e anniversaire. «C'est notre première fois dans les Rocheuses ! explique Catherine. On avait pensé aller à Whistler, mais c'est moins cher ici et on nous a dit qu'il y aurait moins de monde sur les pentes.» La joyeuse bande a prévu quatre journées de ski pour la semaine, et compte profiter du service de navette qui peut les mener de Banff à la station de leur choix. Le verdict, à l'issue de cette première journée, commencée alors que le mercure affichait -30 °C? «Ma meilleure journée de ski à vie, lance Catherine. D'habitude, je n'aime pas ça quand il fait froid, mais je n'y ai même pas pensé aujourd'hui. Aucune plaque de glace sur les pentes, je n'avais jamais vu ça!» «On est allés partout, même dans les Bowls. C'était incroyable!», renchérit Mathieu Babin, l'un des cégépiens, le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

    Lake Louise

    Sommet: 2637 m

    Dénivelé: 991 m

    Nombre de pistes: 145 + les cuves de neige

    Niveau de difficulté des pistes: 25 % débutant, 45 % intermédiaire, 30 % expert

    Cours de ski? Oui, en français sur demande

    Ouverture de la saison: 10 novembre

     

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    Banff Sunshine

    PHOTO YANNICK FLEURY, LA PRESSE

     

    Banff Sunshine: Toujours plus haut!

    Banff Sunshine. Deux mots qui suffisent à faire sourire les skieurs dans la région de Banff. Avec les cuves de neige légendaires de Delirium Dive, les secteurs hors-piste de The Wild West ou les flancs abrupts du mont Goat's Eye, la station attire les meilleurs skieurs du monde. Trop intimidante pour vous? Laissez-vous convaincre du contraire...

    La montagne en haut de la montagne

    Sunshine n'est situé qu'à 16 km de Banff. En arrivant, vos enfants vous demanderont peut-être où sont les pistes. Du stationnement, à 1660 m, rien ne laisse deviner ce qui attire les gens ici. Il faut monter à bord du télésiège, puis grimper et grimper, presque jusqu'à la limite des arbres... pour enfin comprendre. Le village de Sunshine se trouve à 2159 m. À la sortie du télésiège, au beau milieu des pistes qui partent de tous côtés, on comprend tout de suite l'enthousiasme des skieurs du coin.

    Trois sommets

    Les pistes de Sunshine s'étendent en fait sur trois sommets: Goats's Eye (2805 m), Lookout (2730 m) et Standish (2398 m). Les skieurs ont donc l'embarras du choix. Bon à savoir, à part pour celles qui montent à Goat's Eye, toutes les remontées mènent à au moins une piste verte. Pas de danger qu'un skieur peu expérimenté se trouve en mauvaise posture malgré lui.

    Montagne Lookout

    La montagne Lookout est un excellent choix pour une première descente. La remontée Angel-Express mène notamment à la Green Run, facile, vous l'aurez deviné, qui se faufile tout doucement entre les escarpements, tout en menant à des points de vue saisissants, notamment sur le mont Assiniboine qui perce le ciel du haut de ses 3620 m. Le mont se trouve en Colombie-Britannique... et vous aussi, pendant un instant du moins, car la frontière passe sur les pistes.

    Mont Standish

    Le moins haut des trois sommets de Sunshine est celui qui compte le plus de pistes faciles. Un bon choix pour se faire les jambes, et s'assurer que les débutants de la famille se sont habitués à leur équipement et au décor. Quelques pistes bleues du côté de la remontée Wawa vous offriront aussi quelques occasions de parfaire vos virages dans la neige sèche qui tombe ici. Ces pistes aboutissent non loin de la garderie, où les tout-petits peuvent suivre leur première leçon de ski, dès 3 ans.

    Montagne Goat's Eye

    Si tout le monde dans la famille a déjà skié dans les pistes noires de Tremblant ou de Bromont, rien ne devrait vous empêcher de grimper au sommet de Goat's Eye. Oui, les pentes y sont plus abruptes, parfois carrément difficiles, mais la piste Sunshine Coast, une bleue, vous donnera l'occasion d'explorer calmement les environs. Du ski de haute montagne à vous donner des frissons de bonheur.

