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    Ce ver aux mâchoires géantes vivait il y a 400 millions d’années

     

     

    Par Jean-Luc Goudet, Futura

    Au Canada, des paléontologues ont découvert des mâchoires « géantes », de 1 cm, qui ont appartenu à un ver marin il y a 400 millions d’années. Il devait mesurer 1 m et témoigne d’une tendance au gigantisme qui a touché cette famille au Dévonien. Ces annélides sont devenus plus modestes depuis, mais un cousin de la famille est toujours vivant et peut atteindre 3 m.

     

    Il vivait enfoui, protégé par le sable, dans les mers du Dévonien. Inférieur ou moyen, les humains trancheront un jour. Lui ignorait ce détail historique, passant sa vie immobile, attendant qu'une proie, poisson (il y en avait déjà il y a 400 millions d'années), trilobite ou brachiopode, vienne frôler ses antennes. Alors il surgissait du sol comme un diable d'une boîte et plantait ses puissantes mâchoires, son arme fatale, dans les chairs de sa victime.

    Le corps de ce ver annélide était mou, comme nos vers de terre d'aujourd'hui. Mais ces mâchoires-là étaient dures. Persistant dans le sol bien après la mort de cet animal, elles se fossiliseront et parviendront jusqu'aux paléontologues humains qui se passionneront pour ces « scolécodontes ». Grâce à eux, se dessinera l'histoire de ces vers polychètes (« pleins de poils ») qui existent encore de nos jours, sous la forme de vers marins, comme les serpules, les sabelles ou les néréis.

     
    Deux scolécodontes, c’est-à-dire une mâchoire fossile d’un ver marin. La barre d’échelle blanche, en bas à droite, mesure 1 mm. Ces deux lames coupantes atteignent le centimètre et appartenaient, il y a 400 millions d’années, à un ver marin eunicidé disparu, Websteroprion armstrongi. © Luke Parry

    Pourquoi certains vers seulement sont devenus géants ?

    D'ordinaire, leur taille varie de 0,2 à 1 mm. Mais les scolécodontes que Mats Eriksson, Luke Parry et David Rudkin ont trouvés dans la formation Kwataboahegan, en Ontario (Canada) mesurent 1 cm. Leur propriétaire était donc redoutable et, par comparaison avec ses cousins connus, actuels ou fossiles, ce polychète devait mesurer 1 m.

     

    Un géant que les chercheurs ont baptisé Websteroprion armstrongi, le rangeant dans un genre nouveau, pour honorer Derek Armstrong, le géologue qui a récupéré ces fossiles en 1994, et, expliquent les auteurs, Alex Webster, un bassiste « métal » (voir le communiqué de l’université de Bristol). Des traces de vers géants marins de cette période avaient déjà été retrouvées mais c'est la première fois que l'on décrit aussi précisément des mâchoires leur appartenant. 



    Reconstitution artistique de ce que pouvait être ce ver géant du Dévonien. Surgissant de son abri creusé dans le sable, il agrippait ses proies avec des mâchoires puissantes. © James Ormiston

    Un cousin de ce ver géant existe encore aujourd'hui...

    Mats Eriksson, l'un des auteurs de l'article paru dans Scientific Reports, explique que le gigantisme est une voie évolutive connue chez les animaux mais W. armstrongiest le premier exemple chez les vers marins fossiles. Les descendants actuels des polychètes de cette époque sont généralement de tailles modestes. Seuls quelques-uns sont restés géants. Les auteurs classent leur ver du Dévonien dans la famille des Eunicidés. Il en existe aujourd'hui un membre célèbre, Eunice aphroditois, que les Anglo-saxons préfèrent appeler le ver Bobbit (Bobbit worm) pour des raisons que nous laissons au lecteur le soin de découvrir.

    Cet animal plutôt terrifiant atteint parfois trois mètres de longueur et vit dans le sud des océans Indien et Pacifique. Il mord des proies qui s'approchent de son refuge dans le sable, les saisit et les engloutit pour les dévorer. C'est ainsi, sans doute, que devait chasser W. armstrongi. Pourquoi le gigantisme apparaît-il chez certaines lignées et pas chez d'autres ? Comment s'est-il répandu chez les vers marins ? Les paléoenvironnements et la faune de cette époque sont encore trop mal connus pour répondre à ces questions.