    Petits défis

    D'emblée, le décor des Rocheuses peut donner le vertige. Mais après quelques descentes, tous les skieurs un peu impressionnés retrouvent leurs moyens. Et la neige est belle. Alors, pourquoi ne pas pousser son ski «un peu plus loin». Personne ne parle ici de dévaler les yeux fermés un sous-bois classé double noir. Mais la cuve qui se trouve sous la remontée Great Divide de la montagne Lookout ou encore la paroi très escarpée de la courte piste Paris Basin, au mont Standish, sortiront un skieur intermédiaire de sa zone de confort... juste ce qu'il faut. Prenez votre temps, choisissez votre ligne. Et lancez-vous!

    Grands défis

    Vous avez déjà entendu parler de Delirium Dive ? Cette zone de ski extrême attire des passionnés de ski du monde entier à Sunshine. Mais ne skie pas là qui veut, il faut suivre une formation sur les avalanches et posséder le matériel de survie (un émetteur, un pôle de détection et une pelle d'acier) pour s'y rendre... quand les conditions s'y prêtent. La station compte d'ailleurs une zone d'entraînement où tester son matériel. Vous y croiserez peut-être le patrouilleur Vincent Goyette, un Québécois qui a adopté les Rocheuses.

    Le village

    Pour prendre une pause ou un repas, direction le village, d'où partent la plupart des remontées. L'Old Sunshine Lodge a été construit en 1928 par le Canadien Pacifique pour un club d'équitation dont les membres venaient ici l'été avec leurs montures. Le restaurant Mad Trapper's y sert aujourd'hui une cuisine inspirée du sud des États-Unis. Pour un repas plus raffiné, dirigez-vous vers le nouveau lodge, qui abrite The Chimney Corner et l'Eagle's Nest, un restaurant gastronomique.

    Dormir dans la montagne

    Le Sunshine Mountain Lodge, récemment agrandi, est le seul hébergement offert au pied des pentes dans toutes les stations du parc national de Banff. L'hôtel compte 84 chambres, dont plusieurs suites familiales sur deux niveaux. Dans les chambres, l'espace est compté, mais l'aménagement est astucieux. Du luxe à des prix raisonnables pour la région. Pour l'après-ski en ville, renseignez-vous sur l'heure de la dernière remontée. Ce serait bête de la manquer!

    La sortie

    Ceux qui ne dorment pas au lodge peuvent redescendre au stationnement par la télécabine. Ou en suivant la piste Banff Avenue, qui serpente longuement jusqu'à la base de la station. Un skieur qui partirait de l'un des trois sommets pour se rendre à sa voiture glisserait pendant quelque... 8 km. Pas mal pour une dernière descente.

    Une saison interminable

    Du fait de sa situation en altitude, Sunshine Village a droit à un enneigement prolongé. La saison commence aussi tôt qu'au début novembre et se prolonge en général jusqu'au long week-end de la fin mai, parfois au-delà. Bien sûr, en plein hiver, il peut faire très froid. La station vient de se doter d'un remonte-pente chauffant, le seul à ce jour au pays. Une innovation fort agréable. À quand de pareilles remontées au Québec?

    Sunshine Village

    Sommet: 2730 m (sommet Goat's Eye)

    Dénivelé: 573 m (jusqu'au village) 1070 m (jusqu'à la base)

    Nombre de pistes: 137 + les cuves de neige

    Niveau de difficulté des pistes: 20 % débutant, 55 % intermédiaire, 25 % expert

    Cours de ski? Oui, en français sur demande

    Ouverture de la saison: 10 novembre

     

    Voyager en Images 4:  Oser les Rocheuses

     

    Sur les pentes de la station Norquay, à Banff, en Alberta

    PHOTO YANNICK FLEURY, LA PRESSE

     

    Mount Norquay: Plaisirs renouvelés

    La «petite» station de ski Mount Norquay, située à quelques minutes à peine du centre-ville de Banff, a parfois du mal à rivaliser avec ses deux voisines géantes de Sunshine et Lake Louise. Or, avec 91 hivers au compteur, Norquay n'a pas dit son dernier mot. Voici six raisons de ne pas la bouder lors d'un séjour à Banff.