     

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    Science décalée : la licorne existe,

    nous l'avons rencontrée

     

    Zoologie:  Science décalée : la licorne existe, nous l'avons rencontrée

     

    Par Marie-Céline Jacquier, Futura

    La « licorne de Sibérie », un mammifère préhistorique connu depuis plus d’un siècle, aurait vécu plus longtemps que prévu, et a donc pu cohabiter avec nous, les Hommes. Il est vrai, cependant, qu’elle n’avait pas vraiment l’aspect du cheval élégant des contes de fées…

     

    Avons-nous découvert l'origine du mythe de la licorne ? Et est-ce un mythe ou une réalité ? Ces questions sont légitimes au vu des résultats apportés par une équipe russe qui montrent qu'un animal ressemblant à une licorne a vécu sur Terre en même temps que les Hommes modernes : les licornes et les humains auraient donc pu cohabiter à une époque ancienne !

     

    Elasmotherium sibiricum, aussi surnommée « licorne de Sibérie », était déjà connue depuis le XIXe siècle. Jusqu'à présent, les scientifiques pensaient que cette espèce de la mégafaune préhistorique était éteinte depuis environ 350.000 ans. Mais un crâne bien conservé mis au jour récemment dans la région de Pavlodar, au Kazakhstan, a permis de reconsidérer la période pendant laquelle l'animal a vécu.

     

    Des chercheurs de l'université d'État de Tomsk, en Russie, ont analysé les restes fossiles d'Elasmotherium sibiricum. D'après leur analyse parue dans la revue American Journal of Applied Sciences, il apparaît que l'animal a vécu des centaines de milliers d'années de plus que prévu, puisqu'il n'aurait que 29.000 ans, ce qui suggère que cette « licorne » a connu les Hommes modernes.

     
    Une représentation d’Elasmotherium sibericum montrant qu’il s’agissait plutôt d’un rhinocéros poilu. © Stanton F. Fink, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

    Un gros rhinocéros velu ressemblant à une licorne

     

    E. sibiricum ressemblait probablement plus à un rhinocéros velu qu'à un cheval. Ses mensurations étaient de l'ordre de deux mètres de haut pour quatre mètres de long et son poids approchait les quatre tonnes. Sa corne devait tout de même mesurer environ 1,5 mètre de long ! Constituée de kératine, elle pesait vraisemblablement plusieurs kilos.

     

    Ces dimensions évoquent le double des rhinocéros actuels. D'après Andrey Shpanski, paléontologue et auteur de ces travaux, le crâne analysé appartenait à un animal mâle de grande taille : « Les dimensions de ce rhinocéros sont les plus grandes parmi celles qui sont décrites dans la littérature ».

     

    Cette découverte met aussi en évidence le rôle qu'aurait pu jouer la région où le fossile a été trouvé dans la préservation de l'espèce : pendant la période glaciaire, des animaux auraient pu y trouver un environnement plus favorable à leur survie : « Le sud de la Sibérie devait être un refuge, pour lui, où il a pu survivre plus longtemps que n'importe quel autre rhinocéros préhistorique ». Une autre possibilité envisageable est qu'il ait migré plus au sud pour s'adapter au changement climatique et éviter l'extinction de son espèce.

     

    Interview : trois dinosaures exceptionnels  Les dinosaures sont des créatures

    étonnantes de par leur nature, leurs capacités ou encore leur taille. Ils ne

    connaissent pas d’équivalent dans le monde animal actuel. Futura-Sciences

    a interviewé Éric Buffetaut, paléontologue, afin qu’il nous parle des dinosaures

    les plus surprenants. 

     

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    Science décalée : les chats comprennent des lois physiques de base

     

    Zoologie:  Science décalée : les chats comprennent des lois physiques de base + vidéo

     

     

    Par Marie-Céline Jacquier, Futura

    D'après des chercheurs japonais, les chats auraient des notions sur la gravité et peuvent prévoir la présence d'un objet invisible grâce à des informations auditives. Ils comprendraient donc des lois de base de la physique.

     

    Rien à voir avec le chat de Schrödinger et la physique quantique dans cette expérience. Mais dans un article paru dans Animal Cognition, une équipe de l'université de Kyoto suggère que les chats ont conscience de certaines lois de la physique. C'est en secouant des boîtes qui contenaient ou pas des objets que les chercheurs sont arrivés à cette conclusion.

    Certes les chats ne peuvent pas faire la différence entre les théories de Newton ou d'Einstein sur l'attraction gravitationnelle. Mais ils sont capables de comprendre un système de cause à effet : le fait qu'un bruit ou un mouvement résulte d'une action. 

    Pour leur expérience, les chercheurs ont observé 30 chats domestiques, 13 mâles et 17 femelles, âgés de 2 à 126 mois (moyenne d'âge : 2,87 ans). Un expérimentateur se tenait devant eux et secouait une boîte qui contenait ou pas un objet. Ensuite, la boîte a été retournée et le chat observait si un objet tombait ou non. Dans 50 % des cas, la situation allait à l'encontre des lois de la physique et les chats étaient dans une situation déconcertante : soit il y avait un bruit et aucun objet qui ne sortait de la boîte, soit il n'y avait pas de bruit mais un objet tombait quand même de la boîte.