    Du ski qui rime avec défi

    Avec 500 et quelques mètres, le dénivelé de Norquay est comparable à celui d'Orford, au Québec. Des pistes moins dépaysantes que dans les grandes stations des Rocheuses, donc, mais souvent assez raides pour tenir les meilleurs skieurs en haleine. La piste Lone Pine, l'une des plus longues et des plus difficiles de la station, exige une excellente maîtrise de ses skis.

    Des vues, encore des vues

    Toutes les pistes de Norquay sont tracées sur le mont du même nom, au milieu du parc national de Banff. On skie ici dans un décor magnifique. Aussi, la vue sur Banff du haut de la remontée North American est l'une des plus belles sur la ville, meilleure, selon certains, que depuis la célèbre Banff Gondola. Les pistes qui partent de là sont toutes difficiles, mais on peut y monter et redescendre sans ses skis dans le remonte-pente.

    Digne des champions

    Premier Canadien médaillé en ski alpin depuis 20 ans, Jan Hudec (médaillé de bronze en super-G à Sotchi en 2014) a appris à skier à Norquay. Comme des centaines d'autres skieurs, dès 4 ans. On croise d'ailleurs souvent des miniskieurs à l'entraînement, parfois même sur des pentes difficiles. Pour une leçon, c'est un bon endroit. Et c'est possible en français, si on s'y prend un peu d'avance.

    Soirées surprenantes

    Norquay est la seule station à offrir du ski de soirée à Banff. Une toute petite partie de la station est ouverte. Or, le ski n'est pas la seule raison de monter à Norquay une fois le soleil couché. La station organise à l'occasion des descentes au clair de lune suivies d'un souper au bistro Cliffhouse, au sommet de la remontée North American. Des courses amicales et des compétitions variées ont aussi lieu certains soirs.

    Glisser autrement

    Tout le monde n'aime pas le ski ou la planche avec autant de ferveur. Depuis quelques années, Norquay offre des glissades sur tube. Une activité, aussi proposée le soir pendant le week-end, qui gagne en popularité. La glissade est gratuite avec votre billet de ski. On peut aussi acheter un billet pour la glissade sur tube seulement. À noter: Lake Louise offre aussi des glissades sur tube.

    Une touche québécoise

    Le directeur général de Norquay s'appelle André Quenneville, un ancien directeur général de la station Edelweiss en Outaouais. Depuis son arrivée à Banff, il a notamment travaillé à élargir la clientèle de la station, en prolongeant entre autres la saison l'été, avec l'installation d'une via ferrata. «Les Québécois qui viennent skier ici peuvent demander à me voir. Si je suis là, je viendrai les saluer avec plaisir», lance-t-il.

    Mount Norquay

    Sommet: 2133 m

    Dénivelé: 503 m

    Nombre de pistes: 74

    Niveau de difficulté des pistes: 20 % débutant, 36 % intermédiaire, 44 % expert

    Cours de ski? Oui, en français sur demande

    Ouverture de la saison: 4 novembre

     

    Voyager en Images 4:  Oser les Rocheuses

     

    Les stations de Banff sont moins chères que celles de Whistler.

    PHOTO YANNICK FLEURY, LA PRESSE

     

    Repères

    Une bonne affaireLes trois stations du parc national de Banff ont uni leurs efforts pour attirer dans leur coin de pays les skieurs venus d'ailleurs. L'association Ski Big 3 permet de réserver sa chambre, louer son équipement et acheter ses billets de remontée d'un coup... et de faire des économies. Quelques conseils pour organiser son voyage.

    Combien

    Moins courues que celles de Whistler, en Colombie-Britannique, les stations de Banff sont aussi moins chères. Et, taux de change oblige, beaucoup plus abordables que les stations des Rocheuses américaines. Un exemple de réservation sur le site - en français - de Ski Big 3 ? Pour une famille de 4 (2 adultes et 2 enfants de moins de 13 ans), un séjour de 5 nuits à Banff, avec 3 jours de ski (aux stations de votre choix, transport en navette compris) et la location de l'équipement, coûte environ 2000 $ (billets d'avion non compris) à la mi-janvier. À part pendant les vacances de Noël et de Pâques, l'achalandage est toujours raisonnable en semaine. L'hiver, après tout, c'est la basse saison dans le parc national de Banff!