     
    Les chats sont de bons chasseurs et doivent bien évaluer la distance qui les sépare de leur proie avant de bondir. © Pete Pahham, Shutterstock

    Le chat se pose des questions dans une situation incongrue

    Placés dans des situations « bizarres », les chats restaient plus longtemps à regarder fixement la boîte : ils se demandaient comment une telle situation était possible. Cela signifie que les chats pouvaient bien prévoir la présence ou l'absence de l'objet d'après le bruit.

     

    Pour les auteurs, « Cette étude peut être considérée comme une preuve que les chats ont une connaissance rudimentaire de la gravité. »

     

    Le fait que les chats soient de bons chasseurs doit être en lien avec cette capacité : les chats ont souvent besoin de prévoir la distance à laquelle se trouve une proie dans des circonstances où ils ont peu de visibilité. Ces félins utilisent beaucoup leurs capacités auditives, et leur ouïe est particulièrement développée.

     

    Interview : le paradoxe du chat de Schrödinger  Le chat de Schrödinger

    est une expérience de pensée souvent évoquée en physique quantique.

    Ce paradoxe célèbre décrit la combinaison linéaire d’états appliquée

    à un sujet assez particulier : un chat. Futura-Sciences a rencontré

    Claude Aslangul, physicien, pour qu’il nous parle plus en détail de cette idée. 

     

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    La biodiversité serait critique en de

    nombreuses régions du monde

     

     

    Après avoir passé en revue les données mondiales concernant près de 40.000 espèces sur 18.000 sites, des biologistes britanniques concluent que, dans plus de la moitié des terres émergées, la biodiversité est descendue sous une valeur considérée comme la limite. En dessous, les écosystèmes peuvent s’écrouler.

     
     

    Les prairies font partie des biomes qui souffriraient le plus des activités humaines. Ici, une prairie dans le Parc national des Tablas de Daimiel, en Espagne. © yannboix, Flickr, CC by 2.0

    Les prairies font partie des biomes qui souffriraient le plus des activités humaines. Ici, une prairie dans le Parc national des Tablas de Daimiel, en Espagne. © yannboix, Flickr, CC by 2.0

     
     

    Les pertes de biodiversité sont aujourd’hui souvent assez bien documentées dans différents milieux. Entre agriculture et urbanisation, les disparitions d’espèces, localement ou globalement, sont indéniables. Mais est-ce grave ? Pour la première fois à cette échelle et avec cette précision, des scientifiques, emmenés par Tim Newbold, de l’UCL (University College London), ont dressé un bilan de l’évolution du nombre d’espèces d’écosystèmes terrestres.

     

    Les chercheurs ont travaillé sur 2,38 millions de données, concernant 39.123 espèces, recueillies sur 18.659 sites par des centaines de scientifiques collaborant au projet Predicts (Projecting Responses of Ecological Diversity In Changing Terrestrial Systems). Ce patient dénombrement a conduit à une estimation de la biodiversité jusqu’à une unité de surface de 1 km2.

     

    Le résultat, décrit dans la revue Science, quantifie le déclin par « biome », c’est-à-dire par type d’environnement (prairie, désert, forêt tempérée…), en comparant avec le nombre d’espèces « originel », c’est-à-dire avant que les activités humaines n’aient modifié l’habitat. Les auteurs ont considéré une limite, un « seuil de sensibilité », en deçà duquel l’équilibre n’est plus possible. Cette notion avait déjà été évoquée dans des travaux antérieurs sur les « frontières planétaires ». En 2009, des chercheurs avaient défini des domaines où les activités humaines peuvent dépasser les capacités de résistance de la planète. De la biodiversité à l’utilisation de l’eau douce en passant par le climat et les cycles de l’azote et du phosphore, l’étude en pointait neuf. En 2014, une autre équipe affirmait que quatre de ces frontières avaient été franchies ou allaient bientôt l’être.

     

    En rouge, les régions où la perte de biodiversité dépasse la limite considérée comme le seuil de sensibilité. En jaune, celles où elle l'approche. En bleu, les régions où la biodiversité se maintient bien. © UCL
    En rouge, les régions où la perte de biodiversité dépasse la limite considérée comme le seuil de sensibilité. En jaune, celles où elle l'approche. En bleu, les régions où la biodiversité se maintient bien. © UCL

     

    58,1 % des terres émergées sous la limite

     

    D’après l’étude de l’équipe de Tim Newbold, la biodiversité est passée sous ce seuil, établi à 10 %, sur 58,1 % des terres émergées. « Sur ces territoires vivent 71,4 % des êtres humains » soulignent les chercheurs dans le communiqué de l’UCL. Les biomes les plus affectés seraient les prairies, les savanes et les brousses. C’est essentiellement l’exploitation de ces surfaces pour les activités humaines qui en font fuir des plantes et des animaux. « Les plus grands changements se sont produits là où les humains sont les plus nombreux » constatent les chercheurs.