    Apprivoiser la montagne

    Pas facile d'évaluer ses capacités quand on skie une première fois dans une station de la taille de Lake Louise. Et si on prenait un mauvais virage et qu'on se retrouvait dans un mauvais pas? L'école de glisse de la station propose des cours aux skieurs de tous les niveaux pour apprivoiser la montagne, puis tenter quelques défis. En suivant un instructeur, aucun risque d'être mal pris, on peut se concentrer sur le plaisir de skier. Réservées sur le site de Ski Big 3, les leçons particulières de 3h coûtent autour de 400 $ (jusqu'à 5 personnes de votre choix par groupe). Autre option, gratuite celle-là: skier avec les amis de la montagne. Tous les matins et après l'heure du lunch, dans les trois stations, des habitués de la montagne proposent des tournées guidées aux visiteurs. Renseignez-vous au chalet principal.

    Trop froid?

    Le thermomètre indique -25 °C à la base de la station. Ce doit être bien pire au sommet, pensez-vous. Pourtant, non. Par temps calme, les nuits sont beaucoup plus froides au fond des vallées, où l'air froid, plus lourd, s'engouffre. Au sommet, le mercure affiche souvent jusqu'à 15 degrés de plus quand le soleil se lève. Tant mieux ! Reste que le temps froid n'est pas rare dans les Rocheuses. Il faut donc s'habiller en conséquence. En revanche, il arrive aussi que le chinook, un vent chaud de l'ouest, fasse grimper le mercure rapidement jusqu'au point de congélation! Autre avantage du climat local, la pluie ne vient que très rarement nuire aux conditions de glisse au coeur de la saison, et les journées ensoleillées sont très fréquentes.

    Manger

    Pas toujours facile en voyage de se faire un lunch pour une journée sur les pentes, même si vous aurez facilement accès à Banff à un supermarché IGA. Il est donc bon de savoir qu'on peut trouver une belle variété de restaurants au pied des pentes, dans les lodges des stations, qui proposent de classiques burgers de cafétéria ou de raffinés sushis concoctés par des chefs talentueux, par exemple. À Banff Sunshine et à Lake Louise, on trouve aussi des restaurants au milieu des pentes. Avec sa terrasse à la vue incroyable et sa cuisine recherchée franchement délicieuse, le Whitehorn Bistro de Lake Louise est tout indiqué pour faire un bon repas entre deux descentes, à 2042 m d'altitude.

    Sortir

    Pour l'après-ski, le choix est pour le moins limité dans les stations mêmes, situées en retrait de la ville. Bien sûr, chacune possède un bar et quelques restaurants. Le hameau de Lake Louise compte aussi quelques adresses, mais bien peu. En fait, pour un peu d'action, il faut aller à Banff, où restaurants, brasseries et activités sont concentrés. Une idée pour faire plaisir aux enfants comme aux parents: le salon de quilles High Rollers, en plein coeur de la ville. L'endroit propose bowling, bien sûr, billard, quelques bonnes vieilles machines à boule et une grande sélection de bières locales en fût. On peut aussi manger sur place.

     

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    Club Med dans Charlevoix:

    enthousiasme tout inclus

     

    Le Club Med du Massif de Charlevoix sera... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

     

    Le Club Med du Massif de Charlevoix sera le premier Club Med au Canada.

    PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

     
     
     

    L'arrivée du Club Med au Massif de Charlevoix attirera des touristes du monde entier, se réjouissent les actuels propriétaires d'hôtels situés à proximité de la montagne, qui ne craignent pas de perdre une partie de leur clientèle au profit de la multinationale.

     

    Les hôteliers du coin se réjouissent

    Un investissement de 120 millions de dollars. Un village quatre saisons typiquement québécois. Un hôtel de 300 chambres. La mise en valeur du train touristique. C'est le projet présenté par le champion des vacances tout inclus.

    L'arrivée de cet acteur important qui s'appropriera en quelque sorte la populaire montagne réjouit les hôteliers du coin, notamment ceux de Baie-Saint-Paul, qui estiment que la présence du Club Med permettra surtout d'attirer une clientèle internationale.