     

    Les conséquences d’une dégradation de ces écosystèmes – désertification par exemple – ont aussi un impact fort sur les populations humaines et les chercheurs concluent en exhortant les pouvoirs publics à préserver, autant que faire se peut, des milieux naturels.

     

    À découvrir en vidéo autour de ce sujet :


    Pour la majorité d’entre nous, la biodiversité est souvent représentée par des espèces remarquables ou emblématiques comme l’ours, le tigre ou l’aigle. En fait, ce concept englobe la diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes ainsi que leurs interactions. Xavier Le Roux, directeur de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, a répondu à quelques-unes de nos questions concernant ce fragile écosystème.

    Zoologie:  La biodiversité serait critique en de nombreuses régions du monde + vidéo

     

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    Les capucins du Brésil en sont à l'âge

    de pierre depuis au moins 700 ans

     

     

    Les singes capucins, en Amérique du Sud, utilisent depuis au moins 700 ans des pierres judicieusement choisies pour ouvrir des noix à la coque trop dure pour leurs dents. Quand et où cette technique est-elle apparue ? Comment s'est-elle répandue ? Il est difficile de répondre aujourd'hui à ces questions tant les travaux archéologiques chez les primates non humains sont rares.

     
     

    Un singe capucin, au Brésil, en train de casser des noix de cajou. Cette pratique est multiséculaire, affirment des chercheurs, et existait déjà il y a une centaine de générations. © University of Oxford, YouTube

    Un singe capucin, au Brésil, en train de casser des noix de cajou. Cette pratique est multiséculaire, affirment des chercheurs, et existait déjà il y a une centaine de générations. © University of Oxford, YouTube

     
     

    Les capucins, souvent appelés sapajous, des petits singes agiles d’Amérique du Sud, sont connus pour leur habilité et leur sociabilité, et aussi pour leur savoir-faire en matière de fabrication de casse-noix. Ils sont capables d’apporter là où ils en ont besoin des cailloux bien choisis pour s’en servir de marteaux, utilisés sur de grosses pierres bien plates.

     

    Ces observations ne sont pas rares mais, en revanche, l’étude archéologique de telles technologies animales n’est guère pratiquée. En 2007, le Canadien Julio Mercader et l’Allemand Christophe Boesch avaient cherché – et trouvé – des pierres utilisées comme casse-noix par des chimpanzés dans la forêt de Taï, en Côte d’ivoire, à une époque ancienne, en l’occurrence 4.000 ans.

     


    Cette vidéo montre des singes capucins en plein travail, avec les explications de Michael Haslam, archéologue à l'université d'Oxford, sur la découverte d'une preuve de l'ancienneté de cette pratique. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © University of Oxford, YouTube

     

    Des techniques archéologiques appliquées à

    un animal non humain

     

    Cette étude restait la seule du genre, affirment Michael Haslam et son équipe, jusqu'à leur découverte au Brésil concernant le capucin (Sapajus libidinosus, anciennement Cebus libidinosus ou Cebus apella libidinosus), qu'ils décrivent dans la revue Current Biology.

     

    Ces chercheurs ont découvert des pierres assimilables aux « marteaux » et aux « enclumes » des capucins actuels mais dans des sédiments qui les datent de 700 ans au moins. « Nous avons appliqué des techniques archéologiques à un ensemble d’outils de pierre créé par un animal non humain », expliquent-ils dans le résumé de l’article scientifique. C’est donc la première fois qu’une telle industrie est décrite en dehors de l’Afrique.

     

    Pour les auteurs, la rareté de ces observations viendrait de notre anthropomorphisme, qui gênerait les études sur l’évolution et le déploiement de ces techniques chez les primates au fil du temps. Ils ajoutent qu’il faudrait s’intéresser aux échanges possibles de ce genre de savoir-faire entre des groupes anciens de primates non humains et humains.

     

    À découvrir en vidéo autour de ce sujet :


    Le nombre de primates, et particulièrement de grands singes à l’état sauvage, décroit régulièrement depuis une cinquantaine d’années. Futura-Sciences a interviewé Annette Lanjouw, primatologue, lors de son intervention à TEDxCannes, afin de connaître les menaces qui pèsent sur ces animaux.

    Zoologie:  Les capucins du Brésil en sont à l'âge de pierre depuis au moins 700 ans + 2 vidéos

     

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