     

    «On est très, très, très heureux», insistait Christiane Germain, coprésidente du Groupe Germain Hôtels, en entrevue à La Presse, au lendemain de l'annonce. Rappelons que son entreprise possède l'hôtel Le Germain Charlevoix à Baie-Saint-Paul, auparavant connu sous le nom de La Ferme. «C'est une façon d'amener plus de gens dans Charlevoix, ajoute-t-elle. Ils [le Club Med] ont toujours été des précurseurs du développement d'une région. Ils ont vraiment un talent pour la mise en marché.»

    Mme Germain croit fermement que le Club Med tiendra compte des recommandations et des préoccupations des gens du coin dans la réalisation de son village. «On ne peut pas faire des projets en maître absolu, si l'on veut que le projet soit une réussite.»

    Pierre Prud'homme, qui possède l'auberge Cap-aux-Corbeaux, ne craint pas non plus l'arrivée d'un «concurrent» international. 

    «Nous ne pensons pas perdre beaucoup de clientèle à l'auberge. Tout dépendra évidemment des tarifs pratiqués par le Club Med. En général, notre clientèle recherche de petits établissements et non des "resorts". Le Club Med attirera certainement une nouvelle clientèle.»

    «Le plus positif [dans cette annonce], c'est que l'on est sûrs de la pérennité de la station», ajoute pour sa part Fanny Bouchard, propriétaire de l'auberge La Grande Maison, également à Baie-Saint-Paul. 

    Elle souligne également que le Club Med redonnera vie à la montagne en été. En ce moment, Mme Bouchard rappelle que pendant la saison estivale, la remontée mécanique n'est pas en fonction et que l'endroit est un peu délaissé.

    À ce sujet, les amateurs de ski du coin qui avaient l'habitude de dévaler les pentes du Massif pourront continuer à le faire sans obligation de séjourner au Club Med. «Les gens pourront toujours skier au Massif», assure Xavier Mufraggi, président-directeur général de Club Med Amérique du Nord. Du côté du Groupe le Massif, on confirme que les billets de saison ou journaliers seront toujours offerts. Les prix n'augmenteront pas plus que le coût de la vie, a-t-on assuré.

     

    Voyager en Images 4:  Club Med dans Charlevoix: enthousiasme tout inclus

     

    Selon Xavier Mufraggi, président-directeur général de Club Med Amérique du Nord, les clients du Club Med seront époustouflés par la beauté du paysage qui défilera devant leurs yeux entre Québec et Charlevoix à bord du train.

    PHOTO FOURNIE PAR ALAIN BLANCHETTE

     

    À quoi s'attendre?

    En plus de vouloir offrir un véritable paradis hivernal, le Club Med a pour objectif de faire du Massif un village quatre saisons où les activités abondent...même en novembre. Incursion dans le futur tout-inclus de Charlevoix.

     

    À quoi ressemblera une journée type de novembre?

     

    Au Québec, le mois de novembre gris et pluvieux n'est généralement pas le meilleur moment de l'année pour attirer des touristes. Pourtant, Xavier Mufraggi, président-directeur général de Club Med Amérique du Nord, a déjà imaginé un scénario de journée.

    «Je vois déjà une famille aller prendre tranquillement son petit déjeuner. Ensuite, la petite fille participera aux activités organisées dans le cadre du programme de cirque pendant que fiston va visiter une fromagerie avec le mini-Club. Les parents, eux, iront relaxer au spa.»

     

    D'autres activités

     

    Le Massif est évidemment un paradis pour les amateurs de ski. Avis toutefois à ceux qui ne sentent pas l'appel des pentes: M. Mufraggi rappelle «que l'on est capable d'aller une semaine au Massif sans monter sur des skis». Kayak sur la glace, visite de petites galeries d'art, excursions sont autant d'activités auxquelles pourront s'adonner les vacanciers.

     

    Le train

     

    «Les gens voudront prendre le train», croit fermement M. Mufraggi. Selon lui, les clients du Club Med seront époustouflés par la beauté du paysage qui défilera devant leurs yeux entre Québec et Charlevoix. Il n'exclut donc pas la possibilité d'utiliser le transport sur rail en guise de navette pour les passagers qui débarqueront à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec. Présentement, le service de train n'est offert que de juin à octobre. Il effectue le trajet entre les chutes Montmorency et La Malbaie.

     

    La durée du séjour

     

    Les Québécois qui voudront profiter du village le temps d'une fin de semaine pourront le faire. Il sera en effet possible de réserver pour une courte durée. «On veut cette clientèle locale justement pour ajouter à l'expérience locale [des visiteurs étrangers]», souligne M. Mufraggi. Il ne cache toutefois pas que le Club Med favorise d'abord et avant tout les séjours d'une semaine.

     

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    10 plus beaux voyages en train

     

    ÉCRIT PAR : Lea Jessica Gauthier

     



    Un voyage en train est une belle façon de voir un pays autrement, par le biais de ses paysages changeants au fil des kilomètres. Voici notre top 10 des plus beaux trajets à faire au moins une fois dans sa vie.

     

    1- Le Transsibérien

    Ce parcours mythique traverse la Russie d’ouest en est et permet d’accéder à des lieux qu’il est impossible de voir autrement. Ce qui en fait le trajet le plus incontournable de tous!

     

    2- Le Rocky Mountaineer

    De Vancouver à Banff, ses trajet sont classiques pour admirer les grands espaces canadiens. Canyons, lacs, vallées, glaciers : vous en aurez plein la vue!

     

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    3- Le Chepe

    Unique train de voyageurs au Mexique, il part de Chihuahua jusqu’à Los Mochis, traversant le spectaculaire Copper Canyon. La beauté de ce voyage est aussi d’aller à la découverte des villages sur la route, empreints de la culture mexicaine, notamment la culture rarámuri.

     

    4- Le Royal Scotsman

    Réputé pour être le plus luxueux du monde, c’est du moins le plus dispendieux! Le Royal Scotsman traverse la campagne écossaise et ne peut accueillir que 36 personnes; le luxe quoi!

     

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    5- Le California Zephyr

    Envie de partir à la conquête de l’ouest? Le California Zephyr permet de traverser sept États différents des États-Unis dans le confort du train. Et que dire des paysages magnifiques si différents d’un lieu à l’autre!

     

    6- Le train des nuages

    En Argentine, le « Tren a las nubes » empreinte l’une des voies ferrées les plus spectaculaires du monde. Attention au vertige! Le trajet parcourt plusieurs ponts suspendus pouvant aller jusqu’à 4 000 mètres d’altitude.

     

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    7- Le Ghan

    « The Afghan Express » traverse les terres désertes de l’Australie en reliant Darwin à Adelaide, en passant par Alice Springs et l’immensité sauvage de terre rouge au centre du pays.

     

    8- Le Eastern & Oriental Express

    En partance de Singapour, le train traverse la Malaisie pour rejoindre Bangkok. Plus de 2 000 km dans un style oriental raffiné; on y retrouve même un wagon bibliothèque!

     

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    9- Le Rovos Rail

    Surnommé « The Pride of Africa », le train traverse les plus beaux lieux de l’Afrique du Sud : la savane, la côte ainsi que les célèbres chutes Victoria.

     

    10- Le Venice Simplon Orient Express

    Successeur du mythique Orient Express, le train parcourt les villes les plus romantiques d’Europe : Venise, Istanbul, Prague, Vienne, Budapest, Paris et Londres.

    Photos : Thinkstock

     

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    Croisières: découvrir le monde par

    ses fleuves

     

    La plus connue des croisières fluviales est sans... (Photo Balazs Mohai, Archives Bloomberg)

     

    La plus connue des croisières fluviales est sans contredit celle du Danube, entre Budapest et Vienne.

    PHOTO BALAZS MOHAI, ARCHIVES BLOOMBERG

     
    SAMUEL LAROCHELLE

    Collaboration spéciale

    La Presse
     
     

    Monter à bord d'une croisière fluviale, c'est découvrir le monde autrement. C'est avoir un accès privilégié aux innombrables villes et villages qui se sont construits en bordure des grands fleuves à travers les siècles et bénéficier d'un point de vue unique sur la cour arrière des habitants, des vignes et des châteaux.

     

    Le long du Danube

    La plus connue des croisières fluviales est sans contredit celle du Danube, entre Budapest et Vienne. «C'est une façon de bien s'imprégner des pays et des villes majestueuses où l'on arrête, explique Geneviève Tremblay, vice-présidente chez Club Voyage Agathe-Leclerc à Orford. On voyage un peu à l'ancienne, sur le fleuve, et on découvre des paysages de toute beauté entre les villes.»

     

    Fait à noter : après avoir accosté dans plusieurs pays de l'ancien bloc de l'Est, le long du Danube, de nombreux vacanciers poursuivent leur voyage en autocar vers la République tchèque. Ce concept de voyages terre et mer est souvent mis de l'avant par Marc Leclerc, propriétaire de l'agence Croisières Amarc. «Si tu fais uniquement la croisière sur le Danube, tu ne peux pas aller voir Prague, qui est pourtant à côté. Ça peut être très intéressant de commencer par trois jours à Prague, de faire la croisière fluviale et de conclure avec trois jours à Budapest, en Hongrie.»

     

    Parmi les autres incontournables européens, on retrouve les croisières fluviales du Douro au Portugal, du Dover en Angleterre, du Rhône et de la Garonne en France, et celle sur le Rhin. Cette dernière offre un point de vue fascinant sur une suite de châteaux, de vallées agricoles et de vignes, entre la Suisse et les Pays-Bas. «Les villes qu'on visite sont magnifiques, mais il faut préciser que certains coins vers le nord sont un peu plus industriels», note Mme Tremblay.

     
     

    Voyager en Images 4:  Croisières: découvrir le monde par ses fleuves

     

    On peut faire une croisière fluviale sur la Volga, entre Saint-Pétersbourg et Moscou, en Russie.

    PHOTO THINKSTOCK

     

    Sur la Volga

    La Russie compte également une croisière fluviale sur la Volga, entre Saint-Pétersbourg et Moscou, où l'on peut admirer plusieurs petits villages et chalets russes (les datchas).

    «Le niveau de confort des bateaux n'est pas encore celui de ceux sur le Danube ou le Rhin, mais le trajet gagne en popularité, observe M. Leclerc. On y retrouve surtout des voyageurs qui ont déjà fait une ou deux croisières fluviales et qui veulent vivre une expérience différente.»

     

    Mythique Mékong

    L'Asie du Sud-Est est pour sa part reconnue pour ses croisières sur le Mékong. «On s'y sent complètement ailleurs ! affirme Geneviève Tremblay. L'ambiance globale est très dépaysante. Si les croisières européennes sont particulièrement basées sur l'histoire, avec un côté légèrement impersonnel, celle du Mékong nous rapproche des gens.»

    Plusieurs forfaits offrent un premier arrêt dans la célèbre baie de Ha Long, dans le nord du Viêtnam, un vol d'avion jusqu'à Siem Réap, au Cambodge, pour visiter Angkor Wat, le plus grand temple hindou du monde, avant d'entreprendre une croisière qui se conclut à Hô Chi Minh-Ville, dans le sud du Viêtnam.

     

    Voyager en Images 4:  Croisières: découvrir le monde par ses fleuves


    L'Asie du Sud-Est est reconnue pour ses croisières sur le Mékong.

    PHOTO TANG CHHIN SOTHY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

     

    Fluviale ou océanique

    Un océan de nuances distingue les croisières sur les fleuves européens et asiatiques de celles qui sillonnent les Caraïbes, l'Alaska et les côtes des Amériques. «C'est deux mondes, dit Geneviève Tremblay. J'aime moins les croisières océaniques, où l'on fait plusieurs arrêts rapides sans pouvoir s'imprégner totalement d'une destination, ce qui est le contraire au niveau fluvial.»

    Les coûts sont également bien différents. «On peut payer 150 $ par jour pour une croisière océanique, qui transporte entre 2000 et 6000 personnes, analyse Marc Leclerc. Et entre 350 et 600 $ par jour en fluvial, où l'on se déplace à bord de bateaux accueillant de 130 à 180 personnes.»

    Le conseiller compare d'ailleurs une croisière fluviale à un hôtel flottant et une croisière océanique à un village flottant. «En fluvial, il n'y a pas de parc d'attractions, de méga installations ou de spectacles dignes de Broadway, dit-il. On retrouve quelques restaurants, parfois une piscine sur le toit et un musicien invité qu'on embarque d'un port à l'autre.»

     

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